ReadWriteWeb French edition » Agenda http://fr.readwriteweb.com Libertés numériques, innovations disruptives, et trucs digitaux en tout genre Tue, 07 Feb 2012 23:21:47 +0000 en hourly 1 Gagnez des places pour l’avant première du prochain documentaire de France4 sur le hacking http://fr.readwriteweb.com/2011/03/22/agenda/gagnez-des-places-lavant-premire-du-prochain-documentaire-de-france4-sur-hacking/ http://fr.readwriteweb.com/2011/03/22/agenda/gagnez-des-places-lavant-premire-du-prochain-documentaire-de-france4-sur-hacking/#comments Tue, 22 Mar 2011 15:20:02 +0000 Fabrice Epelboin http://fr.readwriteweb.com/?p=12415

A l’occasion de l’avant-première du documentaire « Pirat@ge » au MK2 Bibliothèque à Paris, le Jeudi 24 Mars à 20h, nous sommes heureux de vous faire gagner des invitations. Les neuf premiers commentaires (avec nom et prénom) seront inscrits sur la guest list de ReadWriteWeb.

Pour une fois que France Télévision fait du bon travail (j’ai vu le documentaire en avant-avant première), c’est une occasion à ne pas manquer :-)

Plus d’info sur Le Post >>

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http://fr.readwriteweb.com/2011/03/22/agenda/gagnez-des-places-lavant-premire-du-prochain-documentaire-de-france4-sur-hacking/feed/ 38
Conférence du Social Media Club France : Réseaux sociaux et pratiques artistiques – le 22 mars à La Cantine http://fr.readwriteweb.com/2011/03/14/agenda/confrence-du-social-media-club-france-rseaux-sociaux-pratiques-artistiques-22-mars-cantine/ http://fr.readwriteweb.com/2011/03/14/agenda/confrence-du-social-media-club-france-rseaux-sociaux-pratiques-artistiques-22-mars-cantine/#comments Mon, 14 Mar 2011 13:00:49 +0000 Nicolas Marronnier http://fr.readwriteweb.com/?p=12355

SMC France Réseaux sociaux et pratiques artistiques

La musique et la vidéo ont occupé une part très importante des pratiques artistiques dont le mode de fonctionnement a été bouleversé par l’arrivée des réseaux sociaux ces dernières années : est-ce l’arbre qui cache la forêt ? En effet, la musique et la vidéo, en occupant ainsi le devant de la scène de l’innovation et des discours médiatiques, ont sans doute occulté d’autres arts et d’autres métiers, comme la mode, la peinture, le dessin ou la photographie, qui ont vu aussi, à d’autres échelles et selon d’autres modalités, leurs pratiques être affectées par l’émergence des médias sociaux.

Le succès de réseaux sociaux dédiés aux métiers des spectacles vivants (comme book.frmodelmayehem.com) ou aux arts graphiques (deviantart.com) mais aussi l’émergence de nouvelles formes de monétisation de la haute-couture (comme carnetdemode.com) nous rappelle qu’il existe aussi un marché de niche dans les métiers de l’art, et que l’une des vertus de la pratique artistique est d’être, à l’image des réseaux, en permanente transformation et reconfiguration.

Quelles sont les formes artistiques émergentes engendrées par les réseaux sociaux ? En quoi les réseaux sociaux ont-ils affecté certaines pratiques artistiques et certains métiers ? Quelles sont les nouvelles opportunités d’exposition et de monétisation des œuvres et des créations ?

Pour répondre à ces questions, nous avons invité :

  • Emmanuel Mahé, chercheur en sciences de l’information et de la communication, spécialiste des rapports entre innovation technique et arts numériques, afin d’introduire et d’encadrer les débats.
    Lien : http://decalab.blog.lemonde.fr/
  • Elliot Lepers, animateur de l’émission L’Œil de Links sur Canal +, qui présentera une sélection des artistes issus des réseaux sociaux et des nouvelles tendances émergentes.
    Lien : http://loeildelinks.blog.canalplus.fr/

Animation des débats par Bertrand Horel, cofondateur du Social Media Club France et chercheur à l’université Paris IV (Celsa).

La conférence sera suivie d’un cocktail.

>>> RDV le mardi 22 mars à 19h00 à La Cantine (lacantine.org)

>>> Inscription sur Moxity (10 euros, gratuit pour les membres cotisants du SMC France) : cliquez ici

+ Quelques liens en relation avec le sujet :

- Exemples de détournements « arty » populaire de Facebook :
http://fr.techcrunch.com/2010/12/13/vague-alexandre-oudin/

- Réécriture collaborative d’une œuvre de Bill Plymton :
http://www.youtube.com/watch?v=buTKllSFI1k

- Exemples de réseaux sociaux pour les artistes :
http://www.skwat.com/http://www.drawin.fr/http://www.artspace.fr/

- Exemples de solutions populaires de mise en relation entre professionnels:
www.book.frwww.modelmahyem.com

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Telecomix invité par RSF à Genève : les hackers de l’humanitaire http://fr.readwriteweb.com/2011/03/09/a-la-une/telecomix-invit-par-rsf-genve-les-hackers-de-lhumanitaire/ http://fr.readwriteweb.com/2011/03/09/a-la-une/telecomix-invit-par-rsf-genve-les-hackers-de-lhumanitaire/#comments Wed, 09 Mar 2011 08:39:16 +0000 Fabrice Epelboin http://fr.readwriteweb.com/?p=12322

Humanitaire, c’est un bon terme pour qualifier l’action de Telecomix en Tunisie, en Egypte, en Libye et ailleurs. C’est probablement l’une des raison qui a poussé Reporter Sans Frontière à inviter deux agents de Telecomix, Chrisk et Fo0, à Genève, le 12 mars prochain, à l’occasion de la journée mondiale contre la cyber censure, afin qu’ils expliquent en détail à un parterre d’ONGs la façon dont Telecomix a porté assistance aux révolutions en cours en Afrique du nord et ailleurs.

Bienvenue au club de l’humanitaire, en quelque sorte.

L’année dernière, nous avions eu l’honneur de tisser des ponts entre le bureau internet de RSF Paris et Xerobank, une organisation issue de Hacktivismo, acteur historique du hacking militant. Cela a permit la mise en place de l’abri anti censure aujourd’hui en service au siège de RSF. Cette année, c’est à l’initiative de Stephane Koch que se tient ce premier workshop, et comptez sur notre capacité de lobbying pour que ce ne soit pas le dernier /-)

Nous l’avions déjà évoqué ici, Telecomix se trouve derrière des opérations comme le rétablissement d’une connectivité internet pour l’Egypte (avec la FDN) quand Mubarak avait décrété un blackout, l’exfiltration de vidéos de Tunisie quand Ben Ali a bloqué leur transfert sur Facebook, le mirroring massif de Wikileaks quand le gouvernement américain a tenté de le censurer, ou bien encore de la mise à disposition de technologies de cryptage, d’anonymisation ou de contournement de la censure destinées aux cyberdissidents. La liste, bien plus longue encore, ressemble à un inventaire à la Prévert d’un hacking éthique et militant, qu’on peut désormais qualifier d’humanitaire.

L’aspect humanitaire est certain, bien plus interventionniste que ne l’aurait jamais imaginé Kouchner 1.0, mais néanmoins évident.

Knowledge sharing

Telecomix animera à Genève un workshop, à destination des ONG, dont le but est de leur transmettre les connaissance essentielles et de les sensibiliser à la gestion de nouveaux risques liés à l’utilisation des NTIC (anonymat des communications, sécurité de l’information, protection des sources), mais également d’expliquer la façon dont Telecomix a utilisé les réseaux sociaux lors des révolutions.

A travers ce workshop qui durera une journée, la matinée étant consacré à une approche théorique, Telecomix tentera de répondre a une série de question essentielles :

  • Quels sont les moyens d’interception ou d’écoute des régimes autoritaires ou des dictatures ?
  • Quelles sont les traces – exploitables – que l’on laisse quand on utilise ces outils et technologies ?
  • Comment contourner la censure ?
  • Comment protéger ses données et ses sources ?
  • Comment sécuriser ses échanges (emails, messages, utilisation du Web) ?
  • Quelle démarche et quel comportement adopter quand on se rend dans un pays étranger ?

Des connaissances essentielles pour tout travailleur du secteur humanitaire, mais pas que.

Et en bonus track, un reportage de la Télévision Suisse Romande sur Telecomix avec Chrisk en guest star.

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Tout savoir sur SXSW en direct du festival: Rendez-vous à 20h du 11 au 14 mars sur Ustream. http://fr.readwriteweb.com/2011/03/08/a-la-une/tout-savoir-sur-sxsw-en-direct-du-festival-rendezvous-20h-du-11-14-mars-sur-ustream/ http://fr.readwriteweb.com/2011/03/08/a-la-une/tout-savoir-sur-sxsw-en-direct-du-festival-rendezvous-20h-du-11-14-mars-sur-ustream/#comments Tue, 08 Mar 2011 07:23:40 +0000 Axelle Tessandier http://fr.readwriteweb.com/?p=12301

Le festival de tous les excès, de toutes les fêtes, aux centaines de panels… j’ai un peu tout entendu pour essayer de définir ce qu’était le festival SXSW qui en l’espace de quelques jours voit plus de 14 000 participants se réunir à Austin. Le festival se divise en trois parties: Music, Film, et Interactive. A chacun son univers, quand vous ne décidez pas de profiter des trois dimensions à l’aide du fameux “Platinium or Gold badge”.


Free video chat by Ustream

Celui qui concentre toute l’attention de la Silicon Valley et autres acteurs de la révolution digitale est bien entendu “SXSW Interactive”. Comment vous dire, on a un peu l’impression de partir au Festival de Cannes de la tech: il y a les légendes plus ou moins urbaines qui entourent l’événement. Oui Foursquare et Twitter ont connu la gloire pour la première fois là-bas, c’est ici que tout a commencé pour eux (après neuf mois de dur labeur en réalité pour Twitter).
A cela s’ajoute l’ambiance “dingue”, “électrique”… Il faudrait avoir des clones pour pouvoir assister à tout ce qui déroule pendant le festival… les guides officiels et non-officiels vous donnent le tournis… sans compter le nombre de fêtes des grands noms ou de startups qui jouent leur place au soleil de l’innovation. On en oublierai presque que des panels nombreux avec des intervenants de qualité sont aussi présents pour couvrir les domaines les plus variés de l’univers numérique. Des personnes telles que Clay Shirky, Guy Kawasaki, les équipes de Twitter bien sûr… toutes ces personnes qui pensent et imaginent le monde de demain aujourd’hui sont donc présents.

Le Festival de Cannes du geek vous-dis-je.

San Francisco se vide donc considérablement pendant ces quelques jours, laissant ceux pour qui SXSW est “une énorme fête” se mélanger avec ceux qui y vont le coeur serré pour reproduire “l’histoire”. C’est cette tension nuancée d’envie de se retrouver pour imaginer, fêter ce monde de l’interactivité auquel chacun participe à son échelle qui je crois éveille le plus ma curiosité. J’imagine que des produits ou projets se créent entre deux conversations, deux couloirs ou deux soirées, que la stimulation y est permanente et les rencontres passionnantes, que ce grand écart entre cette machinerie mise en route et les enjeux individuels doit être assez génial à voir. Si en plus, on peut y participer…

C’est pour cela que je suis ravie d’avoir l’opportunité grâce au Social Média Club qui sera encore présent au festival cette année d’essayer de vous faire vivre le plus possible ce festival de l’intérieur. Chaque jour du vendredi 11 mars au lundi 14 mars, je serai sur Ustream à 20 heures, heure de Paris, pour un récapitulatif quotidien en français des dernières nouvelles, de mes impressions et échanges avec les invités (internationaux) pendant le livestream pour vous transmettre ce qui fait la particularité de ce rendez-vous annuel, qui est devenu un “must” pour tous les acteurs du monde numérique, en espérant peut-être vous donner envie de vous y rendre l’année prochaine.

Si l’innovation et l’un de ses festivals les plus surprenants vous intéressent, retrouvez donc le festival et moi-même tous les jours ici.

Axelle Tessandier
@axelletess

Pour me poser des questions pendant le direct: @axelletess et “#SMCH6”

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Bastille Day à #AmnDawla en Egypte : la révolution par l’open data radical http://fr.readwriteweb.com/2011/03/06/a-la-une/bastille-day-amndawla-en-egypte-rvolution-par-lopen-data-radical/ http://fr.readwriteweb.com/2011/03/06/a-la-une/bastille-day-amndawla-en-egypte-rvolution-par-lopen-data-radical/#comments Sun, 06 Mar 2011 02:26:39 +0000 Fabrice Epelboin http://fr.readwriteweb.com/?p=12254

Vendredi dernier, des milliers de manifestants ont fait irruption au quartier général de la police secrete (markaz amn eddawla) Alexandrie, au Caire, ainsi que dans six autres villes, paralysant le fonctionnement du service et saisissant une vaste quantité d’archives.

L’opération, organisée sur Facebook, a ensuite fait appel à une multitude de services web 2.0 d’auto publication.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Wikileaks, dont rien de permet de dire qu’il est à l’origine de l’affaire, apporte son soutien. Il a annoncé que le dossier de Khaled Said a été trouvé, ainsi que des documents révélant l’outsourcing de la torture par la CIA et la Suède en Egypte, et des fichiers numériques circulent déjà. Un compte Flickr – une propriété de Yahoo! – a déjà publié une série de scans.

Twitter est enthousiaste, et parfois s’interroge, comme pour cette cassette VHS, censé contenir les ébats sexuels d’une princesse de la famille royale Koweitienne avec un homme d’affaires égyptien, dans un hôtel en Alexandrie, le 05/10/2002…

Plus sérieusement, c’est la mise à jour d’un pan majeur de la géopolitique du monde qui se retrouve mise en ligne à la vue de tous. Encore un secret qui disparait, avec un mode opératoire très Egyptien. Connus pour être extrêmement créatifs dans leurs opérations d’activismes qui combinent IRL (‘in real life’) et online, le “Bastille Day” Egyptien rapelle les ‘freeze’ synchronisées de la première commémoration de l’assassinat de Khaled Said.

La mise en ligne sur Flickr de scans des documents relève du bras de fer politique. Yahoo! censurera-t-il le compte ? Résistera-t-il à la pression du gouvernement américain qui va voir son image sérieusement se ternir dans les semaines à venir ? D’autres scans apparaissent sur Prosperous, et gageons que sous peu, c’est tout le web 2.0 qui en sera envahit. Tout se passe comme si chacun repartait avec son lot de documents à scanner et à mettre en ligne, avec comme seul mot d’ordre un tag : #amndawla

La plus grande opération de crowdsourcing de la planète sera-t-elle une révolution 2.0 ?

Bien sûr, que Flickr censure ou pas ne changera rien, mais la mise en ligne de ces documents en licence Creative Commons, autorisant le remix, la réutilisation, et l’usage commercial (spécial dédicace à Jean-Marc Ayrault), est sans nul doute une étape politique majeure pour l’Open Data, un poil radical, ceci dit.

Robert Gates, le secrétaire d’Etat à la Défense Américain a été dépêché sur place en urgence, nul doute que la réaction des USA fera ou affaiblira la position des USA dans le monde de demain.

History is being made.

Cliquer ici pour voir la vidéo.


vidéo tournée par @moftasa

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Les RH vont-elle révolutionner l’entreprise en s’appuyant sur les réseaux sociaux ? http://fr.readwriteweb.com/2011/02/22/a-la-une/les-rh-sontelles-en-passe-de-changer-monde-des-entreprises-en-sappuyant-sur-les-rseaux-sociaux/ http://fr.readwriteweb.com/2011/02/22/a-la-une/les-rh-sontelles-en-passe-de-changer-monde-des-entreprises-en-sappuyant-sur-les-rseaux-sociaux/#comments Tue, 22 Feb 2011 07:44:02 +0000 Frédéric Bascuñana http://fr.readwriteweb.com/?p=12109

En 1998, à peine sorti d’HEC, Frédéric créait JobSésame, racheté par Monster dont il pris en charge le développement Européen jusqu’en 2005, date à laquelle il fonda Webcastory, une plateforme de SocialTV qui a lancé avec succès plusieurs webTVs dont les contenus sont conçus par les communauté qui les animent. La dernière née, HRchannel, revient sur l’expertise qui a fait le premier succès de ce sérial entrepreneur : l’impact des nouvelles technologies sur la fonction RH des entreprises, mais cette fois-ci, il va bien plus loin que le recrutement en ligne des années 90. [full disclosure: Webcastory est un partenaire de ReadWriteWeb]

Ne nous voilons pas la face : en dépit de discours lénifiants et politiquement corrects qui soulignent si ardemment le contraire, il est incontestable que les RH ont encore beaucoup de mal à peser dans les décisions de l’entreprise – tout au plus doivent-elles les appliquer en prise direct avec l’exécutif et sa vision stratégique long terme. La littérature mondiale abonde en propos insinuant la frustration et le malaise dans ces fonctions qui voudraient être, et mériteraient d’être plus entendues.

Non pas qu’il faille se complaire dans la vision navrante d’un tableau tout en noir : les nuances de gris d’une société à l’autre sont d’une rare complexité et il faut se garder de tomber dans l’écueil d’une généralisation racoleuse.

Mais si les RH avaient un rôle décisionnel incontestablement puissant, et solidement ancré, cela se saurait. Il n’existerait pas autant de conférences, de séminaires, de keynotes plus ou moins bien documentés ces derniers temps pour nous faire régulièrement entendre la complainte de DRH en quête d’une légitimité, jusqu’ici proche de l’illusoire, en passe de devenir tangible grâce à l’émergence des outils qu’on l’on regroupe par abus langagier sous le vocable de « 2.0″.

Comme si le 2.0 cristallisait tous les espoirs de reconnaissance d’une profession qui identifie là un argument massue pour être enfin entendue.
Parce que malgré les freins en présence, les résistances exprimées en interne avec plus ou moins de bonne foi, il se produit en ce moment ce qu’il est de bon ton dans les salons B2B mondains d’appeler un « changement de paradigme »…

Oui, le 2.0 joue là un rôle moteur. Les usages, pas les outils. Attention, ceci est un autre débat mais il a un impact sur la légitimité du postulat. Car il ne s’agit pas d’un coup de baguette magique provoqué par quelques plateformes géniales : ce sont ces plateformes d’un nouvel âge qui se sont mises au service d’un besoin qui s’est parfois exprimé dans la douleur, pas l’inverse : elles n’ont rien provoqué, ce ne sont que des porte-voix – et c’est pourtant déjà beaucoup.

Les usages ainsi pointés sont déjà considérés comme une donnée élémentaire pour définir l’activité et les attentes des jeunes générations chez qui tout indique qu’ils soient plus naturels, et de ce fait moteurs dans le changement ; mais qui contrairement à une idée reçue qui a la peau dure, ces usages explosent peut-être plus encore fortement chez les cadres seniors qui trouvent là une zone de liberté et surtout de reconnaissance dont ils désespéraient jusqu’ici – ce qui expliquent qu’ils s’en soient emparés avec peut-être plus encore d’espoir (ou d’énergie du désespoir) et de volontarisme que les jeunes de la fameuse génération Y qui tient ces outils pour acquis.

Rencontrons nous pour en parler

Il s’agit donc, à l’occasion de quelques plateaux TV (en mode talkshow, sur un ton amical et entre pairs, mais qui ne craindront pas la polémique et refuseront toute langue de bois), et d’une rencontre informelle dans le contexte d’une journée que nous avons baptisée « lounge TV », parce qu’un espace lounge annexe permettra aux visiteurs d’échanger sur des thèmes plus sensibles dans le contexte informel d’un open space, il s’agit donc disais-je de confronter nos visions.

Ces visions feront-elles de nous de simples passionnés pêchant peut-être par idéalisme, ou au contraire vont-elles nous positionner parmi les réalistes, ceux qui ont compris avant les autres ?
Le goût des ressources humaines nous prédispose-t-il à une vision du monde si sincèrement humaniste qu’elle en perd toute prise avec le cynisme ambiant ? Ou au contraire les RH sont-ils acculés à être autant sinon plus fatalistes que ne le sont leurs élistes dirigeantes, forcément tournées, l’inquiétude en plus, vers des problématiques de survie dans un environnement mondialisé qui les contraint à faire fi de considérations humanistes aujourd’hui plus sensibles que jamais sur des thèmes aussi variés que la gestion des risques pshysociologiques, la responsabilité sociale, l’égalité des chances, la diversité, l’exigence de transparence et j’en passe tant d’autres encore ?

Il y sera question donc, ce jour-là, de poser les jalons en termes de questionnements utiles sur l’avenir des RH qui disposent aujourd’hui d’une arme puissante : le 2.0 – qui n’est pas juste un package bien outillé en gadjets interactifs, mais une déferlante et, à ce titre, une fatalité qu’il faut prendre en compte pour ne pas perdre la confiance des collaborateurs dont les attentes ne sont pas forcément plus fortes qu’elles ne l’ont été naguère : elles sont juste incomparablement plus audibles et impossible à ignorer.
Rien de grand ne s’est jamais négocié en ce bas monde sans chantage : le 2.0 est plus puissant qu’un chantage, c’est aussi un prétexte que les plus éclairés des managers sauront actionner au sein des gourvernances pour faire entendre raison aux plus rétifs.

« Si vous ne prêtez pas attention à cette exigence de transparence, votre capital confiance va s’écrouler ». « Vous y perdrez beaucoup si vous ne commencez pas à embrasser de suite les conversations qui sont portées par vos collaborateurs, tant en interne qu’en externe le plus souvent sous couvert d’anonymat ». VOilà ce qu’on pourraient aisément les entendre s’écrier.

De tels propos sont impossibles à ignorer. Parce qu’ils ont un impact inconstable sur la réputation de ces entreprises sur le public, parce qu’ils ont un impact sur la création de valeur. Les dirigeants commencent alors à le saisir sous l’impulsion de crises grandissantes, et parce qu’ils sentent balancer au-dessus de leurs têtes une épée de Damoclès dont il ne parviennent pas encore pleinement à saisir les implications et la réalité : plus ou moins confusément, plus ou moins habilement, ils ont donc décidé d’écouter ces visions RH d’un âge nouveau.
A nous maintenant de contribuer. Saurons-nous porter là un message salutaire ?

A n’en point douter : si tant est qu’il existe un lieu où puissent être corrigés, même tout doucement, et même imperceptiblement, les excès du capitalisme et ses dommages collatéraux humains, c’est bien sous l’égide d’un soft power 2.0. Si tant est que nous devions modestement contribuer à changer le monde des entreprises, et peut-être le monde tout court, ce sera dans l’effervescence intellectuelle et sociale que les médias sociaux rendent plus perceptibles que jamais et dont ils étendent et amplifient l’influence.

La question est de savoir si nous saurons être collectivement à la hauteur : structurer nos propres conversations et notre écosystème professionnel, pour donner plus de poids à nos arguments.

Je vous propose une première journée de rencontres en compagnie des professionnels de l’écosystème RH, le 17 mars prochain, dans le but assumé de structurer un discours et un appel communs.

(image d’illustration CC de xdjio)

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StartupWeekend Tunis : du 25 au 27 février, l’écosystème web Tunisien à la Une http://fr.readwriteweb.com/2011/02/21/a-la-une/startupweekend-tunis-du-25-27-fvrier-lcosystme-web-tunisien-une/ http://fr.readwriteweb.com/2011/02/21/a-la-une/startupweekend-tunis-du-25-27-fvrier-lcosystme-web-tunisien-une/#comments Mon, 21 Feb 2011 07:59:00 +0000 Fabrice Epelboin http://fr.readwriteweb.com/?p=12124

Le week end prochain aura lieu à l’école d’ingénieur ESPRIT de Tunis le premier Startup Weekend de Tunisie. Le principe est le même que pour les autres startups week end à travers le monde : créer, en un week end, une dizaine de startups.

100 participants vont, à partir d’une idée, se réunir en équipe pour créer de toutes pièces en 54 heures une startup qui sera ensuite soumise à l’appréciation d’un jury composé d’experts, d’investisseurs et de partenaires potentiels. Les meilleurs projets seront mis en avant et récompensés.

Une compétition pour entrepreneurs en herbe

La compétition – car c’est bien de cela qu’il s’agit – est ouverte à tous et réunit étudiants, développeurs, designers graphiques, spécialistes des interfaces utilisateurs, pros du marketing, juristes, entrepreneurs ou simples passionnés.

Dès vendredi soir, les candidats pourront présenter leur projets et former des équipes autour des idées ayants rassemblé suffisamment de bonne volontés.

Après un week end que l’on devine intensif, tous sortiront de l’aventure avec non seulement l’expérience d’une aventure assez unique, mais également l’appartenance à un gigantesque réseau international fédéré par les StartupWeekend. Un réseau animé aux quatre coins du monde et qui compte une multitude de ressources indispensables à tout porteur de projet.

C’est grâce à de telles initiatives, ainsi qu’à d’autres formes innovantes de soutien à l’innovation ‘grassroot’ comme LaCantine ou LeCamping, qu’en France, où le pouvoir est ouvertement en guerre contre internet et les startups, on assiste aujourd’hui à un véritable renouveau de l’économie numérique.

Objectif : booster l’économie numérique Tunisienne

L’objectif de ce startup Weekend très particulier est vaste. Outre un coup de pouce à l’économie numérique locale, il est symbolique d’une réelle volonté de la part de la communauté IT internationale d’afficher un soutien sans faille à la Tunisie démocratique (cette communauté ayant toujours du mal à se définir à l’intérieur de frontières, un notion assez exogène à internet).

C’est aussi pour ReadWriteWeb, qui participera à l’événement (en observateur et en coach, hein, on ne va rien coder), de mettre pied en Tunisie dans le but avoué d’y installer une base permanente et de prendre part au renouveau de l’économie numérique locale.

Les compétences IT en Tunisie sont nombreuses, c’est le moins que l’on puisse dire, et une écrasante partie de la population est pleinenement consciente de l’apport qu’auront les technologies internet pour le renouvellement du pays, que ce soit sur le plan social, démocratique ou économique. A ce titre, la Tunisie a beaucoup à montrer aux autres pays comme la France où internet est l’objet de crispations générationnelles qui enferment un peu plus chaque jour l’ex pays des droits de l’homme dans un conflit intérieur stérile et dévastateur, tant pour son unité que son économie.

A Tunis, rien de tout cela. La moyenne d’âge de la population règle une large partie du problème et les récents événements ont convaincu les anciens (du moins ceux qui ne l’étaient pas déjà) que l’internet est porteur d’espoir pour l’avenir.

Pour suivre les évènements, abonnez vous au compte Twitter SWTunis et rendez vous sur la page Facebook de l’évènement ainsi que sur le site web dédié.

Bonus track : les incontournables clips de promo (les Tunisiens étants connus pour un usage intensif de la vidéo, qu’il s’agisse de protester ou de faire la promotion de quelque chose, le StartupWeekend ne pouvait faire exception)

(il y en a aussi une ici, il serait temps de passer à YouTube afin de permettre d’utiliser les widgets vidéo, maintenant que YouTube n’est plus censuré, au passage)

Ce startup Weekend est sponsorisé par l’école EspritMicrosoft TunisieDialogosPFLS Consulting et PFLSBullTuninvest, l’APIMonadize, et Tunisiana.

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Débat: La curation, avenir du Web? http://fr.readwriteweb.com/2011/01/31/a-la-une/dbat-curation-avenir-du-web/ http://fr.readwriteweb.com/2011/01/31/a-la-une/dbat-curation-avenir-du-web/#comments Mon, 31 Jan 2011 07:17:40 +0000 Xavier Vespa http://fr.readwriteweb.com/?p=12013

Lundi 7 Février se tiendra la conférence-débat: La curation, avenir du Web? Cet évènement, présenté par le Conseil Régional d’Ile-de-France, ReadWriteWeb, Pearltrees et Scoop.it, réunira quelques personnalités de la scène Web pour débattre autour du rôle de la curation du Web dans une société où l’information est de plus en plus structurée par les Internautes: Pourquoi la curation? Quels outils pour la mettre en oeuvre? En quoi sommes-nous déjà des curateurs? Qui sont les principaux acteurs aujourd’hui et à quoi doit-on s’attendre pour demain?

Deux panels de discussions sont prévus: le premier à 17h20, la curation bouleverse-t-elle l’information?, réunissant Benoît Raphaël (LePost.fr, Social Newsroom), Eric Scherer (France Télévisions), et Pierre Chappaz (Wikio). Le second panel démarre à 18h, qui sont les curators?, et réunira Eric Dupin (Presse-Citron, Fuzz.fr, Lefocus.com), Guillaume Decugis (Scoop.it), Patrice Lamothe (Pearltrees), et Eric Briones. A noter également un mot de bienvenue par le Président du Conseil Régional d’Ile-de-France Jean-Paul Huchon programmé à 16h30 (j’ai hâte de savoir ce qu’il aura à dire sur la curation :).

Je serai moi-même présent pour animer l’un des deux panels programmés. L’évènement se tiendra à l’Hémicycle – Conseil Régional d’Ile-de-France et le nombre de places est limité. Pour plus d’informations, rendez-vous sur Facebook: http://on.fb.me/LaCuration

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French Siliconnection: A vous la Silicon Valley du 16 au 23 Avril http://fr.readwriteweb.com/2011/01/29/agenda/french-siliconnection-vous-silicon-valley-du-16-23-avril/ http://fr.readwriteweb.com/2011/01/29/agenda/french-siliconnection-vous-silicon-valley-du-16-23-avril/#comments Sat, 29 Jan 2011 18:25:55 +0000 Axelle Tessandier http://fr.readwriteweb.com/?p=11998

Il y a des semaines qui ressemblent à des mois. En terme d’apprentissage, d’idées, d’inspiration. Passer sept jours dans la Valley, cela fait à peu près cet effet-là, pour peu que vous décidiez de ne pas rester simple spectateur mais de saisir à bras d’entrepreneurs grands ouverts les multiples connaissances de l’un des endroits les plus inspirants du monde, cela peut être l’un des moments marquants dans une vie professionnelle quelque soit le stade où l’on soit. J’ai déjà écrit ici la découverte incroyable que San Francisco a représenté pour moi, je ne vais pas y revenir. On y atterrit avec des clichés plein la tête, beaucoup d’attentes. Après tout, on est dans la Mecque de l’innovation.

Le plaisir absolu est de ne pas être déçu. La Silicon Valley est ce que l’on peut espérer: stimulante, en réflexion permanente, dans une saine compétition qui vous empêche de vous reposer sur vos lauriers. Le monde n’attend pas, la Silicon Valley ne pense qu’à cela. Pour peu que vous rencontriez les fers de lance de cet écosystème unique, la boucle de l’inspiration à haute dose est bouclée.

Les étudiants de la majeure Sciences de l’Information à Centrale Paris ont donc eu évidemment la bonne idée d’aller voir bientôt ce qui se passe là-bas, et de façon intelligente. Plutôt que d’enchainer les visites, ils ont construit leur voyage autour de secteurs qui tous sont, et vont continuer, d’être en mutation :

  • Environnement/Energie/Transport
  • Media/Culture/Communication
  • Education
  • Marketing/Société
  • Entrepreneuriat

L’enthousiasme et l’excellence sont des valeurs extrêmement cultivées de ce côté de l’eau. L’initiative en témoigne. Je vis à San Francisco, j’ai la chance d’expérimenter cet endroit de l’intérieur. C’est cela l’essentiel lors d’un voyage comme celui-là: l’immersion plutôt que la représentation distanciée. Le programme dessiné par l’équipe est sur ce point pour le moins remarquable. Je vous passe les grands noms, ils sont tous là, et la rencontre de ces sociétés qui changent le monde est un “must” à ne pas rater.

Non, moi ce que j’aime dans cette semaine, c’est les rencontres et échanges qui sont peut-être moins connus du grand public et qui vont humainement et professionnellement vous marquer bien après le 23 avril, date de votre retour.

Twitter, Mozilla, Zynga, Seesmic, Netvibes et Better Place font partis du parcours.

Mais ces startups ont pu voir le jours grâce à des esprits innovants qui ont su prendre des risques. Des rencontres telles que Jeff Clavier, Steve Blank ou Michael Lopp ont donc été prévu par Siliconnection. Quant à raconter le projet Singularity University le bien-nommé, c’est impossible. J’ai eu la chance de visiter le campus de cette université imaginée par Google et la NASA, rien de moins. Leur vision fait parti des expériences qui se vivent plus qu’elles ne se racontent. Leur confiance dans les possibilités sans limites des nouvelles technologiques vont emmène loin, et vous dessine un futur fascinant ou un peu effrayant, c’est selon…

Si vous prenez l’avion pour vous joindre au voyage, n’en perdez pas une miette ou un pixel. Vous devriez en revenir non pas transformé, juste déterminé à ce que le pont ne soit pas si difficile à préserver et convaincu que personne n’a le monopole des bonnes idées. La Siliconnection est “French”, dans le texte. Française mais ouverte au monde visiblement. Voyager, sortir de sa zone de confort, de “soi” est parfois la meilleur façon de se trouver. La démarche n’est pas différente pour des entreprises et projets qui ne demandent qu’à avancer. Pour les nourrir, ce genre de voyage est plus qu’une opportunité, mais parfois une nécessité.

Les inscriptions se terminent bientôt. J’ai failli y mettre mon nom. Il y a des voyages qui même en étant surplace font toujours envie!

Le Blog de la French Siliconnection, c’est ici.

Axelle Tessandier
@axelletess

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Challenge Humanitech édition 2011 : c’est parti ! http://fr.readwriteweb.com/2011/01/24/agenda/challenge-humanitech-dition-2011-cest-parti/ http://fr.readwriteweb.com/2011/01/24/agenda/challenge-humanitech-dition-2011-cest-parti/#comments Mon, 24 Jan 2011 16:20:42 +0000 La rédaction http://fr.readwriteweb.com/?p=11873

La Fondation Casques Rouges annonce le lancement du Challenge Humanitech 2011 : le rendez-vous annuel des étudiants passionnés par l’innovation et désireux de s’impliquer dans des projets de solidarité internationale.

Premier concours étudiant de l’invention humanitaire, le Challenge Humanitech propose aux étudiants des universités et des grandes écoles de faire appel à leur créativité pour développer des outils technologiques innovants permettant de faciliter l’action humanitaire.

Les candidats ont jusqu’au 31 mars pour constituer une équipe de quatre à six personnes et déposer leur projet dans l’une des deux catégories suivantes : Développement durable ou Télécoms et Web. Après les sélections, les étudiants seront coachés pendant deux mois par des professionnels de l’innovation et de l’action humanitaire.

Pour Nicole Guedj, ancien ministre et Président de la Fondation Casques Rouges : « II existe de nombreuses façons de s’investir dans l’action humanitaire : distribuer de la nourriture, construire des écoles, donner des cours de soutien aux enfants les plus démunis… Avec Humanitech, la Fondation Casques Rouges propose aux étudiants de s’engager en utilisant directement leurs compétences et leurs expériences ».

L’ensemble des candidats et des parrains de l’aventure Humanitech se retrouvera le 20 mai, à La Cantine by Silicon Sentier (Paris), pour une séance de workshops qui sera suivie de la grande finale du Challenge. A l’issue de cette journée, les lauréats se verront remettre un chèque de 5 000 euro, destiné à développer le prototype de leur outil.

Les années précédentes, ce sont les étudiants de l’IUT Grenoble puis ceux de l’ESCP et du Strate College qui ont remporté les suffrages du jury, respectivement pour leur projet de purificateur d’eau saumâtre à distillation solaire et de lits modulaires en carton dénommés « Leaf Supply ». Cette dernière invention est actuellement expérimentée au Niger, sur un théâtre de crise chronique.

Julien Sylvain, membre de l’équipe « Leaf Supply », revient sur son expérience :

« Une richesse clé du Challenge Humanitech est la diversité des candidats et des projets. Gagner le concours nous a beaucoup aidé et ceci pour trois raisons majeures. D’abord, cela constitue une reconnaissance personnelle qui est importante surtout dans ce type de projet long et laborieux à développer. Par ailleurs, aussi bien la dotation financière que la communication menée autour du Challenge Humanitech sont des atouts non-négligeables pour aider à séduire et à convaincre autour du concept. Enfin, grâce au Challenge Humanitech, nous avons pu rencontrer des experts de la Fondation Casques rouges ou d’autres horizons avec qui, je l’espère, nous mènerons de beaux projets ! »

La Fondation Casques Rouge est elle-même engagée dans la création d’outils technologiques depuis sa création en 2006. Son conteneur humanitaire de télécommunication par satellite, Emergesat, dont nous avions déjà parlé sur RWW a notamment fait ses preuves en Haïti, en permettant le rétablissement d’un réseau de communication, dès le lendemain de la catastrophe. Grâce à des outils embarqués de téléphonie, d’accès à Internet, de visioconférence et de travail collaboratif, les équipes de secours françaises ont pu échanger leurs informations et communiquer avec leurs bases arrière pour optimiser leurs interventions. Les Casques Rouges travaillent aussi activement sur le développement de MISSING, un moteur de recherche humanitaire pour les disparus de catastrophes naturelles, qui est réalisé par Bearstech et ECS, en partenariat avec Google.

En tant que fidèle partenaire du Challenge Humanitech, Read Write Web suivra plusieurs équipes d’étudiants tout au long du concours.

Inscriptions avant le 31 mars 2011 sur : www.challenge-humanitech.com

Plus d’informations sur la Fondation Casques Rouges : www.casques-rouges.org

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[Conférence] Les experts du numérique : le Génie, le Geek et le Truand http://fr.readwriteweb.com/2011/01/14/agenda/les-experts-du-numerique-genie-geek-truand-une-conference-organise-par-les-etudiants-du-master-misc-du-celsa-en-partenariat-avec-smcfrance/ http://fr.readwriteweb.com/2011/01/14/agenda/les-experts-du-numerique-genie-geek-truand-une-conference-organise-par-les-etudiants-du-master-misc-du-celsa-en-partenariat-avec-smcfrance/#comments Fri, 14 Jan 2011 17:02:04 +0000 Damien Cahen http://fr.readwriteweb.com/?p=11642

Crédits visuels : Yodablog.net

Le 19 janvier prochain à 19h, à La Cantine Silicon Sentier, se déroulera une conférence organisée par les étudiants du Master Médias Informatisés et Stratégies de Communication (MISC) du CELSA avec le soutien du Social Media Club France.

Son nom, « Les experts du numérique : le Génie, le Geek et le Truand » vise à faire ressortir et à prendre du recul sur les différents discours véhiculés dans le milieu professionnel du Web en questionnant la notion d’expertise du digital. En effet, aujourd’hui, nombreux sont ceux qui se proclament experts sans disposer véritablement d’une compréhension des usages et des imaginaires qui animent le(s) réseau(x), si bien que l’on assiste aujourd’hui à une croissance exponentielle du nombre d’experts supposés apporter des solutions et des éléments forts dans l’élaboration de stratégies de communication. Entre véritable professionnel et charlatan, il est parfois difficile d’y voir clair dans la variété des prises de parole qui naissent au rythme de la naissance des innovations.

La construction de discours prémachés participe de la constitution d’un réseau de représentations et de croyances propres à véhiculer des stéréotypes à travers l’élaboration d’un vocabulaire de la complexité, créant de la distance voire de la peur à l’égard du digital. De fait la construction de ces discours créé l’illusion du besoin, voire de l’obligation, d’avoir recours à un quelqu’un de « compétent » pour mieux penser sa prise de parole sur le Web : transmedia, gamification, crowdfunding etc. sont autant de mots qui, certes renvoient à de réelles activités et à des usages existants, mais qui créent de la distance et imposent une barrière entre celui qui se définit comme un « expert » et celui qui n’a pas encore pris le temps de s’intéresser à la manière de prendre la parole sur les réseaux.

A travers cette conférence, il s’agira en fait de montrer qu’il existe des personnes compétentes mais aussi des charlatans dans le milieu professionnel du digital. De manière générale – et les personnes compétentes sont aussi concernées par cette remarque – c’est l’évangélisation, l’initiation et la pédagogie qui sont à développer pour non seulement faire comprendre à chacun l’importance d’une réflexion sur sa prise de parole, mais aussi, dans un second temps, de mettre à distance ces charlatans qui jouent  sur l’entretien de la complexité pour mieux vendre leur service.

Apprendre à lire et à écrire sur le Web (Read Write Web !) doit être l’objectif principal des professionnels du secteur. Il faut rendre palpable ce que de nombreuses personnes participent, pour leur propre intérêt , à rendre impalpable. Comment en effet y voir clair face à la profusion de discours qui accompagnent les transformations médiatiques que nous connaissons aujourd’hui ? Comment discerner le savant du charlatan ?

Cette conférence sera l’occasion de proposer des axes de réponse à ces questions par le biais d’une approche originale du Web en tant que milieu professionnel, véritable Far West où les frontières sont constamment à repousser. Introduite par Milad Doueihi, historien de l’Occident moderne, titulaire de la Chaire sur les cultures numériques de l’Université de Laval (Québec) et auteur de La Grande Conversion numérique, elle visera dans un premier temps à poser des bases théoriques et un éclairage scientifique de la notion d’expert et des représentations ainsi véhiculées. Les interventions se succéderont ensuite à travers la prise de parole d’une dizaine d’intervenants aux horizons professionnels variés (agences, start-ups, médias…) apportant chacun un éclairage particulier sur les problématiques soulevées.

Intervenants

La conférence sera suivie d’un cocktail

Inscription obligatoire sur Amiando après avoir demandé votre code d’activation à conference@celsa-misc.fr.

Si vous ne disposez pas de place, la conférence sera à suivre en direct sur Agoroom et sur Twitter via le hashtag #confmisc11

Plus d’informations sur le déroulé de l’événement sur le site des MISC

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Conférence du Social Media Club France : Médias sociaux et représentation démocratique – le 12 janvier à La Cantine http://fr.readwriteweb.com/2011/01/04/agenda/confrence-du-social-media-club-france-mdias-sociaux-reprsentation-dmocratique-12-janvier-cantine/ http://fr.readwriteweb.com/2011/01/04/agenda/confrence-du-social-media-club-france-mdias-sociaux-reprsentation-dmocratique-12-janvier-cantine/#comments Tue, 04 Jan 2011 13:00:21 +0000 Nicolas Marronnier http://fr.readwriteweb.com/?p=11504

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Le Social Media Club France organise le mercredi 12 janvier 2010 à 19h00 un atelier-conférence sur le thème suivant : Médias sociaux et représentation démocratique, un imaginaire de transparence et de démocratie directe ?


En effet, nous pensons que la représentation démocratique doit évoluer à l’heure des médias sociaux ; Sinon, elle risque de se transformer en représentation théâtrale dans une arène de cirque. Il s’agira de penser les réels apports des « amateurs de la démocratie » au métier de représentant démocratique ; notamment face aux imaginaires fondateurs d’internet, ou encore aux raccourcis intellectuels confortables que constituent les expressions de « démocratie participative » ou « démocratie numérique ».

A cette fin, Le SMC propose de réunir à la fois des experts des imaginaires démocratiques d’internet, des nouvelles technologies politiques, ainsi que des représentants démocratiques pour discuter de cette perspective.

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Intervenants :

  • Dominique Cardon, chercheur au laboratoire Tech-Sense d’Orange et auteur de « La démocratie internet »
  • Patrice Flichy, Professeur de sociologie à l’université Paris-Est Marne-La-Vallée et auteur de « Le sacre de l’amateur »
  • Alban Martin, Maître de conférence associé au celsa ParisIV Sorbonne et auteur de « Egocratie et Démocratie : la nécessité de Nouvelles Technologies Politiques »
  • Geoffroy Boulard, adjoint au maire du 17ème arrondissement
  • Philippe Mouricou, conseiller d’arrondissement, élu du XVème

La conférence sera suivie d’un cocktail.

RDV le mercredi 12 janvier à 19h00 à La Cantine (lacantine.org)
Adresse : 151 rue Montmartre, Passage des Panoramas, 12 Galerie Montmartre, 75002 Paris

A lire sur le blog du SMC, une introduction aux débats de la semaine prochaine : La « démocratie participative » : feinte d’écoute et misère conceptuelle

>>> Inscription sur Moxity : cliquez ici



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ReadWriteWeb reçoit Catherine Trautmann pour parler numérique http://fr.readwriteweb.com/2010/12/02/a-la-une/readwriteweb-reoit-catherine-trautmann-parler-numrique/ http://fr.readwriteweb.com/2010/12/02/a-la-une/readwriteweb-reoit-catherine-trautmann-parler-numrique/#comments Thu, 02 Dec 2010 19:50:56 +0000 Fabrice Epelboin http://fr.readwriteweb.com/?p=11095

Nous aurons l’honneur, en partenariat avec Techtoc.tv et Politoscope.tv, de recevoir Catherine Trautmann, lundi prochain, pour une longue interview sur les questions les plus brulantes touchant au numérique. Cet interview aura lieu en français et en anglais, afin d’être retransmise, le lendemain du tournage, durant l’après midi du SMC Lounge (et monté durant la nuit par notre vaillant réalisateur).

Catherine Trautmann est députée Européenne, ancienne ministre de la culture du gouvernement Jospin, ancienne vice-présidente de la Commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie. Elle préside la délégation des socialistes français au Parlement Européen et est notamment l’un des rapporteurs du Paquet télécoms.

Elle a participé à créer la commission permanente de contrôle des sociétés de perception et de répartition des droits (CPCSPRD), qui est une commission de la cour des comptes chargée de surveiller les sociétés de perception et de répartition des droits d’auteurs (comme la SACEM, l’ADAMI, la SACD, etc).

Avec elle, nous aborderons le problème que pose ACTA au parlement Européen, la politique numérique du gouvernement français, le paquet Télécom et sa retranscription par ordonnance en France, la Net Neutrality et, ancienne ministre de la Culture oblige, la Culture Libre et son potentiel pour déclencher une véritable renaissance culturelle pour la civilisation du numérique qui frappe à la porte.

Si vous avez des questions, des précisions à apporter sur l’un de ces sujets (des trucs pointus et spécifiques à la commission Européenne), n’hésitez pas à commenter ci-dessous ou sur Techtoc.tv.

En bonus track, nous devrions avoir une annonce importante au sujet du futur programme de politique numérique du Parti Socialiste Français en vue des élections de 2012, avec un invité spécial venu nous exposer comment le premier parti d’opposition en France compte travailler à la mise au point d’une véritable alternative pour le numérique.

Nous accueillerons dans les mois et années qui viennent de nombreux hommes et femmes politiques venu nous exposer leur vision du numérique et leurs ambitions pour la France (ou ailleurs, lorsqu’il s’agira de personnalités étrangère ou, comme ici, de responsables européens).

Photo © AFP Thomas Wirth

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Digital4change.tv ouvre la semaine de l’innovation technologique et sociétale http://fr.readwriteweb.com/2010/11/29/a-la-une/digital4change-innovation-sociale-technologique/ http://fr.readwriteweb.com/2010/11/29/a-la-une/digital4change-innovation-sociale-technologique/#comments Mon, 29 Nov 2010 08:39:34 +0000 Fabrice Epelboin http://fr.readwriteweb.com/?p=11049

ReadWriteWeb est heureux de s’associer à une initiative menée par HEC Paris et Danone Communities regroupant une cinquantaine de partenaires prestigieux issus du monde de l’éducation, du Social Business, de l’institutionnel et de l’humanitaire, tel que l’ESCP Europe, Internet sans Frontière, Kiva, Les Restos du cœur, Mozilla, la Commission Européenne, Wikimedia, FriendsClear, les Casques Rouges, Cap Digital et bien d’autres.

Danone Communities et HEC se sont réunis pour convier, le premier décembre, durant une après midi, les experts de l’innovation technologique et de l’entreprenariat au service du social dans les studios de Webcastory. Ensemble, nous aborderons sous la forme d’un talkshow de quatre heures, éditorialisé en plusieurs segments, les grandes thématiques tournant autour des « social technologies » (full disclosure: Webcastory est la société qui porte RWW France).

Au programme : community management dans le secteur humanitaire, marketing du non profit, le social business en question, la finance sociale et solidaire, et bien sûr, les technologies au service du social. L’émission aura pour but d’initier les conversations qui occuperont l’espace de cette semaine exceptionnelle.

Pour participer à cette après midi de débats et de talkshow, créez un profil (le plus complet possible) sur Digital4change.tv et contribuez à l’élaboration de l’éditorial des émissions en cours de préparation. Si vous souhaitez intervenir ou assister à l’émission, signalez le sur le site afin de recevoir une invitation (place limitées, la qualité et les détails fournis dans les profils nous sert à faire le casting).

La brochure de l’évènement est téléchargeable ici en pdf.

Cette semaine consacrée à l’innovation technologique et sociétale se clôturera par une conférence dans les locaux d’HEC, retransmise en live sur internet.

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Social Media Club Lounge : The Innovative Global Village #evenement http://fr.readwriteweb.com/2010/11/29/a-la-une/rencontrez-innovative-global-village-evenement/ http://fr.readwriteweb.com/2010/11/29/a-la-une/rencontrez-innovative-global-village-evenement/#comments Mon, 29 Nov 2010 07:30:40 +0000 Fabrice Epelboin http://fr.readwriteweb.com/?p=11021

RWW France tourne un peu au ralenti ces dernier temps, la raison en est simple, nous préparons, chez Webcastory, la société qui porte RWW France, un évènement exceptionel, à la croisée de l’après midi lounge entre amis, d’une émission de talkshow, et d’une networking party très VIP.

La brochure présentant l’évènement est ici (pdf)

Le communiqué de presse ici (.doc)

La ‘télévision dans un garage‘ se transforme l’espace d’une journée en club lounge cosy. Vous imaginez deux grands open spaces, meublés d’antiquités asiatiques, du NetArt sur les écrans, des sushis et du champagne… C’est là dedans qu’on bosse, et ce sera open bar.

Le Social Media Club et AF83media, qui organisent avec ReadWriteWeb l’évènement ont convié tous leurs amis à venir déjeuner, se détendre, s’amuser et débattre durant la journée du 7 décembre.

La guest list sera annoncée au fur et à mesure des confirmations de nos invités, sur Twitter (ici, ici et ici).

A coté du lounge bar, deux studios TV tourneront à plein régime, l’un est réservé à la presse qui peut y faire ses interviews (les slots sont limités), l’autre accueillera un talkshow de 5 heures.

Au programme du talkshow

Le programe devrait être le suivant, horaires et thématiques éditoriales sont susceptibles d’évoluer selon les horaires d’arrivé des invités. L’éditorial est en cours d’élaboration sur la plateforme de socialTV collaborative de Techtoc.tv. Vous pouvez participer à la conception éditoriale du talkshow à venir en vous inscrivant sur la plateforme (le formulaire d’inscription est volontairement décourageant, c’est fait pour les gens qui veulent collaborer, pour se contenter de regarder, inutile de s’inscrire ;-).

Toutes ces émissions auront lieu en anglais, dans la mesure où la plupart de nos invités sont anglophones et ne parlent pas français.

On a beau avoir de jolis locaux, on ne peux pas accueillir beaucoup de monde, nous pourrons peut être inviter quelques uns d’entre vous sur le talk dans les spectateurs, mais comprenez que notre place sera très limitée. L’année prochaine, on trouvera un espace plus grand pour y inviter plus de monde, promis.

Emissions en cours de préparation pour la journée du 7 décembre

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Les Startups Weekends quittent la grisaille et migrent au soleil http://fr.readwriteweb.com/2010/11/26/agenda/les-startups-weekends-quittent-grisaille-migrent-soleil/ http://fr.readwriteweb.com/2010/11/26/agenda/les-startups-weekends-quittent-grisaille-migrent-soleil/#comments Fri, 26 Nov 2010 16:37:38 +0000 un auteur invité http://fr.readwriteweb.com/?p=11010

Créer une entreprise en un weekend relève du domaine de l’impossible pour certains. Et pourtant cela 3 ans que dans le monde entier se développe des Startups Weekends. Près de 750 startups ont ainsi été crées en un weekend en 3 ans. Ce concept né au États-Unis à pour but de jouer le rôle d’un accélérateur (au même titre que notre nouveau Camping) mais en 54h !

A Marseille ils ont résumé cet étonnement de façon très claire : « Créer ma startup en un weekend ? T’y es fada ou quoi ! ».

Concrètement, comment est-ce que cela se passe ?


Les participants arrivent le vendredi soir avec leurs idées et leurs compétences, le soir même les participants auto-sélectionne les idées à poursuivre et constituent des équipes et … c’est parti pour un weekend développement de prototype technique, ainsi que de business model. Le tout est pitché à un jury d’entrepreneurs / incubateurs / sérial –entrepreneurs le dimanche soir, avec à la clef des feedbacks.

Depuis décembre 2009 ces Startups Weekends se développent en France. Trois éditions parisiennes ont déjà eu lieu, rassemblant à chaque fois plus de 100 personnes devenues entrepreneurs en un weekend à la force du poignet. C’est maintenant au tour de Toulouse ce weekend (26-27-28 novembre) et de Marseille le weekend prochain (3-4-5 décembre) de mener la danse.

Le concept est-il viable ?

Depuis 2007 les organisateurs commencent à avoir du recul sur l’évènement et les projets qui en sortent.

  • 30% des projets en sortant sont toujours actifs dans les 6 mois qui suivent ;
  • 10% d’entre eux lèvent des fonds et/ou génèrent leur premier chiffre d’affaire durant cette période (presque 1 startup par weekend).

De belles réussites en sont sorties, en France comme à l’étranger. Les précédentes éditions ont notamment vue le développement de Foodspotting qui fait figure d’emblème pour Startup Weekend. Il s’agit d’une société basée à San Francisco qui permet à une communauté d’identifier et partager les meilleurs restaurants. Coté Européen on a vu se créer Submate, lepotiron.fr ou CheckMyControler pour la France, ou encore Memolane qui créé au Startup Weekend d’Amsterdam en Avril dernier a levé 2 millions en Septembre.

Les prochaines étapes ?

Les organisateurs de Startup Weekend ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Après Marseille et Toulouse les éditions à venir en 2011 se passeront à Sophia Antipolis, Ajaccio, Montpellier, au Maroc, en Tunisie. D’autres sont en cours de préparation partout en France et en Europe … Affaire à suivre !

D’ailleurs le concept est en train de s’enrichir car le développement du programme ne se limite pas à la géographie ! L’équipe est également en train de travailler avec d’autres organisations, afin de concevoir un type de structure hybride entre un accélérateur et un incubateur pour mieux accompagner les startups dans leur développement après les premières 54 heures.

N’hésitez pas à vous inscrire pour participer à Toulouse et à Marseille dès maintenant ! L’expérience dans le sud se promet d’être très enrichissante avec de beaux sponsors et des accès privilégiés aux acteurs de l’innovation en dehors des murs de Paris !

Clément Cazalot
Antoine Laurent

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Pour plus d’informations (et votre inscription) sur :
http://marseille.startupweekend.org/
http://toulouse.startupweekend.org/

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http://fr.readwriteweb.com/2010/11/26/agenda/les-startups-weekends-quittent-grisaille-migrent-soleil/feed/ 12
Le web sémantique sera-t-il le web 3.0 ? http://fr.readwriteweb.com/2010/11/17/agenda/web-smantique-seratil-web-30/ http://fr.readwriteweb.com/2010/11/17/agenda/web-smantique-seratil-web-30/#comments Wed, 17 Nov 2010 14:11:57 +0000 Fabrice Epelboin http://fr.readwriteweb.com/?p=10959

Annoncé comme le messie par ses adeptes, le web sémantique promet de révolutionner l’écosytème hommes-contenus de l’internet au même titre que le social a donné naissance à la vague du web 2.0. Mais il faut reconnaitre que la révolution se fait attendre.

Une technologie capable de «comprendre» (notez les guillemets), d’ «analyser» et surtout de mettre en relation les contenus (et les hommes) à la suite de cette analyse, pourrait sortir les machines de leur position d’esclaves dociles pour les mettre dans une position d’interlocuteurs face aux humains (tout en étant à leur service, on n’est pas encore dans un scénario à la Terminator).

Cette capacité à traiter de la sorte l’information pourrait même, si elle se superpose à la dimension sociale du web 2.0, transformer (une partie de) ce qui est encore essentiellement une immense cour de récré 2.0 en université planétaire du savoir et des connaissances.

Co-évolution ou rencontre, le web social et le web sémantique ne peuvent plus s’ignorer bien longtemps. Pour avoir une idée du territoire qui se dessine pour les années à venir, nous avons décidé d’organiser de façon régulière des rencontres, qui nous semblent un bon complément aux articles de vulgarisation sur le web sémantique qui sont légion sur RWW ou sur les blog spécialisés.

Ces rencontres prendront la forme d’émissions télévisés (diffusés sur le web, chez RWW et ailleurs), produites par Webcastory et en partenariat avec Techtoc.tv. Ces émission auront lieu en anglais ou en Français et auront pour but d’être des passerelles entre les spécialistes du sujet au sein de l’équipe de RWW et des experts répartis aux quatre coins du monde, comme Andraz Tori de Zemanta, que nous suivons de près, un petit génie de la sémantique d’origine Slovène, et qui fera – j’en suis sûr – des apparitions en duplex dans plusieurs des émissions qui sont en cours de préparation, ou Alex Iskold, auteur chez ReadWriteWeb et fondateur de GetGlue. Attendez vous à voir des stars, comme c’est souvent le cas chez RWW.

Bien sûr, il y aura une place pour des frenchies (pour peu qu’ils parlent anglais), plusieurs d’entre eux sont déjà dans le scope, comme Pearltrees, qui a en son sein l’un des spécialistes français de la sémantique.

Après avoir été à la traine, la sémantique bouge (enfin) en France, et plus particulièrement sur le traitement de la langue Française, ce qui est non seulement une bonne nouvelle, mais une occasion de voir ce que l’innovation française a de spécifique dans ce secteur.

La première émission de cette série aura lieu début décembre.

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Retour du Plastic Hacker Space Festival http://fr.readwriteweb.com/2010/11/02/a-la-une/retour-du-plastic-hacker-space-festival/ http://fr.readwriteweb.com/2010/11/02/a-la-une/retour-du-plastic-hacker-space-festival/#comments Tue, 02 Nov 2010 11:01:02 +0000 un auteur invité http://fr.readwriteweb.com/?p=10837

Ce WE, l’association des bidouilleurs de Vitry, le tmp/lab, organisait un festival, le Plastic Hacker Space Festival. Le cadre était alternatif, au sous-sol d’une usine désaffectée, mais pas forcément son contenu: le public était varié et les concepts avaient un doux parfum de projets universitaires. Le hacking des objets a prédominé sur le hacking logiciel, et j’ai retenu deux concepts de base: le Do-It-Yourself et les objets libres.

Romain Lange est cofondateur de Cibul, une application web qui permettra de trouver les événements proches de soi. Il partage sur son blog ses rencontres d’organisateurs et ses participations à des événements.

DIY: « ça vous plait? C’est moi qui l’ai fait »

L’individu est plus qu’un simple consommateur, il peut assimiler des savoir-faire et fabriquer lui-même les objets dont il a besoin, voire même s’amuser à fabriquer ses objets. Une délicieuse toulousaine a ainsi exposé comment fabriquer ses sex-toys avec le vibreur d’une manette de jeu vidéo et des moules de cuisines en silicone.

Je me suis dit que l’idée du DIY était déjà bien diffusé dans notre société et qu’en un sens C’est du propre, l’émission de M6, où deux super-ménagères apprennent à fabriquer ses propres détergents avec du vinaigre, du citron et de la bière, c’est du DIY.

Les objets libres

C'est du propreUn objet libre est un produit librement reproductible et modulable dont la documentation technique est en libre accès. L’idée est de faire passer en bien commun tout une série de savoir-faire. Christophe André, de l’association Entropie, est allé plus loin avec le concept de design libre qui encourage les concepteurs à documenter également les faiblesses des produits afin de bénéficier de contributions des utilisateurs. Sur ce festival, le plus emblématique de ces produits hackables étaient les imprimantes 3D.

Les imprimantes libres

Deux projets d’imprimantes 3D étaient présents: Makerbot, une boutique en ligne américaine qui propose ses machines en kit, et RepRap, un projet communautaire initié par l’université de Bath. Ces machines sont libres de droit, se revendiquent « hackables » et sont en partie auto-réplicables, puisqu’une imprimante peut produire les éléments plastiques la composant.

Les objets peuvent être créés avec le logiciel Blender, partagés sur ThingIverse, puis reproduits par l’imprimante par couches successives de plastique. En France, les fournitures et pièces détachées sont disponibles chez Hackable Devices, une société issue d’un partenariat entre Kd85, Bearstech et FaberNovel, afin de promouvoir et diffuser la culture de la bidouille et l’apprentissage par la pratique, et qui sait, de faire naître un modèle économique viable.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

L’impression d’objets en Nutella a été tentée, mais le réglage de la température n’étant pas encore au point, un repli sur les dessins en 2D sur pain de mie a eu plus de succès.

Nutella 2D printing with a 3D printer

Un dernier projet avait à mon sens une application commerciale proche: le matériel de muscu-musical. Un potentiomètre permet de faire varier une note de musique suivant le mouvement sur un matériel et l’objectif est de « jouer » à plusieurs de ces instruments, comme dans un groupe: transpiration assurée.

Le hacktivisme en question

Les dernières conférences du festival était dédiées au questions politiques, et ce ne fut pas la partie la plus passionnante du WE. Un avocat en a fait des tonnes sur l’Hadopi, puis se posa la question de la voix des hackers: plusieurs membres de hackerspaces/hacklabs, notamment de Suède et d’Espagne, ont confronté leurs points de vue sur l’opportunité d’un parti pirate, d’une fédération ou confédération des hackerspaces, ou d’une organisation hacker telle que préconisée par DecereBrain, dont j’entendais parler pour la première fois. Au final, c’est l’option du hacktivisme qui a été retenue: pas de structure centralisée, les hackerspaces sont des lieux d’actions et pas de théorie, chaque groupe peut décider de petites actions autonomes relayées par des portails, tels hackerspaces.org.

En quittant le festival dimanche soir, je suis sorti du sous-sol, ai marché en évitant la boue du chemin qui ramène à la route, l’air de Vitry empestait l’odeur des usines de retraitement de déchets. Je suis demandé si la voix des hackeurs, qu’elle soit centralisée ou non, n’avait pas tout à gagner à être plus accessible, plutôt que de résonner dans une cave de Vitry-Sur-Seine. Le Hacker Space Festival 2011 aura-t-il lieu à la Cantine? Alors les hackeurs, quand est-ce que vous sortez de votre squat?

l'entrée du tmp/lab

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Plastic Hacker Space Festival 2010 ce week end au /tmp/lab http://fr.readwriteweb.com/2010/10/28/a-la-une/plastic-hacker-space-festival-2010-ce-week-tmplab/ http://fr.readwriteweb.com/2010/10/28/a-la-une/plastic-hacker-space-festival-2010-ce-week-tmplab/#comments Thu, 28 Oct 2010 19:48:27 +0000 Olivier Laurelli http://fr.readwriteweb.com/?p=10791

Le weekend prochain, du 29 au 31 Octobre 2010, le /tmp/lab vous convie au Plastic Hacker Space Festival, temple français de la culture DIY où ça cause de tout pour tout fabriquer.

Usinette, Fablab, RepRap, transidentités et transpalettes : l’univers du D.I.Y croise, pour cette nouvelle édition trans-disciplinaire, les univers variés de l’autogestion, de la post-pornographie et des séxualités plurielles, des questions de genre, de l’architecture, de l’environnement,…, et sème le trouble au cœur de nos habitudes en reposant la question de nos désirs.

Plastique, électronique et chair pour fabriquer presque tout : enfin tous les moyens de réaliser ses envies et de construire un monde à son image.

Il n’est plus question de se demander “de quoi demain sera fait?” mais “comment veut-on faire demain?”.

Où ?

/tmp/lab : 6Bis rue Leon Geffroy
94400 Vitry sur Seine (map)
http://www.tmplab.org/contact/
Pour tout savoir c’est ici

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http://fr.readwriteweb.com/2010/10/28/a-la-une/plastic-hacker-space-festival-2010-ce-week-tmplab/feed/ 6
The Economist tient conférence à Paris http://fr.readwriteweb.com/2010/10/26/a-la-une/economist-tient-confrence-paris/ http://fr.readwriteweb.com/2010/10/26/a-la-une/economist-tient-confrence-paris/#comments Tue, 26 Oct 2010 07:00:57 +0000 Fabrice Epelboin http://fr.readwriteweb.com/?p=10703

«Les réseaux sociaux nous mènent vers une ère où le monde sera interconnecté», cette introduction à la conférence que tiendra le prestigieux «The Economist» le 30 novembre prochain à Paris illustre à merveille le «Cultural Gap» qui sépare la façon dont le monde des affaires anglo-saxon aborde le numérique et l’ultra conservatisme ambiant chez de trop nombreux décideurs français.

La conférence promet, du coup, un grand bol d’air frais dans un pays où la peur de l’inconnu domine dès qu’il s’agit d’anticiper le monde qu’Internet promet de faire naitre, avec, sans, ou contre beaucoup de ses acteurs d’aujourd’hui, qui se demandent du coup quelle attitude adopter, et dans quel camp se ranger.

Nous ne pouvions qu’adhérer à la démarche optimiste et volontaire de The Economist, et c’est pourquoi ReadWriteWeb France est heureux d’apporter son soutien à cette conférence qui réunira des invités tels que Dan Serfaty, le président de Viadeo, ou Anne Toth, la vice présidente en charge de la vie privée de Yahoo!. A leurs cotés, un parterre de responsables de la communication digitale de grands groupes, comme Unilever, Sony, Vuitton, HP, Dell, Areva, Adidas et Ferrero.

Bref, de quoi faire un tour d’horizon complet des grands enjeux qui touchent à la mutation qu’internet impose aux grandes entreprises, qu’il s’agisse de la relation clientèle, de la com’ interne ou publique, du marketing, et même de la façon dont les entreprises, demain, travailleront mieux ensemble grâce aux réseau sociaux.

Les lecteurs de ReadWriteWeb seront heureux d’apprendre qu’ils auront droit à une réduction de 15% sur le prix de l’entrée (qui est tout de même de 1095€HT normalement), en replissant ce formulaire.

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Engagement des audiences et monétisation : le social gaming, un modèle à suivre ? – le 3 novembre à La Cantine http://fr.readwriteweb.com/2010/10/19/agenda/engagement-des-audiences-montisation-social-gaming-modle-suivre-3-novembre-cantine/ http://fr.readwriteweb.com/2010/10/19/agenda/engagement-des-audiences-montisation-social-gaming-modle-suivre-3-novembre-cantine/#comments Tue, 19 Oct 2010 18:12:17 +0000 Nicolas Marronnier http://fr.readwriteweb.com/?p=10648
Engagement des audiences et monétisation le social gaming un modèle à suivre

On compte à travers le monde pas moins de 400 millions de social gamers, dont 83 millions pour le seul Farmville. L’application éditée par l’américain Zynga doit son succès à la formidable plateforme de distribution que représente Facebook et ses fonctionnalités sociales de recommandation et d’échange interindividuels. Car c’est là que réside l’originalité de ces jeux d’un nouveau genre : le plaisir retiré par le joueur ne découle pas de la sophistication du gameplay, de la complexité du scénario ou de la richesse du graphisme, mais repose avant tout sur l’expérience sociale offerte par ces applications ludiques à la forte dimension communautaire, caractérisées par leur simplicité de prise en main et une courte durée de jeu. Ceci explique leur succès auprès de publics traditionnellement peu enclins à jouer : la moyenne d’âge du social gamer est de 30 ans et les femmes représentent 60% de l’ensemble des joueurs outre-Atlantique!

Selon une étude du cabinet eMarketer menée en juillet dernier, le poids du marché du social gaming pour l’année 2011 dépassera le milliard de dollars. Ce chiffre représente l’ensemble des investissements publicitaires sur ce segment ajouté aux revenus générés par les micro-paiements des utilisateurs. Cette seconde source de revenu est la plus importante -notamment du fait du succès des « bien virtuels » qui servent de monnaie d’échange aux transactions entre joueurs, et Facebook l’a bien compris qui se propose depuis peu d’en organiser l’achat via son système de « Credits ».

Avec 3 millions de social gamers, le marché français n’est pas en reste face à ce phénomène. Dès lors, le Social Media Club France se propose d’identifier les bonnes pratiques ayant émergé autour de cette activité en pleine croissance, et de réfléchir avec les professionnels du secteur aux enjeux et perspectives liés aux stratégies d’engagement de l’utilisateur et de monétisation que ces social games ont mis au jour.

Rendez-vous le mercredi 3 novembre à 19h00 à La Cantine pour débattre autour de cette thématique avec nos intervenants :

- Thibault Viort, PDG de Weka Entertainment
Les nouveaux métiers du social gaming

- Thomas Jestin, cofondateur de KRDS
Le social game, levier d’engagement pour les marques

- Erwan Guiriec, cofondateur de Click&Game Entertainment
Le social game, générateur de chiffre d’affaire

-  Dimitri Ducourtieux, Co-Founder, COO and VP, Europe, IFeelGoods (sous reserve)
Economie des biens virtuels, crédits Facebook et micro-incentives

Animation des débats par Benoît Raphaël, cofondateur de Revsquare et blogueur sur La Social Newsroom. (N’hésitez pas à (re)lire la série de billets qu’il a consacrés au sujet sur son blog)

>>> Inscription obligatoire sur Amiando

Pour toute question, contact : nicolas [at] socialmediaclub.fr

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Préparer son développement à l’international avec UbiFrance http://fr.readwriteweb.com/2010/10/12/agenda/prparer-son-dveloppement-linternational-avec-ubifrance/ http://fr.readwriteweb.com/2010/10/12/agenda/prparer-son-dveloppement-linternational-avec-ubifrance/#comments Tue, 12 Oct 2010 06:58:53 +0000 Romain Péchard http://fr.readwriteweb.com/?p=10549

UbiFrancePréparer le développement de son entreprise à l’international est un enjeu majeur. Connaître l’environnement international dans lequel l’on évolue, les potentiels dans les différents pays, et surtout créer un réseau que l’on peut activer lorsque l’on souhaite rejoindre un marché sont des éléments clé au succès de sa croissance hors des frontières françaises. C’est ce que propose UbiFrance aux entreprises, et plus précisément celles liées au secteur numérique lors des Rencontres Internationales du Numérique qui se dérouleront les 21 et 22 octobre 2010 à Paris.

Les Rencontres Internationales du Numérique incluent des conférences en matinées sur les dynamiques des différents continents et des ateliers/ rendez-vous individuels pour rencontrer les différents experts UbiFrance pour chaque pays cible, qu’il appartienne à la zone Asie, Maghreb, Amérique, ou Europe. 2 journées de rencontres qui pourront ensuite se transformer en accompagnement pour vous permettre d’envisager un développement à l’International dans les meilleures conditions pour prospecter, mieux comprendre un marché spécifique, et obtenir des subventions pour étendre votre activité.

L’inscription est gratuite et se fait directement sur le site de l’événement. C’est une des opportunités de prise de contact avec UbiFrance qu’il est utile de saisir pour découvrir ce qui peut être fait en terme d’accompagnement pour vous aider à vous intégrer au mieux dans l’écosystème du ou des pays que vous ciblez, et surtout d’accéder au réseau de contacts et d’entreprises que met à votre disposition l’agence française pour le développement international des entreprises.

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Festival VisionSonic : présentation et rencontre avec Yro, cinéaste d’objets http://fr.readwriteweb.com/2010/10/09/a-la-une/festival-visionsonic-prsentation/ http://fr.readwriteweb.com/2010/10/09/a-la-une/festival-visionsonic-prsentation/#comments Sat, 09 Oct 2010 18:33:30 +0000 Audrey Bartis http://fr.readwriteweb.com/?p=10467

Le festival VisionSonic 2010 va bientôt commencer à Paris, Créteil, Saint-Ouen et Sèvres, et c’est une très bonne nouvelle. Je me suis dit que c’était important de la partager avec les lecteurs de RWWfr, en cette période de combats politiques et idéologiques très chargée.

C’est une bonne nouvelle pour l’Ile de France qui compte malgré tout trop peu d’événements artistiques qui font réellement la passerelle entre underground et grand public.

C’est une bonne nouvelle pour la scène artistique parisienne qui se sclérose trop souvent dans les caprices d’enfants gâtés, les mariages consanguins et les compromis courtisans.

C’est une bonne nouvelle pour les artistes de cette jeune scène florissante qui peuvent sortir de leurs labos, de leurs ateliers et de leur discrétion pour rencontrer un public qui ne demande que cela, sans vraiment le savoir.

C’est une bonne nouvelle pour nous tous qui allons avoir la chance de pouvoir profiter de l’énergie et de la passion communicatives des personnes qui organisent et programment ce festival dédié à la scène multiple de l’audio-vidéo et du live cinema.

Profitez-en bien en allant au festival VisionSonic, du 13 octobre au 7 novembre 2010, de bonnes nouvelles comme celle-ci n’arrivent pas tous les jours.

J’ai eu le plaisir de rencontrer YroYto (à ne pas confondre avec Ora Ito) pour l’interviewer, afin qu’il puisse nous parler du festival VisionSonic dont il dirige la programmation et l’organisation, mais aussi de son parcours d’artiste. Je le remercie encore pour sa générosité, sa gentillesse et l’échange très riche que nous avons eu.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Rencontre avec Yro, cinéaste d’objets

Audrey Bartis – Pourrais tu te présenter ?

YroYto – Un de mes noms de scènes, c’est YroYto, mais j’essaye de le réduire en Yro. J’ai trente ans, et j’ai commencé dans le spectacle de rue quand j’avais quinze ou seize ans. Petit à petit je suis passé à des projections diapos, je faisais aussi beaucoup de dessins, du graphisme, des choses assez low-tech. Puis, j’ai découvert ce qu’on appelle aujourd’hui les « arts numériques » et j’ai commencé à travailler avec des ordinateurs, à partir de 2003-2004. A cette époque j’avais acheté une maison paumée dans le fin fond du Berry et je n’avais pas trop d’Internet, l’électricité n’était pas très stable, mais j’ai commencé à bidouiller. Très rapidement, je me suis intéressé à ne pas faire uniquement de la vidéo, mais à lier la vidéo à des sons, à de la musique. C’est comme ça qyue j’ai commencé à faire des performances audio-vidéo.. J’ai un peu cherché mon style, et rapidement j’ai commencé à travailler avec un outil qui s’appelle Pure Data. C’était en 2006.

J’ai suivi des formations au CRAS, à Mains d’œuvres, et j’ai rencontré d’autres personnes qui travaillaient avec Pure Data (http://puredata.info/). J’ai fait mes premières performances « tout numérique », derrière mon laptop avec ma souris, et en fait, ça ne m’a pas plu du tout. Il me manquait toute une dimension spectacle, art de la rue, plastique. Je n’en ai fait qu’une seule en « tout numérique » qui s’appelait « HYPEReSPACE » et qui a un peu tourné. Tout de suite après, je suis parti vers des choses beaucoup plus plastiques en utilisant des objets du quotidien : des billes, des bouts de papier, des constructions, des dessins…

Où se situe la place de la place de la technologie, dans ton travail ?

Sous la table. (rires) Je développe mes propres outils, toujours avec Pure Data, et maintenant avec d’autres logiciels. Je ne suis pas un grand programmeur, et je ne considère pas la programmation comme une finalité. L’idée, c’est d’arriver sur scène et de fabriquer en direct.

Dans le concept de performance, il y a l’idée de temporalité, celle de prise de risque, mais aussi une idée de « happening », c’est-à-dire de quelque chose qui arrive, qui va se passer. Tout cela, je ne le retrouvais pas forcément dans mes performances ou dans celles que je voyais. Alors j’ai mélangé tout ce que je faisais, le dessin, la sculpture, en les ramenant sur scène avec les médias que j’utilise maintenant, à savoir la vidéo et la musique. Il y a des pièces qui peuvent être présentées en dehors du cadre de la performance, comme celles que je vais présenter à Agora l’année prochaine, mais la finalité ce n’est pas la pièce. Il faut la resituer dans le cadre de la performance. Dans cette exposition, il y aura des vidéos ou des sons qui vont montrer que ces pièces n’ont pas pour finalité d’être exposées comme des sculptures.

En fait, la technologie me sert à fabriquer tout cela en live. Pour une de mes premières performances de ce type, appelée « Eile », je n’avais pas de son, ni d’image dans l’ordinateur. Avec les personnes qui m’aident pour la programmation (quand elle devient un peu trop compliquée), on a fabriqué un sampler audio-visuel, qui permet, avec un pédalier comme pour les guitaristes, de sampler l’image et le son, ce qui permet de fabriquer des tableaux visuels en direct. J’avais une caméra en banc-titre au dessus de la table, des micros-contacts posés sur la table, et dès que je la grattais ou lâchais des éléments dessus, ou si j’enregistrais ma voix, c’était directement connecté à l’image. Par exemple, les billes qui tombent sur la table, j’en fais tomber une, j’en fais tomber une deuxième, et je peux rajouter des couches successives qui par addition d’images donnent l’impression d’une superposition et donne beaucoup de matières.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Pour cette performance là, par exemple, l’ordinateur était plutôt à côté de moi, et ce que les gens voyaient, c’était la caméra et les objets. Pour moi, la place de la technologie permet de faire en sorte que, d’un seul coup, les gens ne se posent plus de question. Ils voient simplement que je fabrique des choses, que ça existe, mais sur le comment ça se passe, pourquoi ça boucle, les gens ne me posent plus la question. Alors qu’avec HYPEReSPACE, les gens me posaient beaucoup de questions sur les logiciels que j’avais choisi, comment je les avais utilisé, etc…

En fait, dans ton travail, tu serais moins dans une esthétique de la technologie, c’est-à-dire la à mettre en avant, que de mettre la technologie au service d’un résultat, ou d’une problématique plastique et artistique ?

Oui, c’est ça.

Tu n’es pas dans le « show » de la technologie ?

Non, bien qu’il y en ai énormément. Par exemple dans Asynthome,  on cache les ordinateurs et les consoles lumière, mais en revanche, les caméras font partie du spectacle. On recrée une sorte de laboratoire d’expérimentation, et les caméras sont mises en scène. On a de beaux trépieds, les caméras sont là, on ne peut pas les ignorer. Nous sommes les opérateurs de ces caméras.

Les caméras sont mises en scène et font partie de la narration. Elles sont des personnages, peut-être pour raconter quelque chose sur la technologie elle-même ?

Oui, enfin, elles sont des outils de ce laboratoire. Nous, les opérateurs, sommes habillés tout en noir, on cherche à être le plus neutre possible sur scène. On ne théâtralise pas nos mouvements, on ne joue pas, on bouge normalement.

Parce que vous n’êtes pas les acteurs…

Non, les acteurs se sont les objets, les caméras et la projection.

En fait, vous êtes presque des marionnettistes ?

Un petit peu, oui. Pour le dernier spectacle que j’ai créé « Inside the black box » http://www.insidetheblackbox.net/, en sous-titre, on a écrit « cinéma d’objets », parce que ce sont les objets qui deviennent très important, ils prennent le premier rôle. Les gens du public viennent nous voir à la fin pour nous dire que c’est facile, alors qu’en fait, il y a six ordinateurs, des dizaines de mètres de câbles midi, des machines, des guitares, une boîte avec des électro-aimants et des interrupteurs dans tous les sens… c’est un sacré dispositif. En tout cas, les gens trouvent leur place dans ce dispositif-là, ils ont des choses à voir, et pas seulement sur un écran. C’est ce qui m’intéresse et c’est ma marque de fabrique. Je voudrais aussi refaire des choses en vidéo, avec des dispositifs plus légers, parce que c’est toujours des choses assez lourdes et difficiles à faire voyager.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

J’ai été très inspiré par les personnes avec lesquelles j’ai collaboré, comme Transforma http://www.transforma.de/, par exemple. Transforma, c’est un collectif allemand, ils sont trois, et ils font notamment des vidéos dans lesquelles ils se mettent en scène dans des costumes, (ils se « transforment » donc). Ça fait un an qu’on travaille ensemble sur Asynthome, et ils m’ont beaucoup inspiré sur cette idée d’être les opérateurs d’objets que l’on a fabriqués et que l’on met en scène pour leur donner une nouvelle valeur. Ils font beaucoup de Vjing pour des hautes têtes d’affiches comme Apparat ou Chloé, et quand ils sont venus au festival VisionSonic l’année dernière, je leur ai dit « Si vous venez, vous faites une performance audio-vidéo ». Ils ont filmé une performance dans un club à Berlin, où ils creusent de la terre, cassent du verre, avec tout une mise en scène du geste, mais pas forcément dans une logique narrative. L’idée ce n’est pas de copier le cinéma, mais de créer un nouveau langage. Ils avaient justement appelé leur performance « Operators » . Pour « Eile » aussi, je me définissais comme un opérateur. L’artiste est juste le lien entre un objet et ce qui se passe à l’écran, et la vidéo devient une matière brute que l’on travaille en direct.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

C’est tout de même un discours sur les rapports entre l’humain et la technologie qui est bien spécifique, dans lequel elle est un outil. Parce que dans ce qu’on appelle les « arts numériques », il y a aussi tout un courant d’artistes, de pensée, de philosophie, d’esthétiques, qui se situe plutôt à l’inverse, dans lequel l’humain est absorbé par la technologie. Comme dans ce que tu décrivais tout à l’heure, avec l’artiste caché derrière son laptop, invisible, qui rend la technologie spectaculaire, et non pas sa présence physique sur scène. C’est comme si l’humain disparaissait et laissait la technologie se mettre en scène elle-même. On a un rapport au performatif, dans ces cultures-là, qui est très particulier, voire quasiment inexistant…

Oui, le performatif, c’est la beauté du code, dans ces cas-là…

C’est la machine qui performe, et l’humain est au service de la technologie, il est là pour la servir. L’humain est l’interface qui permet à la technologie de rentrer en contact avec le monde réel. Je trouve que dans ton travail il y a justement l’inverse, notamment dans son côté « low-tech », du moins au premier abord, puisqu’on ne voit pas les machines et qu’on ne sait pas qu’il y a six ordinateurs sous la table. Il y a bien sûr une esthétique technologique dans la musique, dans les vidéos que tu fais en guise de trailers pour tes spectacles, ce n’est pas complètement « hors technologie ». C’est un discours sur un art, en l’occurrence performatif, qui mélange le cinéma et la sculpture, qui croise des disciplines et qui est très contemporain car il parle d’un monde dans lequel la technologie est omniprésente.

J’utilise les outils d’aujourd’hui, mais je ne les accepte pas en tant que finalité.

Et tu ne les acceptes pas non plus comme un remplacement du corps…

Dans « Eile », les gens ont trouvé que c’était très physique, que j’avais un rapport très physique à l’image, parce que je mixais, je samplais… Dans les autres, comme dans Asymthome, il y a une plus grande maîtrise des gestes, on essaye de ne pas être trop présents, tout en étant là, pour laisser la place à l’image.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Les spectacles Asynthome et Inside The Black Box seront présentés au festival VisionSonic 2010.

Audrey Bartis – Comment est arrivé le festival Vision Sonic dans ton parcours ?

YroYto – Je suis remonté du Berry à Paris, il y a quatre ans, et j’ai eu l’opportunité d’aller à la Générale en Manufacture qui s’ouvrait, à l’époque. J’ai eu un grand atelier là-bas, et très vite je me suis dit que ce serait bien de le partager et d’inviter des gens. J’ai donc ouvert un espace de travail dans lequel j’ai commencé à inviter des personnes de la scène vidéo, audio-vidéo, etc. Ça s’appelle les Pixels Transversaux, ça a trois ans d’existence maintenant. C’est un espace de travail sur ces problématiques du son, de l’image, du cinéma et de la performance, dans les arts contemporains. Ça fonctionne plutôt par rencontres. Les artistes invités viennent dans cet espace pour travailler quinze jours ou trois semaines. Le lieu est bien équipé, il y a du matériel spécifique pour ce type de recherches, comme des capteurs, des enceintes, des projecteurs, des câbles vidéo, des adaptateurs, etc… L’espace est prêté moyennant une toute petite participation. En trois ans, il y a beaucoup de gens qui sont passés, et on a commencé à faire des présentations des tables de travail. Quelqu’un m’a lancé, un jour : « Tu devrais organiser un festival pour montrer tout ça ! ». L’amie d’un des artistes qui était venu en résidence aux Pixels m’a appelé un jour pour me dire qu’elle était programmatrice d’un tout nouveau lieu à Créteil et elle m’a proposé de présenter le projet à sa direction. Le Centre Madeleine Reberioux est dédié aux nouveaux médias et à la science, et comme le projet correspondait bien à leur prérogatives, on a organisé là-bas la première édition du festival VisionSonic en octobre 2008.

A partir de là on a commencé à constituer un réseau d’artistes. L’année suivante, j’ai appelé en renfort Robin du label V-Atak qui présente beaucoup d’artistes audio-vidéo de France, de Belgique, de Létonie, entre autres, et édite des DVD. Robin et moi sommes assez opposés dans notre vision de la programmation. Les productions de V-Atak sont plus dans la mouvance issue de la musique sur laquelle on ajoute de l’image, toujours dans un style assez brut, plus punk que cinématographique. De mon côté, j’ai une vision plus contemplative, orientée sur le cinéma d’objets, la musique plutôt « blip-blip » (rires), un peu moins rock n’ roll.

D’accord, c’est donc une différence d’esthétique. Tu es plus du côté du minimalisme, un peu plus soft…

Oui, dans la programmation, je pourrais te dire très facilement qui a programmé quoi ! Mon idée, c’était d’inviter quelqu’un avec lequel je ne serais pas du tout d’accord… Cela donne une vision très large de la scène que je n’avais pas forcément à la première édition. Il y avait des choses très belles, très contemplatives, comme des vidéos dans les forêts finlandaises, et d’ailleurs on en retrouve aussi cette année, mais Robin a ouvert le festival sur une scène un peu plus « rentre-dedans ».

Ca donne une vision plus juste et plus globale de la scène… Comment l’appelles-tu ? Audio-vidéo ?

Ce n’est surtout pas du VJing, mais du « live cinema », un nouveau cinéma performatif, ou des performances audio-vidéo,… enfin, il n’y a pas encore de terme fixe.

Tu pourrais définir le propos du festival VisionSonic ?

C’est de faire découvrir des artistes qui travaillent le son et l’image et qui ont décidé de présenter leur travail sur scène.  Il n’y a pas de projections dans le programme, mais des gens qui veulent présenter leurs films sur scène. Certains artistes sont sur scène pour appuyer sur « play » et lancer un dispositif pré-programmé, mais leur présence physique, la façon dont il ont calé le son, installé les écrans, fait certains choix, toute cette dimension scénique, même basique, crée un rapport à l’image complètement différent.

Alors, la programmation, tu peux m’en dire plus…

Le festival navigue entre une programmation plus orientée « concerts » à Mains d’œuvre  avec des choses plus expérimentales, et des propositions plus ouvertes comme à Créteil, parce qu’on a un public jeune, plutôt du quartier.

Je suis fils d’informaticien et de directrice de MJC, et j’ai ce double parcours. A Créteil, l’idée est d’ancrer le festival dans le contexte local, avec les gens du coin. Notamment, on a invité un cinéma dynamique populaire et artisanal, la « 4L infernale ». Ils ont démonté une 4L, l’ont remonté sur pistons, ce qui lui permet de bouger dans tous les sens. On va y réaliser un film en plan séquence avec les enfants du quartier, leur faire passer quelques notions de cinéma et de performance, et les laisser manipuler la 4L.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Je crois beaucoup à cela, parce qu’en fait, quand on propose un film ou une exposition, tout le monde sait à quoi cela ressemble. Quand on présente du live cinema, c’est tout de suite plus compliqué. Mais je suis sûr que si les gens viennent voir, ils vont adorer ça. Les initiatives comme celles avec les enfants du quartier à Créteil, c’est un bon moyen de les faire venir en allant dans leur sens avec des choses plus divertissantes, avec des ateliers… On essaye d’avoir un équilibre entre des choses très expérimentales et des choses très ouvertes. Il y a des ateliers pour enfants, et des ateliers pour les artistes, organisés par le CRAS.

A l’imprimerie 168, on a proposé une programmation autour du mot. Les Active Creative Design vont présenter une grosse installation et faire une performance. Il y aura aussi une partie plus « concert », avec Erik Minkinnen, et Koonda Holaa. Le 5 novembre, il y aura, entre autres, Konsstrukt, Nada et Scorpêne, avec une performance très forte, basée sur des poèmes très puissants.

Au centre Barbara, il y aura des concerts, des performances un peu plus expérimentales, comme MACRO STATIC, le travail de Yann Legay (avec Jérôme Fino), sur le micro sillon et la tête de lecture pour le vinyle, dans une très belle performance. Il y aura aussi une programmation un peu plus familiale, pour terminer avec un atelier pour enfants et le deuxième spectacle jeune public du festival.

Le festival a une ambiance assez familiale et amicale. Les personnes qui organisent et qui donnent un coup de main sont des proches, les techniciens sont tous des artistes qui présentent leur travail au festival…

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 Princesse Rotative, le 22 octobre a Mains d Oeuvres

Je voulais justement parler avec toi d’une chose importante à propos des arts numériques et de l’art contemporain en général. À mon avis, quand un artiste organise et programme un événement artistique, ou qu’un artiste est le curateur d’une exposition, ça n’a pas du tout la même portée. Dans la mesure où tu es artiste et que tu programmes le festival VisionSonic, est-ce que tu as l’impression que ça change quelque chose, et si oui, qu’est-ce que ça change exactement ?

En tournant dans quelques festivals, ce qui me surprend toujours le plus, c’est l’accueil. On est juste un numéro qui remplit une ligne de programme. Ça change en effet beaucoup de choses d’être soi-même artiste, car quand on organise, on sait ce dont les artistes ont besoin, on connaît les conditions dans lesquelles ils ont envie de jouer, on sait comment on a envie d’être accueilli… Du point de vue de la programmation, comme je suis artiste et que je tourne dans différents événements, je rencontre plein d’autres artistes. Il y a beaucoup de performances programmées au festival que nous avons vu, en fait.

Ça me paraît logique de voir les œuvres que tu programmes, mais ce n’est pas le même regard que celui d’un curateur ou d’un organisateur qui ne serait pas artiste ?

Ce n’est pas le même contact. On se connaît bien, on collabore ensemble. Il y a surtout ce respect mutuel entre nous. On communique beaucoup sur les artistes, ce n’est pas un événement « événementiel », le public repart avec une idée de ce qu’il a vu, et des personnes qu’il a vu. Personnellement, j’aime tout ce que je programme, et si je devais faire un festival plus petit, un jour, je le ferais autour de cette pratique du cinéma d’objet. Avec VisionSonic, dès le départ, l’idée était de présenter un panorama de tout ce qui se fait, à un moment donné.

Nous sommes aussi très attachés à l’archive. Toutes les performances sont filmées, on prend beaucoup de photos, et on met le tout en ligne. Cette année, on va encore essayer d’améliorer la qualité des rendus, en tournant en HD.

En fait, ça change beaucoup de choses, assez impalpables pour le public… À travers le festival, il y a aussi cette idée de créer un réseau d’artistes internationaux, car le festival permet des rencontres entre nous. Il y a des collaborations qui naissent, des projets qui se montent, c’est un vrai moment de partage.

Donc, le festival VisionSonic n’est pas très éloigné des Pixels Transversaux, au sens où c’est aussi un rassemblement, un lieu de rencontres.

Et les Pixels Transversaux permettent à certains projets du festival de naître. Par exemple, les français d’Iduun vont être en répétition pendant quinze jours là-bas, Asynthome a été créé là-bas, et il y a beaucoup d’artistes programmés au festival qui sont passés par les Pixels. On propose beaucoup de premières pendant le festival, parce qu’on fait confiance à des artistes.  On a une logique de défricheurs.

C’est aussi une logique d’artiste. Quand on est soi-même artiste, le rapport de confiance avec un autre n’est pas le même qu’avec une autre personne qui ne crée pas. Quand tu donnes une carte blanche, tu sais à qui tu la donnes, tu sais globalement ce que ça peut donner.

Oui, c’est ça, tu connais son énergie. Le festival n’a pas beaucoup de budget, j’aurai aimé pouvoir produire plus. L’idée c’est de rassembler des artistes, des lieux et du public pendant quatre week-ends. On commence le premier week-end avec un Placard.

Et il y a aussi la présentation du festival à la Cantine, le 13 octobre. Qu’est–ce qui va se passer ?

C’est un débat sur la performance. On va se demander si la performance est devenue esclave de la technologie. Est-ce qu’on utilise correctement les technologies dans la performance… ? il y aura des gens qui ne sont pas d’accord entre eux pour alimenter le débat sur la formation et l’acquisition de la technologie, des artistes qui viendront présenter leurs pratiques. Enfin, on va présenter une performance, Robin et moi, ou moi tout seul.

Robin ? l’autre organisateur du festival ?

Oui, on fait des choses ensemble, aussi. Ce n’est pas toujours évident, on le fait quand on a le temps !

Pour revenir sur ce sujet, il y a tout de même une dimension technologique très poussée dans ce festival…

Oui, cette année, on a encore plus de propositions « mises en scènes », comme Frank Bretschneider, qui est sur un ordinateur pour envoyer sa super musique avec des visuels minimaux, et ça marche du tonnerre… Je suis aussi très fan d’Incite qui montre des vidéos synchronisées sur de la musique, où tout est pré-produit en amont, et c’est génial. Ils sont complètement englobés dans la projection très abstraite d’éléments urbains.

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Mais, est-ce qu’on ne serait pas en train de vivre une période florissante artistiquement, comme dans les années 60 et 70, avec tous ces croisements de disciplines ? Je trouve que l’underground est extrêmement riche… Qu’en dis tu ?

Dans toutes les périodes répressives, il y a eu des remontées de l’art expérimental. Les artistes que l’on présente au festival sont tous en train de tisser, ou de retisser, des langages. Il y en a beaucoup qui travaillent la vidéo et le son, mais il y en a de plus en plus qui travaillent sur des systèmes motorisés, sur de la lumière, avec de la danse… Il y a plein de croisements de disciplines qui se font. Ils se font mal quand c’est juste un effet de mode, et bien quand ça se fait de manière naturelle. Tous ces artistes ont choisi de montrer leur travail sur scène pour avoir un rapport direct avec le public, mais certains sont à l’origine des cinéastes, des graphistes, des peintres, des musiciens… Du coup, on ne peut pas les classer dans des catégories, ils touchent tous un peu à tout. Ils sont tous hyper actifs dans leurs milieux expérimentaux respectifs. Ils ont tous en commun, lors du festival, de montrer leur travail devant un public, avec de la projection.

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Toutes ces rencontres entre les pratiques, ces frottements entre les disciplines artistiques, ne seraient pas possibles sans la technologie ?

On parle de technologie, mais c’est aussi organique. C’est une scène émergente, on va chercher les artistes et on a envie de se définir comme défricheurs. On présente et on suit de nouveaux artistes qui vivent leurs premiers contacts directs avec le public, ils prennent des risques et on les accompagne.

Que veux tu dire aux lecteurs de RWWfr pour leur donner encore plus l’envie de venir ?

C’est un festival avec beaucoup d’artistes différents, des nouveaux et d’autres plus connus. On a essayé de mettre des têtes d’affiches pour les soirées, afin d’inviter à la découverte d’autres artistes moins connus. La programmation est assez pointue, et si les gens aiment la projection, la musique un peu expérimentale et la création, c’est pour eux !

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter ?

Qu’il y ait un peu de monde au festival… et de nouvelles créations ! On met beaucoup d’énergie dans ce festival, et ça nous tient beaucoup à cœur de faire découvrir ces artistes, ces performances. Ça nous tient aussi à cœur de les faire découvrir dans de bonnes conditions, et de montrer que cette scène-là, ce n’est pas du VJing avec des DJs, mais ce sont tous des créateurs d’images, de musique, de films d’animation. Ce sont de vrais artisans de l’image et du son.

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Un Parti Pirate en Tunisie http://fr.readwriteweb.com/2010/09/29/agenda/parti-pirate-en-tunisie/ http://fr.readwriteweb.com/2010/09/29/agenda/parti-pirate-en-tunisie/#comments Wed, 29 Sep 2010 06:18:49 +0000 un auteur invité http://fr.readwriteweb.com/?p=10374

Ancien journaliste dans la presse Informatique et ingénieur en développement, Paul Da Silva est le porte parole du Parti Pirate Français, c’est un hacker reconnu dans la communauté, dont le blog regorge de pépites.

Alors qu’en Iran la peine de mort a été requise puis abandonnée au profit d’une lourde peine de prison pour un blogueur, alors qu’en Russie les blogueurs qui déplaisent au pouvoir en place sont la cible des hackers rouges, alors qu’en Chine on finit par s’habituer au grand firewall et surtout aux méthodes permettant de le contourner, la vigilance à l’échelle internationale est de mise lorsque l’on parle de liberté d’accès à l’information et de neutralité des réseaux en général.

En Tunisie c’est un problème que l’on connait bien puisque le filtrage que l’on souhaite appliquer à « l’Internet français » est depuis longtemps réalité avec la fameuse ATI du « président » (depuis plus de 20 ans) Ben Ali qui se charge de rayer du paysage numérique tous les opposants et tous les contenus subversifs au pouvoir en place.

C’est dans ce contexte compliqué que le Parti Pirate Tunisien monté par une poignée de résistants et que l’on espère voir rejoints très vite par de nombreux sympathisants a vu le jour le 26 Septembre 2010. Sa tache sera probablement plus dure et plus risquée que celle de la quarantaine de Parti Pirates existants à l’heure actuelle mais ils seront aussi probablement les plus surveillés et les plus soutenus.

Le site du Parti Pirate Tunisien n’affiche pour le moment que le logo de celui-ci et une traduction de la Déclaration des Droits de l’Internaute, projet initié par le Parti Pirate Français et d’ores et déjà traduit dans près d’une dizaine de langues.

Faire respecter cette DDI sera une tâche complexe et risquée, que les Partis Pirates à travers le monde tenteront de les aider à accomplir en espérant bientôt voir un net quasi-neutre (ça ne vous rappelle rien ?) arriver en Tunisie !

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Cinéma et Internet : vers la fin de la chronologie des médias ? http://fr.readwriteweb.com/2010/09/24/a-la-une/cinma-internet-vers-fin-de-chronologie-des-mdias/ http://fr.readwriteweb.com/2010/09/24/a-la-une/cinma-internet-vers-fin-de-chronologie-des-mdias/#comments Fri, 24 Sep 2010 06:32:11 +0000 Sophie Boudet-Dalbin http://fr.readwriteweb.com/?p=10305

L’exploitation cinématographique repose sur une double logique de segmentation chronologique et territoriale. C’est avec la télévision que l’idée d’une chronologie des médias émerge. Dans les années soixante, la fréquentation des salles de cinéma connaît une baisse constante. Les ménages s’équipent de postes récepteurs et la télévision devient une menace concurrentielle sérieuse pour les salles. La chronologie des médias vient alors définir l’ordre de passage et les délais selon lesquels les divers modes d’exploitation d’une œuvre cinématographique peuvent intervenir à compter de la date de sortie en salle. Ce n’est en effet qu’après une durée déterminée que les autres formes d’exploitation sont autorisées.

Harold Vogel, spécialiste américain des médias et auteur d’un ouvrage sur l’économie des industries du divertissement, explique que « le séquencement est toujours une décision marketing afin de maximiser les revenus » sur les différents supports (salle, télévision, DVD, vidéo à la demande). L’aménagement des diverses fenêtres de diffusion d’une œuvre cinématographique établit ainsi des délais entre les différents modes de diffusion d’un film afin d’obtenir une exploitation optimale recueillant le plus d’audience possible sur chacun des médias.

Généralisation de l’approche contractuelle plutôt que réglementaire

Aux Etats-Unis, la chronologie des médias résulte d’accords contractuels entre producteurs et distributeurs selon des objectifs commerciaux. Le cadre européen s’est, quant à lui, détourné d’une approche strictement réglementaire afin de favoriser lui aussi des solutions contractuelles. Ainsi, la directive européenne Télévision sans frontières (TSF) de 1989 prévoyait-elle, dans sa première version (article 7), un délai de 2 ans entre la sortie d’un film en salle et sa diffusion à la télévision, à compter du premier jour d’exploitation de l’œuvre dans un des pays européens de l’Union. La réglementation française, quant à elle, instaurait un délai de 3 ans à partir de la date de délivrance du visa d’exploitation du film en France. Apparues au début des années 1980, les chaînes payantes ont, pour leur part, bénéficié d’emblée d’un régime dérogatoire instauré par décret (un délai d’1 an après la sortie en salle pour Canal+ et inférieur à 36 mois pour les chaînes cinéma du câble et du satellite) en contrepartie de leur importante contribution financière à la production cinématographique.

La compatibilité des législations européenne et française date de la modification de la directive TSF en 1997, disposant que les Etats membres doivent veiller au respect d’une chronologie entre la sortie d’une œuvre cinématographique en salle et sa première diffusion télévisuelle : « Les Etats membres veillent à ce que les radiodiffuseurs qui relèvent de leur compétence ne diffusent pas d’œuvres cinématographiques en dehors des délais convenus par les ayants droit ». Il est ainsi instauré que le radiodiffuseur désireux de diffuser un film passe un contrat avec les ayants droit. L’exception devient alors la règle. En modifiant la loi sur la communication audiovisuelle de 1986, la loi du 1er août 2000 permet une harmonisation du droit français au droit européen, et abroge ainsi les dispositions juridiques antérieures prévoyant des délais de diffusion. Ces derniers émanent depuis lors d’accords passés entre professionnels. La chronologie des médias est donc désormais sujette à la négociation avec les ayants droit.

La majorité des Etats membres ont renoncé à légiférer sur ce thème, laissant aux parties prenantes la liberté d’appliquer des règles plus strictes ou plus détaillées que celles prévues dans les textes. Ainsi, la France, l’Allemagne, l’Autriche, le Portugal et la Grèce ont adopté des dispositions législatives sur le sujet, tandis que le Royaume-Uni, l’Espagne et le Danemark n’ont jamais fait ce choix, et l’Italie, quant à elle, a annulé sa réglementation sur la chronologie des médias en 2005.

La vidéo à la demande, une source de revenus prometteuse grâce à Internet

En 2007, renommé directive Services de médias audiovisuels (dite SMA), le texte européen s’adapte aux innovations technologiques et notamment à l’avènement des services de vidéo à la demande (VOD) sur Internet, mais sans disposition particulière concernant le principe d’une chronologie des médias. La Commission européenne favorise ainsi une approche souple de l’utilisation des droits pour les différentes fenêtres de médias, avec une fixation des délais d’exploitation par le biais de dispositions contractuelles entre les parties concernées.

Alors que la mise en ligne de contenus devient de plus en plus prometteuse pour les titulaires de droits, la Charte européenne du cinéma en ligne adoptée en mai 2006 et la Communication sur les contenus créatifs en ligne de janvier 2008, tentent de repenser le droit d’auteur. La Charte, lancée par la Commission européenne, lors d’une réunion organisée avec les représentants du cinéma à l’occasion du 59e Festival de Cannes, indique que la diffusion du cinéma en ligne exige de la part de tous les titulaires de droits (réalisateurs, acteurs, producteurs) l’octroi de licences. (…)

Les titulaires de droits ont toujours intérêt à tirer le meilleur parti possible de l’exploitation de leurs œuvres, mais les mesures légales protégeant leurs intérêts se raréfient au profit d’accords interprofessionnels. La législation relative à la chronologie des médias a été maintes fois battue en brèche. Ainsi, des films à succès sortis en salle en 2008, comme Disco de Fabien Onteniente et Bienvenue chez les Ch’tis de Dany Boon, ont été proposés à la vente, simultanément en DVD et en VOD (sur certaines plates-formes exclusivement). Il s’agit d’une pratique américaine qui se développe, avec 3 fois plus de lancements synchrones DVD/VOD aux Etats-Unis en 2008 par rapport à 2007, soit 30 contre 10. Par ailleurs, les avis divergents. En 2008, la Motion Picture Association of America (MPAA), regroupant les principaux studios d’Hollywood, a demandé à l’autorité de régulation, la Federal Communication Commission (FCC), de lever l’interdiction faite aux éditeurs de plates-formes de VOD (les MPVD ou multi-channel video programming distributors) quant à l’utilisation de la technique baptisée SOC (selectable output control), qui leur permet de réserver l’accès à leurs contenus avant la sortie en DVD aux seuls détenteurs d’un équipement déterminé, comme un téléviseur HD dernier modèle. La Directors Guild of America (DGA), avec ses 14 000 adhérents professionnels de la télévision et du cinéma, s’est déclarée favorable à cette demande, tandis que la National Association of Theater Owners (NATO), qui représente plus de 29 000 écrans aux Etats-Unis, et The Independent Film & Television Alliance (IFTA), s’y sont opposées, craignant des conséquences néfastes à la fréquentation des salles, notamment pour les films indépendants.

Le nouveau mode de diffusion que représente Internet est venu bouleverser la logique territoriale et chronologique de segmentation établie, mais demeure pour l’industrie du cinéma une source potentielle de financement supplémentaire. Une nouvelle fenêtre dans l’agencement de la chronologie des médias a donc dû être trouvée pour la VOD, marché qui s’est véritablement développé en France depuis 2005 avec le succès des offres ADSL. Parallèlement, la circulation via Internet de copies illégales de films dès leur sortie en salle, oblige à repenser le principe même de la chronologie des médias et à envisager un raccourcissement des délais de l’exploitation traditionnelle.

En France, l’exploitation sur support vidéo, réglementée par un décret de 1983 modifié en 2000, prévoyait jusqu’alors un délai d’1 an entre la sortie en salle et la commercialisation du film en cassette et DVD, avec la possibilité de raccourcir ce délai à 6 mois minimum sur demande des détenteurs des droits vidéo et l’accord de l’entreprise de distribution en salle, avec l’aval du ministre de la Culture. Les services de paiement à la séance proposés par certaines chaînes de télévision, mais encore peu développés à l’époque, bénéficiaient quant à eux, sur accord des professionnels, d’un délai de 9 mois, qui se situait après la sortie vidéo et avant la diffusion sur les chaînes payantes dont le délai imposé était d’1 an, contre 2 ans pour les chaînes gratuites coproductrices et 3 ans pour les autres. La VOD, quant à elle, fut proposée initialement 6 mois après la date de sortie en salle, en même temps que le support vidéo. Face à la multiplication des services commerciaux de VOD, les professionnels du cinéma se sont accordés sur la nécessité d’ouvrir une nouvelle fenêtre de diffusion pour ce nouveau mode d’exploitation en ligne. En 2005, un accord d’une durée de validité d’1 an prévoyait un délai de 36 semaines, 7 mois et demi, après la sortie en salle sur le marché français.

C’est enfin à la suite d’une longue période de négociations et à la faveur de la promulgation de la loi pour lutter contre le téléchargement illégal, dite « Création et Internet » du 12 juin 2009, qu’un accord plus durable entre les différents professionnels du cinéma, de l’audiovisuel et des télécoms a été trouvé, en date du 6 juillet 2009, pour une période de 2 ans, puis tacitement renouvelable tous les ans. Les films sortiront désormais en DVD et en VOD payante à l’acte (vente ou location) 4 mois minimum après leur première diffusion en salle, avec possibilité de réduire ce délai à 3 mois, dans le cas où les œuvres ne réaliseraient pas plus de 200 entrées au cours de leur quatrième semaine d’exploitation en salle. Le délai réservé à la télévision payante se trouve également réduit à 10 mois, contre 12 auparavant. Enfin, la télévision gratuite peut diffuser les films qu’elle a coproduits 22 mois après leur sortie en salle, contre 24 précédemment. Pour les autres films, le délai passe à 30 mois au lieu de 36 mois, délai désormais uniquement imposé pour la VOD par abonnement, et 48 mois pour la VOD gratuite. Les chaînes du câble voient leur délai de diffusion passer de 24 à 22 semaines. Rendu obligatoire à l’ensemble de la profession par un arrêté du 9 juillet 2009, cet accord a minima est venu compléter le volet répressif anti-piratage de la loi « Création et Internet », laquelle avait déjà permis l’inscription dans le code de l’industrie cinématographique (rebaptisé code du cinéma et de l’image animée en juillet 2009) du délai d’exploitation de 4 mois pour les supports vidéo et la VOD, applicable faute d’accords professionnels. Non signataire, la société civile des auteurs, réalisateurs et producteurs (ARP) juge l’accord « trop timoré sur le futur ». Les éditeurs vidéo, les représentants des auteurs (SACD) et les fournisseurs d’accès, considérant le texte « sans ambitions » et soulignant que « rien n’est fait pour assurer le développement des offres légales », souhaitent l’engagement de nouvelles discussions portant sur « une économie de la culture à l’ère numérique ».

(…)

Pourquoi ne pas envisager le lancement simultané sur tous les supports ?

Comme le remarque Jean-Yves Mirski, délégué général du syndicat de l’édition vidéo numérique (SEVN), « un constat s’impose : tout s’accélère. La durée de vie des DVD se raccourcit, tout comme celle des films en salle ». La tendance est au raccourcissement des délais entre la première exploitation en salle et les autres médias. Les temps d’exploitation successifs sont de plus en plus courts. « Ce qui était autrefois une chronologie stricte, avec des préférences clairement énoncées en faveur d’un mode d’exploitation ou d’un autre, est en train de devenir flou. »

La sortie dite universelle (day-and-date release), à savoir le lancement simultané, à quelques jours près, d’un film sur tous les supports, est de plus en plus envisagée. Alors que le public utilise toujours plus Internet pour regarder des films, certains professionnels de l’industrie cinématographique considèrent qu’à l’avenir tous les films devront bénéficier d’une sortie simultanée sur Internet, en DVD et en salle. Désormais, le fait d’envisager une sortie synchrone sur tous les modes de diffusion n’est plus tabou, à l’instar du lancement du film à petit budget de Steven Soderbergh, Bubble, sorti en même temps au cinéma et sur la chaîne câblée coproductrice HDNET, puis en DVD quatre jours après, en 2006 aux Etats-Unis.

Dorénavant, des stratégies similaires se multiplient. Toujours en 2006, le film Ten Items or Less de Brad Silberling, est proposé en VOD 2 semaines après sa sortie en salle. En 2009, Home, le film de Yann Arthus-Bertrand, proposé gratuitement sur YouTube 10 jours avant sa diffusion simultanée au cinéma, à la télévision et en en DVD, a rencontré un réel succès auprès du public. Ce film documentaire, montage de clichés photographiques commentés par une voix off, a cependant la particularité d’avoir été financé pour l’essentiel par divers mécénats d’entreprises et annonceurs. Par ailleurs, loin de l’esthétique traditionnelle des films de long métrage projetés en salle, Home était par nature un film militant destiné à être vu par l’audience la plus large possible. A l’instar d’autres longs métrages cofinancés par la chaîne culturelle franco-allemande, le film de Jean-Paul Lilienfeld, L’année de la jupe, avec Isabelle Adjani, a été diffusé en 2009 sur Arte juste avant sa sortie en salle, remportant un succès d’audience avec 9,6 % de part de marché, soit plus de deux millions de téléspectateurs. Cependant, en accord avec les producteurs et les exploitants de salles, la chaîne a décidé d’annuler les rediffusions prévues, ainsi que la possibilité de visionner le film en catch-up TV sur Arte+7, face aux difficultés annoncées par le distributeur Rezo Films de trouver des exploitants désireux de programmer le film dans leurs salles de cinéma. La diffusion anticipée sur le petit écran avait certes servi d’avant-première promotionnelle au film. Mais les exploitants craignaient que la programmation de sa multidiffusion télévisuelle ne l’empêche de rencontrer un public suffisamment large en salle. La même stratégie marketing a été décidée pour le dernier film réalisé par Jean-Luc Godard, Film Socialisme, proposé en VOD payante sur Internet simultanément à sa projection au Festival de Cannes et ce jusqu’à sa sortie en salle prévue 2 jours après.

Il apparaît alors que si certaines expériences de diffusion simultanée multisupport rencontrent un réel succès, elles demeurent néanmoins exceptionnelles car résultant soit d’un mode de financement particulier, soit d’une stratégie publicitaire spécifique, et ne justifient pas à elles seules l’abolition de la chronologie des médias. Par ailleurs, la sortie cinéma se révèle « plus que jamais, déterminante », comme le souligne John Landau, le producteur du film Avatar. Ainsi, « aucun distributeur ne prendra le risque d’endommager la sortie en salle qui reste la seule jauge de la vie d’un film », déclare Jean-Yves Mirski, rappellant qu’« il n’existe aucun exemple de DVD dont le succès aurait rattrapé l’échec d’un film ».

A l’ère du numérique, comment concilier les intérêts des industries et du public ?

Engagées dans un processus coûteux de sorties de films en 3D, les majors font pression pour réduire les délais entre l’exploitation en salle et la sortie DVD, afin de rentabiliser des coûts de promotion devenus colossaux. Ainsi en témoigne le bras de fer qui a opposé fin février 2010 le groupe Disney à certains des plus importants exploitant de salles, dont le géant des multiplexes américains AMC, deuxième exploitants du pays avec 4 500 écrans, et les cinémas britanniques Odéon, lors de la sortie en DVD et VOD du film en 3D de Tim Burton, Alice au pays des merveilles, 5 semaines avant le délai habituel de 17 semaines. Après avoir menacé de boycotter le film dans leurs circuits de salles, les exploitants ont obtenu de Disney de « mettre la main au portefeuille pour compenser le manque à gagner ». Le groupe a notamment accordé une baisse du taux de location des copies. Les exploitants « qui investissent massivement pour s’équiper en numérique[…] comptent bien engranger les bénéfices de leurs efforts » et critiquent « une politique des distributeurs qui consiste à faire de l’argent le plus vite possible en cumulant les sorties des films 3D et DVD ». Cet épisode préfigure ainsi « la demande de flexibilité formulée par les grands studios qui cherchent de nouveaux modèles économiques au coup par coup, presque film par film ».

Les offres de téléchargement légal de films sur Internet, encouragées afin de lutter contre le piratage, souffrent, quant à elles, du manque d’harmonisation des législations et des accords au sein de l’Union européenne. Sur ce point, l’exemple d’Apple est éclairant. En 2007, la firme avait annoncé vouloir proposer des longs métrages à la location et à la vente sur sa plate-forme iTunes pour le territoire européen, comme c’était déjà le cas aux Etats-Unis. Etant donné que les délais pour la sortie VOD varient d’un pays membre à l’autre, Apple proposait de se caler sur le délai commun au plus grand nombre des pays européens, soit 3 mois (alors que le délai était de 6 mois en France, à l’époque). Ainsi, les films auraient été proposés sur iTunes dans la foulée de leur sortie en Angleterre, alors que les chaînes françaises, italiennes ou espagnoles ne les auraient pas même diffusés sur leur propre territoire. Selon Steve Jobs, il paraissait donc « essentiel « d’écraser » les fenêtres de diffusion actuelles si l’on veut bien combattre le piratage ». La tendance au raccourcissement des délais, notamment en France suite à l’accord de juillet 2009, constitue donc un pas dans ce sens.

Il n’en demeure pas moins qu’aujourd’hui les consommateurs européens ne peuvent souvent pas accéder aux œuvres hébergées sur les plates-formes d’autres Etats membres. L’harmonisation du cadre législatif devrait ainsi permettre la mise en place de solutions plus attrayantes pour un public qui, avec la généralisation de l’échange peer-to-peer d’œuvres, a pris l’habitude d’avoir tout sans attendre. En outre, si le mode d’exploitation en salle détient toujours un rôle déterminant dans le succès d’un film, son temps d’exposition dans les salles de cinéma, régulièrement inférieur à 4 semaines, est devenu très court. La quantité croissante de copies distribuées et le nombre de nouveautés chaque semaine, écourtent de plus en plus la durée de vie des films en salle. D’autant que le grand nombre de copies exploitées des blockbusters américains laisse peu de place à la diversité. Le réseau des réseaux apparaît alors comme un formidable outils de distribution et de promotion des films. Cependant, les formidables promesses de multiplicité de l’offre numérique se heurtent actuellement, moins aux ajustement de la chronologie des médias, qu’au développement de nouveaux modèles économiques.

Article de Sophie Boudet-Dalbin et Françoise Laugée, initialement publié en juin 2010 dans La revue européenne des médias, n° 14-15, de l’Institut de recherche et d’études sur la communication (IREC), fondé en 1986 au sein de l’Université Panthéon-Assas (Paris 2).

Sources :

- « Entertainment Industry Economics », Harold Vogel, Cambridge University Press, 2004.

- « La vidéo subit l’avance rapide du marché », Bruno Icher, Écrans.fr, 26 octobre 2007.

- Directive 89/552/CEE du 3 octobre 1989 modifiée par la Directive 2007/65/CE du 11 décembre 2007.

- Loi n°2009-669 du 12 juin 2009 favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet, dite Création et Intenet.

- « La chronologie des médias en pleine évolution – Enjeux et défis », Martin Kuhr, IRIS plus, Observatoire européen de l’audiovisuel, avril 2008.

- « Les films de Warner en VOD en même temps que sur DVD », Arnaud Devillard, 01net.com, 10 février 2009.

- « Les films exploités plus vite sur tous les supports », Nathaniel Herzberg, Le Monde, 8 juillet 2009.

- « The upside of a DVD and VOD day-and-date release », Diane Garrett, Variety, october 17, 2009.

- « Retour sur la chronologie des medias aux Etats-Unis », Géraldine Durand, medi(A)mérica, Ambassade de France aux Etats-Unis, mediamerica.org, 10 décembre 2009.

- « La chronologie des médias bientôt assouplie ? », R.J., Ecran total, n°786, 13-19 janvier 2010.

- « De la salle au DVD, le raccourci d’ »Alice » », Bruno Icher, Écrans.fr, 4 mars 2010.

- « Lutte contre le téléchargement illégal. Lois DADVSI et HADOPI », Emmanuel Derieux et Agnès Granchet, collection Axe Droit, Ed. Lamy, mars 2010.

- « Jean-Luc Godard joue le virtuel avant le réel », Isabelle Regnier, Le Monde, 6 mai 2010.

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La peine de mort requise contre un blogueur en Iran http://fr.readwriteweb.com/2010/09/23/a-la-une/peine-de-mort-requise-contre-blogueur-en-iran/ http://fr.readwriteweb.com/2010/09/23/a-la-une/peine-de-mort-requise-contre-blogueur-en-iran/#comments Thu, 23 Sep 2010 11:58:17 +0000 Curt Hopkins http://fr.readwriteweb.com/?p=10298

(UPDATE: Hossein a finalement été condamné a 19 ans de prison)
Hossein Derakhsan, un blogueur Irano-Canadien arrété en 2008, fait désormais face à la peine capitale en Iran. Le procureur de Téhéran, qui a requis hier contre lui la peine de mort, l’accuse d’une multitude de crimes, dont l’espionnage et le blasphème.

Le Blogfather

Deraksan est devenu célèbre pour avoir mis au point et popularisé une méthode permettant d’utiliser l’Unicode pour blogueur en persan sur la plateforme Blogger.com. Depuis cette époque, l’Iran est devenu l’une des nations où le blogging est le plus populaire (avec la France), et le travail de Hoder lui a valu le sobriquet de «Blogfather».

Hoder a quitté l’Iran en 2000 après que le journal d’opposition pour lequel il travaillait a été fermé par les autorités. Il a émigré au Canada et a vécu à Toronto.

Hoder a contribué à mettre en place Global Voices [Nde/full disclosure : RWW France est partenaire de Global Voices, et Hoder a participé au comité de protection des blogueurs que Curt Hopkins a fondé en 2004], et à popularisé le concept de «blogueur passerelle» désignant ceux qui écrivent dans un pays à destination d’un public mondial.

Par la suite, en 2006, il a voyagé et a blogué depuis Israel… un parcours étonnant.

Redresser l’image d’Israel

«Cela pourrait signifier que je ne soit plus en mesure de revenir en Iran avant longtemps… Je m’en fous. Heureusement, je suis un citoyen Canadien et j’ai le droit de visiter le pays qui me plait… En tant que journaliste citoyen, je vais montrer à mes 20.000 visiteurs journaliers venus d’Iran ce à quoi ressemble vraiment Israel et comment les gens y vivent. La république islamique [d’Iran] a longtemps montré Israel comme un état diabolique, dont le but était de tuer hommes, femmes et enfants musulmans, y compris les iraniens. Je vais mettre au défi cette image.»

Mais fin 2006, les écrits de Holder avaient changé de ton de façon substantielle. Persuadé qu’une attaque américaine sur l’Iran était possible, il a annoncé qu’il rentrerait en Iran pour pour lutter contre une telle invasion. Par la suite, les commentaires de Hoder sont devenus plus vifs, au point de s’aliéner une bonne partie de ses anciens collègues au sein de l’opposition Iranienne, avec ce qui leur paraissait être une défense du régime d’Ahmadinejad.

En octobre 2008, il retourne à Teheran où il sera rapidement arrêté, inculpé, entre autre d’espionnage pour le compte d’Israel.

«Hossein a été accusé de collaborer avec un Etat ennemi, de faire de la propagande contre le régime Islamique, d’insulte envers l’islam, ainsi que de propagande pour les groupes anti révolutionnaires».

Pas de retour à la maison possible

De nombreuses théories courent au sujet de Hoder. Parmi elles, le fait qu’il a clairement retourné sa veste vis à vis du régime Iranien, qu’il n’aurait en fait pas changé d’avis mais qu’il a rédigé ses billets afin de le laisser croire dans le seul but de pouvoir retourner en Iran, que le seul but de son retour serait d’espionner de l’intérieur, que tout ceci n’est qu’un coup de pub, qu’il s’est cru intouchable et que son arrogance l’a perdu…

Quoi qu’il ai pu dire ou faire, il mérite une véritable justice, ce qui n’est clairement pas le cas en ce moment. Il ne mérite pas d’être maintenu en détention, coupé du monde, il ne mérite pas d’être torturé, ce qui est monnaie courante pour les prisonniers politiques en Iran.

Il ne mérite pas de mourir
pour avoir exprimé son opinion en ligne

Depuis sont arrestation, son site web qui héberge aussi bien son blog en persan que celui qu’il écrit en anglais, a été fermé, et le site qui militait pour son retour en Iran a été pris d’assault par du spam.

Si vous souhaitez lire plus d’informations sur la situation de Hoder, je vous suggère de commencer par le billet de Ethan Zuckerman, le fondateur de Global Voices.

Vous pouvez également signer la pétition en ligne et rejoindre le groupe Facebook: Libérez Hossein Derakhshan // Free Hossein Derakhshan

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J-17 avant la Nuit des Chercheurs 2010 http://fr.readwriteweb.com/2010/09/07/agenda/j17-avant-nuit-des-chercheurs-2010/ http://fr.readwriteweb.com/2010/09/07/agenda/j17-avant-nuit-des-chercheurs-2010/#comments Tue, 07 Sep 2010 16:53:53 +0000 Sophie Boudet-Dalbin http://fr.readwriteweb.com/?p=10127

ndc2010Le 24 septembre 2010 au soir, partout en France, les chercheurs nous donnent le goût de la science.

De Besançon à Villeurbane, d’Angers à Strasbourg, c’est une manifestation gaie et savante qui investit la ville l’espace d’une nuit : ici des musées ouvrent grand leurs portes, là, des échanges se nouent autour d’un verre de vin ou d’une pièce de théâtre.

« Speed-searching » avec des scientifiques ; exposition au cœur du vivant ; « approche scientifique de la vie des crêpes » ; voyage archéologique imaginaire de l’Arctique à la Chine, et d’Hawaï à Mayotte ; projection au cœur d’un planétarium ; life painting en direct ; démonstration dans les caves des Cuisines Ducales… : demandez le programme !

Placée sous l’égide de la Commission européenne, et sous le signe de l’échange convivial, la Nuit des Chercheurs est l’occasion de dialoguer avec celles et ceux qui font le monde de demain. Astronomie, santé, biodiversité, physique, mathématiques, biologie, archéologie, psychologie… Le 24 septembre, soyons omniscients !

En Europe, plus de 150 manifestations auront lieu la soirée du vendredi 24 septembre 2010. En France, 13 partenaires sont réunis pour conduire La Nuit des Chercheurs, dans 18 villes : Angers, Besançon, Bordeaux, Brest, Clermont l’Hérault, Dijon, Drancy, Le Mans, Marcoule, Milly la Forêt, Montpellier, Nîmes, Palaiseau, Paris, Rennes, Strasbourg, Toulouse, Villeurbanne.

Pour plus de détails : le site www.nuitdeschercheurs-france.eu

Cliquer ici pour voir la vidéo.



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Venez parler des “New Polymath” avec Vinnie Mirchandani à Paris le vendredi 23 Juillet http://fr.readwriteweb.com/2010/07/23/agenda/venez-parler-des-polymath-avec-vinnie-mirchandani-paris-vendredi-23-juillet/ http://fr.readwriteweb.com/2010/07/23/agenda/venez-parler-des-polymath-avec-vinnie-mirchandani-paris-vendredi-23-juillet/#comments Thu, 22 Jul 2010 23:12:39 +0000 Damien Douani http://fr.readwriteweb.com/?p=9171

Vous vous intéressez à l’Entreprise 2.0 ? Vinnie Mirchandini, l’auteur de “The New Polymath”, devrait vous passionner. La raison en est simple : il nous apporte une vision à la fois opérationnelle, pragmatique, sociétale, technique et humaine d’une nouvelle forme d’entreprise en phase avec son temps, opérant un parallèle intéressant avec la pluridisciplinarité des artistes de la Renaissance.

Dans les heures qui viennent “The New Polymath” sera (enfin) distribué en Europe (et donc en France) (Le site de l’ouvrage est ici si vous voulez en savoir davantage et la table des matières est un menu très appétissant).

Mais surtout, Vinnie sera à Paris le vendredi 23 Juillet : vous êtes donc cordialement invités à un tweetup (organisé par Bertrand Duperrin avec la complicité de Damien Douani) le Vendredi 23 Juillet au Delaville Café, 34 bd Bonne Nouvelle, 7510 Paris à partir de 18h30 pour un agréable moment de discussion dans une ambiance conviviale. Il parait même que Vinnie aura quelques exemplaires de son livre sur lui pour les offrir…

Il vous suffit de vous inscrire ici. Même si vous n’êtes pas utilisateur de twitter, il y a un lien pour s’inscrire sur la droite de la page de l’événement.

Quelques informations indispensables (et en anglais) pour en savoir plus :

Featured Guest: Vinnie Mirchandani, author of recently published book, The New Polymath. And a raffle of few copies of the book.

The Book:

A Polymath—the Greek word for Renaissance Man—is someone who excels in many disciplines. From Leonardo da Vinci to Benjamin Franklin, we have relied on Polymaths to innovate and find creative solutions to the problems of the day. As our challenges have grown exponentially we need to bring together da Vinci, Franklin, and many more. The New Polymath is an enterprise that excels in multiple technologies—infotech, cleantech, healthtech, and other tech—and leverages multiple talent pools to create new medicine, new energy, and new algorithms. the diversity of today’s technology palette and to profile over 150+ innovative people,. products and places at::

  • Large multinationals such as GE and BP
  • Fast-growing, midsized companies like Cognizant and salesforce.com
  • The cleantech industry in China, farms in Ireland, and the back roads of Rwanda

The Author:

Mirchandani goes by the moniker of “Deal Architect,” and coaches enterprises on how to exploit disruptive technology trends. A former Gartner analyst and PwC consultant, he is now a prolific blogger, writing about technology-enabled innovation on his “New Florence, New Renaissance” blog and about waste in technology on his “Deal Architect” blog. He has keynoted at many business and technology conferences and has been quoted in the Wall Street Journal, BusinessWeek, The Financial Times, CIO Magazine, and other executive and technology publications.

The Tweetup:

In an informal setting Mirchandani will discuss major themes for the book and how he used social networks in every aspect of the book process – from research to editing to marketing as described in this blog post

http://florence20.typepad.com/renaissance/2010/07/an-enterprise-20-case-study-my-book.html.

Additionally, there will be a raffle for copies of the boo which is just starting to ship in Europe, so you could get one of the first copies in France.

Commentary on book:

Benjamin Fried, CIO, Google, Inc “Mirchandani inspires us to return to IT’s roots, with the transformative power that comes from putting technology innovation in service to business and society”

Andy Mulholland, Global CTO, Capgemini ” An excellent read on multiple levels: to learn from; to be entertained by; and most of all, to leave you wondering what you could personally achieve.”

Abbie Lundberg, former Editor in Chief, CIO Magazine “(The Book) is an absolute refutation of the idea that there’s a lack of innovation going on; it is a veritable firehose of innovation examples, presented by someone who knows what it takes to make innovation happen inside organizations large and small.”

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Les geeks se regroupent pour imaginer le techno-humanitaire http://fr.readwriteweb.com/2010/07/16/agenda/les-geeks-regroupent-grer-les-catastrophes/ http://fr.readwriteweb.com/2010/07/16/agenda/les-geeks-regroupent-grer-les-catastrophes/#comments Fri, 16 Jul 2010 11:14:48 +0000 Chris Cameron http://fr.readwriteweb.com/?p=9132

Suite aux récents tremblements de terre en Haïti et au Chili, des millions de personnes ont apporté leur soutien à travers un simple message ou un don. Quelques clics ou un SMS ont fait beaucoup, mais certain ont pris sur eux d’aller beaucoup plus loin.

Un groupe en particulier s’est distingué lors de ces récentes catastrophes : CrisisCommons, qui depuis 2009 a organisé différents CrisisCamp à travers le monde pour venir en aide et mettre au point des projet destiné à soutenir, à l’aide des technologies internet et du web social, les pays et les populations touchées par ces catastrophes.

Cette semaine, CrisisCommons, l’organisation à l’origine des CrisisCamps, tient son premier congrès international, intitulé CrisisCongress, pour réunir des participants venus du monde entier dans un même lieu afin de réfléchir ensemble aux projets techno-humanitaires du futur.

Les CrisisCamps organisés à la suite du tremblement de terre en Haïti ont donné naissance à plusieurs outils particulièrement utiles. Des vidéos éducatives ont été produites pour aider les humanitaires sur place a créer et mettre en ligne des cartes destinées à aider et coordonner les interventions à l’aide d’OpenStreetMap, une application mobile a été développée pour assister les humanitaires dans la traduction entre l’anglais et le créole… Tout comme à la suite du tremblement de terre au Chili, une multitude de nouveaux usages des technologies ont été imaginé au service de l’humanitaire.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

A l’aide de son wiki communautaire, CrisisCommons.org, l’organisation a même été en mesure d’apporter son aide à travers différents outils technologiques lors de la catastrophe écologique qui a touché récemment le Golfe du Mexique. A peine plus d’un mois après le début de la marée noire, CrisisCommons a développé une application disponible sur iPhone et Androïd appelée Oil Reporter, destinée à des bénévoles soucieux de participer à la collecte de données relative aux dégâts engendrée par le pétrole qui souille les côtes, et souhaitant partager ces données avec le public et les autorités en charge de la gestion du problème.

C’est l’avenir de tels outils dont CrisisCommons souhaite discuter lors du congrès qu’elle organise a Washington D.C. aujourd’hui. «Ce congrès passera en revue les leçons à tirer du CrisisCamp dédié à Haïti et de celui consacré au Chili, et fera le point sur les opportunités et les défis qui sont devant nous et qui consistent à mettre en place une communauté durable dont la mission consiste à utiliser les technologies et son expertise pour venir en aide aux peuples se retrouvant en situation de crise» annonce la page d’accueil du site.

CrisisCommons est une organisation sans but lucratif, soutenue par ses donateurs. Le premier congrès international a lieu ce vendredi à Washington au siège de la banque mondiale.

En France, où les CrisisCamps sont présents et particulièrement actifs, et où la culture locale est naturellement portée sur l’humanitaire, il convient de souligner la présence d’une autre organisation, plus conventionnelle dans sa forme mais dont l’esprit est proche : les Casques Rouges, qui explorent avec succès eux aussi l’usage des technologies au service de l’humanitaire dans les situations de catastrophes naturelles.

Récemment, les Casques Rouges (que nous suivons régulièrement sur RWW) on organisé la seconde édition du Challenge Humanitech, un concours destiné, au delà du prix décerné au gagnant, à susciter, détecter et accompagner des projets humanitaires faisant usages des technologies nés au sein de la communauté estudiantine. Cette année le challenge Hunanitech a pris pour la première fois une dimension Européenne, ce qui est un signe supplémentaire que les initiatives techno-humanitaire sont appelées à l’avenir à prendre de plus en plus d’importance.

(image CC-by par Save the Children)

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Mondoblog : devenez l’ambassadeur de votre ville sur le web francophone http://fr.readwriteweb.com/2010/07/15/agenda/mondoblog-devenez-lambassadeur-de-votre-ville-sur-web-francophone/ http://fr.readwriteweb.com/2010/07/15/agenda/mondoblog-devenez-lambassadeur-de-votre-ville-sur-web-francophone/#comments Thu, 15 Jul 2010 07:16:17 +0000 un auteur invité http://fr.readwriteweb.com/?p=9107

Ziad Maalouf est journaliste, il est l’animateur de l’Atelier des média sur Radio France International, une web émission participative pour la communauté des média et un réseau social. Un concept proche de Techtoc.tv mais au format radio/podcast, et qui touche l’ensemble de la francophonie.

RFI, en partenariat avec l’ESSTIC et le CESTI, grâce au soutien de l’Organisation Internationale de la Francophonie, la Fondation Varenne et du Service d’Action Culturelle de l’Ambassade de France à Dakar, lance le «Concours RFI Mondoblog» qui a pour but de susciter la création d’une jeune blogosphère francophone dynamique.

A l’issue de la première sélection, 100 jeunes blogueurs seront choisis par un jury international constitué de journalistes et blogueurs professionnels. Ils bénéficieront d’un encadrement éditorial et technique pendant six mois pour développer leur blog sur une plateforme promue par Radio France Internationale sur ses antennes et son site web.

Chaque semaine, les Blogs des candidats sélectionnés seront promus à travers une émission de radio. Les blogueurs pourront y rendre compte des sujets traités sur leurs blogs au cours des derniers jours.

Au terme d’une période de six mois, les 20 meilleurs blogueurs seront désignés par le jury et se verront récompenser par une semaine de formation à Dakar ou Yaoundé. Ils bénéficieront également d’une dotation en matériel (appareil photo numérique ou caméra vidéo numérique).

Pour être éligibles, les candidats doivent répondre aux critères ci-après :

  1. Être francophone
  2. Être âgé de moins de trente ans au 30 juillet 2010

Une attention particulière sera accordée aux candidats résidant dans les pays membres de l’OIF et qui n’ont pas facilement accès aux formations de ce type.

Les candidats peuvent postuler du 15 juin au 30 juillet 2010 en remplissant le formulaire accessible ICI.

Les documents annexe doivent être envoyés par courrier à l’adresse ci-après : mondoblog@rfi.fr
Le dossier de candidature (qui peut rempli entièrement en ligne) doit comprendre :

  1. Le formulaire d’inscription rempli
  2. Un curriculum vitae
  3. Un article de 2500 signes maximum accompagné si possible d’une photo

Les candidats ne peuvent postuler qu’une fois. Les candidatures incomplètes ne seront pas traitées

En partenariat avec :

L’Organisation Internationale de la Francophonie
Service d’Action Culturelle de l’Ambassade de France à Dakar
La Fondation Varenne pour la Presse et la Communication
CESTI
ESSTIC

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