Les crédits Facebook : la première monnaie mondiale ?

moneyFacebook est au pied d’une montagne de cash virtuel. Le géant du réseau social a annoncé récemment qu’il allait étendre son projet de Crédits Facebook au delà de la période de beta test dans laquelle il est pour l’instant confiné.

Une arrivée massive sur l’ensemble du réseau Facebook d’une application de monnaie virtuelle donnerait un coup de fouet aux transactions en ligne et tracerait la voie vers, en pratique, la première monnaie globale.

Chris Birk (@cbirk) est le directeur des contenus et de la communication de VA Mortage Center, un établissement financier leader de son secteur, il est également business angel au sein de Growth Partner, un groupement de business angel assez unique qui apporte à la fois des fonds et une expertise marketing aux startups. Ancien journaliste, il enseigne dans une université du Midestern et tient le blog Write Short Live Long.

Entre autre choses, cette monnaie aidera Facebook à gérer l’un de ses derniers écueils économiques : la monétisation de ses millions de membres non américains.

Désormais disponible en plus de cent langues, Facebook devrait réaliser un chiffre d’affaire de l’ordre du milliard de dollars cette année. Il vient de dépasser le cap symbolique de 500 millions de membres, avec une croissance aiguë et récente dans toute l’Asie du Sud Est, l’Europe de l’Est et au delà. En pratique, la croissance globale de Facebook a littéralement explosé cette dernière année.

Pour vous en convaincre, jetez un œil aux chiffres rassemblés par Nick Burcher.

Pays Nombre d’utilisateurs Facebook
en mars 2009
Nombre d’utilisateurs Facebook
au 31 mars 2010
Croissance
sur 12 mois (en %)
Taiwan 205.500 6.107.100 +2872%
Philippines 1.026.300 11.561.740 +1027%
Thailande 284.340 2.895.320 +918%
Brésil 395.940 3.602.100 +810%
Indonésie 2.325.840 20.775.320 +793%
Rép. Tchèque 444.120 2.421.720 +446%
Inde 1.561.000 7.809.800 +400%
Mexique 2.142.080 9.208.560 +330%
       

L’un dans l’autre, les utilisateurs internationaux – entendez ‘non américains’ – représentent 70% des inscrits sur Facebook, et ce dernier n’a toujours pas trouvé un moyen cohérent pour transformer tous ces étrangers en argent sonnant et trébuchant. La publicité à travers les banners est assez inefficace dans la plupart des cas, et n’est pas une piste viable de monétisation pour l’international.

Par ailleurs, les coûts de bande passante forcent Facebook a fonctionner à perte dans certaines zone d’hypercroissance, comme l’Indonésie, la Malaisie et les Philippines.

Bienvenue dans la disruption économique des Crédits Facebook

Comme le pointent Chris Morrison de BNet et d’autres, le déploiement à grande échelle des Crédits Facebook abaissera clairement la barrière à l’entrée dans l’économie digitale pour des millions d’utilisateurs internationaux, qui pourront acheter des Crédits à un guichet (virtuel) unique, et les dépenser dans des jeux et des applications à travers tout le réseau. Facebook s’arroge une part de 30% sur les transactions, et elles s’annoncent très nombreuses.

En regardant en arrière, l’annonce du programme de Crédit a été noyée, lors de la dernière conférence F8 de Facebook, dans le brouhaha déclenché par les atteintes à la vie privée qui ont mobilisé les conversations. Pourtant, l’arrivée massive des Crédits Facebook pourrait bien déclencher une autre colère de la part des utilisateurs : celle liée à la résistance au changement, tant la disruption économique initiée par Facebook ne manquera pas de générer une sérieuse mise à jour de l’interface.

Cependant, l’impact potentiel de l’arrivée prochaine d’une monnaie virtuelle mondiale donne le vertige, même s’il est difficile de cerner précisément l’amplitude du séisme. Les utilisateurs de Facebook ont déjà montré leur capacité à dépenser de l’argent sur des biens virtuels à travers des jeux en ligne comme FarmVille et Mafia Wars. La société derrière ces hits du social gaming, Zynga, devrait faire une chiffre d’affaire cette année de l’ordre de 450 millions de dollars, l’essentiel venant d’achats virtuels.

Avec un programme de monnaie virtuelle largement déployé, les utilisateurs tant américains qu’internationaux de Facebook devrait rapidement être en mesure d’acheter de vrais biens avec de l’argent virtuel auprès de sociétés utilisant Facebook Connect. On peut aisément imaginer acheter un cadeau – bien réel – chez un eCommerçant, dans une liste liée à un mariage organisé sur Facebook, avec de l’argent virtuel, bien sûr.

Imaginez ce qu’un système d’achat en un clic pourrait donner s’il était combiné avec de la publicité ciblée par Facebook : les publicitaires et les spécialistes du e-marketing social pourrait avoir accès à des données sans précédent en terme de comportement d’achat, en temps réel, et à travers le monde entier.

Les opérateurs de téléphonie mobile pourraient eux aussi êtres à la fête, les utilisateurs de Facebook à l’international étant de plus en plus adeptes des transactions financières effectuées à l’aide d’un smartphone.

Une monnaie virtuelle pourrait également être une bénédiction pour les entrepreneurs issus de pays émergents. Les consommateurs pourraient utiliser leurs Crédits pour acheter directement un bien à un artisan Brésilien ou Thaïlandais. La barrière à l’entrée du monde de l’eCommerce pourrait diminuer de façon considérable.

Cela pourrait bien à terme inciter Facebook à abandonner le dollar comme monnaie de référence – on imagine un Bretten Woods Facebookien à venir (et son impact sur le futur cours de bourse de Facebook), mais quoi qu’il en soit, l’arrivée des Crédits Facebook représente certainement une très grande probabilité pour que n’explose les micropaiements à travers le monde.

Il est probable que Google se lance également dans l’aventure de la monnaie virtuelle, et selon beaucoup, il faut s’attendre à des annonces de la part du leader de la recherche, mais pour l’instant, c’est bien Facebook qui a pris le relais tenu naguère par Paypal, qui affichait à l’époque une vision proche, celle d’une monnaie réellement globale.

(photo CC-by Kevin Dooley)


Recommandez cet article à vos amis

et rejoignez nous sur Facebook et Twitter...



40 commentaires pour cet article

  1. olivier2point0

    L’histoire est en train de s’écrire… et tout va aller très vite !
    Pourquoi ne pas organiser un meet-up pour en discuter.
    Je propose de partager certaines recherches sur les open moneys, architecture monnétaire open source :
    - vendredi 30 juillet, à 18h30
    - chez Dédé la frite, 135, Rue Montmartre, 75002 Paris
    Le même jour, au même moment, il y aura un Social Currency CrunchUp à Menlo Park http://tcrn.ch/baoDpc.

    Join the NewSocialBiz Movement !
    @Oliv20

  2. Fabrice Epelboin

    @olivier

    Tu veux qu’on organise un plateau TV à la rentrée sur ce thème ?

  3. zoupic

    Chaud les marrons.
    Nous avions proposé chez techtoc avec @galuel d’en parler, pas juste des crédits online mais des monnaies au sens plus larges. Tous les fronts sur la question des systèmes monétaires sont en train d’être chamboulés. Entre des google et des facebook qui s’y mettent, des associations, des collectivités territoriales, des entreprises, des groupes d’entreprises, les sites d’échanges de bien, de barter etc.. On ne peut passer à côté!
    Checker pour piqure de rappel la belle présentation de Jean-Michel Cornu de la FING: http://bit.ly/cACfmf
    Je viens aussi de publier ma liste de projets sur le sujet pour la rentrée, si ça vous parle: http://bit.ly/cAZULp

  4. Fabrice Epelboin

    @Zoupic

    Ca c’est vraiment un autre sujet, mais il faut le faire également. Le vrai soucis d’un point de vue télévisuel, est de trouver un complément au discours de Galuel, qui si on le laisse en live, va partir dans des théories qui ne crédibilisent pas du tout le sérieux du sujet (désolé, non pas que ses théories soient idiotes, mais la façon dont il mêle de façon systématique revenu universel et monnaie alternative le rend parfaitement illisible).

    On a un partenariat chez RWW avec Telecom-Paristech, en particulier avec le département d’économie, et on fera ce plateau, promis, mais c’est assez long a organiser…

  5. ApolloNet

    Super article !
    Par contre, je suis étonné que l’on ne parle pas plus de Google Checkout. Est-ce que ce service est un succès pour Google ?

  6. Fabrice Epelboin

    @AppoloNet

    Google Checkout c’est une solution (à vocation universelle) de paiement en ligne, pas du tout une monnaie virtuelle. Sa capacité disruptive vis à vis de l’économie en général est très faible face aux Crédit Facebook…

  7. olivier2point0

    @Fabrice : super idée! a fond :)
    Je ne sais pas si tu as déjà entendu parler du FlowPlace… plein de choses sont entrain de se dessiner.
    Je travaille moi-même sur une open money : http://we.makesense.org/?p=958
    A ta dispo.

  8. zoupic

    @fabrice

    Je vois tout à fait ce que tu veux dire pour la discussion avec le risque de déséquilibre si on ne laisse que Galuel sans interlocuteur pour contrebalancer.
    Je vois aussi l’importance de séparer le côté monnaies virtuelles pour pure players ou sites en ligne du reste.
    Je suis intéressé pour les 2 et peut aider dans l’organisation de ce genre d’événements!

  9. Fabrice Epelboin

    Inscrit toi sur Techtoc, on va organiser ces deux plateaux d’ici fin 2010 ;-)

  10. Joe Linux

    Je vais quand même ici risquer une hypothèse : la fabrication de monnaie est un monopole de l’état (pour parler rapidement – on va pas se faire un résumé sur les agrégats monétaire et le rôle plus ou moins indépendant des banques centrales ici). Donc disons, des états et des leurs … comment dire, extensions privatisées (les banques).

    Quand on a commencé à parler de monnaie dans « second life », dont on parlait sans cesse à l’époque … on a tout à coup vu sortir du bois les états : pas questions de casinos virtuel sans taxes, les gars ! en relation ou pas, en tout cas, depuis plus personne ne parle de second life.

    Eh bien si facebook veut faire un truc pareil, j’espère qu’ils ont pensé à ce qu’il allait se passer au moment de grignoter le monopole de l’état. Que ce soit l’état américain, le français, ou autres, ils se valent tous sur ce point-là.

    M’étonnerais fort que ça passe comme une lettre à la poste. L’état a son élevage de lapins qui rapporte. Pas sur qu’il voudra bien le lâcher. Ou alors, je me goure et vraiment les temps changent. Et dans ce dernier cas, pas sur que ce soit pour le meilleur, mais là, c’est mon pessimismo-cynisme naturel qui ressort…

  11. Fabrice Epelboin

    Nop, vous confondez banques privées et banques centrales, ce n’est pas du tout la même chose. Ce sont les banques centrales qui ont le monopole de la monnaie (réelle), pas les états.

    Tant qu’il y a parité avec le dollar, il ne devrait pas y avoir de probleme, c’est le jour où cette monnaie prendra son indépendance que cela risque de faire grincer des dents, à moins que celle ci soir indexée sur le futur cours de bourse de Facebook, ce qui en ferait un produit financier comme un autre… Les possibilités sont vastes…

  12. 314r

    « pour l’instant, c’est bien Facebook qui a pris le relais tenu naguère par Paypal, qui affi­chait à l’époque une vision proche, celle d’une mon­naie réel­le­ment globale. »

    Pas très étonnant : Peter Thiel, fondateur de Paypal est le business angel de Facebook et membre du conseil d’administration. Neocons, président d’un hedge fund, gérant d’un fond de capital risque, membre de TheVanguard.Org, un groupe de pression néoconservateur. Pas très réjouissant de retrouver de telles personnes à la tête d’une économie qui taxera à hauteur de 30 % toutes les transactions, pour le seul bénéfice de ses dirigeants…

  13. Biloo

    IL y a déjà eu une monnaie du même type il y a quelques années .. Beenz, elle est tombé au bout de deux ans …

  14. Joe Linux

    « vous confon­dez banques pri­vées et banques cen­trales, ce n’est pas du tout la même chose. »

    Hem… non je ne confonds pas; les banques fabriquent de la monnaie, tout comme les banques centrales. On peut jouer sur les mots, ce n’est pas de la monnaie fiduciaire, du papier monnaie, mais du moment qu’elle font du crédit, elles prêtent un argent que bien souvent elles n’ont pas (sauf leur réserves obligatoires, mais le taux des réserves est très bas) et donc par le fait, fabriquent de la monnaie. Les banques centrales sont indépendantes (quand ça arrange le pouvoir, bien sur, il peut s’en servir d’excuse, comme l’europe : « ah ben non on peut pas, c’est l’europe/la BCE/la FED qui veut pas » et puis quand ça les arrange pas ils font ce qu’ils veulent…. on connait bien la chanson…) et à part d’être des super-banques, elles n’ont pas de grosses différences, de ce point de vue, avec les privées…

    La parité avec le dollar, ce n’est pas la question, la question c’est : baisse de recettes fiscales par absence de TVA. Pertes de fric = risque de problèmes pour payer la répression (hélas, les flics cognent encore bien volontiers mais ne sont pas bénévoles – limite même un peu vénal, faut bien le dire) puisque sinon comment tenir les pauvres ? Enfin et aussi pas que la répression, la paix sociale via tous les subsides, pension, allocations, etc. bref… disons pour assurer la transition vers une société où on aura réglé ces problèmes… (pour mémoire il existe plein de façon de régler les problèmes, pas forcément toutes agréables pour tout le monde).

    Puisque les impôts sur le revenu rapportent de moins en moins et la TVA de plus en plus (à moins que je ne me trompe encore) cette source de revenus est très sensible. J’ai donné l’exemple des casinos sur second life – évidemment tout ça n’aura un impact qu’en fonction du volume que ça prendra réellement mais on voir que la disparition de facebook n’est pas pour demain.

    D’ailleurs pour les ahuris qui croiraient au père noël et à la démocratie représentative (et il y en a encore quelques-uns) voir le privilège de « battre monnaie » passer aux mains d’une entreprise privée qui ne se soucie pas vraiment du bonheur commun (euphémisme) pourrait également sembler inquiétant…

    Enfin comme on dit, il nait un pigeon toutes les minutes, pas vrai ? Donc je n’ai vraiment aucune certitude sur ce qui peut se passer. Mais les états ne laisseront pas filer le pouvoir – pas aussi facilement…

  15. Galuel

    Pour parler monnaie il convient de réfléchir à plusieurs points :

    Le système de création de cette monnaie (son code). Est-il :

    a) Connu ?
    b) Caché ?
    c) Modifiable ?
    d) Contractuel ?
    e) Central ?
    f) Acentré ?
    g) Symétrique ?
    h) Légalement valide selon les points sus-cités ?
    i) Constitutionnellement valide ? (Le principe d’anticonstitutionnalité de la Loi pouvant être avancé depuis le changement de la Consitution en 2007).

    Il y a du taff, parce que AUCUNE des monnaies citées dans ce fil ne tiennent le point i).

  16. Galuel

    @Epelboin

    Quand tu dis :

    « Tant qu’il y a parité avec le dol­lar, il ne devrait pas y avoir de pro­bleme, c’est le jour où cette mon­naie pren­dra son indé­pen­dance que cela risque de faire grin­cer des dents »

    S’il y a parité avec le dollar CE N’

  17. Galuel

    Quand tu dis :

    “Tant qu’il y a parité avec le dol­lar, il ne devrait pas y avoir de pro­bleme, c’est le jour où cette mon­naie pren­dra son indé­pen­dance que cela risque de faire grin­cer des dents”

    S’il y a parité avec le dol­lar CE N’EST PAS une monnaie, c’est un simple bon qui vaut 1 dollar, parce que acheté 1 dollar, dollar qui doit être mis en gage pour l’émission du bon. C’est un simple RECU.

    Il n’y a pas de monnaie s’il n’y a pas un SYSTEME DE CREATION ASSOCIE. Le dollar l’euro, le Yen sont des monnaies, parce qu’il y a un système de Création de ces monnaies qui obéissent à certaines régles et codes (enfin, devraient obéir…).

    Le jour où il n’y aurait plus de parité, il y aurait en effet alors réellement création de monnaie de son propre côté, et si ça faisait « grincer des dents » c’est bien parce qu’on toucherait au coeur du réacteur monétaire.

  18. Fabrice Epelboin

    Yes, absolutely, d’où le fait qu’il soit probable que cela soit indexé sur le dollar dans un premier temps, mais en cas de succès, il y a peu de chances qu’ils s’arrêtent là.

    Et la possibilité de l’indexer sur leur cours de bourse, t’en penses quoi ??

  19. Galuel

    @fabrice

    Indexer une « monnaie » sur un bien, QUEL qu’il soit, n’est pas un système de création monétaire. C’est un reçu contre un droit de propriété sur un bien prédéterminé.

    Si on comprend bien (par la simple image d’un marché de campagne avec « n » producteurs indépédants) qu’il n’y a monnaie, que parce qu’elle est acceptée pour TOUS les biens, dans un contrat de confiance, alors on doit constater :

    1) Que la monnaie ne peut-être créée sur aucun bien de référence
    2) Que la monnaie n’a de valeur que par le lien de confiance qu’elle suppose
    3) Qu’elle ne peut être créée que par des règles transparentes, et symétriques, par consensus entre les utilisateurs.

    Et in fine la monnaie est ce qui relie les membres d’une communauté d’échange, et donc elle ne saurait être la propriété d’aucun des membres en particulier, mais de tous. C’est la part d’échanges universel que les membres acceptent d’utiliser pour échanger leurs productions (le reste pouvant être valablement utilisé sous forme de troc, mais ça sort du champ de création monétaire, quoique ça puisse-être COMPTE en valeur monnaie).

    Le problème de la monnaie officielle actuelle est qu’elle se crée de façon assymétrique (par le réseau bancaire public + privé), sur la base de valeurs arbitrairement et centralement définies, qui ne tient pas compte de la fluctuation purement aléatoire et totalement non définies de la valeur.

    Ainsi un Citoyen du Larzac n’a pas du tout la même notion de la valeur qu’un moine, qu’un épicier, qu’un Banquier etc… Pour autant on lui impose une « monnaie commune », pour laquelle « ses valeur » ne sont pas reconnues, ce qui est un non-sens quant à la fonction d’universalité de la monnaie, sa contractualité, ainsi que sa Constitutionnalité (égalité en droit, ici le droit de juger de la VALEUR).

    Le système de création monétaire implique un certain type de valorisation des biens et des services, et non pas l’inverse.

    La monnaie officielle est à une monnaie symétrique et acentrée, ce qu’est le Minitel à Internet : La monnaie centralise la mesure de la valeur et la création de monnaie associée, comme le Minitel centralise la décision de créer ou pas un service informationnel.

    Et les deux centralisent une taxe d’usage monopolistique.

    Ce que ferait Facebook en créant des crédits centralisés ne serait pas autre chose.

    A choisir même si c’est imparfait je préfère une centralisation par l’Etat qui a un contrepoids démocratique à son arbitraire.

    A choisir je préfère une monnaie symétrique acentrée à Dividende Universel, en Open Data, à code de création libre et transparent. Tout comme je préfère un code symétrique comme TCP-IP allié à un droit d’accès au réseau, au Minitel.

  20. Biloo

    Second life n’avait pas non plus une monnaie révolutionnaire?

  21. Fabrice Epelboin

    @galuel

    Certes, certes, certes, du point de vue d’un économiste, ce n’est pas une monnaie, mais du point de vue de l’utilisateur, il pourrait s’en servir pour payer des achats, en termes d’usage, pour Mme Michu, c’est kif kif.

    Imprimer du papier monnaie reviendrait à émettre des actions (en augmentant le flottant, en diluant le total, ça laisse des possibilités), il faudrait pour cela que Facebook devienne une banque, mais pourquoi pas ?

    @biloo

    Je suis pas sûr qu’elle ait été qualifié de révolutionnaire, à part peu être par les SL enthousiastes ;-) Là on a a faire à un truc qui pourrait etre proposé à un demi milliard d’utilisateur, il n’y a guère que le dollar, l’euro et le yuan pour faire mieux…

  22. Galuel

    @Fabrice

    Je te cite :

    « Certes, certes, certes, du point de vue d’un écono­miste, ce n’est pas une mon­naie, mais du point de vue de l’utilisateur, il pour­rait s’en ser­vir pour payer des achats, en termes d’usage, pour Mme Michu, c’est kif kif. »

    Oui mais non. A usage égal pourquoi enfermer son pouvoir d’achat en monnaie universelle dans un bon d’achat « reçu » à achat limité ? C’est idiot. Seule une monnaie positive qui se crée est intéressante (exemple des Miles d’Air France, sont plus intéressants, puisqu’à pouvoir d’achat identique, munit d’une carte, on a droit à une « monnaie supplémentaire ».

    Donc oui, mais uniquement « oui si on ne réfléchit pas plus de 10 secondes… »…

    « Imprimer du papier mon­naie revien­drait à émettre des actions (en aug­men­tant le flot­tant, en diluant le total, ça laisse des pos­si­bi­li­tés), il fau­drait pour cela que Facebook devienne une banque, mais pourquoi pas ?  »

    Oui tout à fait.

    D’ailleurs je t’invite à réfléchir à la monnaie sous cet angle : La monnaie est une participation comparable à une action, au sein d’une zone économique. Créer de la monnaie au détriment des actionnaires, pour en privilégier certains, revient à faire quelque chose d’illégal (droit à la participation au capital de l’ensemble des actionnaires = droit à l’émission de nouvelles actions pour tout Citoyen d’une zone monétaire).

    On peut comparer une monnaie d’une zone économique à l’émission d’actions d’une société, le parallèle me semble parfaitement valable.

    La zone économique est une société où chaque citoyen est co-propriétaire temporaire de sa naissance à sa mort.

    Cette analyse conduit à découvrir les seules solutions monétaires compatibles avec le droit des sociétés à parts sociales individuelles : le Dividende Universel, ce sont les seules classes de solutions (à x% , x restant libre de choix : http://fr.wikipedia.org/wiki/Dividende_Universel )

  23. Fabrice Epelboin

    Donc oui, mais unique ment “oui si on ne réflé chit pas plus de 10 secondes…”…

    Précisément… Cette monnaie s’adresse aux utilisateurs de Farmville et de MafiaWars, puis par extension et capilarité, à la foule de Facebook, je crois vraiment que l’on peut parier sur le fait qu’ils ne vont pas y réfléchir plus de dix secondes…

    Tout cela ne va pas (et n’est pas destiné à) résoudre un quelconque problème lié à la monnaie (ou au revenu universel), mais il n’est reste pas moins que cela a de bonne chance de devenir énorme (et flippant)…

    A usage égal pourquoi enfermer son pouvoir d’achat en monnaie universelle dans un bon d’achat “reçu” à achat limité ?

    Parce ce qu’en parallèle, Facebook va abaisser considérablement la barrière à l’entrée de l’eCommerce dans le monde. N’importe quelle petite boutique pourra utiliser FB comme site eCommerce, et sera crédible du fait de sa bonne insertion dans l’écosystème social Facebook. Les couts d’un site eCommerce seront réduit de façon incroyable, faisant arriver sur le marché une quantité folle de nouveaux entrants : le petit commerce sympa de Rio ou de Jakarta, avec lequel on sera en confiance parce que recommandé par un « ami », et avec lequel le deal se fera en Crédits Facebook. Donc même si cette « monnaie » est un abus de language, elle offrira néanmoins un réel service, celui de démocratiser le micro paiement…

    Pour booster cela, FB pourrait même laisser tomber sa commission dans le cas de don à des ONG, ou qui sait, mettre en place des casino virtuels usant de monnaie virtuelle (je vois d’ici les juriste s’arracher les cheveux ;-)

  24. Galuel

    @Fabrice

    « Parce ce qu’en paral­lèle, Facebook va abais­ser consi­dé­ra­ble­ment la bar­rière à l’entrée de l’eCommerce dans le monde. N’importe quelle petite bou­tique pourra uti­li­ser FB comme site eCom­merce, et sera cré­dible du fait de sa bonne inser­tion dans l’écosystème social Facebook. Les couts d’un site eCom­merce seront réduit de façon incroyable, fai­sant arri­ver sur le mar­ché une quan­tité folle de nou­veaux entrants : le petit com­merce sympa de Rio ou de Jakarta, avec lequel on sera en confiance parce que recom­mandé par un “ami”, et avec lequel le deal se fera en Crédits Facebook. Donc même si cette “mon­naie” est un abus de lan­guage, elle offrira néan­moins un réel ser­vice, celui de démo­cra­ti­ser le micro paiement… »

    Oui !!! Ca ce peut être un pas dans la bonne direction. En effet un des problèmes majeurs de la monnaie officielle est le taux exhorbitant de taxes qu’elle prélève sur toute transaction entre comptes (évidemment en liquide plus dur de taxer…)…

    Donc un réseau de monnaie intermédiaire, dont l’atout serait une chute brutale de la taxation (voire une disparition ?) pourrait être une vraie avancée à condition toutefois que l’éventuel taux de taxation soit concurrentiel.

    En effet via PayPal je peux déjà théoriquement commercer via un petit commerçant du Brésil. Qu’est-ce qui bloque ? Le taux de taxation appliqué (jusqu’à 35% pour de petits montants), mais aussi et surtout l’absence de création de monnaie officielle au sein de 90% de l’économie.

    Or concernant les « crédits Facebook » je ne vois pas l’avantage venir :

    1) Le taux de taxation semble toujours exister, donc en quoi est-ce avantageux ? Où est-ce que la barrière à l’entrée du e-commerce tomberait ?

    2) Où et comment la création de cette monnaie ferait entrer ses utilisateurs dans « l’actionnariat monétaire » ? Sans création associée, où est la « monnaie commune » ?

    Les twollars ont tenté de faire quelque chose aussi à « l’échelle globale » mais sans comprendre ce qu’est réellement une monnaie, toutes ces tentatives, qui ne sont que des tentatives de « prendre le maximum à autrui », au lieu d’être des tentatives de « mettre à disposition un outil d’échange », sont vouées à l’échec.

    Créer une monnaie suppose une création commune, sans quoi il s’agit de créer un bien et de tenter de le vendre, ce qui est différent… Et augmenter les parts d’actions de temps en temps, de façon arbitraire, ne suffit pas à en faire un outil réellement équitable.

  25. Fabrice Epelboin

    Facebook devrait prendre 30%, donc ce n’est pas de ce coté là que l’on va voir un progrès, par contre, le cout de mise en place d’un site eCommerce est réduit à néant (une page fan, et une appli Facebook appropriée), là où avec Paypal, il fallait construire un site et générer du trafic, la mise en confiance/réputation bien plus facile à faire (un commerçant pouvant faire appel à son réseau/amis pour lui apporter une caution, ou mieux, montrer à un prospect qu’un de ses amis est déjà client), la dynamique virale pour générer des visite est ultra simplifiée, et enfin, des millions de petites mains expertes en Facebook pourraient servir d’employé de commerce, c’est de ce coté là que Facebook change le jeu.

    Pour ce qui est de leur vrai/fausse monnaie, honnêtement, cela ne change pas grand chose en terme d’usage pour le client final, c’est au niveau macro économique que cela joue, et c’est une toute autre histoire, mais là, micro paiement, mis en place dans une communauté d’un demi milliard d’utilisateurs… Ca peut faire un énorme carton…

  26. Galuel

    @Fabrice

    Bof, bof, bof et rebof… Rien à voir avec la facilitation des échanges qu’offre une monnaie dans tous les cas.

    Dans WoW par exemple on a bien la création d’une monnaie interne (qui se crée dans l’action, pièces d’or du personnage), qui est bien créée (on « l’achète » pas), et s’échange bien en dehors même du jeu, et qui peut rapporter plus que le prix de l’abonnement. C’est bien le fait que TOUS les personnages peuvent obtenir de cette monnaie qu’elle joue ce rôle (parce qu’elle est créée, ce qui n’est pas le cas d’une monnaie « reçu » qui elle ne se crée pas mais s’achète à partir d’une autre monnaie).

    Si l’idée est de donner la possibilité de créer son e-commerce directement dans Facebook avec tout intégré, c’est intéressant, mais pas très différent de l’idée d’ajouter des réseaux sociaux dans son site e-commerce indépendant.

    Si le « boom » que ça suppose est d’attirer une masse d’utilisateurs (commerçants) en leur mâchant le travail informatique c’est bien…

    Ca reste du profondément privatif et « under control » comme approche en tout cas. Perso ça me plaît pas trop.

    Je suis beaucoup plus enthousiasmé par un réseau social P2P status.net ou diaspora, allié à une monnaie P2P acentrée à dividende universel. Ce sera sans doute un peu plus long à se mettre en place, mais c’est implacable et bien plus puissant à long terme en terme d’adhésion.

  27. Fabrice Epelboin

    C’est très privatif, under control, et dangereux, pas de doute là dessus, ce n’est pas après les deux tonnes de billet que j’ai publié pour dénoncer les dangers de Facebook que je vais dire le contraire, et on est d’accord, ce n’est pas une monnaie au sens économique du terme, reste que ca permettrait à des millions de commerçants qui n’ont accès à l’ecommerce qu’à travers eBay d’aller y vendre leurs produits…

    Status.net, il faut être honnête, c’est pour l’instant un échec, et Diaspora n’a aucune chance d’atteindre une taille critique avant longtemps (le temps que tout le monde ait un serveur à la maison (une GoogleTV, peut etre ?)…

    Là, Facebook pourrait mettre tout cela en place en moins d’un an… (oui, je sais, c’est flippant)

  28. Galuel

    Status.net Diaspora ou GNU Social ne sont pas des « échecs » ce sont des projets de réseau social P2P en développement. Leur usage sera très vite exponentiel dès qu’ils auront les fonctionnalités minimales réalisées…

    Ils ne sont pas plus des échecs que ne l’était Linux en 2000, ou FireFox en 2002…

    Développer un outil social, monnaie ou réseau ou logiciel, prend du temps, parce que c’est le consensus qui prend du temps, c’est plus long. Il est plus long de trouver ce qui unit les hommes au delà de leurs désirs immédiats.

    Pour autant ce n’est pas « à terme » moins efficace, c’est même beaucoup plus efficace. L’usage du Minitel a d’abord pris l’avance sur internet, Windows sur Linux IE sur Firefox etc… A la fin ce n’est pas forcément le lièvre qui gagne.

    Le privatif a pour lui la rentabilité rapide, et donc le développement rapide.

    L’Open a pour lui de prendre le temps de voir ce qui unit les utilisateurs, avant d’en prendre le meilleur. Quand c’est identifié ça peut aller très vite ensuite… Et surtout, ça va beaucoup plus loin au final.

    Donc non ça ne me « flippe » pas du tout. C’est au contraire souhaitable que ce soit mis en place au plus vite, afin que les tenants du libre commencent à se poser les bonnes questions quant à la monnaie, ce qu’elle est, ce qu’elle devrait-être, ce qu’elle pourrait-être.

  29. Fabrice Epelboin

    Status.net est un échec, je maintiens. Diaspora, c’est autre chose, il lui faut une base de machine/serveur sur lesquels s’installer (parce que la solution SAAS, ca revient a refaire un multi facebook), là on peu imaginer que d’ici 5 ans, cette base existe, en particulier avec l’arrivé d’OS embarqués dans les téléviseurs.

    Ceci dit, il y a aussi – malheureusement – un effet réseau, comme pour le fax, qui s’applique beaucoup moins à Linux, donc le chemin de Diaspora ne va pas être évident, mais comme d’ici là, Facebook sentira vraiment le rance, il y a de l’espoir :-)

  30. Galuel

    @Fabrice

    Je comprends ce que tu dis, mais je ne suis pas sûr de comprendre l’intention avec laquelle tu le penses.

    Si tu penses en terme d’économie et de gain sur la base d’une monnaie privative, et donc de pouvoir, et de développement à base d’avantage compétitif…

    Ou bien si tu penses en terme d’outil efficace dans les termes de liens, d’échanges, d’interconnexion, à la manière dont internet s’est développé à base de TCP/IP (protocole symétrique).

    C’est bien l’intention qui décide du protocole que l’on veut développer, et des effets que cela engendrera.

    Et concernant les standards ouverts, il s’agit moins d’observer et de prédire ce qui peut se passer pour en tirer profit, que d’en faire partie et d’y participer.

    Or quand tu dis que Status.net est un « échec » je ne suis pas sûr de bien comprendre dans quelle intention tu te positionnes. Je n’ai pas le sentiment que c’est un « échec ». C’est bien un standard ouvert, qui a vocation à être interopérable avec d’autres briques ouvertes de même nature, qui fonctionne, qui est utilisé, et qui ne demande qu’à s’étendre de son propre côté, et en s’interconnectant avec d’autres réseaux.

  31. Fabrice Epelboin

    Echec au sens ‘trop tôt’, mauvais timing, et très probablement remplacé par tout autre chose qui arrivera au bon moment et sera plus adapté à la situation (en espérant que ce soit open également). VRML était top, mais en 96, vraiment lancé à un mauvais moment…

    OAuth est l’exemple type pour moi du bon timing…

    Le réseau social est pour l’instant un truc fermé, privé, centralisé et propriétaire, c’est dommage, mais c’est ainsi, et pour un bon bout de temps, mais c’est clair que la re-décentralisation d’internet à venir redistribuera les carte (d’où mon espoir en Dispora), tout comme la démocratisation de l’auto-publication a donné WordPress…

    Bon, ceci dit, on s’écarte du sujet :-)

    On se voit à la rentrée pour un plateau sur les monnaies virtuelles ? Je te mettrais un prof d’éco face à toi histoire que ça ne dérape pas trop sur le revenu universel ;-)

  32. Galuel

    Ok, je vois. Nous sommes plutôt d’accord sur l’ensemble des points donc.

    Ce n’est pas s’écarter du sujet que de parler réseaux sociaux et décentralisation quand on parle monnaie. La monnaie est ce qui lie les acteurs d’une communauté en terme d’échanges de valeurs sous toutes ses formes, temps, espace, biens, services… Et son fonctionnement en font l’une des dimensions d’un réseau social qu’on appelle zone monétaire. Comprendre comment, sur la base d’un protocole symétrique qu’est TCP-IP, se développent des réseaux sociaux respectueux d’une certaine neutralité est donc important pour comprendre comment la monnaie elle même peut évoluer.

    Ok oui pour un plateau qui parle de monnaies virtuelles à la rentrée (j’avais proposé celui-ci : http://techtoc.tv/event/584/financing/financement–amp–investisseurs/revolution-monetaire-internet

    Un prof d’économie ? Je te propose Yoland Bresson : http://fr.wikipedia.org/wiki/Yoland_Bresson

    Sinon ok bien sûr, mais il faudrait qu’il lise au moins ça : http://fr.wikipedia.org/wiki/Dividende_Universel

    Je l’ai déjà expliqué par ailleurs, le Dividende Universel est un système monétaire, qui ne suppose pas forcément une monnaie unique, c’est applicable au sein d’un SEL quelconque, il s’agit d’intégrer ce qu’est un système de création monétaire, ensuite il n’y a aucun problème à percevoir des monnaies diverses ayant chacune son propre code.

    Et sur ce dernier point ce qui se passe sur les monnaies, est ce qui s’est passé avant l’expansion massive d’internet : une multitude de protocoles réseaux concurrentiels, dont un, le plus puissant de ce point de vue, s’est massivement imposé.

    Il y a un certain code de création monétaire qui s’imposera et permettra l’unification des monnaies. Ce n’est pas le code de Bâle. Ce sera un code expansif dans sa nature même.

    Quant au timing, concernant la monnaie il est lent, ce n’est pas pour tout de suite…

  33. olivier2point0

    Passionnant!
    Merci pour ces échanges… Pas tout compris, mais lu avec plaisir.

    On profite du CrunchUp de Menlo Park sur les Social Currencies, ce vendredi, pour en discuter autour d’une bière?
    http://tinyurl.com/SocialCurrencyMeetUpParis

    Quelques autres éléments que vous ne mentionnez pas mais qui, pour moi, auront un rôle :

    1) Le développement des nouveaux services Questions-Réponses… ie micro-service P2P… ie Micro-transaction… ie potentiellement micro-monnaie
    - vers de nouveaux équilibres dans les questions-réponses :
    http://gigaom.com/2010/01/05/former-facebookers-try-to-foster-consensus-with-quora/
    - Quora, monté par d’anciens Facebook (dont CTO) : http://www.crunchbase.com/company/quora
    - Aardvark, acheté par Google en février 50M$ : http://www.crunchbase.com/company/aardvark
    - Facebook ouvre son service Q&A : http://mashable.com/2010/05/27/facebook-q-a/

    2) Les micro-contributions des internautes (et mobinautes) – vers une architecture monétaire pour le crowdsourcing ?
    - Yahoo (avec Yahoo Answer) considère l’achat de Foursquare 100M€ (Foursquare est le premier social network indépendant à avoir réussi à percer avec un systeme de « points + badges » : http://www.businessinsider.com/yahoo-considers-buying-foursquare-for-100-million-2010-4
    - Plus loin, est-ce qu’on ne peut pas considérer que les « likes » sur le social graph… se convertissent en monnaie pour rétribuer les meilleurs « publishers » de contenus ? (une whuffiebank améliorée)

    3) L’arrivée de nouvelles solutions mobiles :
    - le fondateur de Twitter a lancé Square l’année dernière : http://techcrunch.com/2009/12/01/jack-dorsey-square/

    By the way, FB expérimente déjà de payer avec des FBC sur des sites tiers (et de remercier les contributeurs de FB Q&A avec des FBC) : http://techcrunch.com/2009/05/29/its-heeerrre-pay-with-facebook-is-in-the-wild/

    Enfin, j’adore l’idée de décentraliser, à la Diaspora, nos comptes bancaires en local… et de les lier au nuage. Enfin du enfin, il y aussi le Flowplace.

    On se voit vendredi ?

  34. Fabrice Epelboin

    J’essaye de passer :-)

  35. deadalnix

    @Fabrice Epelboin > Je ne sait pas si fabrice le veut, mais je crois qu’il y a pas mal de gens qui seraient très intéressés par un tel plateau.

    Ça fait un moment que je réfléchis à cette question. Je me demandait comment un acteur pourrait avoir un levier assez important pour créer le changement. Il semblerait que facebook le peuvent. J’avoue ne pas les avoir vus venir sur ce point la.

  36. Galuel

    Je suis en déplacement et ne serai de retour que semaine prochaine donc je ne pourrais pas passer.

    Concernant la décentralisation « à la diaspora » ATTENTION !

    La monnaie doit se comprendre comme étant une DONNEE COMMUNE, donc ce qui peut être a-centré c’est sa CREATION. Mais la donnée elle même (la somme de tous les comptes = la densité de répartition de la masse monétaire) se doit d’être ni centrée, ni acentrée, mais partout présente, c’est une des conditions de la confiance avec celle d’un code de création transparent, neutre, symétrique…

    Pensez à la monnaie spoliatrice officielle… C’est entre-autres ignominies, l’inconnue totale de ce que font secrètement les Banques Centrales et privées quant à l’émission arbitraire de crédits pour X ou Y, aujourd’hui, demain, ou dans 6 mois, qui minent totalement la confiance. Ce n’est pas le seul point destructif il y en bcp d’autres (centralisation, taux d’intérêt arbitraire, croissance de « M3″ arbitraire et non prévisible, incertitude permanente etc…).

  37. Fabrice Epelboin

    @Dealdalnix

    Yes we can (mais ca va demander un peu de temps pour organiser un ou deux plateau)

    @Galuel

    Oui, oui, Diaspora et la monnaie virtuelle, ce sont deux sujets séparés, on a un peu dévié (ce qui est souvent le cas quand on discute, n’est-ce pas ;-)))

  38. marc tirel

    @olivier2point0 merci pour l’initiative ce vendredi, je pense passer … on sera combien ? une idée ? un site ?

    @fabrice Epelboin sur techtoc il y a déjà eu une émission: http://techtoc.tv/event/235/e-business—e-commerce—monnaies-virtuelles–enjeux-et-perspectives
    mais comme le dit Zoupic cela s’accélère et il y a matière pour plusieurs autres !

  39. Olivier2point0

    Salut Marc,
    Cool si tu passes.
    Nous serons une dizaine je pense… peut-être 20.
    http://www.facebook.com/event.php?eid=147083855306639&ref=ts

  40. Tekfin

    @Olivier2point0

    « - Plus loin, est-ce qu’on ne peut pas considérer que les “likes” sur le social graph… se conver tissent en mon naie pour rétri buer les meilleurs “publi shers” de conte nus ? (une whuf­fie bank améliorée) »

    Pour une solution interessante sur ce point il y a Flattr (par des anciens de Pirat Bay)
    http://flattr.com/
    http://tekfin.com/2010/02/16/flattr-micropayment-with-a-twist/

13 Trackbacks For This Post

  1. Tweets that mention Les crédits Facebook : la première monnaie mondiale ? | ReadWriteWeb France -- Topsy.com :

    [...] This post was mentioned on Twitter by Fabrice Epelboin, Antoine Dupin, Ludovic Bostral, Marie Armand, Popgaz and others. Popgaz said: Les crédits Facebook : la première monnaie mondiale ? http://j.mp/b0NAlS [...]

  2. Tweets that mention Les crédits Facebook : la première monnaie mondiale ? | ReadWriteWeb France -- Topsy.com :

    [...] This post was mentioned on Twitter by Stripthis, Stéphane Laborde. Stéphane Laborde said: Est tout de suite réactif et répond très précisément aux discours un peu trop agités. Le point i) est invalide. http://twurl.nl/pdpxzk [...]

  3. CRI-AC » FaceBook ! La face cachée de l’iceberg ! :

    [...] http://fr.readwriteweb.com/2010/07/23/a-la-une/les-crdits-facebook-premire-monnaie-mondiale/ [...]

  4. Facebook Credits ou la popularisation des monnaies virtuelles | MediaNaranja :

    [...] Les monnaies virtuelles continuent leur pénétration sur internet. D’abord sur SecondLife et plus récemment avec les twollars (expliqués sur le blog de Henry Kaufman avec Emmanuel Gadenne), elles s’immiscent lentement dans nos vies en ligne. Avec Facebook Credits, la monnaie virtuelle de Facebook lancée récemment, nous pourrions voir les monnaies virtuelles se populariser très vite. C’est un enjeu important pour Facebook, puisque cela permettra notamment de trouver de nouveaux moyens de monétisation de sa plateforme et permettra également d’abaisser la barrière à l’entrée de l’économie numérique pour de nombreux utilisateurs (source: RWW France) [...]

  5. Tout ce qui n’a pas été dit. (L’après Trait d’Union au FM 103,3 – Facebook) « Nonante's Blog :

    [...] (8) http://fr.readwriteweb.com/2010/07/23/a-la-une/les-crdits-facebook-premire-monnaie-mondiale/ [...]

  6. La première opération Facebook Credits dans l’hexagone avec La Redoute ! Who’s next ? « :

    [...] : Teknologik.fr fr.readwriteweb.com fr.techcrunch.com [...]

  7. Facebook commence à imposer ses crédits | Geeko :

    [...] Write Web écrivait qu’en développant sa propre monnaie virtuelle, Facebook était “au pied d’une montagne de cash virtuel”. Avec cette décision, Mark Zuckerberg continue de grimper… AKPC_IDS += [...]

  8. Et la révolution bancaire c’est pour quand ? » Papa Citoyen - Journal d'un papa solo, geek, et citoyen :

    [...] Les crédits Facebook : la première monnaie mondiale ?< ;/p> Posted in Community Management, Economie, Révolution 2.0 (réseaux et participation), Société SHARE THIS Twitter Facebook Delicious StumbleUpon E-mail Similar posts [...]

  9. 5 films en location sur Facebook | La Revue de Presse de Mao :

    [...] http://fr.readwriteweb.com/2010/07/23/a-la-une/les-crdits-facebook-premire-monnaie-mondiale/ Related Posts:The Dark Knight, premier film diffusé sur FacebookFacebook vous offre le défilé Chloé à 16h !Facebook va tester un service d’offres promotionnelles comme GrouponFacebook introduit l’Analytic en Temps RéelCombien vaut réellement Facebook ? [...]

  10. Désormais, les banques nécessitent un écoystème de startups pour innover : Entreprise Globale :

    [...] Google, avec son Google Wallet, par exemple; Apple, peut-être, demain, ou, surtout, Facebook, qui envisage la création d’un monnaie virtuelle au sein de son propre univers (Facebook Credits)…. [...]

  11. Facebook, pour le meilleur et pour le pire. | Prospek :

    [...] auront totalement confiance au réseau, Facebook se lancera dans une mécanique mieux huilée des crédits Facebook. En bref Pour moi, Facebook est comme un jeune papa qui tente d'éduquer son enfant. Il fait des [...]

  12. Facebook veut étendre sa monnaie virtuelle | Geeko :

    [...] 2010, Read Write Web écrivait qu’en développant sa propre monnaie virtuelle, Facebook était “au pied d’une montagne de cash virtuel” et posait même la question: “Les crédits Facebook : la première monnaie mondiale ?”. [...]

  13. Les crédits Facebook, révolution du paiement en ligne ? – 1er magazine e-commerce tunisie , e-marketing et high tech :

    [...] Paypal est déjà confortablement installé”, commente le Journal du net. De son côté, ReadWriteWeb imagine déjà les “crédits” comme “la première monnaie globale”. [...]

  • A propos
  • Best of
  • Buzzing
  • Tags

ReadWriteWeb est un blog dédié aux technologies internet qui en couvre l’actualité et se distingue par ses notes d’analyse et de prospective ainsi que par l’accent mis sur les usages et leurs impacts sur les média, la communication et la société. Il est classé parmi les blogs les plus influents de la planète par Technorati et Wikio. Publié en cinq langues, il s'appuie sur un réseau de correspondants locaux en Nouvelle-Zélande, aux Etats-Unis, en France, en Espagne, au Brésil, en Chine ainsi qu'en Afrique francophone. Ses articles sont publiés dans la rubrique technologie du New York Times.


Partenaires

hébergement infogérance Bearstech
ATLN Association Tunisienne pour les Libertés Numériques

af83



Tunisie média

Appli iPhone


 

Recommandés



Activité sur le site