
Témoignage d’une entrepreneuse américaine sur l’écosystème high tech parisien, à l’attention de ses compatriotes (article
paru à l’origine sur l’édition anglo saxonne de RWW, qu’il nous a semblé opportun de publier ici).
Pamela Poole est une geek bloggeuse, traductrice, auteur, et fait partie des fondateurs de Francophilia.com, la startup sociale des francophiles. Originaire de Californie, elle vit aujourd’hui à Paris, où son engagement sur la scène des entreprises high-tech la maintient à l’écart des boulangeries françaises. Dans ce billet adressé à ses compatriotes outre atlantique, elle décrit le paysage des startups parisiennes du point de vue d’une entrepreneuse américaine. Intéressant.
Si vous êtes capable de voir au-delà les vieilles pierres et des villages ruraux pittoresques, vous réaliserez que la France est aussi technologiquement avancée que n’importe quel autre pays occidental, plus dans certains secteurs. Non seulement le pays affiche un pourcentage de foyers disposant d’une connexion haut-débit plus élevée que les États-Unis (les connexions sont plus rapides et coûte deux fois moins cher). La France est surtout championne du monde pour le nombre de blogs par internaute, et a un marché formidable de web-consommateurs dépassant 5.5 milliards d’euros dépensés en ligne dans le premier trimestre de cette année.
Quand je suis venue à Paris en 2006, j’avais une idée de startup bien arrêtée et rien de plus. Ca fait maintenant environ trois ans que je suis entrée dans la danse en tant qu’entrepreneur et tech-blogger. J’ai découvert un terreau riche de passion, d’énergie et d’un fort esprit de collaboration.
Une culture geek prospère à Paris. Aucun manque d’expertise dans le développement de logiciel, grâce à des universités compétentes produisant des ingénieurs compétents. Cependant, la scène des startups parisiennes reste relativement jeune du fait de quelques barrières culturelles assez fondamentales. Mais ces barrières montrent des signes de faiblesse.
Vous désirez monter une startup en France ?
Tandis que les entrepreneurs étrangers attendent que le Visa Startup devienne une réalité pour se lancer aux USA, la France a tranquillement mis en place un programme similaire depuis quelques temps. Le gouvernement français a traduit le programme Jeune Entrepreneur Indépendant (JEI) en Young Entrepreneurs Initiative (YEI), une compétition annuelle organisée par l’ambassade de France aux USA. J’ai trouvé le nom un peu trompeur : vous n’avez pas réellement besoin d’être jeune, mais votre projet si. YEI est sensiblement identique au programme JEI, les gagnants du challenge peuvent venir en France et bénéficier des mêmes avantages que des startups labellisées JEI [nde: Pamela a écrit cet article avant la crise des JEI]. Alors qu’attendez-vous ?
Il y a de nombreux événements et organismes parisiens dont le seul but est de stimuler l’innovation et l’esprit d’entreprise, la plupart bénéficiant d’aides financières des autorités locales, régionales et nationales. La France n’est pas un pays socialiste, mais c’est un pays socialisé, et les français obtiennent beaucoup en échange des impôts qu’ils payent.
The Big Players
Silicon Sentier est peut-être l’acteur le plus connu sur la scène des startups parisiennes [disclosure : la structure qui porte RWW ainsi que son éditeur sont proches de Silicon Sentier, laCantine.org est un partenaire contenu, évènementiel, apéritifs et soirées tardives].
C’est un écosystème dont la mission est essentiellement le soin et l’encouragement à l’innovation. Entre autres activités et programmes, Silicon Sentier gère La Cantine, un espace de travail coopératif, lieu de passage de geeks branchés et hub actif des événements et des activités technologiques de Paris : barcamps, ateliers, concours, fêtes de lancement, conférences de presse, etc.
Cap Digital et System@tic font partie des nombreux pôles technologiques de Paris. Ces organismes incluent de grandes compagnies, des représentants gouvernementaux locaux et régionaux, des universités/laboratoires de recherches publics et des PME. A travers eux, les entrepreneurs peuvent se connecter aux ressources de recherche et développement des universités et des compagnies, et avoir accès à un solide réseau de soutien offrant des opportunités de visibilité, de croissance et de financement.
La FING, un autre acteur de premier plan, est « un accélérateur d’idées, un groupe de réflexion et une ressource pour innovateurs. » La FING est peut être un groupe de réflexion, mais elle stimule le succès de startups de manière très concrète. Les startups peuvent soumettre leurs projets à la FING, qui fournit un appui à plus de 200 projets par an avec des événements, des programmes, et l’accès à un réseau de ressources important.
LeWeb, la plus importante conférence Internet d’Europe (la deuxième plus importante du monde) est tenue à Paris chaque décembre. Elle a été créée et est organisée par l’entrepreneur français Loïc Lemeur (Seesmic), elle inclut une compétition pour les startups européennes. Elle se produit à Paris mais est se déroule en anglais, car il s’agit d’une conférence internationale. LeWeb est une conférence technologique de classe internationale, et les intervenants à l’affiche sont toujours la crème de la crème du monde des startups.
Incubateurs, Accélérateurs, Challenges
Nous en avons aussi en France. Certains, comme Seedcamp, Startup Weekend, barcamps et l’OpenCoffee Club sont des importations provenant d’autres pays. D’autres sont du cru, comme SeedNetworking, le bébé de quelques élèves d’HEC (une des meilleures écoles de commerce de France) et de l’Ecole des Mines (une des excellentes écoles d’ingénieur), qui ont lancé le concept de speed-networking en rassemblant les entrepreneurs ayant besoin de développeurs et les développeurs ayant besoin de projets dans une même salle pour face à face intense.
Les principales écoles d’ingénieur et de commerce ont des incubateurs destinés aux étudiants, bien que certaines soient moins orientées vers Internet que d’autres. On trouve quelques incubateurs non affiliés, comme
Paris Pionnières, qui reçoit des fonds publics et privés pour soutenir des startups créées par des femmes, les incubateurs de Paris Développement, fondés par la ville de Paris et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris. Des célébrités telles que Microsoft BizSpark et Sun Startup Essentials sont présentes ici, naturellement, The Funded a récemment lancé son Founder Institute à Paris.
Une chose dont nous manquons à Paris : des accélérateurs intensifs à plus long terme du type Y Combinator. Mais ils existent au R-U, ils ne devraient pas mettre longtemps à traverser la Manche par le tunnel. [update ici]
Le financement
La problématique financière est complexe d’un point de vue étranger parce que le gouvernement est très souvent impliqué d’une façon ou d’une autre. Il y a des entités publiques qui semblent fusionner ou changer de nom fréquemment (les acronymes c’est l’enfer), aussi bien que les organismes privés, sans parler des semi-privés. Leurs activités sont toujours entrelacées les uns avec les autres. Mais au résultat il y a de l’argent pour les startups, dont une bonne part vient de ces euros des contribuables dont j’ai parlé précédemment. En fait, environ trois-quarts de l’argent des startups viennent des fonds publics.
Les financements publics et privés sont en grande partie détournés vers des projets comprenant une partie de recherche et développement, c’est un obstacle que les startups rencontrent traditionnellement ici. Les investisseurs français sont plus prudents face aux risques encourus que leurs homologues américains, et la possibilité d’un brevet les rassure.
Jusque récemment, les business angels été relativement loin et peu nombreux. C’est en partie parce que, historiquement, le gouvernement a joué le rôle d’aide à la création d’entreprises, et c’est vers là que les gens ont tendance à se tourner. Mais les business angels deviennent plus structurés, plus actifs, et il y en a plus. Autre développement important : plusieurs entrepreneurs français à succès devenus investisseurs, considérablement moins capricieux que l’investisseur français traditionnel, sont devenus accessibles (Meet France’s New and Awesome Super Angels).
Le graphique ci-dessous montre les options de financement général pour les startups françaises.

Les Startups peuvent accéder aux financements publics de différentes manières. Le passage par
OSEO , qui analysera et validera un projet, est souvent un rite d’initiation. La validation OSEO donne accès à de jeunes startups à une série de services de soutient et d’options de financement. OSEO peut être impliqué dès les premières étapes, avec des études de faisabilité et des plans de financement. Il fournit également appui et conseils bien au-delà de cette phase.
Une startup peut aussi être labellisée Jeune Entreprise Innovante. Le programme JEI a été créé en 2004 par le ministère de la recherche. Avoir le statut JEI est un joli billet d’or pour le financement, et les startups JEI obtiennent également des allégements fiscaux et d’autres avantages. Pour être éligible, votre projet doit comprendre un élément de recherche et développement. Il y a également le Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes. Les gagnants de ce concours peuvent être crédités jusqu’à €450,000 pour du R&D.
Les particuliers désirant un allégement fiscal peuvent investir de l’argent dans des compagnies innovatrices par le biais de fonds d’investissements spéciaux (Fonds commun de placement dans l’innovation). Ceux-ci sont contrôlés par diverses Conseils en Gestion de Patrimoine Indépendant, ou CGPI. Condition pour obtenir un allégement fiscal sur ces investissements : 60% de l’argent doit aller à de nouvelles compagnies innovatrices, et être investi dans un délai de deux ans après réception par le CGPI. OSEO peut désigner une startup comme Entreprise innovante au titre des FCPI, qui la rend habilitée à recevoir ce genre de financement. Cette désignation est semblable au JEI avec une idée plus large du terme « innovant », et est moins strict au sujet de l’élément R&D.
Pôle emploi est l’organisme gouvernemental qui fournit l’indemnisation au chômage. Ils aident également leurs inscris qui créent une petite entreprise ou une startup en fournissant une indemnisation prolongée et des allégements de charges (impôt retraite, médical, incapacité, etc.) que les entreprises payent normalement au gouvernement.
Réseau Entreprendre Paris, un réseau d’entrepreneurs, et France Initiative, un réseau d’organismes locaux, sont des exemples des nombreux organismes semi-privés qui soutiennent les startups. Ils reçoivent eux-mêmes des financements publics et privés, qu’ils emploient à leur tour pour fournir une aide financière aux startups à travers des incubateurs et d’autres canaux établis.
Je me suis concentrée dans cet article sur quelques options pour le lancement de startups, je n’ai pas parlé de capital-risque ou des nombreux organismes qui aident les startups françaises à s’étendre à l’international. Pour un guide complet (en français) du lancement de startup en France, je recommande fortement Accompagnement des startups high-tech en France [PDF], et pour une vue d’ensemble du cycle de financement, Exemple de cycle de financement de startup en France [PDF], tous écris par Olivier Ezratty.
Les Startups
Vous pensez peut-être que vous n’avez jamais entendu parler d’aucune startup française, mais il est possible que vous utilisez des applications sans même réaliser qu’elles sont françaises. Si elles ont choisi un nom que les anglophones peuvent prononcer et traduit leurs sites en anglais, elles se fondent dans le paysage. Prenez Netvibes, le pionnier du tableau de bord personnalisé, qui a fait le sujet d’un
certain nombre d’articles ici même sur ReadWriteWeb (dans sa version anglaise, ndlr). Netvibes se développe et adapte constamment sa plate-forme à l’évolution des besoins des utilisateurs en termes d’information et d’agrégation aux médias sociaux. Et DailyMotion, qui mange des parts de marché à YouTube, a connu un bond de 70% de son trafic d’utilisateurs américain en 2009.
Il y a une abondance de startups à succès en France qui ont habilement profité du fait que les startups étrangères ne localisent pas le marché français. Le modèle
Sarenza est semblable à celui de Zappos, et il domine le marché européen de la chaussure en ligne. Il y a également des modèles originaux qui sont copiés et entrent furtivement dans les marchés anglophones, comme Vente-Privée et PriceMinister. PriceMinister, un site de ventes C2C/B2C de marchandises neuves et d’occasion (à un prix fixe) est la plate-forme leadeur du commerce électronique en France (surpassant depuis peu eBay.fr et Amazon.fr). Ils ont infiltré le R-U, et je ne serais pas étonnée que les États-Unis soient sur leur radar, où ils donneront sûrement à eBay.com une saine – et si nécessaire – concurrence. Vente-Privée est un site de vente au détail dont les membres doivent être parrainés pour bénéficier des services proposés. C’est un des sites de commerce électronique majeurs en France, qui s’est répandu à d’autres pays européens et dont modèle à engendré quelques imitations dans d’autres pays.
Les français ont leur part de startups exemplaires dans le monde des entreprises, y compris
BlueKiwi, une plate-forme sociale d’entrepreneurs, et Exalead, qui offre de puissants outils de recherche pour aider les entreprises et les établissements à obtenir la plupart de leur capital d’information. Exalead montre toujours de belles performances entrepreneuriales, grâce à son incubateur de projet interne,
Exalabs (Exalead vient d’être racheté par le géant technologique Dassault Systems).
Il y a donc quelques startups françaises de premier rang. Mais que diriez-vous des petits ? Tout ceux qui luttent, se débrouillent, se serrent la ceinture ? En fait, Paris se bat avec eux. Certains ne visent clairement pas plus loin que le marché français, mais un certain nombre d’entre eux ont franchi le cap en vue de conquérir le Web. Comme n’importe où ailleurs, le panel des startups françaises va des applications Web basiques qui se concentrent sur un besoin de niche, aux plates-formes ambitieuses et puissantes susceptibles de donner des sueurs froides aux leaders d’aujourd’hui. Voici une liste de quelques-unes de nos jeunes pousses.
(A= disponible en anglais)
- English Attack : Site d’ « édutainment » qui enseigne l’anglais en utilisant des contenus web de divertissement : musique, vidéo, jeu, et plus. (A)
- GameCreds : Impressionnant réseau social de gamers. (A)
- Kontest : Solution prête à l’emploi pour créer et contrôler une grande variété de concours interactifs offrant des expériences mémorables aux communautés d’utilisateurs sur Facebook et iPhone. (bientôt en anglais)
- Meetings : Sympathique application collaborative pour manager toute activité liée au meeting : communications, ordre du jour, agenda, actions à entreprendre, planning, etc.
- MonArbre-MaTribu : Projet de reforestation basé sur du crowd-sourcing, très bien fait. 1 euro pour 1 arbre. (Disponible uniquement en France, pour l’instant).
- Pearltrees : Un site de marque-pages avec une nouvelle approche d’organisation du contenu ressemblant à du mind mapping (cartographie par l’esprit, ndlr). (A,
précédemment couvert par RWW) - Plyce : Réseau social géolocalisé. (A)
- Regioneo : Vous connaissez tous ces mignons petits marchés français en plein air où les petits producteurs vendent leurs produits alimentaires extraordinaires ? Ce site vous permet de passer commande directement aux producteurs. (En France seulement, malheureusement).
- Synthesio : Application web proposant des données de sources multiples pour les entreprises qui cherchent à dépister les buzz et les réputations en identifiant les tendances et leurs influenceurs. (En anglais, entre autre)
- TellMeWhere : Un guide urbain en temps réel basé sur les recommandations des utilisateurs, traitant de toutes choses, des bars jusqu’aux coiffeurs, tout autour du monde. Application web et mobile. (A, précédemment couvert par RWW)
- Yoocasa : Un espace privé en ligne, développé en collaboration avec des psychologues pour enfant, où les familles interagissent en temps réel à travers des diaporamas, des chats vidéo, des jeux interactifs, et plus. (A)
- Ulule : Une plateforme admirablement conçue pour le financement par la population de projets ayant des prétentions artistiques ou d’intérêt général.
Cet article donnera lieu à une émission TV sur la future ReadWriteWeb TV, si vous souhaitez y assister (à Paris) ou y participer, inscrivez vous sur Techtoc.tv et demandez à participer sur cette page.
[MAJ: orthographe]


















28 octobre 2010 à 14:26
Bonjour Yann et merci pour la mise à disposition de cet article,
Je réagis par rapport à la dernière remarque concernant l’émission TV.
J’ai co-fondé il y a quelques mois, avec trois autres associés, une structure qui s’appelle EZ Embassy, et qui a pour objet d’aider des start-up américaines à s’implanter en France. L’idée, c’est de les aider à intégrer le marché français en se développant commercialement et d’un point de vue marketing, avant qu’elles ne prennent la décision d’inverstir (ou non) plus massivement dans l’ouverture d’une filiale par exemple.
On joue donc le rôle d’agent commercial pour ces start-up.
Aujourd’hui nous sommes ainsi distributeur exclusif de la plateforme de création de blogs professionnels TypePad sur la France et d’autres pays d’Europe.
Si vous trouvez ce positionnement pertinent au regard des thèmes qui seront abordés au cours de l’émission, n’hésitez pas à me contacter, je me ferai un plaisir de répondre à vos questions.
Romain
28 octobre 2010 à 15:40
Article bien intéressant, merci pour toutes ces références. L’entrepreneuriat me brule de plus en plus les doigts :)
28 octobre 2010 à 16:36
Exalead… une société qui est sortie du bois grâce à son travail pour le site de l’Elysée en sortant une première mondiale dans la reconnaissance rich média… et cela bien avant Google…
28 octobre 2010 à 17:24
update : l’emission TV qui donnera suite à cet article est en préparation ici :
http://techtoc.tv/event/960/entrepreneurship–financing/startups/oubliez-la-silicon-valley–bienvenue-a-paris
28 octobre 2010 à 20:59
« vous réaliserais » -> vous réaliserez
« connexions plus rapide » -> rapides
« coûte deux fois moins chères » -> coutent deux fois moins cher
« une idée de startup bien arrêté » -> bien arrêtée (l’idée de startup)
« Ca fait … trois ans que je suis entré -> Ça fait … que je suis entrée (Pamela)
« La scène de startup parisienne » -> « la scène des startups parisiennes », ou « la scène de startups parisienne », mais il manque un pluriel.
« La scène … reste relativement jeune, cependant, du fait de quelques barrières » -> Cependant, du fait de quelques barrières…, la scène… (anglicisme)
« apéritif et soirée tardives » -> apéritifs (?) et soirées tardives
« font parti » -> font partie
« un solide réseau de soutien qui offres » -> qui offre
« de classe international » -> « de classe internationale »
« une des meilleures école de commerce » -> des meilleures écoles
« les développeur » -> développeurs
« pour face à face intense » -> hein?
j’arrête là. l’article est juste trop long pour que je continue à ce rythme.
28 octobre 2010 à 21:17
@ szed
OK, désolé pour le manque de relecture. Je transmet une correction.
28 octobre 2010 à 23:30
Bravo pour la qualité de l’article. Longue vie au web parisien ;-)
29 octobre 2010 à 6:40
Bonjour,
Allez, on arrête la pensée unique qui consiste à dire qu’en France on n’encourage pas la création de startups. Et c’est une américaine qui vous le dit…
J’attends vos business plans.
Angéliquement.
Patrick
29 octobre 2010 à 10:28
Mmmmh.
Sans vouloir faire le rabat joie,
car je me félicite de tout cela,
reste que Internet n’est pas que un secteur d’activité.
Et que pour ce qui regarde ses autres dimensions,
que personnellement je trouve au moins aussi importantes,
la France n’est pas une terre d’asile pour Internet
bien au contraire une des terres où il est le plus conspué et attaqué!
29 octobre 2010 à 12:11
@Jean-marc
Pour les startups déjà en place, oui, c’est clair, nous sommes en territoire hostile. Par contre, pour les jeunes projets qui se lancent tout juste, il y a une réelle effervescence. Probablement des petits jeunes qui mise sur le fait que d’ici à ce que leur boite décolle, le climat sera apaisé (ce qui n’est pas idiot).
29 octobre 2010 à 12:15
Excellent article! Félicitations!
Et un grand merci de la part de l’équipe de GameCreds.com pour la mention ;-)
29 octobre 2010 à 13:03
Fabrice, mon rapide commentaire avec rappel de ses 2 points clés :
1. Internet n’est pas que un secteur d’activité
2. Concernant les autres dimensions que « Internet secteur d’activité », la France est ennemie de l’Internet
Je crois pour ma part, et je le regrette, que le climat ne va pas s’apaiser, et qu’au contraire de par sa culture et son type d’organisation sociale et politique la France va rester encore assez longtemps un des lieux d’affrontement privilégiés entre nouveaux paradigmes et anciens.
Tu as bien compris j’en suis certain que tout cela n’a rien à voir avec le nombre de starts up créées…
29 octobre 2010 à 14:09
Merci beaucoup pour cet article riche, et concret.
29 octobre 2010 à 15:29
@jean-marc
On est d’accord, mais tout cela n’empêche pas de s’attaquer à certains points, comme l’économie de l’internet (y injecter les autres dimensions d’internet, grosse annonce à venir ;-)
29 octobre 2010 à 16:38
Sure Fabrice, sure :)
Can u introduce my mail in great « private » announcements?
Kisses ;)
30 octobre 2010 à 9:40
Quel plaisir de voir la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris et ses écoles citées en bonne place dans un article aussi entreprenant que moderne.
Merci Fabrice pour la publication de cet article. En pleine préparation des élections à la CCIP, l’UNIRE que je préside y présente 84 chefs d’entreprises candidats, il est réconfortant pour les entrepreneurs bénévoles que nous sommes, élus ou candidats à la CCIP, de voir que nos efforts sont reconnus dans le tissu économique le plus dynamique du moment. Oui, la Chambre de Commerce est moderne et active pour les entrepreneurs , qu’on se le dise.
Et bravo à tous ceux qui , comme nous, œuvrent pour que la région Ile de France soit un vrai terreau de développement de jeunes pousses entrepreneuriales.
A. Buat
Vice président de la CCIP 92
Président exécutif d’UN.I.R.E.
http://www.unire.fr
03 novembre 2010 à 9:48
I like how you are comparing from a objective journalism point of view this topic :))
04 novembre 2010 à 14:18
Génial! Serait-il possible de remplacer les très nombreux ingé US qui vont venir lancer leur startup en France euh pardon à PAAAAAARIS? Je suis preneur d’une carte verte et de la culture entrepreneuriale de Californie ;-) Et puis juste une remarque, où est située Seesmic la start-up de Loic Le Meur? ;-)
11 novembre 2010 à 23:49
quelques fautes relevées rapidement
« les connexions sont plus rapides et coûte » -> coûtent
« les business angels été relativement loin et peu nombreux » -> étaient
« aident également leurs inscris » -> inscrits
13 décembre 2010 à 16:20
Merci pour cet article. je monte actuellement ma startup en france et je me demande s’il faut aller dans la « valley »… bref, votre article me rassure deja un peu sur ma situation geographique.
Lo
http://www.comment-economiser.fr/ecoutez-de-la-musique-gratuitement-sur-musicme.html