Une nouvelle startup ambitionne d’appliquer le crowdsourcing à la haute couture. Fashion Stakehttp://fashionstake.com/, dont le site ouvrira dans quelques semaines, permettra aux fashionistas d’investir directement dans le travail de designer textile.
Selon Wikipedia, le crowdsourcing est un néologisme calqué sur l’outsourcing (externalisation), qui consiste à faire réaliser en sous-traitance, donc externaliser des tâches qui ne sont pas du métier fondamental de l’entreprise. Le crowdsourcing consiste à utiliser la créativité, l’intelligence et le savoir-faire d’un grand nombre d’internautes, et ce, au moindre coût. La traduction littérale de crowdsourcing est « approvisionnement par la foule », mais ne reflète pas le véritable contenu du vocable.
On peut rapprocher le crowdsourcing du concept de pronétariat, autre néologisme du même domaine, proposé par Joël de Rosnay en 2005. Le crowdsourcing peut constituer une des activités lucratives, même si elle est marginale, du « pronétaire ». Si le bénévolat peut se résumer à l’engagement volontaire à un organisme à but non lucratif, œuvre sociale ou caritative, on ne peut pas le considérer comme synonyme de crowdsourcing, dans la mesure où des sociétés commerciales sont à l’origine de la création du concept.
La baseline de Fashion Stake est “démocratiser la mode”, c’est ambitieux.
La site, dirigé par Daniel Gulati, un ancien de Harvard, réunira les designer, les entreprises et les consommateurs sur deux plans : financièrement et en ce qui concerne les critiques. Financièrement, un investissement dans un designer donnera en retour des crédits permettant d’acheter les créations de celui-ci.
D’un point de vue critique, l’ensemble des outils disponibles dans les média sociaux sera utilisé. Les visiteurs pourront parcourir les collections, voter et suggérer des idées de pièces ou de ligne de vêtements, acclamer ou descendre en flamme la direction prise par un designer, etc.
Bien que Gulati n’ait pas souhaité nous dévoiler le nombre ou la nature des designer qu’il a avec lui pour le lancement de son site, un screenshot du blog de la société révèle les noms de Phillip Lim, Alexander Wang, Donna Karan et Jeffrey Montero.
Etant donné le confort apporté par internet à de plus en plus de consommateurs qui s’adonnent au shopping dialogique – ainsi que l’effondrement économique d’une industrie dont les barrières sont défendues par des gardiens du temple particulièrement jaloux de leur exclusivité – ce site pourrait offrir à ceux qui sont près de leurs sous un accès à la haute couture, ainsi qu’une possibilité d’investissement intelligent.













22 avril 2010 à 21:13
Que d’approximations! les designers cités ici ne sont pas des « couturiers » (c’est-à-dire inscrits au calendrier officiel de la Haute-Couture). de plus, ils sont tous américains, et le concept de Haute-Couture est purement français. dans le reste du monde, on parle de « fashion design ». la mode est un secteur basé sur la désirabilité sociale d’un design (culture US) ou la créativité d’un designer (culture française)… le concept de crowd-sourcing est théoriquement intéressant, mais va se heurter à cette réalité… Messieurs les geeks, par pitié, essayez de ne pas raconter trop de bêtises sur des secteurs que vous ne connaissez qu’en surface, ou mal (ou que vous méprisez au point de penser que c’est simple!)… vous ne supportez pas que l’on fasse de grossières lectures de vos territoires technologiques, merci de respecter ceux des autres.
22 avril 2010 à 21:17
LOL
Ben t’as plus qu’à nous écrire un article sur le sujet ;-)