Comme tous les murs, la grande muraille numérique de Chine peut se contourner, et ils sont nombreux à le faire. Alors qu’il est la bête noire des autorités chinoises, le chef spirituel des tibétains en exil a répondu aux questions des internautes chinois aujourd’hui en utilisant Twitter.

Twitter est censuré en Chine depuis le vingtième anniversaire des massacres de Tiananmen. Malgré cela, l’AFP estime que 150.000 chinois possèdent un compte Twitter, dont 100.000 vivraient en Chine.
Le Dalaï Lama a rejoint Twitter en février dernier et compte plus de 300.000 followers. Les échanges qui ont eu lieu aujourd’hui seront basées sur 250 questions posées par plus de 1000 internautes chinois habitant la Chine continentale. Toujours selon l’AFP, les réponses du Dalaï Lama seront non seulement accessibles sur le site de Twitter mais également sur différents sites et applications utilisant l’API de Twitter. Ses réponses seront également retransmises sur le compte Twitter de l’écrivain Chinois Wang Lixiong.

Le fondateur de ReadWriteWeb, Richard MacManus avait, il y a deux mois, discuté des problématiques de la censure en Chine, en particulier en ce qui concerne le blocage de Twitter, avec Ai Weiwei et le cofondateur de Twitter Jack Dorsey. Il ressortait de cette discussion que Twitter s’était révélé un outil précieux pour la population chinoise et permettait des discussions aussi bien politiques que philosophiques, bien qu’il soit censuré.
Comme l’avait souligné Ai Weiwei durant la rencontre, les chinois considèrent Dorsey comme «une sorte de Dieu» car la plateforme de microblogging leur permet de communiquer et de s’exprimer sans craindre la censure. Bien qu’il existe de nombreux clones de Twitter en Chine, ceux-ci sont particulièrement vulnérables car hébergés en Chine. Twitter, lui, est à l’abri.












