WordPress pourrait trainer en justice le developpeur du thème Thesis

Le débat fait rage au sein de la communauté open source ces derniers temps autour d’une affaire dont l’issu pourrait avoir de lourdes implication pour ce modèle de partage et de distribution dans le monde du logiciel. Matt Mullenweg, le fondateur de WordPress s’oppose à Chris Pearson, le créateur d’un thème et d’un framework plutôt populaire pour WordPress, qui a choisi de distribuer son produit commercialement sans utiliser une licence GPL – une méthode que Mullenweg dénonce comme contraire à la licence GPL de WordPress (disclosure : je connais Matt Mullenweg et je suis un fervent surporter de WordPress depuis le début).

Le conflit s’est envenimé au point que tout laisse à penser qu’il va se terminer devant les tribunaux, avec une interrogation pour l’ensemble de la communauté open source : quelles seraient les conséquences pour la communauté du logiciel libre ?

Au cœur du conflit se trouve la licence GPL qui protège WordPress, la licence la plus utilisée pour le logiciel libre qui impose la redistribution du code et son libre accès, et qui est censée s’appliquer quand un code tiers s’y imbrique. Mullenweg affirme que la licence GPL est la «loi» de WordPress car elle «protège le cœur de ses libertés».

Mullenweg a demandé au Software Freedom Law Center (SFLC) de clarifier la situation juridique des thèmes WordPress afin de savoir s’ils tombaient sous le coup de la licence GPL de WordPress ou non. L’analyse de la SFLC consiste à dire que si les fichiers PHP contenus dans un thème WordPress tombent sous le coup de la licence GPL de WordPress, ce n’est pas le cas des images et des fichiers CSS qui l’accompagnent. En d’autres termes, le moteur est protégé par la licence de WordPress, mais pas la carrosserie ni la peinture.

Pearson, le créateur de Thesis, un thème WordPress payant et un ‘framework’, protège son travail différemment afin d’en maitriser la distribution. Pearson pense, lui, que son thème ne devrait pas tomber sous le coup d’une licence GPL car «il est complètement séparé de WordPress», une affirmation à laquelle Mullenweg s’oppose vigoureusement.

Le conflit a atteint son paroxysme mercredi dernier quand Pearson et Mullenweg lors d’un podcast en live sur Mixergy avec Andrew Warner. Les deux parties ont présenté leurs arguments sans que le moindre rapprochement ne soit apparu possible.

«Pourquoi donc WordPress serait-il en position de décider de régner sur tout ce qui fonctionne avec lui ? Tout ce qu’il fait consiste à gérer le front et le backend et les accès à la base de donnée» dit Pearson. «Pourquoi devrait-il déterminer tout le reste, même si ce qu’un projet qui fonctionne avec WordPress va bien au delà du domaine de ce que fait WordPress lui même ?». De son coté, Mulenweg affirme que «Vous pouvez faire ce que vous voulez avec, mais tout ce qui est construit à partir d’un logiciel libre doit être libre, c’est le principe de base».

La communauté des développeurs est quelque peu divisée sur le sujet, mais il semble (pour peu que nous en ayons une vision complète) que la majorité se plie à l’avis de Mullenweg et de WordPress.

Malheureusement, un conflit ouvert tel que celui-ci est dommageable pour le monde du logiciel libre, et un procès – que Pearson souhaite de toute évidence voir arriver – serait encore plus dommageable.

Matt Mullenweg semble désormais acculé : il ne souhaite bien évidemment pas intenter de procès à un membre de la communauté WordPress, mais ne souhaite pas pour autant permettre à ce qu’il voit comme une violation de la licence GPL d’exister. Un procès serait un précédent qui ouvrirait la voie à de nombreux autre procès, qui pourraient avoir des conséquences dramatiques pour la communauté du logiciel libre. Au point où en est le conflit, il ne semble pas y avoir d’issue favorable à l’opposition entre les deux hommes.

Lors d’un précédent passage sur Paris, Matt Mullenweg, qui a toujours défendu une vision très pure de l’open source et qui avait fait à La Cantine lors d’un WordCamp une présentation mêlant idéaux politiques et logiciel libre, avait souligné, dans un entretien qu’il nous avait accordé, les limites de la licence GPL pour ce qui est de s’appliquer dans le domaine des services web, où il est possible de monétiser un service même si celui-ci est rendu possible grâce à un logiciel libre.

Image de prévisualisation YouTube Image de prévisualisation YouTube

Cette faille dans la licence GPL est essentiellement due au fait qu’elle a été conçue avant l’arrivée des service en ligne, et elle a été corrigée par la dernière version de la licence GPL, mais dans le cas de figure qui oppose Thesis a WordPress, la situation est à la fois plus simple et plus dramatique : si un tribunal venait à donner raison à Thesis, les dégâts pour le logiciel libre seraient considérables.


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34 commentaires pour cet article

  1. Epheo

    Sympa le jeux de mot:   » que Pearson sou­haite de toute évidence voir arri­ver  »

  2. Guillaume-Nicolas MEYER

    Étrange…
    Qu’est-ce qui choque exactement, le fait que ça soit payant ou l’accès au code (gratuité et open-source ne sont pas la même chose).
    Si je compare avec Joomla (un autre projet open-source similaire), je vois qu’il y a plein d’extensions et de templates payants… ça ne choque personne.
    Comme il n’est pas indispensable de se procurer le thème Thésis, je ne vois pas vraiment en quoi ça pose problème.

  3. Nicolas Steinmetz

    Dans ce cas, tous les thèmes WP doivent être libres, voir même toute réalisation perso ou pro avec WP doit être redistribuée. Soyons sérieux !

    Si je comprends bien Thesis est un produit annexe/complémentaire à WP. Il n’inclut pas WP en son sein. Dès lors, son auteur peut choisir la licence et le mode de distribution de son choix. Si on est bien dans ce cas là, pour moi Pearson est dans ses droits. Si Thesis par contre inclut WP, alors là c’est plus subtile et Mullenweg a peut être raison. Cf tous les débats autour des firmwares de Box ADSL Free & co.

    Personnellement, c’est aussi pour ça que je préfère de plus en plus les licences BSD-like. D’ailleurs beaucoup de framework l’utilisent notamment pour éviter ce genre d’embrouilles.

  4. abelthorne

    J’ai aussi un peu de mal à voir où est le problème : est-ce que Pearson vend effectivement un thème, auquel cas il diffuse nécessairement le code source à ses clients (ce qui est conforme à la GPL, me semble-t-il), ou bien est-ce qu’il édite un service en ligne payant basé sur WordPress et on se retrouve dans un cas similaire à ce qu’on a avec Free en France ?

  5. jayge

    Le problème me semble-t-il, n’est pas le fait que le thème (et le framework) soient payants, mais la licence utilisée pour sa distribution. Je suis assez d’accord avec la vision de Matt Mullenweg; bien que ne n’utilise pas wordpress, je vois mal comment un thème peut ne pas contenir une partie du code du CMS au quel il est destiné, et dans se cas là, à mon sens la licence GPL devrait forcément s’appliquer.

  6. Geal

    La GPL n’interdit pas de vendre un logiciel, mais pose des restrictions sur l’utilisation et la redistribution du code. Notamment, dans ce cas, Thesis ne pouvant pas être utilisé sans WordPress, et faisant quelques appels à l’API de WordPress, devrait donc être placé sous GPL, pour continuer à être utilisé. Or, la licence utilisée par Pearson restreint sa distribution, d’où le conflit.

  7. François

    C’est assez dommage que des gens donnent leur avis alors qu’ils ont manifestement des connaissances limitées sur le sujet.

    Au moment où le code PHP du thème WordPress interagit avec le code de l’application WordPress sur votre machine, il est contaminé par la GPL, c’est comme ça et vous n’y pouvez rien.

    Si le code Thesis n’était pas téléchargeable par les utilisateurs finaux et ne tournait qu’en SAAS (sur une plate-forme type wordpress.com), il n’y aurait pas cette obligation. C’est la différence entre la GPL2/GPL3 et la Affero GPL 3.

    La plupart des thèmes payants respectent la GPL, comme ils sont tenus de le faire, et ca ne gène pas leurs auteurs.

    Le débat mériterait d’être inversé, les personnes qui ont achetés et téléchargés Thesis devraient le proposer en téléchargement en GPL, et ça devrait être à Mr Pearson de prouver qu’ils ne sont pas dans leur droit.

  8. Xavier

    Note : je gère la communauté WordPress-Francophone. Je ne suis pas juge ou avocat pour autant, je ne fais que reprendre les points de vue que j’ai pu lire pendant le week-end…

    Guillaume-Nicolas MEYER :

    la traduction française induit en erreur, l’article original écrit « Matt Mullenweg (…) disagrees with the way Chris Pearson (…) has chosen to distributed his product – a method he believes is against the rules and licenses WordPress operates under. », et la VF donne « Matt Mullenweg (…) s’oppose à Chris Pearson (…) qui a choisi de dis­tri­buer son pro­duit com­mer­cia­le­ment – une méthode que Mullenweg dénonce comme contraire à la licence GPL de WordPress ».

    Le mot « commercialement » a été ajouté par le traducteur alors qu’il n’y avait pas lieu : le point de conflit est bien la manière donc Thesis est distribué, c’est à dire sous une licence autre que la GPL. La traduction peut porter à croire que le problème vient du fait que Pearson vende son thème, ce n’est bien sûr pas le cas.

    Mullenweg et l’ensemble des communautés open-source sont plus qu’heureux de voir des gens gagner leur vie grâce à la licence GPL, et plusieurs studios de création de thème engrangent les millions de bénéfices, tout en ayant mis leurs créations sous licence GPL. La GPL n’a jamais dit « vous devez rendre vos créations gratuites! », mais « vous devez distribuer vos créations avec le code source complet, et celles-ci peuvent être modifiées et redistribuées à loisir ». C’est là un concept de base de l’open-source, la GPL étant en la matière la licence la plus utilisée. Sans elle, simplement, il n’y aurait pas de WordPress aujourd’hui, vu que WordPress n’est pas une création originale mais un ‘fork’ du logiciel b2.

    Respecter la licence du logiciel qui vous fait vivre, c’est également respecter la communauté qui crée ce logiciel.

    —-

    Nicolas Steinmetz :

    « Dans ce cas, tous les thèmes WP doivent être libres » : oui.

    « toute réa­li­sa­tion perso ou pro avec WP doit être redis­tri­buée » : non. Rien dans la licence n’oblige à la redistribution. Mais si vous redistribuez votre création, elle doit être sous licence GPL. Après, si vous voulez la vendre, aucun problème, mais : GPL.

    « Il n’inclut pas WP en son sein » : si, cela a été largement prouvé, et cela aggrave d’autant plus son cas. Mais plus largement, les thèmes utilisent tous du code WP (les « template tags »), ils ne peuvent pas fonctionner sans WP (page blanche), donc ce sont des dérivés de WP (je simplifie).

    « je pré­fère de plus en plus les licences BSD-like » : alors Pearson devrait créer un thème pour un logiciel sous une licence BSD-like. Il a choisi WordPress, WordPress est en GPL, alors son thème doit être en GPL.

    abelthorne :

    Pearson vend un thème, dont le code source n’est pas conforme à la GPL vu qu’il interdit la redistribution ou la modification, et plus précisément qu’il reprend des pans entiers de code de WP.

    jayge :

    Exactement.

  9. Fabrice Epelboin

    @Xavier

    Oui, je corrige, ça prête à confusion…

  10. 1A Design

    Bonjour

    Il me semble que la monétisation d’un logiciel libre est compatible avec la GPL, c’est la restriction de l’accès au code qui pose problème. En lisant l’article j’ai trouvé la formulation ambigüe…

  11. Fabrice Epelboin

    En l’occurrence, ce n’est pas ici l’accès au code qui pose problème mais la licence utilisée pour le redistribuer (qui n’est pas une GPL). Sinon, oui, il n’y a aucun problème pour faire de l’argent avec des logiciels GPL, cela représente même une partie significative de l’économie numérique.

  12. Bertrand

    Pour utiliser Thesis, il est clair que ce framework est plus qu’un thème et a demandé beaucoup de développements. Malgré cela il est intimement lié donc oui la licence doit s’appliquer. La GPL impose certaines contraintes quant à la redistribution. Ce n’est pas la seule discussion et ce ne sera pas la seule autour de la licence GPL. Ce que je ne comprends pas ce sont les proportions prises par ce truc. La communauté WordPress est suffisament largement pour faire sans Thesis, l’inverse n’est pas vrai. Cela ressemble plus à une questions d’égos, avec une pointe de recadrage de la part de Matt, quand on creuse un peu certains billets.

  13. Shnoulle

    Heu,

    Je n’ai pas regardé le code en profondeur mais:
    un plugin pour un logiciel libre sous licence GPL (ou AGPL) peut être sous licence propriétaire. En effet, si celui ci utilise l’API mais ne contient pas de code venant de wordpress, alors cela ne contrevient pas à la licence.

    Ce n’ast pas parceque j’utilise gcc que mes appli comilé sont en GPL. Il existe pas mal d’extensions proprio pour firefox ou thunderbird.

    Je pense qu’il y a erreur sur le sens de la licence GPL, à moins que le plugin cité reprenne du code de wordpress.

    Mais bon …

  14. L'Éthique en questions

    Bonjour,
    Voici une question qui peut faire débat longtemps, ou pas.
    Elle a cependant retenu tout mon attention pour illustrer de futurs ateliers sur les sujets que nous abordons lors des sessions de formations éthiques.
    Affaire à suivre !

    La conclusion peut sembler évidente mais est éminemment politique par les enjeux pour la communauté WordPress mais pour de nombreux autres modèles…

    Que penser par exemple d’organisations qui développent des versions GPL/Libres+Gratuites et qui ont des versions « Plus » payantes ? (cf. dans le monde de la CRM par exemple).

    Par extension (…)

    Au plaisir,
    Marc
    L’Éthique en questions

  15. François

    @Shnoulle

    Non, la GPL ne fonctionne pas commme cela. Utiliser le code de WordPress (l’API PHP) suffit à tomber sous le coup de la GPL. Par contre, dans le cas d’une API « réseau » (RSS, XML-RPC, AtomPub), ce ne serait pas le cas.

    C’est parce qu’ils n’interagissent pas avec le code, que les feuilles de style et les images d’un thème ne sont pas tenues d’être sous GPL.

  16. 314r

    « Un pro­cès serait un pré­cé­dent qui ouvri­rait la voie à de nom­breux autre pro­cès, qui pour­raient avoir des conséquences dra­ma­tiques pour la com­mu­nauté du logi­ciel libre. »

    Ce ne serait pas le premier procès pour violation de la GPL, ni le dernier.

    Par ailleurs, dès que le cas de WordPress est évoqué ça tourne à la discussion de comptoir sur la GPL simplement parce que certains ne prennent pas la peine de la lire ou d’en comprendre l’esprit et se sentent obligés de déballer leurs idées préconcues (pas d’utilisation commerciale, redistribution obligatoire…).

    Et ça, c’est nettement plus dommageable pour le logiciel libre qu’un quelconque procès.

  17. Fabrice Epelboin

    Ce ne serait ni le premier ni le dernier, mais ce serait un procès particulièrement emblématique, peu de logiciels GPL sont autant utilisés par le grand public, en particulier par un public qui ne connait rien au GPL. Par ailleurs, un procès aurait le mérite de mettre fin aux discussions de comptoir ;-)

  18. Keeg

    Vraiment intéressant comme histoire, mais pas simple à comprendre. Je suis curieux d’en connaitre de dénouement, car c’est à la fois passionnant et cela impactera sur pas mal de pratiques, à n’en pas douter.

    Comme d’autres procès ont eu lieu, je suis preneur si vous avez des liens.

  19. 314r

    Je ne suis pas vraiment convaincu par l’aspect emblématique d’un tel procès. Sur un plan strictement légal, la GPL a déjà été reconnue valide par plusieurs tribunaux, donc si Thesis utilise du code WordPress sous GPL le framework doit être redistribueé sous GPL, le problème est vite réglé.

    Le seul enjeu du procès est donc une question technique, Thesis embarque-t-il du code sous GPL. Quelque soit la réponse, le monde du logiciel libre ne va pas être bouleversé.

  20. 314r

    @Keeg : beaucoup d’infos sont centralisées sur la page gpl-violations.org : http://gpl-violations.org/

  21. deadalnix

    > Par ailleurs, un pro­cès aurait le mérite de mettre fin aux dis­cus­sions de comptoir ;-)

    Alors la, rien n’est moins sur. Au vu de la fiabilité de la justice – et de la loi en général – sur les questions de PI, on va bien se marrer.

    Ceci dit, le jugement pourrait être un désastre pour la GPL (ou pas en fonction du résultat) et pas simplement pour WordPress. Et ça c’est assez inquiétant.

  22. Xavier

    Shnoulle : http://wordpress.org/news/2009/07/themes-are-gpl-too/

    La comparaison avec les applications desktop n’est pas appropriée, les appels de fonction des application sont plus à comparer avec les outils tiers qui exploitent l’accès XML-RPC ou Atom API de WordPress.

    Et par ailleurs, effectivement, Thesis reprend du code de WP.

    Éthique : rien n’empêche une organisation d’avoir un produit disponible à la fois en GPL et en licence commerciale (c’est le cas pour Movable Type par exemple). WordPress n’a qu’un licence, la GPL, et c’est donc celle-là qu’il faut respecter.

    Je ne pense pas non plus que le procès, s’il a lieu, bouleversera le Libre, car il y a peu de chance que Thesis l’emporte.

  23. deadalnix

    PS: un réaction de Richard Stallman ou de Eben Moglen ?

  24. Maxime

    Il le publie sous CC-NC et on en parle plus !
    Non mais.

    Ils se rendent pas compte de la porte ouverte là ?

  25. Xavier

    Maxime : non. La CC-NC n’est pas compatible avec le GPL. Ils ne peuvent pas choisir leur propre licence : c’est la GPLv2 ou l’illégalité, pour ainsi dire.

  26. Fabrice Epelboin

    Et puis les CC ce n’est vraiment pas fait pour le logiciel, cela a été pensé pour le texte, la photo, la vidéo…

  27. Nicolas Steinmetz

    @Fabrice & Xavier : merci pour les éclaircissements ; j’en sortirais moins bête ce qui fera plaisir à François ;-)

    Je reste un peu sceptique sur le coté : dès lors que via des include() ou qu’on utilise l’API d’un logiciel, alors le code en tant que tel doit être sur une licence équivalente ou compatible avec celui du soft originel. Certes l’extension réalisée n’est rien sans le logiciel de départ mais bon dans ce cas, pour Firefox, cela devrait être pareil. Je vois pas la différence entre un plugin WP qui fait appel aux API de WP ou bien une extension FF qui fait appels aux API de FF. Ou alors tout tien dans la licence de FF pour le coup… Dans ce cas, je pense que beaucoup de projets libres devraient faire un audit de leur plugins/thèmes/… pour vérifier qu’il n’y a pas de violation de licences.

    Suffirait en fait que PHP passe en GPL pour que toute appli PHP soit nécessairement en GPL (ou compatible). Cela explique tout de suite mieux pourquoi les frameworks ont des licences plus permissives…

  28. tof

    Tous les outils « sérieux » et professionnels ont des licenses de type LGPL ou MIT pour éviter ce genre de querelles de comptoir.
    Cela ressemble surtout à un gros coup de pub pour Thesis et pour WP… à ce sujet, de quoi il vit le Mr Wullenberg ?

  29. Fabrice Epelboin

    Matt vit d’amour et d’eau fraiche, ainsi que des millions de dollars que lui ont rapporté la vente d’une partie de ses actions lors de la dernière levée de fond de WP. En clair, il n’a pas besoin de gagner sa vie, et il est en croisade pour faire valoir ses idée depuis dejà quelques années. Je doute que WordPress ai le moindre besoin de publicité, au passage.

  30. Fabrice Epelboin

    Par ailleurs, WordPress étant à l’origine un fork de B2evolution, il n’a fait qu’en reprendre la licence ;-)

  31. Canyon

    Des l’instant ou un hook est fait sur wordpress, ton code tombe sous la licence GPL, c a que quiconque te demande de fournir ton code, et bien tu dois le faire …

  32. vymdiesel

    Très intéressant comme article mais ambiguë effectivement, je n’y connais trop rien pour ce qui est des licences mais sans les commentaires l’article m’aurai laisser penser que c’était le faite de vendre le thème qui posais problème, ce qui n’est apparemment pas le cas et c’est clair pour moi ^^

  33. WordPress SeoMix

    Je vais avoir la même remarque que vymdiesel. La lecture de l’article de prime abord laisse planer le doute sur ce qui pose problème.

    L’affaire a t-elle été réglée depuis lors ?

  34. Cadoetik

    Argh, et en plus j’adore ce thème Thesis pour WordPress : clair, complet, simple en terme d’optimisation, code clair… bref un bonheur. En plus comme le disait, très justement Nicolas Steinmetz à ce moment tous les thèmes proposées pour wordpress devrait être payant. Or c’est loin d’être le cas, il suffit de regarder les prix, par exemple, de Theme Forest.
    Après, si c’est un problème de code non divulgué pour un « hook »…. La question des licences est parfois des plus compliquée même sur le libre apparemment.

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