Si vous pensez que les média sociaux ne servent à rien, c’est que vous vous y prenez de travers

Votre société a-t-elle passé des heures à faire des tweets, à réseauter sur Facebook et a écrire un blog corporate ? Vous êtes vous déjà surpris à vous demander si tout cela n’est qu’une perte de temps ? Le dernier concours Facebook que vous avez organisé n’a pas vraiment marché, et l’opération de couponing sur Twitter que vous avez lancé n’a pas donné les résultats escomptés, mais au final, ce n’est peut-être pas forcément ce qui compte.

Selon la dernière étude publiée par Forrester, nombreux sont ceux qui cherchent à rentabiliser financièrement leurs opérations marketing sur les média sociaux, et pour dire les choses de façon claire, ils n’ont rien compris.

Au delà des clics et du emarketing, il est de plus en plus évident que le marketing sur les média sociaux apporte une valeur qu’il faut aller chercher ailleurs que dans un bilan comptable.

Augie Ray qui a rédigé l’étude affirme dans son blog que les méthodes traditionnelles destinées à mesurer le retour sur investissement dans les média sociaux mènent à une perception erronée du marketing en ligne.

«Beaucoup de professionnels du marketing font un rapport direct entre les investissements qu’ils réalisent dans les média sociaux et des résultats financiers, mais d’autres n’y arrivent pas.
Cela ne signifie pas pour autant que le marketing sur les média sociaux soit inefficace, cela veut simplement dire que les marketeurs doivent reconnaitre qu’il existe des bénéfices au delà du bilan comptable.
Les fans sur Facebook, les retweets, les visites sur un site, les visionnages de vidéo, les commentaires positifs et les communautés fidèles ne sont pas un capital financier, on ne les retrouve pas dans le bilan comptable de l’entreprise et ils ne sont pas soumis à l’impôt, mais cela ne veut pas dire pour autant qu’ils sont sans valeur.
Bien au contraire, ce sont des indices probants qu’une marque est en train de créer quelque chose qui peut se traduire, demain, en résultats financiers tangibles».

Ray suggère de regarder les retours sur investissements selon quatre axes : les finances, le digital, la marque, et la gestion des risques. Pour chacun d’entre eux, il suggère d’aller au delà du superficiel pour en évaluer le succès. Le retour sur investissement financier, par exemple, peut être mesuré en terme de retour sur une opération de couponing, par exemple, mais pas que. Il donne l’exemple de Petco.com où il souligne que «les produits qui sont accompagnés de commentaires positifs ont 20% de chance de faire l’objet d’un retour que ceux qui ne sont pas évalués par la communauté, et le taux de retour est est inférieur de 45% pour les produits ayant plus de 25 commentaires : des économies en terme de frais d’expédition, de stockage, et de service clientèle.»

Si l’on regarde en terme de gestion des risque, Ray note que «cette façon d’appréhender les choses ne consiste pas a chercher un retour sur investissement mais à réduire un retour sur investissement négatif à venir qui n’est pas encore visible». En estimant le coût et la probabilité d’un potentiel problème de relation public, une entreprise peut également estimer ce qu’elle pourrait économiser en utilisant intelligemment les média sociaux.

Pour une marque, Ray affirme que «les marketeurs n’ont pas besoin de réinventer les outils de mesure pour les adapter à l’ère des média sociaux», et qu’évaluer une marque dans le digital se fait de la même façon que dans le monde réel. Cela revient à des mesures simples : la notoriété, l’intention d’achat, la préférence et l’association d’une marque et d’un produit, et bien sûr de savoir si les actions de la marque dans le online servent a améliorer ces mesures.

Le dernier axe proposé par Ray, celui du digital, est plus facile à mesurer. Pour l’illustrer, il attire notre attention sur les produits de Swanson Health qui «a amélioré la visibilité des commentaires fait sur ses produits vis à vis des moteurs de recherche» et a noté par la suite «un accroissement de 163% de son trafic en provenance des moteurs de recherche vers les pages produits».

Au final, l’étude de Forrester pointe clairement l’écueil qui consiste à vouloir mesurer les opérations faites sur les média sociaux en terme de retours sur investissement financiers, et insiste sur le fait que nous devront évoluer au delà du simple fait de compter les fans Facebook et les retweets.

«Beaucoup d’investissement marketing n’ont pas comme but de fournir des résultats financiers immédiats mais créent de la valeur pour la marque sur le long terme. Les plus grandes marques n’ont pas été créées en dix minutes, mais avec le soucis constant d’établir des relations à long terme avec leurs clients. Les marketeurs les plus intelligents commencent à reconnaitre que les média sociaux peuvent apporter le même type de valeur et construisent des stratégies marketing et des outils de mesure de succès en rapport.»

En fait, Augie Ray popularise ici auprès d’une population encore peu aguerrie à internet une idée simple que beaucoup, parmi ceux qui en comprennent les subtilités, ont déjà compris et ont fait leur : les média sociaux, quelque soit la façon dont vous les appréhendez, méritent le temps et les effort que l’on y investit.

Ce billet fera l’objet d’une émission sur Techtoc.tv, si vous souhaitez y participer et aider à la construire, faites nous signe.


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33 commentaires pour cet article

  1. Laurent colas (athlete endurance)

    Tout a fait d’accord avec cet article

    La notoriété et la diffusion du nom de la marque est une plus valu pour l’entreprise et aussi un témoin de sa santé et de sa popularité.

  2. Antoine Dupin

    Personnellement, je ne crois pas au ROI sur les médias sociaux. Tout d’abord parce que leur raison première est l’image, la réputation numérique, et par conséquent l’amélioration de produits (sorte de service client à ciel ouvert) au delà de la vente direct.

    De même, en raison de nombreux facteurs extérieurs, je doute qu’il soit possible d’avoir une vision réaliste et quantifiable de ce que cela a apporter en terme de coût. De même, quelle part de votre communauté était déjà acquise à votre cause ? Quelle est la part de prospects gagnés ? Difficilement quantifiable. Des mesures de ROI, il y en a toutes les semaines, et l’on voit bien que c’est comme les terminologies (web 2.0, web squared), personne n’arrive à s’accorder et pour cause… cela n’est ni quantifiable, ni définissable car non existant (bon c’est un autre débat).

    Le ROI sur les médias sociaux est à mon sens un mythe tant que l’on ne saura quantifier la valeur d’une image et son influence dans l’acte d’achat(communauté comme évangéliste a t elle amené de nouveaux prospects, le positionnement d’avis positifs a t il générer un important taux de clics sur la plateforme ecommerce …) Après, ce n’est que mon avis, mais j’attends le mois prochain pour voir apparaître un nouvel algorithme, une nouvelle méthodologie …

    Enfin, si l’on regarde la campagne de Old Spice “The Man You Could Smell Like” avec le joueur de Football qui a pas mal buzzé (15 millions de vues), on remarque sur la période de un cependant une baisse des ventes de l’ordre de 7% … De même Dominos Pizza nous targue des effets de sa campagne en hausse des ventes, en oubliant de préciser l’impact probable de la coupe du monde mais bon …

    Après, je peux me tromper et vous avez le droit de m’incendier :)

  3. Sylvain - Akostic.com

    Bonjour Mike ! J’aime beaucoup l’approche de Forrester TEI (Total Economic impact), c’est l’une des plus complète à mon sens. D’un point de vue assez pragmatique, il me parait très difficile pour bon nombre d’entreprise de réaliser ce genre d’analyse pour le moment. En France, bon nombre d’entreprise ne consulte que le tableau standards de Google Analytics pour évaluer le ROI de leurs action web. Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir… Cette approche reste donc réservée a de grandes sociétés capables de mettre en place une réelle démarche d’analyse sur le long terme et de prendre le temps d’extraire des données de la valeur en terme d’analyse…

  4. Aurélien ANTOINE

    Bonjour,

    Je partage totalement les deux points de vue… Ils est indispensable aujourd’hui d’investir les médias sociaux pour travailler l’image de la marque et le sens donnée à cette marque (valeurs, messages, cibles…) mais je partage totalement l’avis d’Antoine Dupin selon lequel il ne faut attendre aucun ROI d’une présence sur les médias sociaux… C’est alors une question de choix… Après, est-ce que changer l’image de marque transforme en vente concrètes à plus ou moins long terme ? Est-ce qu’avoir une campagne qui buzz permet de vendre plus ? Je ne pense pas… J’ai apprécié le buzz de la campagne de la vache qui rit mais pourtant je ne suis pas dans le cœur de cible et je n’ai donc pas acheté… Par contre, en tant que professionnel du tourisme, je crois fortement aux réseaux sociaux de voyageur… Je pense donc que l’avenir et le ROI est plus dans les réseaux sociaux infinitaires que dans les réseaux de masse.

    Voilà pour ma contribution au débat (mis à part le fait que le monopole de facebook me fait très peur…)

  5. Mathieu

    Un joli cas d’étude avec un réseau de communication intrafacebook créé il y a bientôt 2 ans, FBK Party, près de 120000 membres nous ont rejoint en 2009 pour faire bouger la toile Facebook.

    Une marque particulière de part son intégration aux besoins des  »Facebookers », en parlant le language Facebook sans vanter directement une marque externe au même réseau social, il est possible de monter des opérations transversales de marque en utilisant les fonctionnalités natives de Facebook (ex: soirée FBK Party en partenariat avec …)

    Un énorme potentiel, mais en partant du principe qu’il y a une utilité tout en restant dans l’esprit  »Mood » de Facebook.

    Un appel aussi à toute marque voulant se lancer dans des opérations intelligentes, il y a des méthodes pour y arriver, une de nos dernières grande réussite:
    un jeu organisé par M6 en décembre dernier, plus de 150000 invitations sur un seul événement intitulé  »bob sinclar dans ton club », une grande réussite pour notre réseau intra facebook géolocalisé dans plus de 50 villes en france…

    Bref, pour se lancer sur Facebook et avoir un roi immédiat, cela est possible, non pas en investissant des fortunes inutiles en publicité ciblé sur le réseau, mais en ayant des idées innovantes allant dans le sens des utilisateurs…un principe win win win qui peut servir plus d’une société…

    Mathieu
    FBK Party France

  6. MartineBoude

    Fun. Tout à fait , ils servent mal. Un petit cours de français?

  7. Antoine Dupin

    @Mathieu : heu, rww aurait parlé du positionnement de Disney vous nous auriez proposé des canard en plastique pour la baignoire ?

  8. Patrice

    @Mathieu

    Donc, vous êtes d’accord, mais vous avez trouvé la solution pour avoir du ROI financier ?
    Trop fort, plus malin que Forrester ?

    Je ne vais pas m’attarder sur votre commentaire, ca fait très réclame des années 80 pimenté au buzz 2.0, franchement, si ça marche avec vos clients, tant mieux pour vous, mais balancer ça au milieu d’un blog fréquenté par des pros, vous cherchez vraiment à vous faire descendre, non ?

    Au passage, vous noterez que vos 120.000 membres ne sont en réalité que 4.866, soit trente fois moins qu’annoncé, franchement, ça fait vraiment pas sérieux…

  9. broZer

    Il existe tout de même en compta anglo-saxonne la notion de goodwill, inscrite aux actifs de l’entreprise, et qui n’est autre que la valorisation financière de la notoriété. Donc si les investissements dans les réseaux sociaux sont efficaces, ils devraient se retrouver dans le bilan comptable.

  10. Fabrice Epelboin

    @broZer

    Ce genre de concept est en usage au niveau d’un service marketing ou c’est réservé aux services financiers ?

  11. Sylvano

    Marrant le com de Mathieu de FBK Party France : inbitable dans le genre ;)

    Par définition, impossible de mesurer le fric engrangé sur des réseaux car y a pas de fric en tant que tel ;)

  12. greg

    Mon article à venir sur la même étude :)

  13. Christophe Laurent

    Certes, il est difficile de prédire le ROI résultant d’une stratégie sociale. Mais, pour la plupart des entreprises, se lancer dans une aventure communautaire nécessite d’établir à l’avance des indicateurs et des métriques qui vont permettre de mesurer la performance de la stratégie sociale engagée et la santé de la communauté.
    Même si établir un ROI détaillé n’est pas sérieux (sur ce point je rejoins le commentaire d’Antoine Dupin), il y a quand même des coûts et des gains que l’on peut prévoir en fonction des objectifs de la stratégie sociale, qu’elle soit de type support client, innovation, vente, communication, etc.
    Maintenant, n’oublions pas également que les différentes stratégies sociales d’une entreprise sont interdépendantes et que les ROI associés peuvent s’auto-influencer. Par exemple, une entreprise qui investit dans une stratégie sociale d’innovation en invitant la communauté à co-créer un produit ou un service va pouvoir produire des produits/services parfaitement adaptés à ses clients (et donc sans fioritures inutiles) donc potentiellement réduire les coûts de production (et de maintenance) tout en améliorant le Time To Market. Cette stratégie d’innovation va alors avoir un effet positif en terme de gain sur une autre stréatégie sociale de type support client puisque l’entreprise devrait voir ses réclamations client diminuer.

    Donc, dans ces conditions, il devient très difficile de prévoir à l’avance un ROI sur une stratégie sociale.

  14. Vincent Berthelot

    Le ROI est posé car souvent obligatoire dans n’importe quelle demande de budget. De toute manière il était assez fantaisiste avec les ERP, les workflow et le sera encore plus avec le 2.0.

    En effet souvent revient pour les 2 premeirs le calcul du ROI la notion de temps gagné que l’on transforme ensuite en évaluation financière sauf que le n’on sait pas si ce temps est vraiment réutilisié pour produire.
    Pour le 3 ème on regarde la marge de progression par étude des différentes statistiques, followers, fan, hits…si on parvient à relier tout celà logiquement a des contrats, des ventes, des améliorations produits on a alors trouvé le jackpot…Mais là encore le lien est souvent artificiel.

    reste le ROI de l’entrepreneur, celui qui pousse à faire le projet, non pour faire comme les autres mais parcequ’on a vraiment identifié des points de progression. Ce roi est souvent plus dur à calculer mais c’est celui qui permet d’avancer juste dans un projet et de donner du sens à chaque action.

  15. Emeric

    Marketing ou communication? Impact sur l’image de marque et la notoriété ou les ventes? retour court terme ou long terme?
    Parler de ROI sur les media sociaux est un trop vaste sujet pour avoir une réponse tranchée du type « il y en a un » ou « il n’y en a pas ».
    Et le terme « media sociaux » revêt tellement de réalités hétérogènes qu’il est encore plus difficile de traiter la question du ROI de manière unique.

    Mais il y a moult exemples de stratégies intégrant des « media sociaux » qui ont produit un ROI tangible :
    Sheraton qui a intégré un esprit communautaire (regardez http://www.starwoodhotels.com/sheraton/index.html) a augmenté son taux de conversion de 20%;
    Tripadvisor génère près de 150M$ de profit avec un service qui n’est basé que sur du contenu généré par les utilisateurs (Tripadvisor appartient tout de même à un marchand de voyage, Expedia, vers lequel il renvoie 60% de son trafic);
    Moins connu, le site e-commerce bodybuilding.com a augmeté son panier moyen de 10$ et son taux de conversion de 15% en implémentant une communauté de bodybuilders autour de son site (http://www.getelastic.com/bodyspace-social-networking/)

    Il y a sûrement plein d’autres exemples, Fabrice en citait quelques uns dans un article publié ici il y a peu de temps : http://fr.readwriteweb.com/2009/07/29/analyse/roi-media-sociaux-exemples/

    En clair, pour moi :
    - il est possible de faire du ROI avec une logique sociale sur le web, mais il n’y a pas de recette, tout comme faire du ROI avec son site Internet marche pour certain mais pas pour d’autres;
    - Comme pour tout, il y a 9 tentatives infructueuses pour une qui rapporte, tout comme il y a 9 campagnes de pub que nous oublions aussitôt pour une qui marque.
    - pour vendre du media social aux marques aujourd’hui, il faut une promesse de ROI, même à moyen terme. Leur dire « faites le, c’est super bon pour votre image de marque » est le meilleur chemin vers la sortie et pas vers leur carnet de chèque, ça c’est mon expérience ;-)
    - Pour faire du ROI avec les media sociaux, il faut être créatif, inventif et innovant. Reproduire le nième jeu concours sans âme sur Facebook n’aura pas de résultat magique.

    Il serait temps que quelqu’un sorte une étude sérieuse sur les cas de ROI démontrés pour qu’enfin on puisse rassurer les annonceurs sur le fait que c’est possible. Pas certain mais possible (comme pour le reste ;-)

  16. Alain Raynaud

    Je cite: « il est de plus en plus évident que le mar ke ting sur les média sociaux apporte une valeur qu’il faut aller cher cher ailleurs que dans un bilan comptable »

    Cette phrase m’inquiete: ca me rappelle trop la premiere bulle internet, ou les regles du passe n’avaient parait-il plus cours.

    J’utilise beaucoup les reseaux sociaux (twitter, facebook). Certes, le branding est difficile a mesurer, mais soyons honnete: quand votre couponing twitter a genere 3 clicks en 2 semaines, il est temps de s’inquieter. Ca ne merite pas un salaire…

    La force du web, c’est que presque tout se mesure. Quand je m’occupais de budget de pub, c’est ce qui fait que j’ai coupe 50% de notre budget (et les magazines n’etaient pas content). Pourquoi? Payer des milliers de dollars pour avoir attraper 3 gusses, c’est du gaspillage.

  17. Fabrice Epelboin

    La bulle a été engendrée par une toute autre approche, qui consistait à prédire pour demain ce qui a mis 10 ans à venir. On prédisait un eCommerce qui prendrait une partie significative du commerce mondial, l’arrivée de géants internet qui contrôleraient de larges part du marché de la publicité… des trucs comme cela, qui sont aujourd’hui une réalité, mais qui ont mis 10 ans a arriver.

    J’imagine que vous avez souffert lors de la bulle, mais cela me semble bien inutile de tenter de la voir là où elle n’est pas. Attendez donc l’IPO de Facebook pour ressortir ce spectre ;-)

    Je vous propose une autre façon de calculer – en reprenant la méthode prônée par Forrester – celui d’une boite, Nestlé, qui a toujours totalement négligé les média sociaux, est qui s’est retrouvée sans une communauté pour la défendre lors d’une gros problème de relation publique face à Greenpeace.

    Là où d’autres (comme Google) disposaient d’une communauté prête à les soutenir, Nestlé s’est retrouvé en slip, et son cours a dévissé, faisant perdre des centaines de millions en valorisation de la société à ses actionnaires. Vous mettez où cette somme dans le bilan comptable ? (pourtant c’est bien de l’argent dont on parle).

    Je ne vois pas où vous allez pouvoir mesurer la fidélité d’une communauté sur le web, ni le potentiel de résistance en cas de crise d’une marque grâce au web (ou sa faiblesse), encore moins l’impact d’un site web bien foutu sur le cout du traitement clientèle (à moins de faire une bête corrélation ce qui n’a rien de bien scientifique), ou l’impact d’un site web sur le trafic en magasin… non, sur le web comme ailleurs, tout ne se mesure pas aussi simplement j’en ai peur…

  18. Mathieu

    @ Patrice: ROI trouvé oui…juste une question de moyens à mettre en place dans les prochains mois après une bonne année de tests
    Votre recherche est un peu courte, pas très sérieux non plus ;) Il faut faire la recherche dans les  »groupes » FBK Party et non la page fan expérimentale, vous verrez le travail…le but sur Facebook est de communiquer et le meilleur moyen pour le moment n’est pas la publicité Facebook ou la page Fan, mais bien la boite mail qui permet un accès direct avec les membres Facebook…rappelons quand même les bases de la communication: faire passer un message, à titre personnel je peux envoyer un message à 120000 personnes dans 50 villes par messagerie Facebook, trouvez moi quelle marque peut en faire de même à l’heure actuelle sur Facebook

    @ Sylvano: ROI mesurable oui, il y a quelques cas d’étude, toute la difficulté est d’innover sans se faire copier (cf face2night qui a tenté le coup…sans vraiment de résultat) à titre de test, Facebook est aussi une machine très complexe à utiliser dont il faut connaitre et maitriser les quotas de communication (ex: impossible d’envoyer un message à plus de 5000 membres sur un  »groupe », d’où la création de plusieurs groupes dans les 15 premières villes de notre réseau…), je préfère envoyer un message à 7000 personnes à Brest à partir de deux groupes que ne pas pouvoir envoyer de message à 20000 personnes à Paris dans un seul groupe…

    Voici un test national assez marrant fait pour l’association SOS village d’enfant l’année dernière, sans aucun débordement cette fois (cf la distribution d’argent sur Paris fin 2009 pour une marque du web dont JM Messier était en haut de la pyramide):
    34 villes au départ, 20 qui ont joué le jeu, juste pour le plaisir:
    http://www.facebook.com/home.php#!/group.php?gid=116855386139&ref=ts

    @ Emeric: Tout à faire d’accord avec toi, si tu veux un super cas d’étude, pour avoir travaillé avec eux: groupon…le ROI est bien mesurable, pour en revenir sur le win win win, malgré les discours de certains, on y est bien…mais cela ne fonctionne pas pour toutes les marques sauf si demain Disney décide de lancer les entrées à 1€ pendant 24h ou Renault décide de vendre quelques voitures à 95%…le coup médiatique sera effectif mais le retour d’image et le ROI sera différent dans les deux cas

    A suivre dans les prochains mois sur nos réseaux de nouvelles expérimentations grandeur nature…
    Et comme une marque nous dit depuis longtemps, n’imitez pas…innovez! (je rajouterai aussi, ne parlez pas, agissez ;)

    Mathieu

  19. Patrice

    Trop fort. Vous devriez bosser pour Forrester :-)

    C’est rare de voir des commerciaux d’agence commenter dans des blogs comme celui-ci. Vous faites preuve d’une incommensurable incapacité à communiquer avec votre cible. Ce genre de tchatche doit très bien marcher chez vos clients, mais ici, c’est juste ridicule.

    Ca me rappelle une propale illustrée d’une opé revendiquant un millions de visiteurs où l’agence s’était fait coincé par l’annonceur après une fuite d’une autre agence qui montrait clairement qu’ils n’avait même pas atteint 5% de l’objectif… (oui, je bosse chez l’annonceur, moi)

    Ne parlez pas, réfléchissez ;-)

  20. Mathieu

    @Patrice: Je ne suis pas commercial d’agence comme vous, juste le dirigeant, il y a aussi une différence notable, je ne vois pas comment je suis arrivé à créer ce réseau si je n’étais pas capable de communiquer avec eux, je vous mets au défi d’y arriver vous même on en reparlera à la suite…

    Il faut savoir que facebook est un outil très difficile à cerner et à utiliser, chose que je fais depuis fin 2008, c’est en travaillant qu’on avance, pas seulement en critiquant le travail des autres…agissez à la place de réfléchir et parler, ça vous fera avancer…

  21. Fabrice Epelboin

    @Mathieu @Patrice

    Bon, ça suffit le concours de bites.

    Patrice, la provoc facile, surtout ici, il faut savoir s’arrêter à un moment, non ? ;-)

    Mathieu, je vois bien que vous ne réalisez pas ce que vous faites, mais vos propos affichés face au lectorat de RWW ne vous mettent pas en valeur, et l’interaction que vous venez d’avoir à l’instant démontrent une claire défaillance face au média sociaux, non ?

    Pour ma part, j’utilise Facebook depuis le début (j’ai du récupérer par un ami une adresse mail en .edu pour le faire à l’époque, époque où je tentais de lancer une solution concurrente et Française, en 2005), et pour ce qui est d’être dirigeant d’agences… hum… je vous laisse googler. Constructif ? Pas vraiment, hein ?

    Je vous invite cordialement à lire cette étude de Forrester. Vraiment. Si vous pensez que l’on peu ainsi obtenir un ROI dans les média sociaux, c’est que vous êtes passé à coté que quelque chose de capital, ou que Forrester est une bande de crétins. Pour ma part, et après avoir discuté longuement avec plusieurs analystes de chez eux, je suis persuadé du contraire.

  22. Secteur Sud

    Marrant cet engouement sur la question du ROI dans les médias sociaux et dont la réponse serait blanche ou noire. C’est moi ou c’est une incohérence intellectuelle alors qu’on prône sans cesse des médias sociaux plus pragmatiques que rationnels ? :)

    Certains peuvent se permettre d’entrer dans une logique de ROI (ce qui n’est pas forcement contraire aux logiques de notoriété et de fidélisation vu comment on nous bassine avec Dell et ses offres Twitter depuis plusieurs dizaines de mois maintenant) et d’autres surement moins. C’est aussi leur capacité à mettre en place des outils derrière pour traquer et quantifier la transformation des objectifs fixés qui fait la différence. En règle générale, ceux qui réalisent ce genre d’outils ne se limitent pas au seul levier des médias sociaux.

    Malgré tout, un problème profond demeure. Comment faire comprendre aux décideurs l’intérêt des médias sociaux et comment les motiver à se lancer dans le bain ? Sans parler de ROI, c’est tout de même la question des ICP qui demande des réponses dans l’entreprise. Et le propre de l’ICP c’est qu’il est particulier à chaque entreprise : c’est cond un travail pour l’artisan des médias sociaux pas pour l’ouvrier (qui fait à la chaine selon une méthode pre-établie).

    Malheureusement les décideurs n’ont pas forcement la culture et les spécialistes et professionnels des médias sociaux ne sont pas forcement intégrés à cette réflexion. C’est un peu le serpent qui se mord la queue malheureusement.

  23. Fabrice Epelboin

    C’est tout l’intérêt de voir une autorité reconnu comme Forrester intervenir dans un débat effectivement assez stérile ;-) Ils nous donnent une toute nouvelle grille de lecture qui relègue le ROI à un truc profondément dépassé quand il s’agit d’aborder les média sociaux.

  24. Secteur Sud

    Je sais pas si dépassé est le terme exact. On est quand même dans un système d’information où la com est intégrée dans le marketing. Et on sait les décideurs très sensibles à la notion de ROI. Du coup quand les rabacheurs de Dell, Jeep et autres géants s’en mêlent il est difficile de deviner l’impact sur la conception (et l’utilité) des médias sociaux par les décideurs. Forester ou pas, je crains que le ROI des médias sociaux aura la peau dur justement pas que certain groupe parvienne plus ou moins à générer/encourager des ventes et justement parce que ces groupes ne doivent plus être estampillés comme « bonnes pratiques » mais comme « cas marginaux ».

  25. Mathieu

    @secteur sud: Comment faire com­prendre aux déci­deurs l’intérêt des médias sociaux et com­ment les moti­ver à se lan­cer dans le bain ?
    Faut le tester soit même au moins on sait à quoi s’en tenir et comment corriger les erreurs.
    Effectivement débat très intéressant sur le ROI, j’ajouterai année 2009, année des tests pour les quelques entreprises innovantes voulant tester les réseaux sociaux, année 2010 la concrétisation de modèles qui perdureront en n’oubliant pas une règle en marketing viral, quand on innove, on décolle, quand on copie, pas de résultat…

    @Fabrice:…Mathieu, je vois bien que vous ne réa­li­sez pas ce que vous faites:
    Revenons plutôt au sujet de départ au lieu de dire des bêtises…on parle de ROI et de cas réels à partir de l’étude de Forrester…
    Notre activité focalisée sur les réseaux sociaux est avant tout d’innover et de créer des opérations de marketing viral et événementielles pour les entreprises, collectivités, associations…on teste depuis peu en interne le développement d’application sur FB en plus d’autres activités non cités autour de la communication sur les nouveaux outils utilisant l’internet (affichage audiovisuel, internet mobile etc…)

    Difficile de tout résumer les actions et les tests effectués en deux ans à partir de notre réseau, un exemple au niveau national pour montrer que nous n’avons qu’une parole, faire bouger la toile concrètement…dans ce cas présent en 2009 pour l’association SOS Village d’enfants, le premier flashmob national, défi amusant et réussi sans débordement qui nous a montré une chose intéressante sur Facebook, on ne peut pas se fier au retour de chiffres sur les événements créés, dans le cas de l’événementiel, la réalité rattrape le virtuel (ex: Brest= 200 personnes participent en  »vrai » sur 8000 contactées par messagerie , La Rochelle= 2 personnes sur 7500, Nice 30-40 sur 250…), un défi national lancé auprès de 34 villes dont 20 ont joué le jeu jusqu’au bout, comme quoi les chiffres…on sait à quoi s’en tenir… (complétement d’accord avec Forrester sur ce point…)
    http://www.facebook.com/group.php?gid=116855386139&ref=ts

    Pour le reste, le projet FBK Party est un très gros chantier sans cesse en construction, des choses intéressantes sont en cours de réalisation, mais cela a surtout permis à nos équipes de bien cerner ce qui est efficace et ce qui ne l’est pas à partir de Facebook, ce qui nous permet de faire moins d’erreurs pour nos clients et travailler dans l’efficacité(ex: jeu bob sinclar organisé par M6 en décembre dernier, 1500 clubs participent en france, un seul gagne, celui qui a le plus d’invités confirmés. 150000 invitations envoyés en deux semaines sur l’événement du gagnant; refonte de la partie éditoriale plus directive, mise en place d’opérations de street marketing, publicité Facebook, communication auprès de nos réseaux géolocalisés…le lien n’est plus actif malheureusement) On a pu voir qu’utiliser les réseaux sociaux sur le terrain a 10 fois plus d’impact que n’importe quelle publicité papier ou facebook(6 ordinateurs à l’entrée du club, 100000 invitations envoyées en 5 jours…, nos réseaux FBK ont montré 4 à 5 fois plus d’impact aussi par l’envoi de messages ciblés autour de la ville gagnante, plus de 20000 invitations envoyés en 5 jours, la publicité Facebook a donnée que 1500 clics en deux semaines, soit 1% de retour au final…)

    Parlons de la publicité sur Facebook en l’occurrence, personne n’en a encore beaucoup parlé sur le forum, cela serait intéressant d’avoir un retour concret de ceux l’utilisent ou ont tenté de l’utiliser sur les réseaux sociaux avec des actions concrètes qui ont fonctionné ou non…de mon expérience, je trouve cela intéressant d’un point de vu pratique mais pas du tout efficace en terme de retour si je le compare aux actions cités au dessus…ou à google adword notamment

    Mathieu

  26. Fabrice Epelboin

    Revenons plutôt au sujet de départ au lieu de dire des bêtises

    WTF ? Donc Patrice est un sous fifre, et moi je suis ridicule ?

    on parle de ROI et de cas réels à par­tir de l’étude de Forrester…

    Non. VOUS parlez de vos cas ROI en trollant du publirédactionel, à partir d’un billet qui explique précisément pourquoi ce type d’approche n’a pas de sens.

    Difficile de tout résumer…

    Pourtant on a un aperçu complet de votre portfolio, à ce stade, non ? Il manque quoi ? La brochure de l’agence ? Les chiffres sur gonflés que seul un annonceur peu croire ? (ha non, on les a)

    Parlons de la publicité sur Facebook en l’occurrence…

    Il y a une multitude de billets sur RWW qui parlent précisément de ce sujet, sous tous les angles possibles : vie privée, social graph, monnaie virtuelle, social gaming, CTR, retour d’expériences, projet beacon, F8, interviews avec les dirigeants de Facebook… Ce n’est, au cas où vous ne vous en seriez pas aperçu, pas du tout le sujet de ce billet.

    …personne n’en a encore beaucoup parlé sur le forum…

    Mais bordel, vous vous croyez où ? Ceci n’est pas un forum, c’est un blog. Le principe de base de ce type d’espace social est qu’un éditeur (moi, en l’occurence), écrit un article, qui est ensuite commenté, d’où le fait qu’en règle général, le thread qui suit un billet soit linéaire, c’est propice à l’accumulation de savoir, on est dans le domaine du KM. Dans un forum, il n’y a pas d’article pour initier un thread, et celui ci est la plupart du temps multilinéaire (en quinconce), cela facilite les digression et les conversations.

    Je vous en prie, arrêtez ce trolling ridicule.

  27. Philippe Lauer

    « Parlons de la publi­cité sur Facebook en l’occurrence, per­sonne n’en a encore beau­coup parlé sur le forum »

    Hum… vous êtes nouveau ici ? Ca va être difficile de trouver un blog francophone qui ai poussé plus loin l’analyse en long, en large – et surtout en travers – de Facebook, sous ses moindres aspects.

    La moindre des politesse quand ont fait ses RP sur les blogs, c’est de savoir à qui on s’adresse, non ?

  28. Mathieu

    Forum, blogue, désolé Fabrice pour les mots…Effectivement je connais peu ce blog qui ma interpelé au départ, mais à l’intérieur de ce  »forum » je n’en sort pas plus convaincu par certains propos peu constructifs…je ne viens pas ici pour faire de RP, mais juste donner un ressentiment personnel par rapport à une utilisation réelle et objective 100% réseaux sociaux, j’attends toujours de voir VOS exemples et contre exemples…j’espère pouvoir apprendre de vos expériences cette fois…et pas vraiment des miennes, vous vous écartez vous même du sujet de cette façon

  29. Metaverse

    @Mathieu

    « VOS exemples » ?!

    Ce serait peut être plus simple de LIRE CE BLOG, je crois que Fabrice documente assez largement ses exemples.

  30. broZer

    @Fabrice Epelboin
    Désolé pour cette réponse si tardive, j’étais en vacances sans accès internet. C’est une notion comptable, au même titre que n’importe quel poste du bilan, mais qui n’est pas forcément utilisée par toutes les entreprises. A partir du moment où elle est utilisée, rien n’empêche le service marketing de s’en servir pour mesurer l’efficacité de ses actions.

  31. Fabrice Epelboin

    @broZer

    c’est bon a savoir… vous auriez un lien à nous recommander ?

  32. broZer

    Un bon article, complet mais assez technique forcément ;-)
    http://www.lesechos.fr/formations/finance/articles/article_3_3.htm

  33. Fabrice Epelboin

    Thanks :-)

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ReadWriteWeb est un blog dédié aux technologies internet qui en couvre l’actualité et se distingue par ses notes d’analyse et de prospective ainsi que par l’accent mis sur les usages et leurs impacts sur les média, la communication et la société. Il est classé parmi les blogs les plus influents de la planète par Technorati et Wikio. Publié en cinq langues, il s'appuie sur un réseau de correspondants locaux en Nouvelle-Zélande, aux Etats-Unis, en France, en Espagne, au Brésil, en Chine ainsi qu'en Afrique francophone. Ses articles sont publiés dans la rubrique technologie du New York Times.


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