ReadWriteWeb French edition » Damien Douani http://fr.readwriteweb.com Libertés numériques, innovations disruptives, et trucs digitaux en tout genre Tue, 07 Feb 2012 23:21:47 +0000 en hourly 1 Plyce se repositionne sur le Social Shopping pour tenter de se différencier http://fr.readwriteweb.com/2011/02/28/analyse/plyce-repositionne-sur-social-shopping-tenter-de-diffrencier/ http://fr.readwriteweb.com/2011/02/28/analyse/plyce-repositionne-sur-social-shopping-tenter-de-diffrencier/#comments Mon, 28 Feb 2011 07:10:39 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=12185

Je viens de recevoir ce mail de la part de Plyce, le Foursquare français, qui manifestement se repositionne à défaut de pouvoir rivaliser avec son concurrent américain en le prenant de vitesse.

Tandis qu’aux USA Foursquare est très utilisé pour la Social Shopping (bons plans géolocalisés donnés par la communauté, les magasins et les marques) mais encore en France, Plyce leur grille la politesse et fait un demi-tour sur l’autoroute en spécialisant son service justement sur le Social Shopping.

Outre avoir un angle d’attaque plus précis, il devance ainsi en Europe Foursquare, et surtout se dote enfin d’un modèle économique B2B2C viable (parce que les badges c’est sympa mais ça fait pas manger) : les marques et les commerçant vont payer pour délivrer bons plans et coupons autour de où vous êtes (dommage, PagesJaunes a été pris de court sur ce coup).

Je résume :

- je me mets dans un sillon

- je coupe l’herbe sous le pied de mon dangereux concurrent, quite à être un champion local lucratif et non mondial

- j’abandonne le principe social de mes amis : c’est là que je suis circonspect. En se débarrassant de cette fonction,cela veut dire que Plyce devient « juste » un annuaire de bons plans localisés délivrés par des professionnels, que vous pouvez éventuellement diffuser via facebook et twitter. Or, en gardant un réseau d’amis localisés en complément, il y a aurait eu des choses intéressantes à faire comme des principes de viralité intra-communauté du type « 5% de réduction en plus aux 10 premiers Plyceurs qui se présenteront au magasin ».

Cela sent fortement un « back to basics », autrement dit une refondation du service sur un « coeur » plus lucratif et commercial et l’abandon de l’essence initiale du service qui était une sorte de Facebook localisé. Volonté de l’équipe ou/et des investisseurs (KimaVentures de Xavier Niel et Jérémie Berrebi) ?

Si émerger et rentabiliser la société est à ce prix, c’est un bon choix.

Le mail reçu ce soir dimanche à 19h :

CHANGEMENTS AU SEIN DU SERVICE DANS LA SEMAINE À VENIR!

Cher utilisateur,

Vous faites partie des membres inscrits sur Plyce.

Nous souhaitons vous informer qu’à partir du 3 mars, Plyce va axer son service sur les bons plans de proximité et sur l’univers du shopping géolocalisé.

Cela implique des changements important par rapport à l’utilisation actuelle de Plyce

  • La fonctionnalité de localisation ne va plus servir à informer son réseau d’amis du lieu où l’on se trouve mais à s’informer des bons plans à proximité.
  • Vous pourrez partager, si vous le souhaitez, vos bons plans avec vos amis via Facebook ou Twitter.
  • Votre réseau d’amis au sein de l’application n’a plus vocation à continuer. Il va donc être supprimé.

En vous géolocalisant, vous pourrez avoir accès aux informations concernant toutes les promotions relatives à un produit ou à une enseigne se trouvant à proximité et même bénéficier parfois de remises spécifiques aux utilisateurs de Plyce.

En plus de l’information de proximité, vous pourrez bénéficier de récompenses en vous localisant dans un point de vente, de coupons de réduction ou de points de fidélité.

A partir du 3 mars, en vous connectant ou en téléchargeant Plyce vous aurez accès à un tout nouveau service, dont voici à gauche quelques captures d’écran en exclusivité.

D’ici là, nous vous invitons si vous le souhaitez à vous connecter à votre profil et à sauvegarder vos données de check-in que vous souhaitez, avant que celles-ci ne soient définitivement supprimées.

Bien entendu, vous pouvez nous poser toutes les questions que vous souhaitez à l’adresse suivante : contact@plyce.com.

Nous vous remercions de votre fidélité.

L’équipe Plyce

Article initialement publié ici.

Suivez l’auteur sur twitter : @damiendouani

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Venez parler des “New Polymath” avec Vinnie Mirchandani à Paris le vendredi 23 Juillet http://fr.readwriteweb.com/2010/07/23/agenda/venez-parler-des-polymath-avec-vinnie-mirchandani-paris-vendredi-23-juillet/ http://fr.readwriteweb.com/2010/07/23/agenda/venez-parler-des-polymath-avec-vinnie-mirchandani-paris-vendredi-23-juillet/#comments Thu, 22 Jul 2010 23:12:39 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=9171

Vous vous intéressez à l’Entreprise 2.0 ? Vinnie Mirchandini, l’auteur de “The New Polymath”, devrait vous passionner. La raison en est simple : il nous apporte une vision à la fois opérationnelle, pragmatique, sociétale, technique et humaine d’une nouvelle forme d’entreprise en phase avec son temps, opérant un parallèle intéressant avec la pluridisciplinarité des artistes de la Renaissance.

Dans les heures qui viennent “The New Polymath” sera (enfin) distribué en Europe (et donc en France) (Le site de l’ouvrage est ici si vous voulez en savoir davantage et la table des matières est un menu très appétissant).

Mais surtout, Vinnie sera à Paris le vendredi 23 Juillet : vous êtes donc cordialement invités à un tweetup (organisé par Bertrand Duperrin avec la complicité de Damien Douani) le Vendredi 23 Juillet au Delaville Café, 34 bd Bonne Nouvelle, 7510 Paris à partir de 18h30 pour un agréable moment de discussion dans une ambiance conviviale. Il parait même que Vinnie aura quelques exemplaires de son livre sur lui pour les offrir…

Il vous suffit de vous inscrire ici. Même si vous n’êtes pas utilisateur de twitter, il y a un lien pour s’inscrire sur la droite de la page de l’événement.

Quelques informations indispensables (et en anglais) pour en savoir plus :

Featured Guest: Vinnie Mirchandani, author of recently published book, The New Polymath. And a raffle of few copies of the book.

The Book:

A Polymath—the Greek word for Renaissance Man—is someone who excels in many disciplines. From Leonardo da Vinci to Benjamin Franklin, we have relied on Polymaths to innovate and find creative solutions to the problems of the day. As our challenges have grown exponentially we need to bring together da Vinci, Franklin, and many more. The New Polymath is an enterprise that excels in multiple technologies—infotech, cleantech, healthtech, and other tech—and leverages multiple talent pools to create new medicine, new energy, and new algorithms. the diversity of today’s technology palette and to profile over 150+ innovative people,. products and places at::

  • Large multinationals such as GE and BP
  • Fast-growing, midsized companies like Cognizant and salesforce.com
  • The cleantech industry in China, farms in Ireland, and the back roads of Rwanda

The Author:

Mirchandani goes by the moniker of “Deal Architect,” and coaches enterprises on how to exploit disruptive technology trends. A former Gartner analyst and PwC consultant, he is now a prolific blogger, writing about technology-enabled innovation on his “New Florence, New Renaissance” blog and about waste in technology on his “Deal Architect” blog. He has keynoted at many business and technology conferences and has been quoted in the Wall Street Journal, BusinessWeek, The Financial Times, CIO Magazine, and other executive and technology publications.

The Tweetup:

In an informal setting Mirchandani will discuss major themes for the book and how he used social networks in every aspect of the book process – from research to editing to marketing as described in this blog post

http://florence20.typepad.com/renaissance/2010/07/an-enterprise-20-case-study-my-book.html.

Additionally, there will be a raffle for copies of the boo which is just starting to ship in Europe, so you could get one of the first copies in France.

Commentary on book:

Benjamin Fried, CIO, Google, Inc “Mirchandani inspires us to return to IT’s roots, with the transformative power that comes from putting technology innovation in service to business and society”

Andy Mulholland, Global CTO, Capgemini ” An excellent read on multiple levels: to learn from; to be entertained by; and most of all, to leave you wondering what you could personally achieve.”

Abbie Lundberg, former Editor in Chief, CIO Magazine “(The Book) is an absolute refutation of the idea that there’s a lack of innovation going on; it is a veritable firehose of innovation examples, presented by someone who knows what it takes to make innovation happen inside organizations large and small.”

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Les enjeux réels du rachat de palm par HP http://fr.readwriteweb.com/2010/04/29/analyse/les-enjeux-rels-du-rachat-de-palm-par-hp/ http://fr.readwriteweb.com/2010/04/29/analyse/les-enjeux-rels-du-rachat-de-palm-par-hp/#comments Thu, 29 Apr 2010 06:00:01 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=8272

On attendait HTC ou Nokia… C’est HP qui sort du bois et rachète palm pour la modique somme de 1,2 milliards de dollars.

Que faut-il attendre de palm pour ce prix là ? Plusieurs choses, qui pourraient venir concurrencer Microsoft et Apple en frontal :

> Une gamme de téléphone et de PDA (certes vieillissante pour la plupart).

> Une marque fabuleuse (le pionnier des PDA « intuitif » : rappelez-vous le Palm Vx !).

> Un smartphone, le Pre, qui, de l’avais unanime de la critique, est le seul à ce jour capable de concurrencer efficacement l’iPhone.

> Un portefeuille de brevets exceptionnel, notamment sur les interfaces et le l’usage du multitouch.

> Un savoir-faire, et un PDG (John Rubinstein) ancien salarié d’Apple.

Palm va donc devenir une « unité d’affaire » de HP, aux côtés des divisions Software et Entreprises. Le « trésor de guerre » que HP vise est le WebOS de palm : celui-ci pourrait être amené à jouer un rôle crucial dans la future bataille des tablettes à laquelle HP se prépare, et dans laquelle elle n’est pas au mieux desa forme pour le moment.

Pour preuve : la Slate, la future tablette de HP, est loin d’être aussi polyvalente que celle d’Apple. Et quand un site comme Conteni.ca fait une critique sévère de celle-ci (à cause de l’emploi de Windows 7 qui gère mal le processeur et le tactile), HP réplique et oblige le site à retirer ses dires. HP a donc besoin de « matière technologique » pour rester dans la bataille, et le rachat de palm prend ici tout son sens.

Faut-il imaginer que HP va se mettre à dos Microsoft ? Peu probable, tellement la firme de Redmond est puissante sur son marché des PC et des téléphones mobiles. Mais tandis que Windows 7 Mobile tarde à sortir (bien qu’étant prometteur, pour avoir pu jouer avec au dernier Mobile World Congress), il est stratégique pour HP de se positionner idéalement et sans tarder sur le marché des smartphones et celui des tablettes. Pour preuve encore, ce slide issu de la présentation officielle du rachat de palm par HP.

Notons aussi que palm arrive avec un catalogue de brevets conséquent dont une partie portant sur le multitouch, qui fait actuellement l’objet de nombreux procès entre Apple, HTC, Google et Microsoft. C’est un sérieux atout que HP s’arroge, en consolisant ainsi sa capacité d’innovation et d’intimidation (voire de nuisance) vis-à-vis de ses concurrents sur l’avenir des interfaces que représente le tactile.

Pour palm, ce rachat est inespéré et surtout va permettre à la marque de continuer à vivre sereinement, adossé à une société puissante et rentable. HTC aurait pu être un candidat sérieux et plausible, mais la culture de palm est beaucoup plus proche de celle de HP que celle du taïwanais. Google aurait pu prétendre à ce rachat s’ils n’avaient pas développé Android. Quant à Microsoft et Apple, ils sont déjà installés avec leurs propres armes.

Clairement, palm a – à nouveau – un futur avec cette fusion, et ne devrait pas se voir « piller » comme cela a été le cas auparavant lors de la scission de la société en deux parties (palmOne et palm Source) et la revente de l’oS, le coeur du savoir-faire de palm, au japonais Access.

Finissons par la traditionnelle lettre aux salariés du PDG, pleine d’enthousiasme obligé et de « cela est une très belle opportunité pour nous », qui souligne bien entre les lignes les ambitions de HP pour le WebOS et les technologies brevetées de la firme :

Team,

Over the past two years, we have made remarkable progress transforming Palm. We returned to our innovative roots and delivered some of the best mobile experiences on the market. Today, we are taking a huge step forward in accelerating that strategy with the announcement of a merger with HP.

I am very excited about the potential of this merger (and not only because I started my career there). HP recognizes the value in our platform, our IP and our people, and that is all a result of your hard work. In a very short period of time, we amassed a world-class team, brought webOS to market with widespread acclaim, launched four new devices, and launched in eight countries. In short, we have delivered on our original plan.

HP is a world-class company which brings the extensive resources necessary to scale the Palm webOS platform. Together, Palm and HP share a history of innovation and technology leadership, and I look forward to working with them to accelerate the development and adoption of Palm webOS.

There are many decisions to be made and questions to be answered in the coming months as we turn to completing a successful integration. During this process, we must remain laser focused on our priorities––increasing sell through and customer satisfaction, and continuing to work on our innovative product roadmap.

I’m sure you’d like to hear more about this announcement, and perhaps ask some questions, so please join me in the multi-purpose room at 5:00 p.m. today for an all hands meeting. For those of you not located in Sunnyvale, we will provide a dial-in number in the meeting invitation.

One last public service announcement––as you might expect, this development may generate considerable interest from the media and shareholder community. [...]

Thanks again for all your hard work, and go Palm and HP!!

jon

Article initialement publié sur ce blog.

Contactez l’auteur sur twitter : @damiendouani

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Interview : William Rejault, romancier sous influences sociales http://fr.readwriteweb.com/2010/03/03/entrevues/interview-william-rejault-romancier-sous-influences-sociales/ http://fr.readwriteweb.com/2010/03/03/entrevues/interview-william-rejault-romancier-sous-influences-sociales/#comments Wed, 03 Mar 2010 09:00:12 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=7612

Depuis environ un mois maintenant,un roman circule d’iPhone en iPhone, un roman inachevé. Sa particularité est de s’écrire au fil du temps, de l’inspiration des auteurs et – surtout – des suggestions de ses lecteurs.

Il y a eu un précédent avec le Roman d’Arnaud, écrit durant 40 jours et nuits avec la complicité d’une page facebook et ses membres. Ce qui est notable ici, c’est le parcours de l’auteur, et notamment le fait qu’il est déjà sévi auparavant dans des ouvrages plus « classiques » avant d’attaquer cette écriture « de commande » d’un nouveau genre.

Ecrivain 2.0, William Rejault ? Ca y ressemble de prime abord. Aux commandes de cette aventure, aux côtés de Laurent Lattore, il distille des chapitres avec parcimonie par paquets de trois, en ménageant le suspense par des coupes millimétrés aux allures de cliffhangers télévisés.

Le pitch est simple, et donne pourtant déjà l’eau à la bouche : en 2017, la France vit dans un semi-chaos, suite au décès de Nicolas Sarkozy et à la pénurie d’essence et d’électricité, contraignant les habitants à s’adapter, et se passer de certaines facilités.

William Rejault, initialement connu sous le pseudonyme de Ron l’infirmier, journaliste dans le Post et maintenant lefigaro.fr, et auteur de plusieurs ouvrages (“La chambre d’Albert Camus”, “Quel beau métier vous faites”“Maman est-ce que la chambre te plaît”) semble prendre goût au jeu. Car, de mon point de vue, c’est jouer à l’équilibriste que d’écrire sous l’oeil critique et exacerbé de ses lecteurs, attendant avec impatience les prochaines chapitres livrés en pâture à leurs crocs lettrés.

Mi- »livre dont vous êtes le héros » nouvelle génération, mi-livre participatif matiné d’un zeste de crowdsourcing, cette expérience littéraire a tout pour plaire. L’application (agréable, avec bruits de pages quand on feuillette) est disponible pour iPhone, le site internet et la page facebook sont ouverts aux critiques et suggestions pour faire avancer l’intrigue.

Mais comment se lance-t-on dans une telle aventure ? Comment s’y prépare-ton, et comment se vit-elle, quelle est le processus de prise en compte (ou non) des avis donnés ? Quid de l’iPad ? Jusqu’où aller dans l’écriture participative ? Quelles évolutions possibles pour aller encore plus loin dans la relation écrivain – lecteurs ?

Rencontre intimiste avec un auteur sous influences… de ses lecteurs.

Interview podcast de William Rejault par Damien Douani (19′)

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Les faces cachées des Créateurs de Possibles http://fr.readwriteweb.com/2010/01/12/analyse/les-faces-caches-des-crateurs-de-possibles/ http://fr.readwriteweb.com/2010/01/12/analyse/les-faces-caches-des-crateurs-de-possibles/#comments Tue, 12 Jan 2010 08:00:17 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=6858

Suite de notre petite virée dans les locaux de l’UMP aux côtés de Nathalie Kosciusko-Morizet, Benoist Apparu, Cédric Deniaud (le nouveau community manager officiel maison, un bon professionnel venu du web), Isobar, et une poignée de blogueurs chroniqueurs aux claviers assez acérés.

En complément de l’article de Fabrice sur le sujet, des questions de fond demeurent sur les ambitions de l’UMP concernant les Créateurs de Possibles (CdP). S’agit-il d’un outil participatif à la sauce Désirs d’Avenirs, ou d’un moyen de décrisper les caciques maison concernant Internet et son utilité ? On hésite.

Résumé du mode d’emploi

D’une interface très propre et sage (les raisons sont expliquées ici) afin de s’adresser au plus grand nombre, le principe est limpide : envie de dénoncer le fait que la salle de classe de votre petite dernière aurait besoin d’un coup de peinture ? Que les transports devraient être accessibles 24h sur 24 ? Que la mairie ferait mieux d’élaguer les arbres plutôt qu’interdire le stationnement ? Les CdP peuvent vous aider (dit comme ça on dirait une émission de M6, mais non).

Inscrivez-vous (petit soucis, il n’y a pas de certification d’identité de prévue pour le moment, pratique pour prendre la place du voisin ou de Nicolas S.), déposez votre « initiative » (attention, on parle bien d’initiative, pas de râlerie à la française), choisissez les moyens d’actions (faire une pétition, tracter le dimanche au marché, se réunir et gueuler, faire un sitting…), et c’est parti !

En fait, plus exactement l’enjeu est de réunir le plus de membres à votre initiative (un « vote avec les pieds » comme l’a souligné joliment NKM) afin que celle-ci prenne de l’ampleur, remonte dans le tableau des initiatives les plus populaires (comme sur Digg), et que des personnes fassent quelque chose. Qui ? On y vient.

Nec plus ultra : une application iPhone (encore buggée quand j’ai joué avec) clôture le tout, comme cela vous n’aurez plus d’excuse de ne pas participer ou proposer les initiatives qui vous passeraient par la tête dans le métro, ou le long du Canal St Martin et ses tentes Queshua.

Pas de liens avec l’UMP. Ou presque.

Initialement intégré au le nouveau site de l’UMP à venir, les CdP a vu soudainement sa liberté rendu pour une raison simple : la volonté de l’UMP de ne pas apparaitre comme étant l’éditeur de ce site, même si bien sur son titre fait irrésistiblement penser au slogan de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy « Ensemble tout est possible ». On appelle cela la cohérence de marque. De l’aveu de Benoist Apparu, les partis politiques étant naturellement porteurs d’a-prioris, il était nécessaire de faire vivre cette initiative en dehors du cercle UMP.

Cependant, ce vœu pieu de « neutralité » risque d’être de courte durée. Si les CdP n’ont pas d’animation éditoriale dédiée (on peut quand même se dire qu’il va falloir certainement initier la pompe à bonnes idées), le site du parti UMP sera au contraire une plateforme de contenus provoquant discussions et débats animée par la web-agency interne de 15 personnes. Et pour nourrir cela… les « scores » des initiatives les plus populaires seront l’outil idéal, venant s’afficher aux côtés d’articles idéologiquement connotés.

Au final, la droite se retrouve avec deux sites web sur les bras : le nouveau site de marque de l’UMP à venir qui mettra l’accent sur le débat, et une « communauté d’action citoyenne » qui veut regrouper les énergies autour de sujets de sociétés  (attention, on nous précise dans l’oreillette que ce ne sera pas un Meetic politique, on n’est pas là pour que les gens se rencontrent).

Entre-nous soit dit, je trouve le nom de ce site atroce au possible et j’ai un doute sur la mémorisation associée (de ou des possibles ?). Sans parler de l’accroche, assez niaiseuse : « Quand on veut on peut ». Bref, passons.

Modération minimale

Des propres aveux de Nathalie Kosciusko-Morizet et Benoist Apparu, très affables et prolixes (c’est un peu le bébé des deux adaptés numériques du gouvernement, et ils jouent gros sur son fonctionnement), l’UMP a pris des risques avec un tel site, à commencer par une modération à posteriori des sujets postés (avec un filtrage minimal par mots-clés, normal).

Il est vrai qu’à ce jour, rares sont les « marques » qui osent l’ouverture du débat social de manière franche et directe (la peur de la perte de contrôle est trop prégnante ), et il faut au moins reconnaître l’honnêteté de cette démarche. Je n’aurais pas voulu assister aux multiples réunions qui ont dû jalonner une telle prise de décision…

Mais pourquoi oser cela ? Les enjeux sont multiples et bien réels, et surtout peu visibles de prime-abord.

Mobiliser les français…

A l’opposé de Désirs d’Avenir qui s’appuyait sur des collectifs locaux en marge du PS collectant les sujets issus de groupes de discussions participatifs (une démarche structurée très « étatique » et canalisée), les CdP jouent sur la décentralisation et l’individualité des propositions. En clair, chacun y va de son idée, afin de rassembler au mieux autour de celle-ci en démarchant « in real life », en réseautant sur la Toile (via un widget intégrable dans les blogs, via Facebook…). L’objectif est de susciter l’action, dixit Benoist Apparu, en laissant chacun s’exprimer. Cela reste idéologiquement compatible avec la « marque » UMP.

Le problème de cette démarche non cadrée est bien connu de tous ceux (et dont je fais partie) qui ont un tant soit peu travaillé avec des outils d’innovation collaborative : ça part dans tous les sens, ça s’éparpille, et le « yakafokon » cotoie le problème de chasse d’eau des WC municipaux. Cela n’est pas inhérent spécifiquement aux CdP, mais à l’appréhension de chacun des grands problèmes de ce monde, créant éparpillement et émiettement.

Toute micro-communauté ne peut se suffire à elle-même, elle nécessite d’être guidée, orientée, pour l’aider à avancer. De fait, je pense que l’expérience des CdP de laisser chaque initiative vivre sa vie va nécessairement, à un moment, nécessiter l’intervention d’un « impulseur » virtuel pour rapprocher certains sujets. Attendons de voir. Car l’objectif n’est pas de produire le plus d’initiatives, il est plutôt de transformer l’essai auprès des fédérations locales.

…et réformer l’UMP

En fait, tout l’enjeu des CdP est de d’insufler un coup de jeune à l’UMP en la désencarcérant des réflexes de ses élus et électeurs. A mon sens, on est vraiment dans un projet « managerial » de reconstruction des relations « maisons mère rue de la Boétie » et acteurs de terrain. Avec les risques de fracture que cela comporte s’il n’y a pas conviction jusqu’au bout.

Prenons un peu de distance : une initiative récolte des milliers de signatures en ligne. Le premier objectif des CdP étant de susciter l’action locale, ce sont les militant du coin qui vont s’y coller (et bien sur les plus jeunes qui ont l’oeil rivé sur le Net). Mobiliser les militants locaux : il y a un soupçon de « My Barrack Obama » là dedans… En fait, l’UMP va transformer certains militant en community managers du réel.

Que faire si cette initiative récolte un beau succès, est de bon sens, et s’oppose à une décision prise, par exemple, par un maire UMP ? Qui va gagner ? Comment va se dérouler la concertation entre UMP canal élu démocratique et UMP canal vox populi ?

A ce petit jeu, l’objectif est de pousser toute la base et surtout les élus, certainement les plus déconnectés des réseaux, à s’intéresser à ce qui se raconte en dehors des cercles habituels et du marché de la rue du Général Leclerc, et de moderniser par ce biais les appareils politiques plutôt vieillissants (notamment par le biais de la formation) et revalorisant le rôle de militant. Xavier Bertrand va-t-il oser ce pari, ou donner raison aux mandarins ?

« Monitorer » les sujets de société

Certes, cet anglicisme n’est pas des plus heureux, mais il permet de faire passer plusieurs nuances : contrôler, surveiller, regarder, piloter… Les CdP en régime de croisière, c’est un outil de prise de tension de la population comme jamais. L’endroit où vont se cristalliser les débats (surtout ceux où le gouvernement sera impliqué). Le supplément idéal aux sondages de l’Elysée à la mode crowdsourcing. Une manière facile et maligne de « sentir » les préocupations pour nourrir les discours de Xavier et faire réagir les élus locaux (cf le point précédent), et pourquoi pas les évaluer ensuite en fonction de leur capacité à prendre en compte les préoccupations exprimées sur le site.

D’ailleurs, dans l’hypothétique « back-office » des CdP, des outils statistiques sommeillent… nous confie le représentant d’Isobar. Les sujets qui montent en flèche, ceux qui tiennent le haut du pavé, les signaux faibles… Tout est extrapolable de la base de données, et sera certainement poussé aux animateurs de la plateforme, comme un Google Analytics.

Mais cela peut avoir des biais lorsque ces sujets touchent à l’Internet lui-même, support de « vie » des CdP. Imaginez si les CdP avaient existé de l’époque de la bataille Hadopi ce que cela aurait pu donner… y compris dans le propre camp de la droite ! De plus,  comme il n’est pas possible de voter « contre » une initiative, il faut en créer une autre qui soit à l’opposé de la première. De bien belles batailles sémantiques à venir… et peut-être un « ranking » (classement) des initiateurs pour identifier les activistes de chaque camp.

La fragile frontière entre débat, doléances et action

Ce site met à l’épreuve une vraie question : est-ce que, culturellement, les français « lambda » seront capables d’aller vers l’action, et ne pas se complaire dans la procratisnation et le débat de comptoir tel que nous l’affectionnons ? Les CdP pose la question de la fragile frontière entre débat, nécessaire comme tout préalable à l’action, les doléances, et l’action réalisatrice.

Les moyens évoqués dans les lignes ci-avant devraient permettre d’éviter certaines dérives, mais les français sont ce qu’ils sont… et si les CdP veulent éviter devenir un livre d’or fourre-tout, il va falloir montrer des résultats. Du concret. Mais vouloir extraire le débat de la plateforme pour la focaliser sur le « faire » ne me parait pas adéquat, et relève d’une vision trop orienté, voire idéologique.

Un embryon de class-action politique ?

Pour cela, il faut que les gouvernants se doivent de répondre et d’agir… Ce n’est pas le cas. Aucune obligation. De fait, en quoi ce lobbying citoyen pourrait-il servir, sauf à donner du boulot aux antennes locales de l’UMP ? Sans compter la déception de ne pas voir aboutir ses idées (attention de ne pas dire aux porteurs d’initiatives que c’est leur faute, sauf à générer de la frustration et augmenter les dépenses d’anxyiolitiques).

Bien mené, si finalement le « peuple » (numérique) répond et se prend en main, cela pourrait donner une occasion très interessante de légitimer le principe de la class-action sur des sujets de société, et de pousser pour un réel engagement du politique à répondre et prendre en compte. Une boite de Pandore d’ouverte ?

Qui sera le prochain ?

Après Les Démocrates qui avait ouvert la marche de l’après Désirs d’Avenir, l’UMP se positionne comme le parti politique transparent, ouvert, proche des préoccupations et dans une logique très « do it yourself ». Pourquoi pas ? La réalité est que les parties politiques sont faibles sur la Toile : 125000 visiteurs uniques (UU) par mois pour l’UMP, 150000 UU pour le PS, 100000 pour le MoDem…

Excepté la CDU, personne n’a réussi à créer une nouvelle forme de militantisme en ligne qui prenne pied dans le siècle nouveau. Les CdP tentent à leur tour ce pari. Attendons de voir si la démocratie en ligne doit passer par des organisations politiques classiques (même si je doute de cela), ou si tout n’est question que de maturité des citoyens-internautes sans l’aide de quiconque autre.

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LeWeb 09 : l’agenda complet des manifestations http://fr.readwriteweb.com/2009/12/04/agenda/leweb-09-lagenda-complet-des-manifestations-off-et-officielles/ http://fr.readwriteweb.com/2009/12/04/agenda/leweb-09-lagenda-complet-des-manifestations-off-et-officielles/#comments Fri, 04 Dec 2009 08:00:22 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=6537

Il est très difficile, pour des raisons assez inexplicables (est ce parce que le thème est le « Temps Réel » ?), de trouver un agenda centralisé et à jour des manifestations autour de la conférence LeWeb 09 qui aura lieu les 9 et 10 décembre à Paris.

De très nombreuses initiatives, croisées avec des venues comme celles des Travelling Geeks ou du Social Media Club, font de LeWeb un grand moment festif des nouvelles technologies… Mais où aller, quoi y faire, qui sera présent ?

Les évènements off

Voici un agenda des manifestations en rapport avec LeWeb 09 dans leur ordre chronologique (merci de mentionner en commentaires les éventuels oublis) :

Lundi 7 décembre

Mardi 8 décembre :

Mercredi 9 décembre :

  • 19h30 – 22h : cocktail LeWeb 09 à l’Hôtel de Ville de Paris pour soutenir « dotParis ». Présentation du badge LeWeb obligatoire (sur invitation).
  • 22h : soirée Goom Radio au VIP Room.

Jeudi 10 décembre :

Le programme officiel

Enfin, le programme complet des deux jours de conférences se trouve ici.

Si vous désirez suivre les interventions sur scènes, les « à-côté », les coulisses et des interviews, deux moyens :

Cliquer ici pour voir la vidéo.

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http://fr.readwriteweb.com/2009/12/04/agenda/leweb-09-lagenda-complet-des-manifestations-off-et-officielles/feed/ 6
Remise des prix des chroniques de la rentrée littéraire le mardi 10 novembre http://fr.readwriteweb.com/2009/11/09/agenda/remise-des-prix-des-chroniques-de-rentre-littraire-mardi-10-novembre/ http://fr.readwriteweb.com/2009/11/09/agenda/remise-des-prix-des-chroniques-de-rentre-littraire-mardi-10-novembre/#comments Mon, 09 Nov 2009 20:02:38 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=6298

Littérature et web savent faire bon ménage : pour preuve, la remise des prix des chroniques de la rentrée littéraire le mardi 10 novembre à la Cantine à partir de 19 heures. Les Chroniques, ce sont 200 blogueurs qui ont englouti et critiqué des centaines de romans durant plusieurs semaines.

La soirée et la remise des prix seront animées par Emery Doligé et David Abiker.

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http://fr.readwriteweb.com/2009/11/09/agenda/remise-des-prix-des-chroniques-de-rentre-littraire-mardi-10-novembre/feed/ 4
VideoCamp 3, le barcamp de l’image ce samedi 10 octobre http://fr.readwriteweb.com/2009/10/09/agenda/videocamp-3-le-barcamp-de-limage-ce-samedi-10-octobre-2/ http://fr.readwriteweb.com/2009/10/09/agenda/videocamp-3-le-barcamp-de-limage-ce-samedi-10-octobre-2/#comments Fri, 09 Oct 2009 14:23:54 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/2009/10/09/agenda/videocamp-3-le-barcamp-de-limage-ce-samedi-10-octobre-2/
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Philippe Jeudy, Henri Kaufman et Pierre-Philippe Cormeraie vous invitent au VideoCamp, troisième du nom, ce samedi 10 octobre de 11h30 (accueil) à 18h30.

  • Le lieu : dans les locaux de l »Agence TBWA Paris 162 rue de Billancourt à Boulogne-Billancourt (métro Billancourt).
  • Les Sponsors : Gemalto (leader sur la sécurité Internet), Oxatis (créateur de sites marchands et animation du e-commerce), Altaïde (recrutement dans les professions technologiques et internet), Les Vidéos du Succès et Hip ip ip.
  • Le matériel : si possible, venez avec votre Smartphone (iPhone, BlackBerry ou autre), votre ordinateur portable et éventuellement votre caméra vidéo
  • Téléchargez sur votre Smartphone l’application Flashcode (c’est gratuit). Une surprise vous attend.
  • PPC et HK tourneront une Vidéo improvisée sur le thème que vous aurez choisi.
  • Pour s’inscrire : allez sur le groupe Facebook VidéoCamp.

A vous de proposer un sujet qui sera débattu en sessions d’une heure :

Quelques exemples :

  • La video, le Web3 ?
  • Comment consomme-t-on la video sur Internet ?
  • Les nouveaux usages ?
  • La video-conversation, c’est vraiment trop tot ?
  • Video et monetisation ?
  • La video sur mobile…
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http://fr.readwriteweb.com/2009/10/09/agenda/videocamp-3-le-barcamp-de-limage-ce-samedi-10-octobre-2/feed/ 2
Ignite spécial Geeks on a Plane le 29 septembre http://fr.readwriteweb.com/2009/09/28/agenda/ignite-exceptionnelle-avec-les-geeks-plane-29-septembre/ http://fr.readwriteweb.com/2009/09/28/agenda/ignite-exceptionnelle-avec-les-geeks-plane-29-septembre/#comments Mon, 28 Sep 2009 10:53:50 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=5469

C’est un Ignite exceptionnel que vous organisent Philippe Jeudy et Damien Douani (disclaimer : auteur de ReadWriteWeb) le mardi 29 septembre au Hard Rock Café à Paris de 19h à 20h30.

Réservez votre soirée ici (entrée gratuite) !

Vous connaissez Ignite? C’est le principe d’une bonne soirée entre Geeks, experts ou amateurs de numérique, imaginée par l’équipe O’Reilly.

C’est quoi en fait ? Il s’agit de présenter un sujet qui vous tient à cœur (mais pas trop), sur lequel vous êtes expert, en 5 minutes, 20 slides, 15 seconde par slide (c’est chronométré oui oui)…

Quel sujet ? Tout simplement un sujet qui va intéresser les Geeks présents dans l’assemblée… On peut parler de technologie, de jeu, de science fiction, de sociologie… L’important étant de se faire plaisir !

A cette occasion, Ignite recevra les Geeks on a Plane, la crème des blogueurs et entrepreneurs US qui font le tour de l’Europe pour découvrir : Braddy Forrest (O’Reilly Media), Mike Butcher (Techcrunch), Cat Lee (Facebook) entre-autres seront là !

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http://fr.readwriteweb.com/2009/09/28/agenda/ignite-exceptionnelle-avec-les-geeks-plane-29-septembre/feed/ 2
Paris 2.0, 4 jours de conférences sur le 2.0 http://fr.readwriteweb.com/2009/09/17/agenda/paris-20-4-jours-de-confrences-trs-tendances/ http://fr.readwriteweb.com/2009/09/17/agenda/paris-20-4-jours-de-confrences-trs-tendances/#comments Thu, 17 Sep 2009 08:14:33 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=5461

Du 22 au 25 septembre la conférence Paris 2.0 organisée par Pourquoi tu Cours ? et six autres agences (think out, bluenove, entrecom, sixtizen, webescapeagents, les ateliers corporate) traiteront des tendances 2.0 2010.

Le programme est composé de très nombreuses tables rondes et d’intervenants de tous bords débattront du 2.0 et de comment les nouveaux médias transforment nos façons d’interagir on line et off line (disclaimer : Fabrice Epelboin et Damien Douani interviendront lors de deux tables rondes, mais RWW n’est en rien partenaire de l’évènement).

Au programme : nouveaux usages 2.0, créativité digitales, les médias comme lieux d’intéractions, le community planning,  l’identité 2.0, l’entreprise 2.0 et le strategic brand content.

A cette occasion, l’organisation offre un Pass 4 jours à 5 blogueurs pour couvrir l’évènement. Ecrivez à thibaut.devraux [AT] gmail.com si vous êtes intéressés.

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http://fr.readwriteweb.com/2009/09/17/agenda/paris-20-4-jours-de-confrences-trs-tendances/feed/ 11
[MàJ] Clin d’oeil : la Route du Rock inspirée par The Pirate Bay http://fr.readwriteweb.com/2009/08/17/divers/clin-doeil-route-du-rock-inspire-par-pirate-bay/ http://fr.readwriteweb.com/2009/08/17/divers/clin-doeil-route-du-rock-inspire-par-pirate-bay/#comments Mon, 17 Aug 2009 13:00:10 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=4793

Coïncidence ? Peu probable. Inspiration involontaire ? La question peut déjà plus se poser. Quand le site le plus connu de la planète pirates sert de modèle à un grand festival de musique indépendante, voilà ce que cela donne…

Vous avouerez la ressemblance frappante…

La question est : est-elle fortuite ? Les organisateurs du festival ont-ils sciemment fait ce clin d’oeil pour promouvoir ou soutenir les démarches alternatives de diffusion de la musique ? Ou bien cela leur est complètement passé à côté, seul le graphiste ayant volontairement fait le lien ?

C’est, dans tous les cas, la première fois que l’emblème pirate sert à un festival de musique tout ce qu’il y a d’officiel.

[EDIT] Un lecteur vient de m’informer que le logo de TPB est en fait un détournement de celui utilisé dans les années 80 en Grande-Bretagne pour lutter contre le « piratage » des musiques sur cassette audio (http://en.wikipedia.org/wiki/Home_Taping_Is_Killing_Music).

routedurock

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La Recommandation, valeur symbolique ou valeur économique ? Débat le 9 juillet à 19h00 à La Cantine http://fr.readwriteweb.com/2009/07/08/analyse/recommandation-valeur-symbolique-ou-valeur-conomique-dbat-9-juillet-19h00-cantine/ http://fr.readwriteweb.com/2009/07/08/analyse/recommandation-valeur-symbolique-ou-valeur-conomique-dbat-9-juillet-19h00-cantine/#comments Wed, 08 Jul 2009 12:10:59 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=4153

« Recommander » est le nouveau buzzword à la mode depuis l’avènement de Facebook, Last.fm ou Twitter, mais le mécanisme était présent bien avant ces deux sites. Le Social Media Club, chapitre français, organise le 9 juillet à 19h un débat à la Cantine sur ce sujet. Passage en revue des sujets qui y seront traités.

Passant de la taxonomie à la folksonomy, le web 2.0 a créé de nouvelles pratiques : le social bookmarking, le crowd sourcing par exemple, que des sites tels Amazon, Pandora ou Del.icio.us ont exploités. La mémétique appliquée aux consommateurs a fait de la recommandation une valeur essentielle du web 2.0. Système de filtrage de l’information visant à toucher l’utilisateur susceptible du maximum d’attention au produit, la recommandation est un marché avant tout. Un tiers du chiffre d’affaire d’Amazon, leader de cette technique est obtenu grâce à leur algorithme de recommandation et nous connaissons tous le succès du PageRank de Google.
Qu’elle soit personnalisée, sociale, par item, ou un mélange des trois précédents, la recommandation est centrale dans une économie de l’attention du net. Elle modifie les usages en s’intéressant aux comportements. Elle est débitrice de cette « ombre du futur » que sont la navigation et la géolocalisation de l’user. Elle est une valeur symbolique sur laquelle le web 2.0 s’est construit.
Mais si Netflix a lancé un concours avec un million de dollars à la clef pour améliorer leur moteur de recommandation de 10%, c’est surtout parce que la recommandation peut avoir des effets étonnants sur les marchés, particulièrement ceux des biens culturels. On constate au niveau individuel une augmentation de la diversité des ventes. Mais au niveau global, seules des tendances se dégagent.
Alors, la recommandation, valeur symbolique ou valeur économique ? Quelle recommandation pour quel produit ? Comment optimiser la diffusion d’un produit par l’utilisation de la valeur de recommandation ? N’est elle qu’un fixateur de l’économie d’attention ? Quel business model pour quelle forme de recommandation ?
Pour en discuter, nous avons réuni un plateau d’experts intervenants :
- Thomas de Bailliencourt, ingénieur, Orange
- Nicolas Vieuxloup, directeur marketing Viadeo
- Kevin Mellet, chercheur, Orange

Pour vous inscrire à notre conférence organisée en partenariat avec Silicon Sentier, Orange et Stratégies, cliquez ici.

En cas de problème avec l’inscription, veuillez contacter : a.majorel [AT] gmail.com

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[Màj] Les netbooks ont-ils de l’avenir ? http://fr.readwriteweb.com/2009/07/07/analyse/les-netbooks-ontils-de-lavenir/ http://fr.readwriteweb.com/2009/07/07/analyse/les-netbooks-ontils-de-lavenir/#comments Tue, 07 Jul 2009 13:30:46 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=4305

Un netbook, vous voyez à quoi ça ressemble ? Les avis divergent, certains leur promettant un avenir pareil à celui des barebones (en gros, c’est une mode qui va passer), et d’autres au contraire leur imaginant un avenir radieux (avec des ventes explosant à 8 millions d’unités en 2009 et 50 millions en 2012 d’après Gartner). La vérité se trouve plutôt dans l’émergence d’un nouveau segment de marché, qui ne va cesser de se renouveler avec de nouvelles machines répondant à trois impératifs : mobilité, connectivité et simplicité.

Pourquoi ça va continuer de cartonner ?

Les industriels vont investir en force ce segment car c’est le seul relais de croissance d’un marché des PC en baisse inexorable : -12% en volume cette année en prévision, et une baisse en valeur due à la basse des prix, ayant pour conséquence une baisse des marges. En cause : la virtualisation des serveurs (qui fait que les entreprises investissent moins), la réduction du pouvoir d’achat, le report sur des machines plus spécialisées (consoles)… Bref, va y avoir des morts.

Or le segment des netbooks sont en passe de prendre 10% de parts de marché. Dans un premier temps injustement dénigrés, tels une Logan de l’informatique, ils deviennent aujourd’hui le must des ventes dans un secteur en mal de croissance. Pourquoi un tel engouement pour ces micro-ordinateurs portables ? Le prix plancher (autour de 400 euros), l’usage nomade démocratisé (wifi, clé USB 3G…), la puissance tout ce qu’il y a de convenable, l’autonomie (entre 2h30 et 5h), l’encombrement (plus petit qu’une feuille A4) et le poids (entre 0,9 et 1,2kg). Et je vous le fais en blanc, noir ou rose pour le même prix. L’outil nomade par excellence, polyvalent, pratique, pour taper un texte, retoucher une photo ou regarder un film.

De plus, le faible prix d’entrée en fait un outil idéal pour un premier équipement, voire un deuxième ou troisième ordinateur pour ceux déjà équipés. Clientèle privilégiée : le grand public à 70%, qui va rechercher encore plus la simplicité et le design, d’où l’apparition d’écrans tactiles qui vont certainement se démocratiser à partir de 2010.

L’échec (provisoire ?) de Linux

Côté praticité, on pourrait regretter que Linux n’est pas réussi à s’imposer alors qu’il y avait une carte à jouer face à Windows. Les fabriquants tels Asus ont bien essayés de développer une version spécifique pour leurs machines, mais en vain : les utilisateurs veulent du Windows. Ou plutôt, Microsoft a su faire face en maintenant son XP en vie, et les fabricants se sont mis à proposer Windows afin de ne pas entacher leurs machines d’une image d’ordinateurs destinés aux geeks.

Car c’est là que le bas blesse : utiliser Windows sur ces machines n’a pas de sens. La solution serait un Linux avec un « vrai»  caractère (en termes d’interface, de design, d’ergonomie) tirant pleinement partie de ces petites machines comme l’allumage instantané, ou bien l’atténuation de la frontière entre les informations stockées dans l’ordinateur et celles disponibles en ligne.

Quelques versions commencent à sortir du lot, mais tant qu’il ne sera pas facile d’installer des applications sans faire appel à une ligne de commande et une instruction <sudo>, cela sera peine perdue. En ce sens, Jolicloud et Moblin semblent aller dans cette direction, apportant une interface très différente des interfaces Windows et simplifiant les usages en proposant des « packages » de logiciels. [EDIT] Sans compter l’arrivée du Google Chrome OS, dont on n’a rien vu pour le moment si ce n’est qu’il sera connecté et permettra d’intégrer au mieux les Google Apps. Afin de mieux se rendre compte de ce qu’est l’adoption de Linux par un pur béotien, je vous conseille la lecture de ce « journal d’un novice », désormais disponible en PDF, qui narre au quotidien la découverte d’Ubuntu par un utilisateur lambda.

Quant à l’installation de versions spécifiques de Mac OS pour faire de ces machines des MacBook nano « hackintosh» , elle reste marginale mais se fait de plus en plus : on voit apparaître une sorte de « complicité»  entre les fabricants (notamment MSI) et les hackers afin de rendre de plus en plus facile l’installation via du hardware compatible. Apple semble laisser faire pour le moment, certainement partagé entre la curiosité de voir si cela prend, s’il y a un potentiel pour son OS en dehors de ses machines, et l’envie de protéger son originalité.

Un positionnement délicat

Les netbooks et les bas de gamme des notebooks se rapprochant en termes de prix (pour des fonctionnalités bien différentes en revanche), une cannibalisation serait possible en 2010. D’où la nécessité d’étendre au maximum le champ de ces petites machines, en les liant notamment à des abonnements 3G, ou bien en le vendant dans des canaux autres que les magasins spécialisés.

Sans oublier Apple, qui risque à nouveau de révolutionner le segment en proposant une machine proche de l’iPhone dans sa simplicité, tactile, et d’un format de type tablette (10 pouces).

Autre axe : l’hybridation de segments par l’apparition de Smartbooks (comme le Tabbee par exemple), les Netbooks transformables en TouchTablet (Always Innovative), voire… les SmartDevices comme le eeeKeyboard d’Asus, sorte de clavier intégrant un Netbook grand comme un iPhone !

Une démocratisation de l’informatique

C’est le véritable apport de ces netbooks : rendre l’informatique accessible, par le prix, la simplicité et la robustesse. Pour preuve cette publicité d’Asus, très « petite maison dans la prairie»  (personnellement, je déteste, cela me fait penser à des pubs asiatiques réalisés pour le marché américain, tous les poncifs y sont), mais qui souligne plus les usages possibles que la technologie employée : il n’est fait aucune mention de la taille de la RAM ou du disque dur, et encore moins de logo Intel inside à la fin.

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http://fr.readwriteweb.com/2009/07/07/analyse/les-netbooks-ontils-de-lavenir/feed/ 21
ROI, ciblage comportemental, rôle éditorial de la marque, placement produit : des éclairages sur le futur de la publicité on-line http://fr.readwriteweb.com/2009/06/30/analyse/roi-ciblage-comportemental-rle-ditorial-de-marque-placement-produit-des-clairages-sur-futur-de-publicit-online/ http://fr.readwriteweb.com/2009/06/30/analyse/roi-ciblage-comportemental-rle-ditorial-de-marque-placement-produit-des-clairages-sur-futur-de-publicit-online/#comments Tue, 30 Jun 2009 06:30:02 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=4242

Le Social Media Club chapitre français, piloté par Pierre-Yves Platini avec l’aide d’Abeline Majorel, a recemment traité le sujet du futur de la publicité on-line. Quels sont les nouveaux formats auxquels nous pouvons nous attendre ? Les révolutions repoussées ou avortées ? De quoi sera fait notre environnement numérique et commercial demain ? Trois réponses, trois tendances, trois angles de vues différents et complémentaires : la performance et le ROI, le ciblage comportemental, et le rôle éditorial de la marque (via notamment le placement produit).

La performance et le ROI, par Ludovic Manigot

Pour Ludovic Manigot, la question cruciale reste de pouvoir mesurer l’impact de la publicité on-line, et les interactions avec les internautes. La tendance est que les marques vont reprendre la parole, vont avoir un discours moins « primaire » pour privilégier un dialogue plus approfondi et dans la durée avec ses clients. Mais toujours dans une volonté de performance, qui risque paradoxalement d’appauvrir la créativité et la présence de la marque.

Le ciblage comportemental, par Aude Delobelle

Tendre vers la « publicité intelligente » pour comprendre qui interagit avec quoi, et extrapoler les « profils de consommations » : c’est le principe du re-targeting. Les anglo-saxons sont assez agressifs sur cette technologie qui permet de privilégier un ciblage précis et une exposition de marque satisfaisante. Aude Delobelle nous explique les composants de cette nouvelle forme de publicité.

Le placement produit, nouvel eldorado des marques ? par Damien Douani

Pour regagner de l’attention, les marques vont devoir se réapproprier un nouveau discours, en le scénarisant, en travaillant une logique éditoriale autour de ses valeurs et son identité. Cela passera par non plus le fait d’imposer son produit, mais faire en sorte que celui-ci soit préféré des internautes et volontairement mis en avant par ceux-ci, comme dans le service expérimental Katoa. Autre opportunité : d’ici à fin 2009, le placement produit sera autorisé en France. Si les modalités rentent encore obscures et entre les mains du CSA, c’est une tendance forte qui peut jouer un rôle déterminant dans le financement des œuvres audio-visuelles plurimedias à venir. La marque pourra alors se placer dans une nouvelle logique éditoriale, proche de l’inconscient narratif.

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http://fr.readwriteweb.com/2009/06/30/analyse/roi-ciblage-comportemental-rle-ditorial-de-marque-placement-produit-des-clairages-sur-futur-de-publicit-online/feed/ 1
Michaël Jackson, révélateur d’une nouvelle hiérarchisation de l’information http://fr.readwriteweb.com/2009/06/26/analyse/michal-jackson-rvlateur-dune-nouvelle-hirarchisation-de-linformation/ http://fr.readwriteweb.com/2009/06/26/analyse/michal-jackson-rvlateur-dune-nouvelle-hirarchisation-de-linformation/#comments Fri, 26 Jun 2009 20:16:40 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=4162

Note : article témoignage d’une folle nuit où j’ai décidé de rester éveillé pour suivre le phénomène. Ecrit à partir de 2h du matin, publié plus tard à « froid ». Cette nuit a été, avec la disparition de Michaël Jackson, un moment important pour saisir une émotion collective et mondiale : l’Iran ou la grippe A sont en effet des sujets (malheureusement) moins enclins à provoquer une prise de conscience collective. Je me suis questionné sur l’enchainement des actions qui ont fait que j’ai pu me tenir informé du décès du Roi (autoproclamé) de la Pop, et sur la déferlante qui va arriver dans les heures qui suivent. Analyse et prospective.

[EDIT] Précisions concernant le comment de cet article : j’ai essayé de relater le cheminement, vécu d’un point de vue purement subjectif, que j’ai suivi afin de me tenir informé de cet évènement. Comme mentionné plus haut, il y a plus important que la mort de cet artiste en termes d’équilibres géopolitiques ou de liberté des Droits de l’Homme. Mais c’est typiquement le type d’électrochoc émotionnel qui permet de voir comment les courants informationnels se diffusent désormais, notamment quand les « médias classiques » sont pris au dépourvu car dans une temporalité (il était tard en France) qui n’est pas propice à réagir promoptement. Autre point relevé : l’exploitation par des médias de stock (YouTube par exemple) de l’information pour pousser ses propres contenus et entretenir la « commémoration affective » qui se crée en ligne. Cet article est un témoignage sur le vif, celui d’un « lambda » qui essaye de comprendre ce qui se passe avec les outils dont il dispose, qui a valeur de réflexion sur la nouvelle donne de l’information vécue et faite par ses propres consommateurs.

Tout d’abord, la source de l’information. Ce n’est pas la télévision, ni la radio (et je ne parle même pas de la presse). Il faut le reconnaitre, je l’ai appris en quasi temps réel. Je ne suis pas un fan de cette notion de temps réel qui commence à être « tendance » sur le Net, mais je dois reconnaitre ce fait : j’ai connu l’info quasiment en même temps que tout le monde.

[EDIT] Mon exemple personnel : j’ai appris l’information par twitter et… mon iPhone. Réveillé dans la nuit (2h du matin) par un orage très violent sur Paris, j’allume machinalement mon mobile pour regarder l’heure. Et je me connecte en ligne n’arrivant plus à me rendormir. Je me connecte à twitter histoire de tuer le temps : là je découvre tout autre chose.

Propagation initiale : le bouche à oreille numérique

Je dis quasiment en temps réel ccar il était minuit chez nous en France quand on a commencé à en parler, et 1h30 quand l’info a été validée. Comment s’est propagé l’information ? Par bouche à oreille. Par quels canaux ? Les réseaux sociaux, notamment facebook et twitter.

Prenons ce dernier : à 2h du matin heure française, de très très nombreux hashtags sont déjà apparus : #michaeljackson #billy jean #moonwalk #Rip MJ pour n’en citer que quelque-uns. Le pic d’activité sur twitter est énorme, les mots-clés tapés sont michael, jackson, tmz (le media par qui l’info est arrivée), music…

Les twitternautes se parlent, sont stupéfaits, abasourdis, se re-twittent, se prennent virtuellement dans les bras.

Grâce à ce fil d’info personnel, je remonte rapidement les épisodes que j’ai raté. J’interroge des personnes comme si je le faisais dans la rue après un évènement : certains me répondent, d’autres non, encore surpris de ce qui se passe. Je suis étonné qu’il y ait autant de monde à une telle heure de la nuit.

Dans la foulée, Farah Fawcett état morte quelques heures auparavant, une stupide rumeur fait son apparition : Jeff Godblum serait aussi décédé sur un tournage en Nouvelle Zélande. L’info sera relayée aussi vite sur twitter, et démentie dans la foulée : on assistera ainsi à une sorte d’auto-régulation de la rumeur entre membres de twitter.

Au passage je constate que des membres éminents que je follow et que je connais personnellement font suivre l’information sans se poser la question un instant de sa crédibilité, puis corrigerons d’eux-même. Puissance et danger du bouche à oreille numérique..

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Emotion partagée et différenciée selon les canaux

Une fois devant mon ordinateur, je ne sais pas par où commencer. Aller sur les sites d’infos ? Taper dans Google? Je décide de continuer dans la veine communautaire avec facebook et de faire confiance à mes pairs, dans une pure logique de recommendation.

Côté facebook donc, il faut dissocier les statuts synchronisés avec twitter et ceux écrits pour la circonstance, leur tonalité étant différente : alors que twitter véhicule du brut, de l’émotion spontanée, de l’information, du « breaking news », facebook s’installe dans le partage, le souvenir, la mémoire, et l’émotion liée à des souvenirs avec des liens vers des musiques et des vidéos. L’ambiance est ouatée, on commente peu. Mais aussi très irrévérencencieuse.

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Côté médias « classiques », ça reste encore pauvre

Tandis que les médias américains, réveillés, traitent l’information, en France seul BFM TV traite rapidement le sujet sous l’angle « ne zappez pas » et annonce du nouveau à 6h du matin (le temps de rameuter la rédaction). Je vérifie le dernier journal de France 24 et LCI, rien (sur le moment tout au moins) ou juste des reprises de TMZ et des commentaires de ce qui se passe sur place, sans compter les commentaires des réactions en provenance d’internet. Les autres chaines rediffusent des programmes sans lien avec cette info. De fait, certains blogs et tweets renvoient vers les journaux américains accessibles en streaming en live. [EDIT] Côté radios, j’écoute brièvement en ligne et n’apprend rien de plus, les radios infos sont sur le coup avec le peu d’infos qu’elles ont.

4h du matin : ça commence à frisonner de partout, comme en témoigne les Unes de YouTube et Dailymotion. Interessant de voir que les « vidéos vues en direct »sur YouTube ne sont pas celles concernant le chanteur. En revanche, il y a mise en avant éditoriale de certains de ses clips. Les sites de vidéos s’attendent à voir déferler de nombreux fans ayant envie de se replonger dans les clips de leur idole, ils anticipent donc la demande. Rien de tel côté sites musicaux (Deezer, Last.fm, Wormee). MySpace (USA et France) ne réagit pas non plus, alors qu’il pourrait y avoir à la fois mise en avant de pages de fans, ça sera peut-être pour plus tard.

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Les blogueurs plus réactifs que les journaux en ligne

Peu avant 5h du matin : côté blogueurs, ca écrit ça écrit depuis quasiment l’apparition de l’information comme en témoigne Wikio. Par contre, c’est calme plat dans la presse numérique en ligne, seul le site Glamour en parle depuis minuit (en bas à droite). [EDIT] Je n’ai pas le réflexe ni la curiosité d’aller sur les sites des journaux eux-mêmes, je vais à l’essentiel et au plus vite en me reposant sur des agrégateurs d’informations qui sont censés remonter l’information. Pourquoi ? Usage spontané qui prouve le besoin d’aller vite et d’avoir une vision globale, surtout à une heure si avancée de la nuit.

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5h du matin : ça y est, les premiers titres commencent à sortir dans Google Actu, [EDIT] leur horodatage permettant de voir qu’en fait ils sont publiés pour certains depuis la confirmation de la mort de l’artiste, mais ils n’avaient pas encore émergés dans le moteur d’égragation d’information. Il faut reconnaitre au moteur de Google d’être le plus efficace : il recense les premiers articles de la presse en ligne (sortis aux alentours de 4h-4h30) tandis que ses concurrents n’affichent rien… ou presque : seul le Monde.fr (et le Post, normal étant donné qu’il en est l’émanation) titre sur la mort de Jackson. Plus surprenant, les fils officiels de AP et Reuters ne recensent pas l’information.

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Et après ? La (classique) longue traine médiatique

A l’heure où j’écris ces lignes (très tôt dans la matinée), voici comment j’entrevois la diffusion de l’information (je rappelle que cet article a été écrit au milieu de la nuit), avec comme mode de traitement « emballement médiatique pour répondre à une émotion collective, ce qui ne va faire que l’entretenir » :

- reprise de l’information dans les premiers journaux radio et télé dès 6h du matin. L’information sera délayée toute la journée, le temps de monter des nécro qui n’étaient pas forcément prêtes (ils s’attendaient plus à la mort de Steve Jobs que celle de Michaël Jackson). A 20h, ce sera grand hommage avec force de clips et de papiers mettant en avant l’ambiguité du personnage.

- pour les journaux papiers qui n’ont pas bouclé avant minuit, titre sur le décès et article court (par manque de temps, ils y reviendront dans un article plus long le lendemain pour ceux qui sortent le week-end, pas de chance pour 20 Minutes ou Métro qui devront se rabattre sur le web).

- parallèlement à cela, tout le web se sera mis en branle pour fournir l’information qui va bien, sites de journaux en tête. Les blogueurs passeront vite à autre chose (sauf à se moquer de l’emballement médiatique), sauf les spécialisés (comme Muziko), et on ne verra ressurgir dans twitter que les news liées aux « élucidations » sur les circonstances de sa mort (à priori, liée à un médicament de traitement des douleurs chirurgicales appelé Demerol, on verra si j’ai raison). Facebook bruissera encore de sanglots sourds avec des statuts tristes et des vidéos souvenirs.

- augmentation des téléchargements des albums du chanteur, avec passage en boucle sur les radios de Thriller et Bad.

- longue traine avec des émissions spéciales tout le week-end (parfait pour capter de l’audience, surtout que celui-ci s’apprête à être pluvieux) qui vont à la fois célébrer le chanteur génial, et du reportage « exclusif » sur les zones d’ombres du personnage, à commencer sur les raisons de sa mort. Actu et variétés ont trouvé leur nouvelle Lady Di.

- numéros collectors de magazines musicaux avec posters et photos inédites.

- révélations exclusives sur sa mort et photos de son enterrement (exclusivité Paris Match).

Symptomatique d’une nouvelle donne ?

Analysons d’où est venue l’info et comment :

  • La source : un media américain (TMZ) accrédité par CNN, et diffusion immédiate du bouche à oreille numérique via twitter. Cela arrive en France quasi-immédiatement sous forme d’information qui demande confirmation.
  • Les diffuseurs : tous les canaux cités ci-dessus, avec un élements clé qui a démontré la facilité de diffusion et l’usage des canaux alternatifs : l’heure. En France, c’est minuit, personne sur le pont dans les médias classiques (qui d’ailleurs auront du mal à couvrir l’info dès le lendemain, notamment les journaux qui avaient bouclés leur maquette). Les médias sociaux vont donc jouer le rôle de substitution, avec dans le premier rôle de lecture et d’écriture les internautes eux-mêmes. Du pur « user generated content » qui va se prendre en main, et façonner lui-même l’info à la mesure de l’impact émotionnel provoqué. Car un chanteur planétaire qui meurt, c’est une occasion pour chacun de se raconter, et de partager un moment de sa vie avec les autres en ayant un sujet de discussion en commun.

C’est donc pour cela que je suis resté éveillé quasiment toute la nuit, car nous étions laissés pour compte au milieu de la nuit par les distributeurs d’infos traditionnels. Il fallait voir ce qu’il allait se passer, et dans quel ordre. Cette nuit fut la plus expérimentale et la plus passionnante de mes dernières années numériques.

La pluie a arrêté de tomber. Je retourne me coucher. Avec mon iPhone près de moi, on ne sait jamais.

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http://fr.readwriteweb.com/2009/06/26/analyse/michal-jackson-rvlateur-dune-nouvelle-hirarchisation-de-linformation/feed/ 63
Hadopi m’a tuer : une grande fête musicale et légale http://fr.readwriteweb.com/2009/06/15/agenda/hadopi-ma-tuer-une-grande-fte-musicale-lgale/ http://fr.readwriteweb.com/2009/06/15/agenda/hadopi-ma-tuer-une-grande-fte-musicale-lgale/#comments Mon, 15 Jun 2009 14:03:12 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=4088

Hadopi a été le cristaliseur d’une mésentente supposée entre monde de la musique (et plus largement les créateurs) et les tenants des évolutions digitales. Supposé uniquement, car le concert de ce soir 15 juin à l’International à Paris prouve le contraire. Revue de détails.

Tout est parti d’une envie : montrer que, contrairement à ce que de nombreux lobbies disaient, internet et musique pouvaient être vent debout contre Hadopi et pour la création.

Fortement médiatisée (Wired, Les Inrocks, Siné, VSD, le Moove) alors que tout (ou presque) s’est passé en ligne et par du bouche à oreille numérique, c’est un évènementqui aura lieu à l’International (site/map), 5-7 rue Moret à Paris (métro Parmentier ou Ménilmontant) ce soir, 15 juin 2009.

L’entrée est gratuite et la captation (prise d’image, de son, de video) ainsi que le partage en ligne sont chaudement recommandés !

Voici la liste des artistes et les horaires de programmation :

*19H30: la Kumpania Zelwer
http://www.zelwer.com

*20H00 what about penguins
http://www.myspace.com/whataboutpenguins

*20H30″Dovi special guest Jean Michel Kadjan
http://www.myspace.com/dovimusic

*21H00 “Flowers from the man who shot your cousin”
http://www.myspace.com/flowersfromthemanwhoshotyourcousin

*21H30 Ruppert pupkin
http://www.myspace.com/ruppertpupkin

*22H00 Orbor
http://www.myspace.com/orbor

*22H30 BO
www.myspace.com/bokomastadium

*23H30 ZERO
http://www.jamendo.com/fr/album/11649/*00H00 5amourai
http://www.myspace.com/5amourai

*12H30 Ithak
http://www.myspace.com/ithaque

12H30 Baco
http://www.myspace.com/hirizband

Les changements de plateaux seront animés pas le slameur, journaliste et blogueur Sylvain Soulkaye
http://souklaye.wordpress.com/

et

Reno Project
http://www.myspace.com/renoproject

Les débats commenceront dès 18h30 – 19h et se prolongeront en parallèle des concerts (la salle de l’International a deux étages /-)
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http://fr.readwriteweb.com/2009/06/15/agenda/hadopi-ma-tuer-une-grande-fte-musicale-lgale/feed/ 2
Hadopi : la décision du Conseil Constitutionnel expliquée… http://fr.readwriteweb.com/2009/06/11/analyse/hadopi-dcision-du-conseil-constitutionnel-explique/ http://fr.readwriteweb.com/2009/06/11/analyse/hadopi-dcision-du-conseil-constitutionnel-explique/#comments Wed, 10 Jun 2009 23:37:26 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=4015

… à la façon Mortal Kombat. Ça a le mérite d’être original et didactique, et surtout écrit par deux juristes dont un avocat en activité. Ils ont lu la décision du Conseil Constitutionnel, et l’on interprété à leur manière. Détendez vous, tout va bien se passer…

Analyse de la censure du conseil constitutionnel  en mode Mortal Kombat:

TEST YOUR MIGHT …FIGHT

Round 1 -  Information des parlementaires

oui les parlementaires ont eu assez d’information pour statuer sur la LCE.

Sachant que les débats et les informations fournis par le rapporteur de la loi (Riester) étaient plus que parcellaires voire erronés, nous avons des doutes sur ce considérant.
FAIL

Round 2 – Obligation de surveillance

2° L’obligation de surveillance de l’accès internet ne contrevient pas  à la constitution.

Bonne chance Madame Michu. (Considérant 7)
FAIL

Round 3 – répression au manquement à l’obligation de surveillance

3° La répression au manquement de surveillance de la ligne est déclarée inconstitutionnelle

L’accès à l’information et a la libre communication des pensées est un droit fondamental. En cela, l’accès à Internet devient un dérivé du droit fondamental d’expression. (Considérant 12)
WIN

4° sur les pouvoirs de l’HADOPI,

Le conseil constitutionnel reconnait à cette autorité administrative indépendante des droits de sanction dans le principe de la légalité des délits et des peines ainsi que les droits de la défense. (Considérant 14)

5° Le droit de sanction accordé à l’autorité administrative dans la loi est exorbitant Considérant 16)

En effet, il est rappelé que « législateur ne pouvait, quelles que soient les garanties encadrant le prononcé des sanctions, confier de tels pouvoirs à une autorité administrative dans le but de protéger les droits des titulaires du droit ».

La liberté d’expression ne peut être restreinte (et donc l’accès internet) pour préserver le droit de propriété intellectuelle. (Considérant 16)
WIN – FATALITY

6° Le législateur ne saurait instituer de présomption de culpabilité en matière répressive s’agissant en particulier d’un internaute qui n’aurait pas protégé son accès internet et dont l’IP serait visé sur un partage illégal de fichier. (Considérant 17)
WIN

7° Sur la présomption de culpabilité de l’internaute titulaire de la ligne et dont l’IP serait visé sur un partage illégal de fichier. Il ne peut y avoir de présomption de culpabilité et surtout de renversement de la charge de la preuve. Ce n’est pas à l’internaute de se disculper mais bien à l’ayant droit de démontrer que derrière  l’IP « partageuse » se cachait bien une personne visé par un acte de contrefaçon. (Considérant 18)
BIG WIN – FATALITY

Sont censuré : la matérialité de l’infraction et le manquement, les sanctions, la présomption de culpabilité

Round 4 – droit au respect de la vie privée

8° Il appartient au législateur de concilier respect de la vie privée et la protection du droit de propriété (intellectuelle NDR). Mais il n’est pas admis qu’un acteur privé puisse opérer un traitement automatisé de donnée nominative (IP vers titulaire de la ligne) (Considérant 26).
Ce traitement porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée (Considérant 27).
BIG WIN – FATALITY COMBO

9° L’Hadopi s’était faite retoquer sur son droit à sanction elle ne peut avoir qu’un rôle d’aiguilleur vers les juridictions compétentes. (Considérant 28).
WIN

10° retour de la CNIL qui doit tout vérifier
WIN

11° Pas de surveillance de la correspondance privée (adieu la scrutation de mail) (Considérant 30).
ULTRA WIN

Round 5 – renvoi à des décrets en Conseil d’Etat

12 °L’HADOPI n’est pas incompétente à labéliser les offres légales. (Considérant 35).

Round 6 – Article 10 – fonctionnement des infrastructures internet

13° Le caractère excessivement large et incertain de cette disposition pourrait conduire les personnes potentiellement visées par l’article 10 à restreindre à titre préventif, l’accès à internet. Et pourtant elle n’est pas inconstitutionnelle.
FAIL

FINISH IT

PEUPLE FRANÇAIS WIN

La LCE est quasiment vidé de sa substance mais semble laisser des ouvertures pour LOPPSI.

Merci à Stan  pour cet article.

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http://fr.readwriteweb.com/2009/06/11/analyse/hadopi-dcision-du-conseil-constitutionnel-explique/feed/ 3
Pour suivre les élections européennes, c’est en ligne qu’il faut être http://fr.readwriteweb.com/2009/06/07/divers/pour-suivre-les-lections-europennes-cest-en-ligne-quil-faut-tre/ http://fr.readwriteweb.com/2009/06/07/divers/pour-suivre-les-lections-europennes-cest-en-ligne-quil-faut-tre/#comments Sun, 07 Jun 2009 17:51:25 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=3975

Inutile de vous tourner vers les « médias classiques » pour connaitre les résultats en temps réel des européennes, ils vont juste vaguement évoquer le sujet histoire de. En revanche, si vous avez envie de vraiment savoir ce qui se dit, se passe, et échanger avec les autres citoyens, c’est en ligne qu’il faut aller. Suivez le guide.

Les chaines généralistes ont voté contre les européennes

Pour vous convaincre de l’intérêt des chaines généralistes mainstream pour ces élections, faisons un petit tour sur la grille des programmes de ce soir (je vous laisse chercher les programmes consacrés aux résultats, je n’ai pas pris en compte les 20 minutes de programmes d’avant les journaux de 20h étant donné qu’il ne serviront qu’à annoncer le taux d’abstention) :

resultats européennes

Certes, je ne vous ai pas mis les chaines d’informations (LCI, France 24, BFM TV…), c’est quand même leur travail de base !

Côté web, c’est là où tout se passe

Première grande initiative, l’association Dailymotion / Le Monde.fr / 20 Minutes. Les internautes pourront retrouver dès l’annonce des premières projection résultats (sondages) les premières analyses et réactions des principales personnalités politiques mais aussi intervenir directement en posant leurs questions.

Un dispositif de retransmission vidéo est mis en place pour relayer les débats animés par les rédactions du Monde.fr et de 20 minutes.fr. Toutes les images de la soirées seront simultanément diffusées sur les pages d’accueil de Dailymotion, de 20minutes.fr et du Monde.fr, mais aussi sur une page dédiée, véritable mash-up tableau de bord composé de widgets du Twitter de 20 minutes, des résultats des européennes du Monde.fr et d’une sélection de vidéos de toute la campagne issues de Dailymotion. Vous pourrez également poser vos questions aux invités via Twitter.

Sont annoncés des participants politiques de premier ordre (à voir s’ils vont vraiment venir…) : EvaJoly (Europe-écologie), Jean-François Copé (UMP), JackLang (PS), Nicolas Dupont-Aignan (Debout laRépublique), Nathalie Kosciuzko-Morizet (UMP), Sylvie Goulard (Modem), Christophe Caresche (PS), …

Autre initiative, toujours basée sur le désormais incontournable Twitter (surtout depuis que Time en a fait sa Une) : suivez en temps réel, les tweets en 11 langues différentes, grâce à Twitlife. Pour participer, il vous suffit d’utiliser le tag #EU09 dans ses tweets, ainsi que dans ses photos (twitpics) et vidéos (Qik) qui seront automatiquement intégrés au site. Twitlife sera aussi présent sur la Une du Post.fr dans le cadre de sa soirée électorale en partenariat avec Arte (27etmoi.arte.tv).

Enfin, côté version web des grandes chaines, ont trouve un TF1 Live avec Facebook Connect pour « partager vos réactions avec votre réseau d’amis Facebook », c’est mieux que rien…

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http://fr.readwriteweb.com/2009/06/07/divers/pour-suivre-les-lections-europennes-cest-en-ligne-quil-faut-tre/feed/ 1
TED s’expatrie à Paris avec TEDx http://fr.readwriteweb.com/2009/06/05/prospective/ted-sexpatrie-paris-avec-tedx/ http://fr.readwriteweb.com/2009/06/05/prospective/ted-sexpatrie-paris-avec-tedx/#comments Fri, 05 Jun 2009 00:38:54 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=3923

TED est une série de conférences annuelles se déroulant à Monterey en Califormie. Lieu de brillantes interventions sur des sujets très variés, TED a décidé de s’exporter de par la monde via le programme TEDx. La première avait lieu à Paris le 28 mai 2009, ReadWriteWeb France y était.

Qu’est ce que TED ?

TED est l’acronyme de Technology Entertainment Design. Fondé en 1984, cette conférence se donne pour mission de diffuser de nouvelles idées, en invitant des conférenciers prestigieux traiter des sujets tels que les technologies, l’environnement, la santé, les arts ou la politique.

La conférence est payante (6000 $), et dispense chaque année une bourse d’une valeur de 100000$ pour trois projets pouvant « changer le monde ». Et depuis quelques années, TED a choisi de diffuser au plus grand nombre sur internet les interventions filmées des orateurs. C’est ainsi que vous pouvez passer quelques minutes en compagnie des plus grands spécialistes au monde, gratuitement, et depuis peu sous-titré en français.

Pourquoi TEDx ?

Il est parfois difficile de saisir des enjeux et conférences diffusées en anglais dans un contexte nord-américain. Afin de provoquer le débat et rester fidèle à la mission de diffusion de nouvelles idées, TED a imaginé TEDx, le « x » étant représentatif de « organisé indépendamment de TED ».

C’est une déclinaison locale proposant à des individus de se regrouper et partager des idées dans l’esprit et avec l’aide de TED. Lors d’un événement TEDx, des videos de conférences TED sont projetées et les intervenants sont invités à engager des discussions en petits groupes.

TEDx Paris, le pilote

Organisé par une équipe menée par Michel Levy-Provencal (France 24), TEDx Paris premier du nom a eu lieu le 28 mai à La Cantine avec un très beau parterre de participants et d’orateurs : un très grand nombre d’acteurs, décideurs, entrepreneurs et penseurs du Web français étaient réunis ce soir là jusqu’à tard pour écouter les conférences de TED et débattre ensuite.

Michel Lévy-Provençal explique en vidéo les principes de ce « numéro 0″ :

Que retenir de TEDx Paris ?

Enfin ! TED se met à la portée de tous et permet d’échanger sur les sujets qui vont compter. L’organisation, parfaite, de l’événement à la Cantine a été l’occasion de rencontres inédites et de prises de paroles très souvent hors des sentiers battus.

Le programme, éclectique et surprenant, permis d’avoir des exposés pointus (« A propos des nouvelles énergies« ), emplis d’émotions (« Pourquoi sommes nous heureux, pourquoi sommes nous malheureux? »), prospectifs (« Les 5000 prochains jours du web « ), voire expérimentaux (« Est ce que le design peut sauver la presse ecrite? »).

J’ai notamment assisté à la présentation, pleine de sensibilité et de pudeur, faite par Cyrille de Lasteyrie, et je dois avouer qu’il était difficile de débattre après. C’est d’ailleurs une des caractéristiques de TED : on y va pour écouter et apprendre, pas pour débattre (sur le moment tout du moins). De fait, si certains sujets se prêtent parfaitement à l’exercice, d’autres peuvent être plus difficile à explorer sans tomber dans le lieu commun. Ce ne fut que très peu le cas ce soir là, mais c’est le seul écueil, à mon sens, que les organisateurs devront veiller à éviter.

Bravo à eux dans tous les cas pour cette excellente initiative et cette envie de partage de savoirs, leur travail fut professionnel et exemplaire.

BONUS : TEDx Paris sur Flickr.

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http://fr.readwriteweb.com/2009/06/05/prospective/ted-sexpatrie-paris-avec-tedx/feed/ 1
Stweet parsème les rues du monde de vos messages Twitter http://fr.readwriteweb.com/2009/05/29/nouveautes/stweet-parseme-les-rues-du-monde-de-vos-messages-twitter/ http://fr.readwriteweb.com/2009/05/29/nouveautes/stweet-parseme-les-rues-du-monde-de-vos-messages-twitter/#comments Fri, 29 May 2009 07:20:27 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=3810

stweet2 Stweet (street + tweet) est l’oeuvre d’une artiste numérique, Albertine Meunier, déjà connu pour ses travaux sur Google search history. Avec Stweet, elle crée une rencontre inopinée sous forme de mash-up entre Google Street View et Twitter. Découverte d’un service ludique, et donnant envie de flâner dans des rues virtuelles…

Stweet, c’est comme semer des tweets dans le vent des rues mondiales, en fonction du lieu d’où ils ont été émis. Les messages de 140 caractères deviennent alors des sortes de post-it virtuels géolocalisés, et prennent une tout autre dimension de par le lieu où sont émis et déposés dans Google Street View : poétiques, graves, tristes, heureux, surprenants, incongrus… les tweets prennent une nouvelle dimension.

L’interface de Stweet donne accès direct à plus d’une vingtaine de villes dans le monde, mais en fait toutes les villes recensées par Google Street View sont accessibles : il suffit d’en taper le nom dans la barre de recherche prévue à cet effet.

Mais surtout, Stweet permet de savoir qui a dit quoi et où ! Surprise donc de lire les twitts de personnes qui habitent dans votre voisinage… Bref, Stweet est certainement le mash-up le plus intéressant entre Twitter et Google que nous ayons vu recemment.

stweet_newyork

Nous avons échangés quelques mots avec son auteur, Albertine, qui nous explique pourquoi cette création.

Albertine, Stweet, c’est quoi ?
En quelques mots : Stweet, c’est une merveilleuse façon de parcourir la terre et ses gazouillis urbains, Stweet un site permettant de suivre les twitts géolocalisés en temps réel dans un panorama Google Street View. Stweet est un projet artistique d’appropriation des données géographiques, photographiques et temps réel du Web . Il permet une représentation enrichie du flux d’informations présent sur internet. Dans ce projet deux acteurs majeurs du web sont présents : d’une part Google avec son incroyable Google Street View et d’autre part Twitter avec son incessant flux textuel de gazouilli humain.

Incroyable Google Street View qui inlassablement photographie la terre, ses villes mais aussi les les recoins du désert américain et qui d’une certaine manière prend possession du territoire de manière autoritaire. Google investit le territoire bien au delà de la ville, et la sensation de ne plus laisser place aux territoires inconnus peut laisser abasourdi ! Stweet, dans un geste de retournement, reprend possession de ce territoire en « hackant » à son tour Google Street View. Twitter, de son côté, présente un flot incessant de mots humains, de mots urbains. Le twitt est un gazouilli de 140 caractères, qui peut être localisé si son utilisateur le décide.

Comment ca marche ?
Il suffit de choisir parmi les destinations proposées et automatiquement s’affiche dans un environnement photo géographique le dernier twitt posté et géolocalisé sur la destination choisie.
Paris est la première destination d’arrivée sur le site. Il est ensuite possible de choisir parmi plus de 20 destinations, de Amsterdam à Tokyo, en passant par New York ou Londres. D’autres villes, à découvrir, sont aussi accessibles… Vous pouvez toujours essayer avec votre ville:  vous habitez Lille ou Chicago , voici  comment composer votre demande : www.we-love-the.net/Stweet/Lille,FR ou www.we-love-the.net/Stweet/Chicago,US

Je peux choisir mon point de chute ?
Paris est la première destination d’arrivée sur le site. Mais les adresses URL sont très simples si on choisit une autre ville d’arrivée. Pour l’instant, la ville est le point de chute. Et beaucoup de villes sont accessibles. Les versions ultérieures devraient permettre de choisir comme point d’arrivée une adresse précise.

Les API sont-elles ouvertes ?
Pour créer Stweet nous utilisons toute la richesse des APIs de Google et de Twitter. Nous n’avons pas à ce jour nous même d’API ouverte.

Quelles évolutions avez vous envie d’y faire ?

Pourquoi pas permettre à chaque personne qui utilise Stweet d’afficher sa propre silhouette à la place de Popeye ! D’ailleurs, vous pourriez vous demander pourquoi Popeye se promène dans les rues … eh bien c’est comme un clin d’oeil, lors de la lecture récente d’un article dans le  Monde, nous avons découvert que Popeye était maitenant en Europe dans le domaine public. Alors nous avions envie de le voir se promener libre et guilleret dans les rues des villes. Les évolutions de Stweet viendront avec l’usage et peut être que les utilisateurs auront envie d’évolutions très précises… auquel cas qu’ils n’hésitent pas à nous contacter contact(at)we-love-the.net

stweet_tokyo

Comment vous est venu l’idée ?
L’idée est venu le jour où Albertine a réussi à créer un embed d’une vue de Google Street View en travaillant sur une autre pièce artistique intitulée Around the world. Par extension, créer un autre dispositif en y ajoutant des twitts géolocalisés a été évident !

C’est qui c’est quoi We love the net ?
we love the net est aujourd’hui un collectif de 3 personnes : albertine meunier, net artiste,  jérôme alexandre, developpeur et  cornelius reed, designeur.

Quel(s) objectif(s) ou envie(s) derrière ce projet ?
Tout d’abord le désir que les gens s’en servent comme outil de suivi de Twitter bien sûr !

Un des autres objectifs  est un objectif de réappropriation de l’immence espace photographique que crée Google avec son projet Google Street View, projet de photographier la terre … jusqu’aux moindres recoins (link d’un exemple de recoin). Un autre objectif est de mettre en lumière le flux incessant généré par Twitter et notamment l’espace d’observation, voire l’espace de surveillance, créé à travers la géocalisation comme source d’information enrichie. Le fait de transformer une géolocalisation (de type iPhone: 48.863540,2.287078 ou de type adresse précise comme 10 rue Albert, Paris) en vue réelle change totalement la perception du dispositif d’observation. Puis vient un autre objectif, celui d’exposer Stweet dans un lieu d’art. A quand une exposition d’art numérique pour des pièces artistiques créées grâce à la matière numérique offerte, générée par Google ?

Dernière précision: pour voir son tweet apparaitre dans Stweet, il faut renseigner sa localisation dans Twitter de manière un peu précise (via Settings/Location)

Pour finir, quelques stats ?
7min11 : le temps moyen passé par visiteurs, avec des visites de 122 pays. Près de 18000 visiteurs uniques depuis son lancement le 22 avril.

Dans l’ordre les villes les plus demandées pour l’instant :
New York
San Francisco
London
Amsterdam
Tokyo
Los Angeles
Paris
Rotterdam
Washington
Chicago
Barcelone
Birmingham

Et un petit goodie pour les lecteurs de ReadWriteWeb : faites votre propre carte postale « réelle » avec votre Stweet : c’est ici que ça se trouve.

stweet_paris

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http://fr.readwriteweb.com/2009/05/29/nouveautes/stweet-parseme-les-rues-du-monde-de-vos-messages-twitter/feed/ 7
Pearltrees : cartographier le web pour mieux le (re)découvrir http://fr.readwriteweb.com/2009/05/26/divers/pearltrees-cartographier-le-web-pour-mieux-le-redecouvrir/ http://fr.readwriteweb.com/2009/05/26/divers/pearltrees-cartographier-le-web-pour-mieux-le-redecouvrir/#comments Tue, 26 May 2009 08:23:21 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=3784

Pearltrees est une start-up française toute récente, dont la promesse est à la hauteur des ambitions de ses fondateurs : « Pearltrees permet aux internautes de devenir les éditeurs du Web, c’est-à-dire de visualiser, d’organiser et de partager leurs navigations. En construisant leur propre Web, les utilisateurs de pearltrees bâtissent la carte vivante de l’ensemble du Web. ». Après découverte du service, nous avons été conquis par le concept et l’énergie de ses promoteurs à vouloir renouveler les usages de la Toile.

La rencontre avec ReadWriteWeb s’est déroulée un peu par hasard, via un échange avec Nicolas Cynober (brillant ingénieur féru de web sémantique qui travaille pour cette jeune pousse). Je me suis retrouvé dans leurs bureaux, entouré de l’équipe, tous co-fondateurs du service. La discussion passionnée que j’ai eu avec le fondateur CEO Patrice Lamothe à propos de l’organisation des medias et des contenus numériques m’a fait dire qu’il fallait que je revienne pour évoquer plus longuement avec lui Pearltrees et ses usages.

L’interview est en deux parties de six minutes chacune.

Qu’est ce que Pearltrees ?

Pearltrees est une manière de visiter le web en enchainant des perles sur un collier virtuel. Pour faire dans la métaphore, chaque « perle » correspond à une étape de votre navigation web (un site, un média…). Chaque navigation est enregistrée dans son navigateur via un plug-in, transformant peu à peu ses pérégrinations virtuelles en carte.

Chaque point (perle) de la carte qui se dessine peut ensuite être interconnecté avec d’autres cartes via des perles communes, créant ainsi des ramifications non prévues, qui sont les chemins empruntés par d’autres internautes sur le même sujet.

De fait, on se retrouve avec une organisation spatiale et arborescente de sa navigation. C’est une manière de revivre le chemin qui a amené à un endroit particulier de la Toile.

Le web 2 n’est pas fini, mais il lui manque quelque chose : le sens

Cette phrase, c’est la vision sur laquelle se base la création de Pearltrees. Patrice Lamothe, CEO de la société, nous explique en vidéo ses convictions sur la nouvelle donne possible concernant l’organisation des médias numériques, notamment via la recommandation et l’organisation du web par des logiques humaines sous forme de « cartes ». Ce qu’appelle Patrice Lamothe « la reconnaissance de la subjectivité », en organisant son web et en guidant les autres utilisateurs.

Donner du sens pour oublier le « search »

« Le search est l’incarnation de la hiérarchisation ». Or l’évolution du web passera par l’intégration des logiques de recommandation (Pearltrees, mais aussi Twitter). Aujourd’hui on cherche à donner le « meilleur » résultat. Demain, on donnera le résultat le plus adéquat en fonction de ma recherche, mais aussi au travers de la sensibilité de mon voisin.

Faire son propre voyage dans le web, grâce aux autres : de nouveaux usages ?

Côté usages déjà constatés, les cartes Pearltrees sont aujourd’hui exportables sur d’autres supports (comme un blog par exemple), et trois grandes catégories d’utilisations émergent :

1- organiser son Web, en collectant des contenus sous forme de perles et interconnecter les cartes. Une sorte de bookmarking Delicious spatial.

2- communiquer en égrénant perle après perle comme si on déroulait une pensée. Exemple avec Hadopi.

3- découvrir des arpents cachés du web, en birfuquant d’une carte à une autre, entre utilisateurs de Pearltrees.

Pearltrees se propose d’aborder le web différemment : plus globalement c’est une vision du Web de demain qui se dessine. Faut-il y croire ? L’équipe de Pearltrees a les arguments pour faire adhérer son auditoire. La question se porte sur la vitesse d’adoption des usages pour ne pas rester dans une sphère d’early adopters.

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http://fr.readwriteweb.com/2009/05/26/divers/pearltrees-cartographier-le-web-pour-mieux-le-redecouvrir/feed/ 27
Hadopi : pour JF Copé, « Internet n’est pas un droit fondamental » http://fr.readwriteweb.com/2009/05/25/usages/hadopi-pour-jf-cope-internet-nest-pas-un-droit-fondamental/ http://fr.readwriteweb.com/2009/05/25/usages/hadopi-pour-jf-cope-internet-nest-pas-un-droit-fondamental/#comments Mon, 25 May 2009 07:22:45 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=3778

Démonstration à nouveau flagrante du décalage qu’il peut y avoir entre nos gourvernants et députés, et la réalité des usages. Prenons Jean-François Copé, absent lors du rejet de la loi Hadopi à l’Assemblée, qui s’occupe du groupe UMP dans cette même Assemblée. Lors d’une interview ce dimanche à Europe 1, il va habilement utiliser la loi Hadopi comme fer de lance contre le PS… Mais surtout va révéler sa position sur le statut d’Internet, qui doit certainement être partagée par nombre de nos gouvernants. Explication de texte.

Dans cet extrait, vu ici et , tout commence par une banale attaque envers l’opposition qui, après s’être cachée derrière les rideaux de l’Assemblée lors du rejet de la loi Hadopi, passerai des coups de fils à leurs copains européens pour saborder la loi Hadopi. Attaque en règle classiquement apprise à l’ENA.

En revanche, c’est lorsqu’il s’agit de s’avancer sur la position européenne même que M.Copé révèle le fond de sa pensée. Exaspéré que l’on puisse remettre en cause cette loi Hadopi qui fera tant de bien à l’industrie de la création française (n’oublions pas qu’Hadopi aura pour mission première de cibler les récidivistes potentiels afin d’afficher rapidement des chiffres conséquents de baisse de « délinquance numérique »), il s’emporte sur la composition hétéroclite des députés européen votant contre Hadopi, tout en balayant d’un revers de main la question de l’Internet comme droit fondamental.

Parler d’ « Europe des combines » parait exagéré. Cela s’appelle tout simplement la démocratie. Avoir des parlementaires de tous bords s’exprimant sur un texte et décidant de voter contre, même si le camp d’en face fait de même, cela s’appelle l’indépendance d’esprit et le jugement.

La question de fond est celle-ci : les politiques ont-ils bien compris l’enjeu du débat? Est-il sérieux de balayer du revers de la main une réflexion portée par des représentants des peuples européens comme s’ils ne savaient pas de quoi ils parlaient ?

La question de l’internet comme droit fondamental est sous-tendue par le fait que seule une autorité judiciaire (ce que n’est pas l’Hadopi) pourrait en couper la fourniture. Vient immédiatement derrière la notion, fondatrice, de la neutralité des réseaux (Net Neutrality).

De fait,  déclarer Internet « droit fondamental » ferait de la Toile un réseau accessible par tous partout, géré selon des règles claires et équitables. Pareillement à ce qui a été fait en son temps pour l’électricité, le téléphone ou l’eau. C’est un classique de l’industrie des réseaux.

Les FAI, dont certains sont pourtant amis du pouvoir français, vont aussi dans ce sens : dans cet article le PDG de SFR, Franck Esser souligne que :  » la dernière chose que les gens veulent, c’est de se passer de leur connexion Internet ou de leur ligne fixe « . Du côté d’Iliad, Thomas Reynaud, déclare :  » le triple play devient un service de base. Les gens ont besoin d’eau, d’électricité et d’Internet haut débit. C’est une réalité, nous n’avons pas vu de détérioration du taux de résiliation « .

Voilà la réalité des faits en termes d’usages, économiques et politiques. Au-delà des mots, prenons le le temps de comprendre les enjeux de société et essayons de ne pas passer à côté de ce qui fera notre quotidien au coeur du XXIe siècle. C’est mal parti.

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Conférence le 25 mai: quel futur pour la publicité on-line ? http://fr.readwriteweb.com/2009/05/24/divers/conference-le-25-mai-quel-futur-pour-la-publicite-on-line/ http://fr.readwriteweb.com/2009/05/24/divers/conference-le-25-mai-quel-futur-pour-la-publicite-on-line/#comments Sat, 23 May 2009 23:17:54 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=3773

Le 25 mai 2009 à la Cantine, le chapitre français du Social Media Club organise une conférence publique ayant pour thème : quel futur pour la publicité on-line ? Au menu de ces échanges : ROI, ciblage des utilisateurs, et nouveaux formats pour les marques.

Selon une récente étude, seulement 49% des annonceurs ont conscience des enjeux stratégiques on-line, et seulement 27.5% d’entre eux les ont intégrés au dispositif de croissance de leur entreprise. La croissance moyenne annuelle des investissements digitaux a été de 40% en 2008, et ce sans cannibalisation des autres médias, puisqu’à 60% l’investissement sur le web des annonceurs est un placement supplémentaire.

En 2007 et 2008, les principaux leviers utilisés par les annonceurs étaient la création de sites et les stratégies de communication directe ( email marketing). Mais avec l’apparition de nouveaux besoins digitaux, les annonceurs tentent de développer de nouveaux leviers : marketing mobile et social media marketing par exemple, ou même ciblage comportemental.

Quels sont les nouveaux modes d’influence de la publicité ? La bannière étant dépassée, quelles nouvelles stratégies mettre en place ? A quel business model on-line correspondent les nouveautés en matière de publicité ? Peut-on faire perdurer un cercle vertueux de la communication digitale ? Quel placement pour les marques sur le net ? Bref, quel futur se dessine pour la publicité on-line ?

Pour répondre à ces questions, nous avons réunis un plateau d’intervenants de choix :
- Ludovic Manigot, Eperf Consulting qui traitera des aspects pratiques de la publicité sur internet en insistant sur la notion de « Performance »,

- Aude Delobelle, directrice commerciale Adconion Media Group, sous réserve de confirmation,

- Damien Douani, blueKiwi et ReadWriteWeb France, qui traitera de la place éditoriale des marques dans les créations audiovisuelles professionnelles (placement de produit) et dans le « user generated content » (retours sur le service katoa d’Orange Labs).

Pour vous inscrire : http://fr.amiando.com/smcpubliciteonline.html
En cas de problème lors de l’inscription contactez : a.majorel@gmail.com

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Pourquoi ReadWriteWeb France publie moins actuellement ? http://fr.readwriteweb.com/2009/04/29/divers/pourquoi-readwriteweb-france-publie-moins-actuellement/ http://fr.readwriteweb.com/2009/04/29/divers/pourquoi-readwriteweb-france-publie-moins-actuellement/#comments Wed, 29 Apr 2009 10:58:32 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=3562

Vous l’avez certainement remarqué, le rythme des articles s’est ralenti ces derniers jours sur RWW France. La raison principale en est simple : le manque de disponibilité de nos auteurs. Tous bénévoles, ils prennent sur leur temps professionnel pour produire régulièrement des articles de fond. Ce qui peut se révéler délicat à gérer lorsque l’activité est soutenue.

Votre fidélité fait que RWW France est devenu, en peu de temps, l’un des blogs de référence high-tech en langue française. Et nous vous en remercions sincèrement. L’attachement que vous lui portez, à la lueur des messages que vous nous avez adressé ces derniers jours pour connaître les raisons de cette pause, ne peut que nous encourager à continuer à partager nos analyses avec vous tous et débattre sur le monde numérique.

De nouveaux articles sont en préparation, leur publication sera effective au fil des jours qui arrivent. A très vite.

L’équipe de ReadWriteWeb France

PS : si vous désirez publier dans RWW France à titre d’auteur invité, rien de plus simple : contactez-nous en nous envoyant votre proposition d’article à tips[AT]fr.readwriteweb.com.

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TF1 aurait-il oublié Wat.tv ? http://fr.readwriteweb.com/2009/04/13/divers/tf1-aurait-il-oublie-wattv/ http://fr.readwriteweb.com/2009/04/13/divers/tf1-aurait-il-oublie-wattv/#comments Sun, 12 Apr 2009 23:33:11 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=3548

Savoureux « fait divers » en plein coeur d’un week-end de Päques très calme sur le front numérique. Depuis dimanche 12 avril, le site communautaire vidéo « Wat.tv » de TF1 ne répond plus. A la place, une page renvoyant vers d’autres liens. Piratage, annonce du désintérêt de TF1 pour Wat. tv, ou bien bourde monumentale ?

En fait, TF1 a oublié de renouveler le nom de domaine de l’un de ses sites. Quand on consulte le WhoIs du nom de domaine Wat.tv, on voit qu’il a été acheté le 11 avril 2006 et qu’il s’achevait le 11 avril 2009. N’ayant pas été renouvellé immédiatement, l’un des cybersquatteurs qui rôdent sur le net à l’affût de ce type d’oublis en a profité : depuis le nom de domaine est « parqué » dans l’attente que quelqu’un le rachète…

Comme le mentionnent certains sites, on pourrait penser à du piratage mais il n’en est rien : ce type de page est usuel sur le net, et correspond très souvent soit à des noms de domaines à fort potentiel en attente de rechat, soit des noms de domaines qui ont été rachetés à la barbe de leurs propriétaires initiaux. Dans les deux cas, il n’y a qu’une solution : payer. Une autre possibilité serait une suspension technique du nom de domine : mais pourquoi dans ce cas tomber sur ce type de page ?

Ce type de bourde n’arrive pas qu’aux autres : tout d’abord il faut bien comprendre que le renouvellement des noms de domaine incombe soit aux juristes de la société, soit aux équipes projet via le service juridique. Il suffit que quelqu’un oublie de s’occuper de cela, et l’impensable arrive. Or Microsoft ou France Télévisions ont déjà eu à gérer ce type de problème avec Hotmail.co.uk, ou france2.com et france3.com…

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Colloque « la presse écrite peut-elle se réinventer » le 8 avril http://fr.readwriteweb.com/2009/04/06/divers/colloque-la-presse-ecrite-peut-elle-se-reinventer-le-8-avril/ http://fr.readwriteweb.com/2009/04/06/divers/colloque-la-presse-ecrite-peut-elle-se-reinventer-le-8-avril/#comments Mon, 06 Apr 2009 20:34:46 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=3514

Dans le cadre de ses « Soirées numériques », l’Université Paris Dauphine organise un colloque sur l’avenir de la presse écrite. L’accès est libre et gratuit. Le tour de table est assez exceptionnel par la qualité des intervenants, et le débat promet d’être animé, notamment après le vote de la loi Hadopi et du statut d’éditeur qu’elle crée.

Irruption et succès des « gratuits » ; évolution des modes d’accès à l’information et place prise par l’Internet, en particulier chez les jeunes ; remise en cause de la légitimité des médias traditionnels par la  « blogosphère » ; baisse tendancielle de la diffusion et déficit chronique d’un certain nombre de titres, désormais menacés de disparition : la presse écrite est confrontée à une crise sans précédent qui la met en devoir de se réinventer.

Après es Etats généraux de la presse, ce colloque se propose de prolonger la réflexion autour de deux questions centrales : celle de la définition de stratégies éditoriales qui permettront à la presse écrite de préserver son lectorat dans le nouveau contexte numérique et celle de l’invention de modèles économiques adaptées à la nouvelle donne économique et technologique.

Deux tables rondes permettront d’entendre des acteurs majeurs de ce débat.

Intervenants:

Julien Billot, directeur numérique de Lagardère Active
Pierre-Jean Bozo, Président du quotidien gratuit « 20 minutes »
Pierre Conte, Président de FigaroMedias et d’Adenclassifieds, Président d’Audipresse
Valérie Decamp, Directrice générale de La Tribune
Laurence Franceschini, Directeur du développement des médias, ministère de la culture
Philipe Jannet, Président Directeur Général du Monde interactif, Président du Post.fr
Laurent Mauriac, Directeur Général de Rue 89
Xavier Monnier, Directeur-adjoint de la rédaction et Directeur de la publication de Bakchich
Francis Morel, Directeur Général du groupe Le Figaro
Edwy Plenel, Président et Directeur de la publication de MediaPart
Jean-Christophe Thiery, Directeur Général de Bolloré Média (Direct Matin & Direct Soir)

C’est à l’Université Dauphine à Paris, de 18 à 20h,salle Raymon Aron
Place du Maréchal de Lattre de Tassigny (Porte Dauphine).

Contact mail : Dominique.Metivier AT dauphine.fr

Le programme en PDF.

Le groupe Facebook.

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Débat « Les enjeux juridiques du numérique » à la Cantine le 7 avril http://fr.readwriteweb.com/2009/04/01/divers/debat-les-enjeux-juridiques-du-numerique-a-la-cantine-le-7-avril/ http://fr.readwriteweb.com/2009/04/01/divers/debat-les-enjeux-juridiques-du-numerique-a-la-cantine-le-7-avril/#comments Wed, 01 Apr 2009 12:08:00 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=3491

social_media_club_paris Après l’affaire de Filippis, c’est maintenant au tour de Nadine Morano d’attaquer Dailymotion. La loi Hadopi mobilise le web, mais semble mal comprise du public. Entre projets de lois et vide juridique, le web semble porteur tant de nouvelles interrogations que de développements concrets pour le droit français. Le Social Media Club France organise un débat public le 7 avril à 19h à La Cantine pour mieux comprendre les enjeux juridiques du numérique.

Les intervenants proposeront un état des lieux pratique des responsabilités et droits inhérents à la pratique du web 2.0 :
1-Qu’est ce que l’identité numérique ? Evolue-t-on vers un pseudonymat ? Comment gérer sa web réputation ? Quelles solutions face au cybersquatting ?
2-A quelles obligations juridiques est tenue la création sur internet ? Comment doit-on gérer des logiciels libres ? Quelles valeurs pour les droits d’auteurs ?
3- La modération, devient-elle l’outil le plus essentiel sur un média social ? Nous reviendrons ensemble sur l’affaire Filippis ou l’actuelle affaire Dailymotion/Morano, en évoquant le délit de diffamation, mais nous étudierons aussi dans ce chapitre, la problématique de la protection des sources.
4- Une approche juridique de la portabilité des données : états des lieux et best practices.

Pour débattre de ces sujets, seront présents le 7 avril à 19h à La Cantine :
- Alexandre Makhloufi, head of community management, de Dailymotion
- Benjamin Jean (FNILL, Framasoft, Veni, Vidi, Libri http://venividilibri.org/index.php?title=Accueil )
- Jérôme Giusti, avocat au Barreau de Paris, spécialiste de la Propriété Intellectuelle (http://11-100-34.com/+-Jerome-Giusti-+.html )
- Franz Vasseur, avocat au Barreau de Paris (www.vasseur.eu )
- Guillaume Desgens-Pasanau, Chef du Service des affaires juridiques de la CNIL

Pour vous inscrire : http://fr.amiando.com/socialmediaclubfrance3.html
ou écrire à a.majorel@socialmediaclub.fr

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Mix_0_matoze, le premier virus touchant les lapins Nabaztag http://fr.readwriteweb.com/2009/04/01/nouveautes/mix_0_matoze-le-premier-virus-touchant-les-lapins-nabaztag/ http://fr.readwriteweb.com/2009/04/01/nouveautes/mix_0_matoze-le-premier-virus-touchant-les-lapins-nabaztag/#comments Tue, 31 Mar 2009 23:36:28 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=3473

Nabaztag mix_0_matozéSi votre lapin Nabaztag semble tourner de l’oeil et avoir un comportement étrange, un conseil : vérifiez qu’il n’ait pas attrapé Mix_0_matoze, un virus qui traine depuis quelques jours sur les réseaux wifi et qui touche les lapins communicants de première et seconde génération. Explications, et réflexes de premiers secours.

Des lumières qui s’allument aléatoirement, de la musique qui se met à jouer sans qu’on ne demande rien… Jusque là rien à signaler, c’est le comportement normal d’un Nabaztag. D’où la difficulté de déceler la présence d’un virus, qui a été isolé depuis quelques jours (le temps d’incubation semble être de dix jours) par une équipe de recherche de Symantec. D’abord dénommé « rabbit trojan » puis maintenant officiellement appelé « mix_0_matoze », c’est en isolant plusieurs clapiers de lapins numériques qu’il ont pu discerner et isoler le vers responsable des dysfonctionnements.

Les premiers symptômes ont été décelés par plusieurs possesseurs de Nabaztag, qui trouvaient que leur objet fétiche présentait des yeux anormalement rougis. Le mouvement des oreilles se faisait plus rapide, jusqu’à pour certains pouvoir replacer le ventilateur domestique. Un accident a d’ailleurs failli être déploré avec une oreille qui s’est détachée et venue violemment s’enficher dans la porte de la chambre d’une des victimes de ce virus.

Pire, les Nabaztags atteints semblent trépigner sur place, chauffer, et envoyer des messages via le net aux autres Nabaztags infectés afin de les inciter à relayer toutes sortes de contenus qu’ils peuvent trouver sur le disque dur de votre ordinateur : étant connecté au même routeur wifi, il peut aisément accéder au disque dur et diffuser MP3 ou messages de répondeurs (si vous êtes équipés d’une freebox uniquement) à l’autre bout de la planète chez une personne que vous ne connaissez pas de manière aléatoire, vocaliser vos fichiers textes (y compris vos sauvegardes MSN), envoyer vos photos via e-mails, puiser dans votre compte twitter (via votre navigateur) et écrire des SMS à votre carnet d’adresse, répondre aux statuts Facebook de vos amis par des contenus reçus d’autres Nabaztags vérolés.

Bref, c’est un immense réseau de lapins qui peut échapper au contrôle de leurs propriétaires sans qu’ils ne puissent rien faire. Surtout, ne les regardez pas en face, ils sembleraient que le virus leur permet de jouer une combinaison aux lumières présentes sur leurs ventres pour vous hypnotiser et vous faire perdre tout jugement, à commencer par les débrancher.

Une seule chose à faire pour déterminer si votre lapin fétiche est atteint : éteindre la lumière et regarder si deux yeux rouges semblent vous observer dans le noir. Dans ce cas, il est peut-être déjà trop tard, contactez immédiatement la SPNa (Socité Protectrice des Nabaztags) afin de connaitre la marche à suivre pour administrer le traitement curatif. Et isolez de vos disques durs tout contenu licencieux…

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Google promoteur d’un jeu pédagogique soutenu par l’Education Nationale http://fr.readwriteweb.com/2009/03/24/analyse/google-promoteur-dun-jeu-pedagogique-soutenu-par-leducation-nationale/ http://fr.readwriteweb.com/2009/03/24/analyse/google-promoteur-dun-jeu-pedagogique-soutenu-par-leducation-nationale/#comments Tue, 24 Mar 2009 08:39:52 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=3187

En pleine fièvre hadopique l’Education Nationale lance le 26 mars un grand jeu en ligne pour les collégiens français, ChercheNet. L’objectif est de leur inculquer un usage « citoyen et responsable » d’Internet. Surprise : c’est Google France qui est maitre d’ouvrage, avec la société Calysto. Démarche désintéressée ou pédagogie sponsorisée ?

En fait, c’est l’Education Nationale qui se rallie à une initiative « privée » qui en est cette année à sa deuxième édition, et qui en devient le « sponsor » officiel. C’est un peu le monde à l’envers pour une institution comme notre « mammouth » (comme aimait à l’appeler Claude Allègre).

Un jeu taillé sur mesure pour Google

Le but à atteindre en 3 semaines est simple : il s’agit « de répondre à 10 questions/enigmes. Pour cela, les élèves doivent se servir de l’Internet en tant qu’outil de recherche ainsi que des différents logiciels proposés pour optimiser et orienter leur navigation et les aider dans la résolution des énigmes. »

Un kit pédagogique est fourni aux professeurs, et les élèves doivent relater leur parcours dans un blog. Si l’on jette un coup d’oeil au fameux « kit », « véritable mode d’emploi des outils du numérique » comme écrit sur le site, on s’aperçoit qu’il s’agit… d’un mode d’emploi pour les services de Google !

Apprendre à faire une recherche (sur Google), à créer un blog (sur Blogger), à utiliser les outils de cartographie (Google Maps et Earth) ou de bureatique (Google traduction, agenda ou document). La dernière page du document est consacrée aux logiciels libres, l’honneur est sauf… mais bien maigre.

Mais on a déjà vu mieux comme outil pédagogique « neutre ». Côté Ministère, on se défend de toute « marchandisation » du savoir ou de la pédagogie : « S’il était obligatoire d’utiliser Google, nous n’aurions pas autorisé l’opération. ». Belle hypocrisie que celle-ci, car à la lecture des documents de travail il n’est mentionné (à l’exception de facebook) aucune alternative en termes d’outils à utiliser. Il faudra donc compter sur le savoir des professeurs (souvent peu au fait de ce qui se fait sur le Net) ou la curiosité des élèves à utiliser MSN, Yahoo ou Exalead, ou bien aller découvrir des outils comme Dotclear, WordPress ou un Wiki.

Quel objectif pour la firme de Mountain View ?

Le marché de l’éducation est crucial et depuis très longtemps trusté par les sociétés américaines high-tech en France : prêts de machines (Texas Instrument), licences à prix éducation (Microsoft, Apple), voire ordinateurs à prix réduits (dans les écoles de commerce notamment). L’objectif étant bien sur d’habituer au plus jeune le futur consommateur pour ses achats futurs.

Or les temps changent… et les machines ne sont plus le nerf de la guerre. Désormais, c’est sur le Net où la bataille fait rage, tout pouvant se faire en ligne via un navigateur.

Comme mentionné sur le site, « le moteur de recherche Google a pour vocation de rendre les nombreux contenus du web accessibles facilement.Google entreprend dans le monde de nombreux projets d’éducation au web, persuadé que le développement durable d’Internet est conditionné à un usage averti et responsable des outils du Web. »

En clair, éduquer au plus vite au « réflexe » Google, c’est pouvoir être sûr de garder 70% de part de marché mondiales et donc continuer à faire tourner à fond la machine AdWords et AdSense. Tout cela parait de bonne guerre, mais pose question quand à la présente aussi forte d’une marque dans un programme pédagogique soutenu par l’Education Nationale.

Et surtout, interroge quant à la capacité de cette dernière à fournir des programmes sensibilisant aux nouvelles technologies en adéquation avec les besoins et savoirs des élèves. La vénérable institution serait-elle aussi dépassée sur ce point, quitte à devoir se raccrocher officiellement à une initiative extérieure ?

Nous n’en sommes pas à apprendre à compter avec Ronald McDonald comme dans certains manuels scolaires américains, mais on commence à s’en rapprocher…

A noter enfin, dans la rubrique « presse » des fiches génériques pour mieux protéger les enfants sur le net : cette fois-ci il s’agit carrément de fiches rédigées par le service de communication de Google.

En revanche, aucune trace de fiche pratique sur l’Hadopi et ses sanctions basées sur la présomption de culpabilité. Pour la version de l’an prochain peut-être ?

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http://fr.readwriteweb.com/2009/03/24/analyse/google-promoteur-dun-jeu-pedagogique-soutenu-par-leducation-nationale/feed/ 9
Sobees, le social media desktop http://fr.readwriteweb.com/2009/03/15/divers/sobees-le-social-media-desktop/ http://fr.readwriteweb.com/2009/03/15/divers/sobees-le-social-media-desktop/#comments Sat, 14 Mar 2009 23:46:16 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=3010

Sobees est à contre-courant de la mode du « tout en ligne ». Ce produit, présenté par la start-up Suisse à DEMO 09, est un outil d’agrégation d’informations et de lien avec vos réseaux sociaux, via un applicatif sur votre bureau Windows. Une belle réalisation qui permet d’explorer le net facilement, et de rester connecté sans avoir à ouvrir un navigateur.

A l’heure où l’on ne jure que par l’hyper-connexion et l’intenet pervasif (connexion constante et accès à internet quelque soit l’endroit), Sobees mise sur un logiciel. Sorte de fenêtre sur le monde des réseaux sociaux, Sobees agrége toutes sortes de médias (infos, photos, vidéos, flux RSS, statuts, twitts…) et crée des environnements rich-media d’un clic.

Le principe est simple : il suffit de choisir un mot clé pour se retrouver avec une fenêtre composée de différents éléments trouvés sur le net en rapport avec ce mot-clé. Il est ensuite possible de personnaliser l’ensemble, d’ajouter ses médias personnels, ses réseaux sociaux, et de partager tous les contenus trouvés sur le web.

Véritable trait d’union entre le monde du virtuel (le web) et les informations stockées en local, Sobees pourrait être une sorte de netvibes off-line, en plus puissant.  Mais c’est plus que cela, et l’interview que nous a donné son fondateur nous en donne un aperçu très concret. L’application est  disponible gratuitement pour le moment uniquement sous Windows.

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