ReadWriteWeb French edition » Nouveau http://fr.readwriteweb.com Libertés numériques, innovations disruptives, et trucs digitaux en tout genre Tue, 07 Feb 2012 23:21:47 +0000 en hourly 1 ReadWriteWeb met fin à ses éditions Européennes :-( http://fr.readwriteweb.com/2011/03/17/a-la-une/readwriteweb-met-fin-ses-ditions-europennes/ http://fr.readwriteweb.com/2011/03/17/a-la-une/readwriteweb-met-fin-ses-ditions-europennes/#comments Thu, 17 Mar 2011 07:35:55 +0000 Fabrice Epelboin http://fr.readwriteweb.com/?p=12406

Des explications contradictoires et sommaires, et une absence totale de communication : dans des emails adressés aux éditions Françaises et Espagnoles de ReadWriteWeb, la maison mère annonce en quelques lignes sa volonté de mettre fin à son expérience Européenne.

“Pas de modèle économique”. Une explication étonnante dans la mesure où elle suivait une proposition détaillée faite par l’édition Française de mettre le turbo sur les traductions et les contenus en embauchant une équipe en Tunisie, et de monétiser les contenus par de la publicité, en visant le cap du million de visiteurs uniques, indispensable pour commencer à financer ainsi un site d’information. Une explication d’autant plus surprenante que l’édition Espagnole, elle, monétise ses contenus, et que plusieurs annonceurs se sont récemment signalés à l’édition américaine avec des propositions généreuses destinées à devenir annonceurs auprès d’un public européen.

Même réponse négative faite à la demande d’une licence pour lancer ReadWriteWeb en langue arabe, justifiée d’une façon tout aussi maladroite : le blog techno se concentrerait en se moment sur sa marque, quitte à la suicider en France et en Afrique francophone où elle s’est établie comme une référence au fil des années.

La participation active de l’édition Française et de plusieurs de ses auteurs à la révolution Tunisienne n’est pas forcément étrangère a cette soudaine décision. Les informations sur le coté obscur de l’univers de la high tech recueillies à l’occasion sont, il faut le reconnaître, quelque peu incompatibles à une monétisation par de la publicité, tant bon nombre de grands annonceurs sont concernés, aussi bien Français qu’Américains.

Pas de garanties apportées pour autant à la préservation des contenus accumulés depuis trois ans sur l’édition francophone de ReadWriteWeb, au contraire. Le système fonctionne sur une technologie WordPress hébergé par nos soins, est totalement distinct de son grand frère américain, qui utilise MovableType. Malgré des demandes répétés ces trois dernières années, il ne m’a jamais été autorisé de passer les contenus de RWW France en Creative Commons, et juridiquement, ils leur appartiennent. Le DG américain, dans un mail parvenu cette nuit, nous affirme ne pas avoir la volonté de maintenir le blog. Le 22 avril, selon les termes du contrat de licence qui me lie à ReadWriteWeb US, ce blog sera mis hors ligne.

Pas de craintes pour autant à avoir sur une véritable censure, au pire, cela nous vaudra les honneurs d’un mirroring de masse qui placera les archives de l’édition Française aux cotés de celles de Wikileaks. Datalove.

L’édition Espagnole, qui ne fait pas, elle, dans le militantisme, a eu la possibilité d’opérer un rebranding qui lui permettra de continuer avec ses archives sous une autre marque, mais pour ce qui est de l’édition Française, le ton est plus sévère : le site, son nom de domaine, son compte Twitter ainsi que sa page Facebook doivent être remis à la maison mère dans le délais réglementaires prévus par le contrat de licence. Dans quelques semaines, ReadWriteWeb en Français ne sera plus.

Qu’il s’agisse d’une tentative de censure opérée par un gros annonceur de la version US, ou par une approche de mystérieux investisseurs souhaitant rentrer au capital de la maison mère sous certaines conditions, ou bien encore que nous ayons à faire en réalité à la décision business la plus stupide du moment dans le monde des média 2.0, les conséquences seront les mêmes.

Vous retrouverez les différents rédacteurs qui se sont illustrés depuis trois ans chez nous dans différents blogs – certains publient dors et déjà chez Techcrunch – et je tiens à l’occasion à les remercier de leurs efforts et de la confiance qu’ils m’ont accordé durant toutes ces années.

Quant à moi, je m’apprête à rejoindre d’autres aventures, de l’autre coté de la Méditerranée, où il ne sera plus désormais question de combattre mais de construire. A 40 ans, il est temps de passer à autre chose. A l’instar de MAM, remerciée brutalement elle aussi, j’écrirais probablement ‘un livre ou deux’, et j’irai publier chez mes petits camarades ce que vous auriez pu lire ici, une stratégie dite ‘du coucou’, inventée par Enikao. Ce n’est pas un mal, finalement, tant les sujets et les informations amassées ces derniers temps vont bien au delà du seul secteur high tech.

Les temps qui viennent en France sont terrifiants pour internet et les libertés numériques. Du point de vue des lois qui s’y appliquent, nous ne sommes plus, sur l’internet Français, dans une démocratie. Les dérives à venir qui vont s’y dérouler, en terme d’infowar notamment, rabbatrons le caquet de tous ceux qui se sont foutus de la gueule de la iRiposte de Benjamin Lancard.

Avec quelques gus dans un garage, nous avons réussi a sensibiliser pas mal de monde à ce problème, mais force est de reconnaître que nous avons, au mieux, mis des bâtons dans les roues d’un char d’assaut qui écrase toutes les velléités de liberté sur internet, et veut le civiliser comme il a colonisé hier ceux qu’il qualifiait de sauvages.

Un autre monde est possible, mais en France, ça va prendre du temps. Une fois de plus, le pays va prendre un retard considérable en matière de numérique, au point que sa place dans le monde de demain est désormais totalement compromise, mais ça, même sans comprendre quoi que ce soit à la neutralité du net ou aux enjeux sociétaux d’Hadopi et de Loppsi, vous avez du vous en apercevoir.

Fabrice Epelboin (Facebook, Twitter)
ex directeur de publication de ReadWriteWeb France

ce billet est en Creative Commons CC-by

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Les Anonymous publient des emails révélant une fraude de grande ampleur chez Bank Of America http://fr.readwriteweb.com/2011/03/14/a-la-une/les-anonymous-publient-des-documents-censs-montrer-limplication-de-bank-america-dans-une-fraude-de-grande-ampleur/ http://fr.readwriteweb.com/2011/03/14/a-la-une/les-anonymous-publient-des-documents-censs-montrer-limplication-de-bank-america-dans-une-fraude-de-grande-ampleur/#comments Mon, 14 Mar 2011 14:20:43 +0000 Fabrice Epelboin http://fr.readwriteweb.com/?p=12395

A 00h00 lundi, heure de New York, le groupe Anonymous a fait fuiter une première série de documents – des archives d’emails – censés prouver l’implication active de Bank Of America dans une fraude de grande ampleur. Le site sur lequel ces informations ont été mis à disposition du public est difficilement accessible mais des opérations de mirroring ont rapidement eu lieu afin de parer à toute tentative de censure.

Les conversations que l’on découvre à travers les emails rendus public font apparaître des tentatives de dissimulation d’une vaste fraude à l’assurance crédit, et laissent penser que la catastrophe des subprimes était parfaitement anticipée bien avant qu’elle n’éclate, avec pour seule préoccupation, du coté de la banque et de l’assureur qui s’occupait des assurances liés aux emprunts, de dissimuler ce qui pourrait par la suite les incriminer.

Fail

La fuite viendrait de l’intérieur, comme pour les cables diplomatiques américains, qui aurait fourni à Anonymous une série d’emails echangés entre les membres de la direction de Bank Of America, prouvant, selon lui, l’implication de l’assureur Balboa, racheté depuis par BOA, dans une fraude de grande ampleur sur les assurances liées aux crédits.

L’employé responsable de la fuite, dans ses échange avec Anonymous, souhaite encourager ses collègues à faire de même : “une fois que les autres employés auront réalisé que c’est faisable, vous n’aurez pas seulement une hache pour décapiter une tête, mais 1000 haches pour vous débarrasser de toutes les têtes”.

Le fait de passer par les Anonymous plutôt que de publier ces données sur un site comme Wikileaks est une évolution intéressante de la synergie Wikileaks / Anonymous et les armes choisies par ces derniers pour lutter contre ceux qui combattent la liberté d’expression et justifient la censure de l’internet. Plus mature qu’un DDoS, la stratégie ‘à la Wikileaks’ des Anonymous semble ancrer le concept Wikileaks dans une pratique hacktiviste et ne plus le limiter aux seuls sites de publication qui fleurissent ça et là en ce moment.

Il sera très difficile, pour ne pas dire impossible, de stopper Anonymous sur ce genre d’opérations, tout comme il s’est avéré vain de stopper les pratiques d’une génération habituée à télécharger ses mp3 gratuitement. La boite de Pandore de la surveillance et de la censure est désormais grande ouverte.

Consequences will never be the same

L’analyse de ces documents risque de prendre beaucoup de temps, et il ne faut pas s’attendre à des conséquence concrètes avant un moment. On peut s’attendre, par contre, à une multiplication de ce genre d’opération. Vous pensiez que votre admin réseau était un employé sous payé et inoffensif ?

Think again.

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Le Générateur Poïétique, Cybermandala des réseaux ? http://fr.readwriteweb.com/2011/03/14/nouveautes/gnrateur-potique-cybermandala-des-rseaux/ http://fr.readwriteweb.com/2011/03/14/nouveautes/gnrateur-potique-cybermandala-des-rseaux/#comments Mon, 14 Mar 2011 13:00:10 +0000 un auteur invité http://fr.readwriteweb.com/?p=12377

Dans l’ancien monde, Olivier Auber est la fois artiste et ingénieur. Dans dans le nouveau, il préfère dire simplement « bricoleur » comme tout le monde.

Il est engagé dans de nombreux projets qui, disons, ont tous à voir avec la position relative de l’humain et de la technologie (bio).

Un appel est lancé sur KissKissBankBank, afin de produire une version libre du Générateur Poïétique pour l’internet mobile et des expérimentations dans la ville.

Le Générateur Poïétique est une sorte de « cybermandala temps réel », un jeu collectif synchrone. Son principe est très ancien, il est né avec le Minitel en 1886 1986, a été développé en version totalement acentrée sur une partie expérimentale de l’internet en 1995, puis il a été adapté au web en 1997. La version pour l’internet mobile qu’il s’agit de réaliser pourrait bien lui donner une toute nouvelle dimension…

Le Générateur Poïétique n’a rien perdu de son actualité, ô combien! Il s’agit en effet d’une sorte de modèle des « réseaux sociaux », qui on envahi la planète depuis quelques années et dont commence à comprendre l’importance… Contrairement à Twitter, Facebook, etc. qui centralisent jalousement les données des utilisateurs, notamment ce qu’on appelle le « graphe social », tout dans le GP est accessible, libre et ouvert, non seulement les données qu’il produit, mais aussi son logiciel. De plus, comme les expériences de 1995 l’ont montré, il peut fonctionner de manière totalement acentrée sur l’Internet (aucune serveur).

Pourquoi est-ce important que cette nouvelle version existe ?
Pour au moins trois raisons :

1 – Le Générateur Poïétique propose une expérience extrêmement intéressante, parfois même émouvante : chacun est confronté à tous les autres rassemblés dans une grande image fluctuante, imprévisible, qui s’auto organise étrangement et raconte des histoires… Avec la nouvelle version qu’il s’agit de développer, ce sont peut-être plusieurs milliers de personnes qu’il nous sera donné de contempler dans une même image, visible sur n’importe quel écran connecté, ou projetée en géant dans l’espace public.

2 – En tant que modèle praticable par tous, le Générateur Poïétique permet simplement de « mettre en perspective » le fonctionnement des réseaux sociaux commerciaux, leur dynamique et leur logique propres. C’est en cela un outil de « digital litteracy » comme on dit, c’est à dire d’(auto) éducation au numérique.

3 – Le Générateur Poïétique ne sera jamais directement un concurrent de Twitter ou de Facebook, ce n’est pas l’objet. Le GP est développé sous licence Art Libre (prédécesseur de la licence Creative Commons by-sa). Aussi, toutes ses briques, conceptuelles, logiques, esthétiques et logicielles peuvent être utilisées librement par qui veut dans le respect de cette licence.
Qui sait ? Ainsi le Générateur Poïétique pourra-t-il contribuer indirectement aux efforts que l’on constate partout pour mettre au point des réseaux aussi libres et acentrés que possible?

Enfin, précisons que depuis sa naissance, le Générateur Poïétique s’est toujours développé grâce à la passion, l’expertise et la bonne volonté de nombreuses personnes, indépendamment de toute entreprise, institution ou groupe d’intérêt. C’est véritablement une œuvre libre.

Pour apporter votre soutien au projet, ne serait-ce que symboliquement, c’est ICI Merci !
Pour proposer des mise en oeuvre dans la ville, contacter Olivier Auber : olivier.auber AT km2.net

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Secretementvotre, opération séduction secrète avec son entourage http://fr.readwriteweb.com/2011/02/25/a-la-une/secretementvotre-opration-sduction-secrte-avec-son-entourage/ http://fr.readwriteweb.com/2011/02/25/a-la-une/secretementvotre-opration-sduction-secrte-avec-son-entourage/#comments Fri, 25 Feb 2011 07:11:15 +0000 Xavier Vespa http://fr.readwriteweb.com/?p=12155

Sur le marché des rencontres en ligne, tous les sites vous proposent de vous mettre en relation avec des gens que l’on ne connait pas: soit on fait son choix parmi une vaste sélection de profils, soit des amis nous recommandent à leurs amis (social dating), et il y a souvent au centre de tous ces réseaux un système de matching pour augmenter les chances de faire de bonnes rencontres. Ce que ces sites négligent totalement, c’est la mise en relation de deux personnes qui se connaissent déjà.

Il semblerait même que la tâche soit plus ardue dans ca cas de figure, car un refus d’intimité réciproque risque fortement d’altérer la relation entre deux personnes qui se connaissaient déjà. Faire le premier pas quand il s’agit d’une personne de notre entourage, c’est pas si facile tout le temps. Si ce cas de figure vous parle, que vous connaissez justement quelqu’un que vous aimeriez bien fréquenté dans un cadre plus personnel/intime, j’ai un secret pour vous aujourd”hui: Secretementvotre. Secretementvotre est le premier jeu de séduction en ligne qui vous permet de faire savoir aux personnes qui vous intéressent… qu’elles vous intéressent. Le tout sans aucun risque de casse en cas de rateau. Voici son fonctionnement:

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Disons que vous êtes un homme, et que vous travaillez dans un bureau où une jolie jeune demoiselle qui vous donne le béguin travaille aussi.

Cependant, vos échanges se déroulent toujours dans un cadre très professionnel, et jamais il ne vous est donné l’occasion d’aborder des sujets plus personnels. D’ailleurs, vous n’êtes même pas sûr que vos sentiments pour cette jeune fille soit réciproques. Du coup, vous vous dîtes qu’à moins d’un miracle il ne pourra jamais rien se passer.

C’est dans ce contexte d’incertitude amoureuse que Secretementvotre entre en scène. Si vous désirez vraiment entrer en contact avec cette jeune fille, Secretementvotre propose un dispositif original pour rompre la glace en douceur: A partir du site, une fois inscrit, vous pourrez envoyer anonymement un message alertant la jeune fille qu’une personne s’intéresse à elle et aimerait bien la rencontrer. L’envoi peut se faire via email, lettre postale (payant), et depuis peu via Twitter. La lettre contient un message expliquant la situation, suivi de deux mots-clés que vous aurez préalablement associé à votre demande anonyme, comme par exemple « séminaire » et « Maroc ». Ces mots-clés ont pour objectif de frapper l’esprit de la personne qui reçoit la lettre, et lui faire comprendre qu’il ne s’agit pas d’une offre commerciale déguisée. La jeune fille, intriguée par cette déclaration anonyme, provenant de toute évidence d’une personne de son entourage, a l’option de se rendre sur le site de Secretementvotre pour découvrir plus d’indices que vous aurez laissé au préalable.

Une messagerie anonyme lui permet au bout d’un certain temps de vous envoyer des messages, et vous d’y répondre, toujours sous le couvert de l’anonymat. Si la jeune fille souhaite aller plus loin, alors il lui suffit de procéder à la même démarche que vous avez suivi pour rentrer en contact, cad vous envoyer une demande de rencontre anonyme, et la réciprocité des demandes entraîne ainsi la levée de l’anonymat.

Pour garantir une bonne ambiance sur le site, Secretementvotre a pris plusieurs initiatives de sécurité: encryptage des données de contact, limitation du nombre de messages pouvant être envoyé par personne et par jour, et blocage des messages pouvant contenir des insultes. En d’autres termes, tenue correcte exigée! L’élément clé de Secretementvotre, et qui le différencie à d’autres sites de rencontres, c’est que les rencontres concernent des personnes qui, techniquement, se fréquentent déjà, ce qui est un facteur clé de la mise en confiance.

D’ailleurs, si les interactions avec une personne sont limitées pour éviter tout débordement, il vous est cependant possible d’envoyer des invitations à toutes les personnes de votre entourage qui vous intéressent. Secretementvotre a designé une interface utilisateur qui vous permett de suivre l’évolution de toutes vos demandes de rencontres dans un feed à la Facebook. Celui-ci affiche les personnes qui se sont rendues sur Secretementvotre suite à votre invitation, si elles l’ont qualifié d’un smiley, si ces personnes ont consulté les indices que vous avez laissé sur le site, et tout message échangé entre vous et d’autres personnes.

Bref, l’expérience ne tient pas juste à l’envoi d’un email anonyme en one shot, mais elle peut s’étendre à un vrai jeu de masques en groupe. Toutes les configurations sont à prévoir: Vous aimez une personne, vous lui envoyer une demande de rencontre via Secretementvotre, vous échangez quelque messages anonymement, puis une fois que la personne pense savoir qui vous êtes et souhaite lever l’anonymat, vous n’avez plus de nouvelles de sa part. Ceci s’explique par le fait que pour lever l’anonymat, cette personne à envoyer une demande de rencontre à la personne avec laquelle elle pensait converser, ce qui veut dire pas vous. Résultat: Vous vous êtes pris un rateau, mais en tout anonymat (bogoss), mais par contre à cause de vous, la personne que vous aimiez a fait le premier pas sans le savoir vers ce crétin de Gérard sur lequel elle flashe depuis toujours (fail).

Une autre utilisation, très pernicieuse celle-ci, mais qui démontre bien tout le potentiel de Secretementvotre: Utiliser le service pour piéger votre compagnon de vie. Par exemple, on envoie une demande de rencontre à sa copine en se faisant passer pour un autre mec, et si la copine commence à flirter avec son interlocuteur anonyme, vous lui sautez dessus preuve à l’appui.

Plus d’infos sur Secretementvotre.

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Openleaks ouvre ses portes : Wikileaks a de la concurrence http://fr.readwriteweb.com/2011/01/28/a-la-une/openleaks-ouvre-ses-portes-wikileaks-de-concurrence/ http://fr.readwriteweb.com/2011/01/28/a-la-une/openleaks-ouvre-ses-portes-wikileaks-de-concurrence/#comments Fri, 28 Jan 2011 12:39:37 +0000 Curt Hopkins http://fr.readwriteweb.com/?p=11967

En septembre, plusieurs membres de Wikileaks ont quitté l’organisation, se plaignant de la tyranie de son leader, Julian Assange. En novembre, les dissidents annonçaient leur intention de créer un projet concurrent, appelé OpenLeaks, censé être en ligne en décembre, il est finalement en ligne aujourd’hui.

Hier, Cryptome (un autre site du type Wikileaks, antérieur à celui-ci et qui entretient des relations tendues avec Assange) a publié un PDF décrivant les contenus d’OpenLeaks. OpenLeaks a annoncé de son coté que contrairement à ce qui était annoncé dans ce document, toutes les zones de contenus n’étaient pas encore en ligne et fonctionnelles.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Notre hypothèse sur la façon dont OpenLeaks devrait opérer semble se confirmer. Les sources mettront en ligne leurs fichiers à destination d’organisations designées par ces dernières : journaux, chaines de télévision, radios, ONG, syndicats, etc.

OpenLeaks, contrairement à Wikileaks, ne publiera rien lui même : ne pas assurer la moindre fonction éditoriale est une façon pour OpenLeaks de se mettre à l’abrit des pressions politiques que connait Wikileaks aujourd’hui.

Dans ses FAQ, les membres d’OpenLeaks prennent leurs distances avec Wikileaks, de façon polie :

«Nombre d’entre nous ont été impliqué dans le projet Wikileaks. Plus aucun d’entre nous ne collabore désormais avec Wikileaks, et nous avons tous quitté ce projet en septembre dernier (quoi qu’en disent certains). Bien que nous soyons tout à fait en phase avec les objectifs poursuivis par Wikileaks, et souhaitons qu’il réussisse, OpenLeaks est un projet indépendant»

OpenLeaks affirme que le site tel qu’il se présente aujourd’hui n’est qu’une version Alpha, et que la Beta débutera «début 2011». Ceux qui souhaitent rejoindre la communauté OpenLeaks pourront postuler dans les mois à venir.

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La police britannique arrête cinq personnes suspectées d’être des Anonymous http://fr.readwriteweb.com/2011/01/27/nouveautes/police-britannique-arrte-cinq-personnes-suspectes-dtre-des-anonymous/ http://fr.readwriteweb.com/2011/01/27/nouveautes/police-britannique-arrte-cinq-personnes-suspectes-dtre-des-anonymous/#comments Thu, 27 Jan 2011 16:32:08 +0000 Audrey Watters http://fr.readwriteweb.com/?p=11962

La police Britannique vient d’arrêter cinq personnes suspectées d’avoir participé à une attaque par déni de service (DDoS) le mois dernier. Les cinq individus, de jeunes hommes âgés de 15 à 26 ans, ont été arrêtés suite à des descentes de police dans le West Midlands, le Northamptonshire, le Herforshire et à Londres.

Ils sont suspectés de faire parti des Anonymous, le mouvement hactiviste qui a attaqué récemment de nombreux sites web, dont ceux de Mastercard, de Visa et de Paypal. Ces attaques ont fait suite à la publication par Wikileaks de câbles diplomatiques et étaient destinées à punir les entreprises qui ont, en toute illégalité, privé Wikileaks de ses ressources financières.

Selon Scotland Yard, ces arrestations font parti d’une enquête en cours sur les Anonymous. «Cette enquête se fait en collaboration avec d’autres forces de maintien de l’ordre à l’international, aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis». Les attaques DDoS sont, rappelons le, illégales en Angleterre.

Ceci ne constitue pas les premières arrestations en relation avec les actions des Anonymous. Deux jeunes hollandais ont été brièvement interrogés à la suite des premières attaques, bien qu’aucune inculpation n’ait été prononcée par la suite. Le FBI a lui aussi fait une descente chez un hébergeur texan en décembre dernier afin d’obtenir plus d’informations sur les activités des Anonymous.

Récemment, les Anonymous on concentré leurs attaques sur des sites gouvernementaux en Tunisie, en Egypte et au Zimbabwe, en réponse aux évènements qui ont agité ou qui agitent encore ces pays.

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Face à la montée de la colère en Egypte, le gouvernement censure Twitter http://fr.readwriteweb.com/2011/01/26/a-la-une/face-monte-de-colre-en-egypte-gouvernement-censure-twitter/ http://fr.readwriteweb.com/2011/01/26/a-la-une/face-monte-de-colre-en-egypte-gouvernement-censure-twitter/#comments Wed, 26 Jan 2011 01:27:47 +0000 Global Voices http://fr.readwriteweb.com/?p=11923

L’Égypte a franchi une nouvelle étape dans la guerre contre internet en coupant l’accès des téléphones mobiles dans les zones où des milliers de manifestants se sont rassemblés aujourd’hui lors de la journée décrite comme le Day of Revolution. L’objectif semble être de contrôler la foule de manifestants et d’étrangler le mouvement.

Les manifestations se sont multipliées dans le pays aujourd’hui, avec des slogans pour la fin du règne de 30 ans du Président Hosni Moubarak, contre la corruption, les échecs économiques ainsi que d’autres revendications. Les informations sur les manifestations et les lieux de rassemblement ont été diffusés sur les réseaux sociaux, dont la plateforme Twitter, qui a été censurée par les autorités.

Cette censure a déclenché la colère, d’autant plus qu’il s’agit de la première fois dans l’histoire égyptienne qu’une censure aussi dure a été mise en place pour réduire au silence les internautes. Cette décision est un rappel sombre de la censure de fer imposée par le président déchu Ben Ali, dans la Tunisie toute proche, révolution qui a galvanisé des millions de citoyens du monde arabe.

Depuis le Caire, Eman Hashim tweete :

le régime de moubarak nous bloque l’accès à internet. Faites passer la nouvelle. Nous sommes pris au piège #25jan

Elle ajoute :

Impossible d’accéder à Twitter depuis l’ADSL à la maison et bientôt à partir des téléphones mobiles avec 3G. On est pris au piège.

Mohamed ElGohary confirme :

TWITTER BLOQUE EN EGYPTE #Jan25

Alaa Abd El Fattah est folle de rage :

rappel IL N Y A RIEN DANS LE LOI ÉGYPTIENNE QUI AUTORISE LE BLOCAGE DE SITES. pas une seule clause. Les FAI obéissent à des ordres illégaux.

Rami Raoof suggère un solution pour contourner le blocage :

internautes en #Egypt-si vous voulez accès à Twitter.com & Bambuser.com téléchargez TOR depuis http://torproject.org #Jan25

Les communications par mobile semblent également coupées.

Sally Sami annonce :

Viens de quitter la place tahrir. Gaz lacrymo est tiré et la plupart des téléphones mobiles ne fonctionnent pas #jan25

Elle précise :

Les téléphones avec abonnement Mobinil qui étaient sur la place tahrir ont été déconnectés #jan25

Les sites d’information sont également filtrés, pour empêcher les nouvelles sur les manifestations de se répandre.

En Jordanie, Tololy note:

Dostor.org (un site d’informations indépendant qui couvre en direct les manifs #Jan25 ) censuré pour la deuxième fois en #Egypt #ArabProtest

Suad Al Subaie ajoute :

Des portraits de Hosni Moubarak ont été déchiré en public. 100+ arrêtés. 3 importantes chaines de TV empêchées de couvrir #Egypt #jan25

Pour suivre les événements en Egypte, suivre le mot-clé #Jan25 sur Twitter.

Ecrit par Amira Al Hussaini et traduit par Claire Ulrich

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Photographiez, partagez vos expériences culinaires avec Food Reporter http://fr.readwriteweb.com/2011/01/24/nouveautes/photographiez-partagez-vos-expriences-culinaires-avec-food-reporter/ http://fr.readwriteweb.com/2011/01/24/nouveautes/photographiez-partagez-vos-expriences-culinaires-avec-food-reporter/#comments Mon, 24 Jan 2011 13:24:57 +0000 Xavier Vespa http://fr.readwriteweb.com/?p=11823

Si la France est un pays internationalement reconnu pour ses qualités culinaires, ce n’est pas juste grâce au travail de quelques chefs distingués: La culture française valorise la cuisine et la dégustation culinaire. Tous les Français sont des ambassadeurs du goût, et cultivent cette richesse culinaire au travers des voyages dans les différentes régions françaises, toutes marquées très singulièrement par leurs histoires et leurs us alimentaires. Nous avons tellement à dire sur la nourriture et ses mille et une façons de la cuisiner, que tout outil dédié à faciliter le partage de nos connaisances culinaires ne peut être que le bienvenue.

Food Reporter est une nouvelle application mobile qui propose une solution simple à tous ceux qui aiment prendre des photos de plats pour les mettre en ligne. Avec Food Reporter, tout commence par la capture photo du plat. Les étapes afférentes servent à apporter des informations sur le plat photographié: nom du plat, lieu de consommation, appréciation. Une fois postées, ces photos apparaîssent dans une timeline publique, ainsi que dans les pages de recherches géolocalisées.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Deux fonctions font de Food Reporter une app originale:
1. L’association à un lieu ne se fait pas par un acte de checkin, mais par un acte de partage. En ce sens, Food Reporter se différencie singulièrement d’applications telles que Foursquare ou Gowalla qui valorisent la surexposition et la compétition.
2. Au moment de donner une appréciation au plat, vous pouvez demander à reporter cet acte plus tard, vu que techniquement vous vous apprêtez tout juste à savourer votre service. Une alerte push surgira dans une vingtaine de minutes vous réinvitant à formuler une appréciation. Ingénieux.

Food Reporter s’inscrit dans la même mouvance que Food Spotting, son homologue et leader américain, mais en prenant comme point de départ la France. L’objectif d’un côté est d’offrir un outil simple et utile pour partager les plats que l’on mange, et de l’autre de bâtir une solide base de données de photos de plats géolocalisés au service des utilisateurs.

Food Reporter est encore en beta privée, mais ReadWriteWeb a 100 invitations pour cette beta. Intéressé(e)? Suivez le lien vers la page d’inscription à la beta, et entrez le code RWW-FOODREPORTER. N’oubliez pas de revenir sur cette page pour laisser un commentaire sur Food Reporter une fois que vous l’aurez testé!

Plus d’infos sur Food Reporter.

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Slim Amamou, ministre de la jeunesse et des sport de Tunisie #sidibouzid http://fr.readwriteweb.com/2011/01/17/a-la-une/slim-amamou-ministre-de-jeunesse-des-sport-de-tunisie-sidibouzid/ http://fr.readwriteweb.com/2011/01/17/a-la-une/slim-amamou-ministre-de-jeunesse-des-sport-de-tunisie-sidibouzid/#comments Mon, 17 Jan 2011 17:18:31 +0000 Fabrice Epelboin http://fr.readwriteweb.com/?p=11783

Pas évident d’écrire sur une telle nouvelle. Au delà des félicitations d’usage, et de la grande fierté de compter parmi nos auteurs un ministre d’une grande nation, la présence de Slim dans le gouvernement Tunisien est un signe des plus positifs pour l’avenir du pays. Les réserves de champagne, déjà largement entammées à sa libération et quasiment finies lors du départ de Ben Ali, vont devoir être renouvellées de toute urgence.

Ce sera pour moi l’occasion de tutoyer pour la première fois un ministre, et comme je le prédisais à Alkanz une semaine avant la fin de Ben Ali, de passer un peu de temps au soleil de Tunisie.

Un mot pour conclure ce qui est sans doute le billet le plus court de l’histoire de ReadWriteWeb : Vive la Tunisie, Vive la France (nan, je déconne)…Vive la Tunisie Libre !

(les curieux qui s’interrogent sur tout cela peuvent aller lire ceci sur RWW US)

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http://fr.readwriteweb.com/2011/01/17/a-la-une/slim-amamou-ministre-de-jeunesse-des-sport-de-tunisie-sidibouzid/feed/ 36
EOT pour ReadWriteWeb France : Francophonie, the final frontier http://fr.readwriteweb.com/2011/01/15/a-la-une/eot-readwriteweb-france-francophonie-final-frontier/ http://fr.readwriteweb.com/2011/01/15/a-la-une/eot-readwriteweb-france-francophonie-final-frontier/#comments Sat, 15 Jan 2011 08:53:50 +0000 Fabrice Epelboin http://fr.readwriteweb.com/?p=11726

En écrivant une lettre ouverte à ce qu’un blog qui s’est battu contre Hadopi se doit de considérer comme un ministre de tutelle, j’étais loin de m’imaginer que c’est sa collègue des affaires étrangères, Michèle Aliot Marie, qui apporterait une réponse.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Le protocole – je crois – me pousse à répondre à la dame de fer du gouvernement Sarkozy.

Madame la Ministre, Chère Madame,

Il est vrai que le sécuritaire est sans nul doute une expertise de votre gouvernement, reconnue dans le monde entier, et discutée entre experts. La proposer pour mater la révolution Tunisienne dans l’œuf m’a fait réaliser qu’il me restait un brin de fierté d’être Français. Faire naitre en moi un sentiment Gaulliste sera sans doute la dernière fierté qu’il vous sera donné d’avoir dans votre vie. Voilà cette fierté irrémédiablement foulé du pied par un duo ministériel tragi-comique qui se termine aujourd’hui en ridicule, et demain en abject.

Certains on pensé à fermer leurs blogs lors du passage de la loi Loppsi, pensant que la coupe était pleine et qu’il fallait prendre le maquis. Il faut croire que de mon coté, il ne manquait qu’une goutte pour faire déborder le vase. En guise de goutte, Madame la Ministre, c’est d’une douche froide dont vous m’avez gratifié.

Certes, je comprends qu’un gus, dans un garage, qui vous fusille vos jolis arguments sécuritaires pédophiles en publiant des documents Wikileaks vous agace. Mais votre goût pour l’ordre et la sécurité vous amène à donner main forte aux pires dictatures sans l’ombre d’une hésitation, et à probablement a avoir envisagé de civiliser internet en faisant, là aussi, un transfert de technologie avec la Tunisie.

Mais trop, c’est trop. Les temps qui viennent balaieront, en Tunisie comme ailleurs, les gouvernances qui permettent de telles choses. Ce pays, la France, n’affiche pas des valeurs compatibles avec celles défendues par cette publication. Il a de toute évidence pris le chemin de s’assumer en Vichyste des grandes mafias, comprenez qu’en petit fils de résistant, je ne puisse que vous souhaiter de vous retrouver, un jour, sur le ban des accusés d’un Nuremberg 2.0.

Cette publication, pour sa part, prend sa liberté numérique, et évitera désormais d’accoler son nom avec celui d’un pays entaché par la honte d’avoir des gens comme vous à sa tête, elle se localisera désormais dans la Francophonie, un espace que vous aurez bien plus de mal à civiliser. Le rebranding a été fait dans la nuit, vous voyez, avec internet, c’est rapide et efficace. Demandez donc à votre ami Ben Ali, grand connaisseur d’internet, il vous confirmera tout cela.

En attendant, entre un défilé de soutien aux Tunisiens à Paris, et un autre contre la loi Loppsi qui devrait le rejoindre, je vous souhaite de passer la journée cloitrée chez vous, un peu apeurée, et quelque peu angoissée pour ce qui est de votre avenir. Vous pourrez ainsi partager avec votre cœur un petit peu du sort de millions de Tunisiens dont les villes sont saccagées par les brigades que votre ami Ben Ali a laissé derrière lui.

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http://fr.readwriteweb.com/2011/01/15/a-la-une/eot-readwriteweb-france-francophonie-final-frontier/feed/ 25
Liveblog : #sidibouzid http://fr.readwriteweb.com/2011/01/13/nouveautes/liveblog-sidibouzid/ http://fr.readwriteweb.com/2011/01/13/nouveautes/liveblog-sidibouzid/#comments Thu, 13 Jan 2011 21:37:37 +0000 Fabrice Epelboin http://fr.readwriteweb.com/?p=11648

Ressources utiles

http://24sur24.posterous.com/

http://nawaat.org/

http://twitter.com/#!/search/sidibouzid

n’hésitez pas à donner les vôtres dans les commentaires

Previously

Previously : Ben Ali annonce qu’il ne se représentera pas en 2014 et lève la censure sur internet (cette dernière info est confirmée)

Previously : Multiples sources affirmant la présence d’escouades de la mort et de snippers, ainsi que de scènes où l’armée protège les civils d’attaquant non identifiés.

jeudi 13 janvier

22:30

L’UGTT, le principal syndicat Tunisien, maintien son appel à la grève générale demain à Tunis ainsi qu’une manifestation à 11h

22:35

Toujours pas de confirmation officielle de la libération de Slim Amamou, mais beaucoup d’espoirs.

22:37

Les sources se multiplient pour affirmer que les klaxons entendus dans les rues sont une opération d’intox montée par le cla Ben Ali

22:45

Si on se limite à Twitter, les annonces faites par Ben Ali ne semblent en rien calmer le jeu (ceci dit, Twitter est tout sauf une projection de la population Tunisienne)

22:46

Slim Amamou est annoncé comme sur le point de passer en live sur la télévision privée TV7, qui avait eu le courage de parler de Sidibouzid avant d’être censurée.

22:52

Les voitures qui klaxonnent dans la rue seraient toutes de la même marque et de la même couleur.
Les témoignages en ce sens se multiplient.

22:57

Slim Amamou est libre. Il vient de passer en live à la télévison TV7 !

23:12

Le site du ministre des affaires étrangères (tunisien, hein, faut pas réver) est défacé par des hackers non identifiés.

23:24

Officiel de chez officiel :

Mieux encore, prémonitoire :

23:36

Coups de feu entendus à Dar Fadhal

23:38

La Cité Ennasr (cité modèle du régime Ben Ali) se révolte contre Ben Ali http://goo.gl/uP2sq

23:41

Twitter appelle à suivre les tweets venants de Tunisie http://twitpic.com/3pqqfj

23:42

Manif anti-Ben Ali à Ennasr, applaudissement des militaires.http://www.facebook.com/video/video.php?v=133628460032688&comments

23:58

Prix de l’humour Gaulliste de la journée, en hommage à Michèle Aliot Marie qui a dilapidé l’héritage

Vendredi 14 janvier

00:01

Pour reprendre un Tweet assez parlant sur la situation en cours : Between the Tunisian people and Ben Ali, it is now a PR war

2:45

Merci YouTube : la preuve par l’image que les démonstrations de joie et les voitures qui klaxonnent ont été orchestrées. Toutes les voitures sont les même et sont des véhicules de location.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

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http://fr.readwriteweb.com/2011/01/13/nouveautes/liveblog-sidibouzid/feed/ 4
L’internet Tunisien libéré (en attendant le reste) http://fr.readwriteweb.com/2011/01/13/nouveautes/linternet-tunisien-libr-en-attendant-suite/ http://fr.readwriteweb.com/2011/01/13/nouveautes/linternet-tunisien-libr-en-attendant-suite/#comments Thu, 13 Jan 2011 21:11:49 +0000 Fabrice Epelboin http://fr.readwriteweb.com/?p=11645

A cette heure, de nombreuses sources nous confirment que conformément à ses dernières déclarations, le ‘président’ Ben Ali a levé la censure sur le web Tunisien (un mois après que les députés Français aient voté celle de l’internet ici). Les Tunisiens devraient donc pouvoir prendre connaissance enfin des informations concernant l’armée numérique de Ben Ali, qui sème la terreur, se faisant passer pour des islamistes, volant avec des stratégème de plus en plus sophistiqués les mots de passe de la population Tunisienne afin de les espionner et de prendre le contrôle de leur identité virtuelle, et perpétuant moultes attaques informatiques.

Il est indispensable pour les résidents Tunisiens de rester particulièrement prudent dans leurs usages de l’internet. La levée de la censure ne signifie pas la fin de la surveillance, et elle est très efficace. Skype serait compromis, SIP+TOR également (non sécure), à ce stade, nous ne pouvons que recommander la plus grande prudence. Le blog Fansub Streaming donne à ce propos quelques conseils utiles.

Pour les nouveaux venus de Tunisie, vous pouvez désormais accéder à l’ensemble des billets jusqu’ici censurés en parcourant le tag ‘Tunisie’ sur RWW.

Même si de nombreux utilisateurs de Twitter annoncent sa libération, nous ne sommes pas encore en mesure de confirmer officiellement la libération de Slim Amamou, mais le champagne est dans le frigo, ce qui traduit un certain optimisme.

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Boosket et l’avènement du fcommerce http://fr.readwriteweb.com/2011/01/13/nouveautes/boosket-lavnement-du-fcommerce/ http://fr.readwriteweb.com/2011/01/13/nouveautes/boosket-lavnement-du-fcommerce/#comments Thu, 13 Jan 2011 07:40:06 +0000 Xavier Vespa http://fr.readwriteweb.com/?p=11574

Est-il possible de faire de Facebook la plus grosse plateforme ecommerce au monde? Facebook pense que oui, et ils ne sont pas les seuls. Paypal, la plus importante plateforme de paiements en ligne, annonçait fin 2010 le lancement de son système de micro-paiement couplé d’un partenariat avec Facebook. L’année précédente, Paypal avait également lancé Paypal X, une API qui permet de complètement intégrer le système de paiement dans les sites marchands sans redirection aucune. Résultat: Tout développeur peut aujourd’hui proposer à la vente sur Facebook tout type de produits, sourcés directement de n’importe quelle plateforme ecommerce, et résumer la transaction à deux clics. Grâce au micro-paiement, des petites sommes (10, 50 centimes) pourront être dépensées sans quitter Facebook.

Technologiquement, les choses sont plutôt séduisantes, mais dans la pratique, tout reste encore à faire. Les représentants des entreprises marchandes sur Facebook sont community managers pour la plupart, et les utilisateurs ne font pas particulièrement usage de Facebook pour acheter des biens. Après tout, Facebook est un lieu de socialisation, et c’est bien la raison pour laquelle ça marche. Et pourtant, faire du cash sur Facebook est une idée si alléchante que cela pourrait bien devenir la grande tendance de 2011: L’avènement du fcommerce.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Enter Boosket. Boosket est une application qui permet d’installer une boutique sur une page Facebook, et de faire la promotion des produits via sa communauté. L’installation est simple, conçue pour être manipulable par tout utilisateur familier avec les applications Facebook. Il suffit de renseigner quelques champs, et optionnellement de soumettre un flux RSS de produits, pour que la boutique soit lancée. Ayant intégré les dernières avancées de Paypal X, Boosket permet ensuite aux utilisateurs de Facebook de réaliser des achats sans quitter la plateforme sociale.

Comme il a été répété maintes fois, Facebook est un puissant moteur de recommandation sociale. L’objectif pour Boosket est également de développer une solution qui optimise la viralité des produits diffusés. Son modèle de viralité? La monnaie virtuelle Facebook, que Boosket compte échanger aux utilisateurs contre des likes et tout autre mode de partage de produits. L’application propose également aux vendeurs la possibilité d’appliquer des réductions, voir même de privatiser les ventes.

Boosket n’est pas le premier venu sur ce créneau: Payvment, une startup fondée en 2007 et basée à San Francisco, offre du côté front une solution très similaire. Via son API, Payvment permet également à tout développeur de bâtir sa propre boutique sur Facebook. Mieux encore, durant toute sa phase beta, Payvment est entièrement gratuit, alors que Boosket fait payer ses options avancées. Comment Boosket compte-t-il percé face à un leader gratuit? La stratégie des deux entreprises se distinguent au niveau des marchés ciblés: Boosket travaille des partenariats avec des plateformes ecommerce et des optimisateurs de flux marchands dans le but d’accompagner les communautés emarchandes vers le fcommerce en toute tranquilité. Avec son offre modulable et payante, Boosket s’adresse aux ecommerces munis de réseaux de distribution déjà bien établis, et désirant étendre cette distribution à la plateforme sociale la plus fréquentée au monde. Sur le site de Payvment, pour rassurer les utilisateurs sur la gratuité précaire du service, il est précisé que: “ En échange de votre aide et de vos feedbacks, votre boutique Facebook restera gratuite, même une fois que la phase beta sera achevée”. A moins que Payvment ne revienne sur ses dires, la startup n’aura probablement pas d’autre choix que celui de prendre une part sur les paiements transitant via sa plateforme. Avec ces différentes politiques de pricing, à toutes choses égales par ailleurs, Boosket représentera forcément une solution plus rentable pour les gros vendeurs.

Ceci dit, tout cela ne règle pas le problème du community manager qui va se retrouver propulser aux commandes de pages Facebook qui devront répondre à des logiques commerciales. Tout cela ne règle pas non plus le problème de l’utilisateur pas encore habitué à l’achat sur Facebook. Celui-ci risque aussi de se lasser de polluer ses amis avec des recommandations de produits en échange de monnaie virtuelle. Si le fcommerce semble être l’inévitable virage de Facebook en 2011, certains éléments du rouage restent encore à être mis en place.

En savoir plus sur Bookset.

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Enquête express chez Google sur la censure de vidéos en provenance de Tunisie #sidibouzid http://fr.readwriteweb.com/2011/01/11/nouveautes/enqute-express-chez-google-sur-les-vidos-des-massacres-en-tunisie-sidibouzid/ http://fr.readwriteweb.com/2011/01/11/nouveautes/enqute-express-chez-google-sur-les-vidos-des-massacres-en-tunisie-sidibouzid/#comments Tue, 11 Jan 2011 21:13:24 +0000 Fabrice Epelboin http://fr.readwriteweb.com/?p=11628

En à peine douze heures, Google aura lancé une enquête interne afin d’auditer ses processus de modération qui l’on mené à supprimer une vidéo montrant l’horreur, filmée hier soir grâce à un téléphone portable dans un service d’urgence à El Ghasrin et qui nous est parvenue dans la nuit.

Modérée suite à des signalements d’utilisateurs de YouTube, et supprimée dans les minutes qui ont suivi sa mise en ligne, il est plus que probable que l’on ait à faire à une stratégie mise en place par l’armée numérique de Ben Ali, en tout points semblable à la tactique qui lui avait permit, il y a un an, de faire supprimer de nombreux profils d’opposants sur Facebook, se déguisant alors en groupes Islamiste.

La modération, suite à un signalement (ou plusieurs, Google restant discret là dessus) a atterri en Californie, où, selon Google, un de leurs employés, visualisant ce qui est, sans l’ombre d’un doute, une vidéo particulièrement choquante, l’a supprimé.

La responsable de Google plaide l’erreur humaine, et à voir la rapidité avec laquelle ils ont corrigé le tir et le rôle joué par YouTube en Iran, au Tibet et ailleurs, il n’y a aucune raison de ne pas les croire. Par téléphone, elle nous a fait part du soutien de Google « à la liberté d’expression et d’information ».

Le service de modération de YouTube est désormais parfaitement au courant de la situation Tunisienne, qui a encore du mal à faire la Une aux USA (on y travaille), et sera à l’avenir plus vigilant. Il transmet à l’intention des internautes publiant des vidéos relatives aux massacres en Tunisie de bien respecter les règles suivantes afin de ne pas être supprimés par mégarde :

  • Mettez un titre explicite à votre vidéo, si possible en Anglais (la modération se fait en Californie)
  • Tagguez votre vidéo de façon extensive (pas seulement avec un hashtag relatif à un évènement comme #sidibouzid, multipliez les tags afin que cela deviennt compréhensible par quelqu’un qui n’a pas entendu parler de quoi que ce soit.
  • Faites usage du champ description, indiquez le lieu, la date et si possible l’heure (ça c’est pour la presse)
  • Signalez cette vidéo, lors de sa mise en ligne, comme réservée aux adultes

De son coté, Facebook, contacté par nos soins à qui nous avons fait parvenir les noms de quelques personnes ayant vu leur compte désactivé via la même stratégie de signalement, nous a fait parvenir (pour la première fois) le feedback suivant : «nous sommes au courant de la situation, et nous menons en ce moment même une enquête».

Le communiqué de presse de YouTube est plus prolixe (même s’il faut saluer le feedback de Facebook, qui nous avait habitué à une attitude bien plus autiste).

« De manière générale, les contenus violents ne sont pas autorisés sur YouTube. Cependant, nous faisons quelques exceptions pour les contenus éducatifs, documentaires, scientifiques ou artistiques. Lorsque nous déterminons quels contenus sont autorisés sur YouTube, nous ne nous intéressons pas seulement aux vidéos elles-mêmes, mais aussi aux éléments de contexte fournis par celui qui les a mis en ligne, tels que le titre, la description ou les tags liés à la vidéo. Certaines vidéos ne sont également accessibles qu’à partir d’un certain âge compte tenu du caractère explicite de celles-ci. Il arrive parfois qu’une vidéo signalée par nos utilisateurs ou identifiée par notre équipe soit retirée de YouTube par erreur. Lorsque nous en sommes avertis, nous revoyons ce contenu et prenons les mesures adaptées. Ceci peut inclure la remise en ligne de la vidéo ou des chaînes préalablement retirées en ligne. »

MISE A JOUR : 24h plus tard, il semble que la France se propose de sécuriser les vacances de Frédéric Mitterrand. Rue de Valois, on pousse un ‘ouf’ de soulagement, et dans les banlieues, on doit sérieusement commencer à se demander si, finalement, c’est si malin que ça de ne pas être inscrit sur les listes électorales.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

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Bientôt sur vos écrans : OpenLeaks http://fr.readwriteweb.com/2010/12/22/a-la-une/bientt-sur-vos-crans-openleaks/ http://fr.readwriteweb.com/2010/12/22/a-la-une/bientt-sur-vos-crans-openleaks/#comments Wed, 22 Dec 2010 14:12:55 +0000 Fabrice Epelboin http://fr.readwriteweb.com/?p=11380

En septembre dernier, plusieurs membres de haut rang issus de Wikileaks ont quitté le projet, avançant que son fondateur, Julian Assange, avait un comportement autoritariste et ne se souciait guère de la sécurité de ceux dont les noms apparaissent dans les fuites publiées. Ils lui reprochent aussi de se focaliser sur les USA, et d’avoir des visées politiques irréalistes. En novembre, le groupe dissident a annoncé la création d’une organisation rivale, appelée OpenLeaks.

Le site, prévu initialement pour être mis en ligne la semaine dernière, a finalement vu sa sortie repoussée en janvier, ce qui nous a laissé le temps de compiler différentes sources ainsi que les déclarations des initiateurs du projet OpenLeaks afin de vous présenter la façon dont devrait fonctionner le site.

Le pitch

OpenLeak fournira aux sources soucieuses de préserver leur anonymat un moyen d’uploader des documents fuités à un destinataire en particulier. Journaux, chaînes de télévision, radios, organisations à but non lucratif, ONG, syndicats, associations de consommateurs et autres pourront utiliser le service comme un intermédiaire entre eux et leurs sources.

Contrairement à Wikileaks, le site ne publiera rien lui même. Eviter de se positionner comme éditeur devrait, selon ses fondateurs, les mettre à site à l’abri des pressions politiques.

Déposer une fuite en ligne

Les sources seront en mesure de déposer un document à travers un «site dédié à la dépose de documents» qui sera intégré au site du média ou de l’organisation partenaire mais qui contingentera le transfert d’informations au système d’OpenLeaks.

La source et l’organisation à qui elle destine ses informations sont ainsi isolées l’une de l’autre, l’information passera à travers la structure du site OpenLeaks où elle sera totalement anonymisée avant d’aller où que ce soit, quelque soit la localisation de la source et du destinataire de celle-ci.

Etant donné la pression politique subie par Wikileaks, les systèmes de recueil de fuites à destination des sources (« leak as a service », en quelque sorte) risquent d’être difficiles à «vendre», même si Domscheit-Berg affirme que son organisation est en train de passer des accords avec une douzaine de partenaires potentiels et passe en revue en ce moment un grand nombre de demandes de partenariat.

Si, après une période déterminée, le destinataire de la fuite ne l’a pas publié, OpenLeaks la rendra accessible à un plus grand nombre de ses partenaires, mais le process qui entoure cela n’est pas encore bien clair. Tout aussi peu clair est la possibilité donné (ou non) à une source de ne s’adresser qu’à un seul destinataire et de voir le document qu’il a transmit détruit s’il ne donne lieu à aucune publication.

Culture d’entreprise

Domscheit-Berg dit espérer que son organisation soit plus transparente que Wikileaks, connu pour être particulièrement opaque, mais la façon dont l’organisation compte organiser cette transparence n’est pas encore claire.

Assange a affirmé voir en Wikileaks un système destiné à brider les gouvernances, avançant que dégrader l’efficacité du système actuellement en place dans de nombreux gouvernements fera naitre un nouveau et potentiellement meilleur système. OpenLeaks n’a fait aucune affirmation de ce type et semble éviter le plus possible de prendre le moindre parti pris éditorial ou politique, en dehors d’une position affirmée pour la transparence, au sein des gouvernements tout comme dans d’autres sphères.

Open Source

Le code sera, à priori, en open source, comme l’a affirmé l’un des membres de l’organisation d’OpenLeaks, l’un des aspects du projet étant d’encourager l’apparition d’autres projets similaires. Domscheit-Berg affirme par ailleurs que Wikileaks a «perdu sa promesse originelle d’open source».

Autres fonctionnalités

Le site sera disponible en six langues, il aggrégera des liens menant vers des articles publiés sur d’autres sites faisant usage des informations transmises par son intermédiaire, et l’ensemble de la structure OpenLeaks sera surveillée et guidé par une fondation en charge de ces responsabilités.

Wikileaks version 2 ?

Si OpenLeaks résoud bon nombre de problèmes posés par wikileaks, comme la suspicion que ce dernier ait un agenda politique qui motive sa ‘politique éditoriale’, où l’importance donné à un petit nombre de média sur qui repose, au final, une mission de censure qui concentre un nouveau pouvoir dans les mains d’acteurs ayant, eux aussi, des intérets à défendre pouvant entrer en conflit avec le contenu des fuites, il pose néanmoins de nouveaux problèmes.

La multiplication raisonnable des destinataire des fuites, et surtout la période d’exclusivité donnée à un destinataire-partenaire d’OpenLeaks va démultiplier ces nouveaux censeurs.

Posséder l’exclusivité d’une fuite pour un destinataire, tel que semble l’envisager à ce stade le système OpenLeaks, ne serait-ce que durant quelques semaines, donnera à ce destinataire un pouvoir gigantesque qui tentera plus d’une personne à sortir du cadre éthique de sa mission qui, même s’il est chevillé au corps de bon nombre de journalistes, n’est en rien indispensable à l’obtenir une carte de presse, et dont la violation n’est pas à ce jour sanctionné.

Si de vénérables organes de presse comme Le Monde, moins de deux semaines après le début des travaux sur le CableGates, se font déjà épingler à censurer les informations suceptibles de leur porter atteinte, comment un système comme OpenLeaks évitera-t-il de donner naissance à de tels dérives ?

Des contre-pouvoirs qui restent à imaginer

L’auto-censure de la part des média, dans le cas d’OpenLeaks, n’aurait pas nécessairement de ‘contre pouvoir’, comme c’est la cas avec Wikileaks, où les média partenaires, qui disposent du même accès aux fuites, ainsi que la publication des câbles expurgés, est censé assurer cela. Durant la période d’exclusivité accordée au destinataire d’une source utilisant OpenLeaks, il n’existera aucun contre-pouvoir. Dans le cas d’une fuite massive de documents (comme les archives email d’une grande entreprise), il serait aisé pour le destinataire de la fuite de gommer discrètement certaines informations susceptibles de le déranger ou de porter atteinte à ses intêret directs ou indirects.

Pire encore, il est aisé d’imaginer monayer auprès de la ‘victime’ de la source un accès à la fuite lui permettant de mettre à profit cette période d’exclusivité pour mettre en place une stratégie de réponse – juridique, communication, relations publique, lobbying, etc. Un délai d’un mois pour préparer une crise majeure n’a pas de prix pour une multinationale, et la tentation sera grande pour beaucoup tant les sommes en jeu pourraient s’avérer considérables.

Imaginez que vous receviez des documents prouvant une gigantesque malversation financière de la part d’une multinationale. Combien vaut cette information si elle lui permet de mettre en place avant que la tempête n’arrive une stratégie de défense ? Suffisamment pour corrompre n’importe qui, à priori. Assange est d’ailleurs soupçonné de telles malversations.

Itération du concept de la fuite

Cette nouvelle itération du concept de la fuite règle certains problèmes soulevés par Wikileaks, mais en pose de nouveaux. Il sera intéressant d’observer comment se déploie cette technologie, et les dérives éventuelles auxquelles elle donnera naissance… avant qu’un autre projet – ou l’évolution de celui-ci – n’y apporte une réponse.

Pour finir, il convient de souligner une innovation majeure dans l’approche d’OpenLeaks, le dispositif de recueil des fuites étant intégré aux sites des média partenaires, stopper tout cela ne pourra se faire qu’en censurant la presse. Stopper Wikileaks s’était déjà avéré difficile, stopper OpenLeaks ne pourra même pas s’envisager sans stopper la démocratie et la presse libre.

Photo de Daniel Domscheit-Berg © Jacob Appelbaum

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Soutenez les auteurs, les éditeurs, et les non-profits (y compris Wikileaks) avec Flattr http://fr.readwriteweb.com/2010/12/16/nouveautes/soutenez-les-auteurs-les-diteurs-les-nonprofits-compris-wikileaks-avec-flattr/ http://fr.readwriteweb.com/2010/12/16/nouveautes/soutenez-les-auteurs-les-diteurs-les-nonprofits-compris-wikileaks-avec-flattr/#comments Thu, 16 Dec 2010 08:13:37 +0000 Audrey Watters http://fr.readwriteweb.com/?p=11305

Le refus par Paypal, Moneybooker, Mastercard, et Visa de faire affaire avec Wikileaks est sans conteste une tentative de couper les ressources financières de Wikileaks. Il reste cependant une façon faire un don à Wikileaks, à travers la startup Suédoise Flattr.

Son fondateur, Peter Sunde, fait également parti de ThePirateBay, et forcément, un service de paiement en ligne imaginé par un pirate, c’est quelque peu différent de la façon dont Visa, MasterCard ou Paypal envisagent l’économie.

Flattr est un système de micropaiement social qui adapte le concept du bouton ‘j’aime’ de Facebook à un système de paiement. En appuyant sur un bouton associé à un contenu, vous payez son auteur.

«Flattr a été créé pour aider les gens à se partager de l’argent, pas juste du contenu»

Les utilisateurs de Flattr paient 2€ minimum par mois, et affichent leur soutien à un contenu en cliquant sur un bouton Flattr qui lui est associé. A la fin du mois, le montant de l’abonnement de l’utilisateur est partagé entre les contenus dont le bouton flattr a été cliqué.

Il n’y a pas de bouton Flattr sur les document Wikileaks, mais Wikileaks y a un profil depuis aout dernier. Sans surprise, Wikileaks a reçu autan de dons cette dernière semaine qu’il en a eu durant les quatre premiers mois d’activité du compte. A ce jour, Wikileaks a été cliqué 3270 fois pour les Warlogs Afghans

Vous devez donner pour recevoir

Bien sûr, il y a beaucoup d’autres utilisateurs de Flattr en dehors de Wikileaks. De nombreuses publications comme Techdirt ou Numérama l’utilisent. 3 mois après son lancement, Flattr avait déjà enregistré 46,056 membres pour un flux financier de 114,057€. Tout cela avant le Cablegate, qui a boosté la fréquentation et l’utilisation du service (qui est toujours en beta).

Les premiers sceptique à propos de Flattr avançaient que les gens n’allaient pas payer pour du contenu qui leur était de toutes façon fourni gratuitement. D’autres affirmaient que seuls les éditeurs allaient utiliser Flattr, mais selon les premières constatations, il apparait que la moitié des membres (payants, donc) ne sont là que pour donner, et ne collectent rien.

«Le système (et les liquidités, ou la monnaie dans le système) croit de mois en mois, le montant du dépôt fait par les membres augmente lui aussi de mois en mois, le prix de l’abonnement choisi par l’usager (le minimum est de 2€/mois) augmente lui aussi»

Le modèle philosophique de Flattr a été mis au point par feu Francis Muguet, dont la proposition de mécénat global exposait, à l’époque de la bataille d’Hadopi, le principe d’une économie de la culture dans les mains du peuple, sans l’intermédiaire des ayants droits.

Peu écouté face à la licence globale, l’idée d’un mécénat global prend corps dans une startup suédoise, qui pourrait bien triompher en proposant une solution innovante à l’économie de l’abondance, et en faisant passer à la postérité l’une de ses idées les plus brillantes (il en reste d’autres, comme Net4D, qui, est-ce vraiment surprenant, cherchait à casser le monopole et le pouvoir des DNS qui ont été interdits à Wikileaks.

Flattr pour supporter

Flattr permet aux organisation sans but lucratif d’utiliser Flattr pour lever des fonds auprès de ceux qui souhaitent les soutenir. Pour ces dernière, Flattr offre des comptes spécifiques qui ne demandent ni un minimum pour l’abonnement mensuel, ni de distribuer ses flattr en cliquant sur un ou plusieurs contenus chaque mois. Flattr ne prélève pas non plus ses 10% de comission sur les dons adressés à ses membres non-profit.

Dans les jours qui viennent, Flattr prévoit le lancement d’une nouvelle fonctionnalité : la possibilité de verser via Flattr un montant spécifique, jusqu’à 20€ par donation avec une limite de 50€ par mois.
Pour Flattr, c’est ‘une avancée significative pour le système, et cela devrait ouvrir toute grande les vannes pour les donation à destination de Wikileaks, ainsi que pour les autres éditeurs et auteurs qui utilisent le système».

(pour ceux qui se demandent, Flattr, tout comme JoliPrint, doivent être installées ici mais on manque cruellement de ressources en ce moment)

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http://fr.readwriteweb.com/2010/12/16/nouveautes/soutenez-les-auteurs-les-diteurs-les-nonprofits-compris-wikileaks-avec-flattr/feed/ 15
Visualisation : les miroirs de Wikileaks http://fr.readwriteweb.com/2010/12/10/nouveautes/visualisation-les-miroirs-de-wikileaks/ http://fr.readwriteweb.com/2010/12/10/nouveautes/visualisation-les-miroirs-de-wikileaks/#comments Fri, 10 Dec 2010 18:24:39 +0000 Mike Melanson http://fr.readwriteweb.com/?p=11218

La saga Wikileaks de ces deux dernière semaines à magnifiquement illustré l’importance de l’aspect décentralisé de l’internet, et la garantie que cela offre à la liberté d’expression. La tentative de faire taire une voie à un endroit précis en a tout simplement fait une hydre qui s’est répliquée au point de la rendre omniprésente sur la planète.

Wikileaks a désormais bien plus de 1000 miroirs, qui hébergent le même ensemble de données dans différents emplacements, au cas où celles du site principal viendraient à disparaître.

Un développeur de Harvard a rassemblé sur Google Earth les différents miroirs pour visualiser la dispersions des données de Wikileaks.

Pour créer cette visualisation, Lawrence Muller a écrit un script en php pour récupérer la principale liste de miroirs Wikileaks sur le site de Wikileaks. Il y a trouvé 1.334 url distinctes et a utilisé GeoLite City pour géolocaliser les serveurs qui les abritent. Il a ensuite compilé cette liste d’URLs, d’adresses IP, de longitudes et de latitudes dans un fichier KML afin de visualiser le tout dans Google Earth.

Le résultat est une série de ‘pin’ sur un globe en 3D qui montrent tous les emplacements des miroirs de Wikileaks. En regardant de près, on s’aperçoit que beaucoup d’entre eux sont en Europe, même si on en trouve également aussi bien en Amérique, au sud comme au nord, en Asie et en Afrique. En pratique, il y en a partout.

Hier, Marshall Kirckpatrick nous parlait de la diffusion de ces mêmes données à travers la technologie P2P. Nul doute que si l’on cherchait à visualiser la dispersion de données ainsi faites, le résultat serait bien plus impressionant.

Si vous avez le plugin Google Earth installé, vous pouvez aller regarder ce que cela donne vous même, et si vous êtes un ‘data-cruncher’ ou voulez vous essayer au data-journalisme, les données brutes sont disponibles sur le blog de Lawrence Muller.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

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http://fr.readwriteweb.com/2010/12/10/nouveautes/visualisation-les-miroirs-de-wikileaks/feed/ 7
Facebook refuse d’expulser Wikileaks de son site http://fr.readwriteweb.com/2010/12/09/a-la-une/facebook-refuse-dexpulser-wikileaks-de-son-site/ http://fr.readwriteweb.com/2010/12/09/a-la-une/facebook-refuse-dexpulser-wikileaks-de-son-site/#comments Thu, 09 Dec 2010 21:30:38 +0000 Marshall Kirkpatrick http://fr.readwriteweb.com/?p=11182

Wikileaks a été expulsé d’Amazon, de Paypal, de ses serveurs DNS et de son compte en banque Suisse, mais il est toujours vivant, sur une multitude de sites miroirs. Il est également au centre de toutes les conversations sur Facebook et Twitter.

Des figures du parti Républicain américain réclament sa tête, et veulent qu’il soit pourchassé et exécuté comme un vulgaire leader Taliban, et il a toutes les chances d’être élu «homme de l’année» par le magazine Times, pour avoir repoussé les limites de la disruption technologique sur les média et le secret diplomatique.

Le sénateur américain Joe Lieberman a appelé les entreprises américaines à rompre leurs liens avec Wikileaks, mais en début de semaine, Facebook a publiquement affirmé que pour le moment tout du moins, Wikileaks est libre de publier des mises à jour à destination de ses fans sur le plus grand réseau social de la planète.

La question, posé par mail par ReadWriteWeb était la suivante :

«Facebook a-t-il une déclaration à faire à propos du compte Wikileaks qu’il héberge ? Ce compte sera-t-il autorisé à publier des contenus, malgré la pression gouvernementale qui appelle les entreprises américaines à rompre leurs relations avec Wikileaks ? Facebook envisage-t-il de clôturer ce compte ?»

La réponse de Facebook, sous la main de Andrew Noyes, en charge des Public Policy Communications à Washington, était la suivante :

«La page Facebook de Wikileaks ne viole aucun de nos standards en matière de contenus, et nous n’avons pas remarqué de contenus sur leur page contraires aux règlement de Facebook».

C’est radicalement différent de ce que nous a dit Twitter [dont l’un des responsables a démissionné depuis] lundi. L’entreprise a fait circuler un communiqué de presse affirmant qu’ils ne censuraient pas Wikileaks des ‘trending topics’, mais quand nous avons demandé de but en blanc si le compte de Wikileaks resterait en ligne, la réponse que Matt Graves de Twitter nous a donné se bornait à :

«pas de commentaire».

Attendez-vous a ce que ces deux entreprises évoluent dans leur relation avec Wikileaks. [Sachant que Twitter a par le passé travaillé de concert avec l’administration Américaine lors de la révolution verte en Iran, il y a un peu plus d’un an]

En pratique, beaucoup de sociétés offrant des services en ligne sont en ce moment même en train de reconsidérer leurs relations avec Wikileaks. Google, par exemple, référence plus de 1500 pages du site Wikileaks.ch, alors que Bing de Microsoft semble n’en indexer que 10.

Wikileaks a initié la publication, en partenariat avec une poignée de média de par le monde, de 250.000 télégrammes diplomatiques confidentiels le mois dernier. Il f ait l’objet d’un intense débat international depuis. Les documents publiés sont de nature diverse, de la simple missive au télégramme ‘confidentiel’, voir ‘secret’.

On estime à 3 millions le nombre de personnes ayant accès aux Etats-Unis aux documents classés ‘confidentiels’, et, selon Wikileaks, seuls 5% des télégrammes à venir sont classés ‘secret’. Aucun d’entre eux n’est à priori classé ‘top secret’, le plus haut niveau de classification des télégrammes diplomatiques.

Dernièrement, le site a par exemple publié une liste compilée des infrastructures à travers le monde jugées comme importantes pour les intérêts américains. La publication de cette liste est sans doute le document le plus controversé qui ait été publié à ce jour. Il n’est pas évident, ceci dit, de savoir quels étaient les sites faisant parti de cette liste qui n’avaient pas été identifiés auparavant.

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http://fr.readwriteweb.com/2010/12/09/a-la-une/facebook-refuse-dexpulser-wikileaks-de-son-site/feed/ 9
Wikileaks sur The Pirate Bay : les faits et les chiffres http://fr.readwriteweb.com/2010/12/09/nouveautes/wikileaks-sur-pirate-bay-les-faits-les-chiffres/ http://fr.readwriteweb.com/2010/12/09/nouveautes/wikileaks-sur-pirate-bay-les-faits-les-chiffres/#comments Thu, 09 Dec 2010 19:50:37 +0000 Marshall Kirkpatrick http://fr.readwriteweb.com/?p=11170

Le gouvernement américain a appelé à ce que Wikileaks «lui retourne» l’ensemble des documents confidentiels qu’il a en sa possession et qu’il a commencé à publier, et «détruise» l’ensemble de leurs bases de données. Pour les quelques centaines de documents déjà publiés, c’est déjà trop tard, mais pour le reste ?

La dispersion des documents du Cablegate est déjà conséquente, il est difficile de se faire une idée d’à quel point ceux-ci ont circulé. Après avoir lu le billet de Danny Sullivan sur «pourquoi Wikileaks ne sera jamais ni bloqué ni fermé», j’ai rendu visite à The Pirate Bay, récupéré quelques chiffres et fait un peu de maths. Voici ce que j’ai trouvé.

  • Il existe 113 torrents différents portant le nom Wikileaks et Cablegate, avec un total de 5801 «seeders» le mettant à disposition un peu partout sur la planète. Pour mettre ceci en contexte, c’est en gros ce que vous trouveriez pour le dernier album de Katy Perry. Un hit.
  • Le fichier le plus partagé pèse 10 Mb, il correspond aux documents rendus public le premier jour du Cablegate, et il est apparu ce jour là dans la soirée.
  • Cette première archive est apparue sur les réseaux P2P deux heures et demi après que @wikileaks ai annoncé leur publication.
  • Le premier partage a être apparu, un miroir du site du Cablegate, a été partagé 20 minutes après son annonce sur Twitter.
  • 721 personnes aident en ce moment à partager et diffuser les archives des documents publiés la première journée du Cablegate, 14 sont en train de le télécharger. Ce fichier est à la fois le plus téléchargé et le plus partagé du groupe en ce moment. (seeder/leecher)
  • Il peut être téléchargé en entier sous forme d’archive zip, au format HTML, en environ 5 minutes (de façon à pouvoir consulter le site en local sur votre ordinateur)
  • 26 torrents différents au sujet du Cablegate ont été mis à disposition dans la journée d’hier.
  • Le 8 décembre à 7h du soir (heure de Portland), les documents publiés aujourd’hui n’étaient pas encore disponibles.

Si vous voulez rejoindre les milliers de personnes qui ont téléchargé ces documents en P2P, afin de les passer un jour à vos petits enfants, et que vous n’avez jamais utilisé de P2P avant, le mediaplayer de Miro est facile à utiliser pour télécharger un torrent.

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http://fr.readwriteweb.com/2010/12/09/nouveautes/wikileaks-sur-pirate-bay-les-faits-les-chiffres/feed/ 8
Allmyapps propulse Windows dans l’ère du mobile en lui offrant son premier appstore http://fr.readwriteweb.com/2010/12/08/a-la-une/allmyapps-propulse-windows-dans-lre-du-mobile-en-lui-offrant-son-premier-appstore/ http://fr.readwriteweb.com/2010/12/08/a-la-une/allmyapps-propulse-windows-dans-lre-du-mobile-en-lui-offrant-son-premier-appstore/#comments Wed, 08 Dec 2010 13:00:19 +0000 Xavier Vespa http://fr.readwriteweb.com/?p=11111

Windows possède plus de 90% de parts de marché, et plus d’un milliard d’utilisateurs. Cependant, son modèle de distribution d’applications est aujourd’hui remis en cause par l’arrivée sur le marché des smartphones proposant des appstores qui révolutionnent les modes d’interaction entre les utilisateurs et leurs applications: Intuitifs et personnalisables. Face à la nouvelle génération d’OS mobiles, Windows passe pour un outil obsolète, et pour cause:

Pour l’utilisateur d’un smartphone, l’installation d’une application passe par l’ouverture du appstore, puis par la recherche et le téléchargement au sein de cet environnement dédié aux applications. Pour l’utilisateur Windows, ajouter des applications passe par des procédés variés et parfois tortueux:
1. On connaît l’application que l’on veut installer, on se rend donc sur son site Web pour procéder au téléchargement.
2. On ne connaît pas l’application que l’on veut installer (juste sa fonctionnalité), on cherche alors par mots-clés dans Google, on visite 4 ou 5 sites de téléchargement (parfois douteux ou trompeurs) pour finalement télécharger une version de l’application qui, croisons les doigts, ne possèdera pas de virus ou autres spamwares.
3. Parce que les applications à l’unité sont parfois ridiculement chères, on demande aux amis de nous passer les CDs d’installation de leurs softs (parfois eux-mêmes crackés) pour en faire une copie sur notre poste.
4. Et quand l’ordi plante, faut tout recommencer.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Le modèle de distribution d’applications de Windows est chaotique, autant du côté utilisateurs que du côté développeurs. Allmyapps lance aujourd’hui le premier appstore pour Windows. Son principe est simple: S’inspirer des appstores que l’on trouve sur nos smartphones, et reproduire une expérience similaire sur Windows. Allmyapps existe en application Web depuis un an, mais l’équipe annonce aujourd’hui le lancement de sa version téléchargeable pour Windows. Allmyapps se rapproche ainsi du système d’administration des applications Windows pour en augmenter ses fonctionnalités.

Le résultat est plutôt satisfaisant: Via une interface aérée, Allmyapps nous fait re-découvrir l’univers des applications Windows, par catégorie et par ordre de popularité. L’installation d’une application se fait littéralement en un clic (parfois deux), du jamais vu sur Windows! On peut également créer des listes d’applications, et lancer des téléchargements groupés. La désinstallation est aussi simple que l’installation. Visuellement, Allmyapps remplit ses objectifs de simplicité et d’accessibilité.

Allmyapps garantit également le téléchargement d’applications “cleanées”, c’est-à-dire qu’Allmyapps garantit une sécurité de téléchargement et d’installation en inspectant le contenu de toutes les applications mises à disposition des utilisateurs: finie la toolbar arrivée via un optout égaré lors d’un téléchargement quelconque, et finies les angoisses d’intrusion de malwares via nos applications.

Si ce service de nettoyage représente une bénédiction pour les utilisateurs, il représente également une barrière à l’entrée pour plus de 90% des applications Windows qui génèrent des revenus via de l’install en plus ou moins optout. La vision d’Allmyapps prend également en compte ces développeurs, à qui il sera proposé de monétiser leur app « cleanée » à des prix alignés sur ceux des applications mobile (entre 2 et 6 € en moyenne). Vu qu’Allmyapps assure la distribution, l’offre peut s’avérer profitable. Allmyapps est donc un bon plan pour les utilisateurs, ET pour les développeurs Windows.

De toute évidence, Allmyapps plaît à Microsoft, qui a intégré l’équipe à son programme IDEES afin de s’assurer de la concrétisation de la vision de la startup. Début Janvier, nous devrions voir l’arrivée sur les marchés des tablets Windows. Des +1 milliard d’utilisateurs Windows, il y a fort à parier qu’un bon paquet va vouloir retrouver sur sa tablette les applications déjà installées sur leurs PCs. Car il faut également ajouter qu’Allmyapps propose également à ses utilisateurs de “portabiliser” la liste des applications téléchargées afin d’en faciliter l’installation (et la gestion) sur tout autre appareil monté d’un OS Windows. Allmyapps se positionne aujourd’hui comme un des principaux acteurs qui rapprochent Windows de sa conversion vers le mobile. Pourtant jeune, cette startup vaut déjà son pesant d’or.

Plus d’infos sur Allmyapps.

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Un Camping à Brongniart ? Un boost pour toutes les startups http://fr.readwriteweb.com/2010/11/18/a-la-une/camping-brongniart-des-vitamines-toutes-les-startups/ http://fr.readwriteweb.com/2010/11/18/a-la-une/camping-brongniart-des-vitamines-toutes-les-startups/#comments Thu, 18 Nov 2010 07:23:26 +0000 Alice Zagury http://fr.readwriteweb.com/?p=10925

Le Camping, accélérateur de startups, ouvre au Palais Brongniart le 7 janvier 2011.

L’appel à candidature est ouvert jusqu’au 28 Novembre. Les candidats seront choisis pour leurs idées, leur capacité à produire, à apprendre et à transmettre en retour. Pas besoin de business plan, les startups vont tester leur business model pendant 6 mois sur la base d’un produit qu’elles créeront ou amélioreront selon les cas.

Le Camping met les porteurs de projets, hackers, startuppers, débrouillards du web qui ont envie de faire décoller leur startup, en contacts direct avec plus de 40 mentors et des investisseurs, via un programme intense de 6 mois. 3 mois d’accélération, 3 mois de croissance. Il est piloté par Silicon Sentier, l’association qui a créé La Cantine.

Un accélérateur pour et avec la communauté tech

Beaucoup d’ingrédients du Camping sont repris des modèles d’accélération américains : 10 startups, un programme intense, des objectifs de production immédiate, un angle fortement technologique, et aussi :

  • Se détacher de la notion de prestation de service et de la primauté attribuée au fait “d’avoir des bureaux”.
  • Intégrer la baisse de coût et la rapidité toujours plus grande de conception de service web et logiciel.
  • Concevoir un processus d’émulation par le groupe et de dynamique créée entre les « accélérés » et leurs « mentors ».
  • Donner accès à de nombreux investisseurs.

Mais Silicon Sentier n’est pas Paul Graham – l’hyper-mentor de Y Combinator – ni un fonds d’investissement… c’est une association !

L’association rassemble plus de 150 membres et travaille avec et pour les communautés des nouvelles technologies. Ne pas être attaché à un fonds d’investissement garanti une neutralité certaine en faveur des startuppers qui intégreront le programme. Ils évitent aussi une première dilution, et leur projet gagne en valeur à chaque jour passé au Camping.
Le programme est gratuit, Silicon Sentier ne prend pas de parts dans les startups…où est l’intérêt pour l’association? La réussite du Camping est liée, de la même manière qu’une organisation communautaire, aux effets positifs sur l’ensemble de l’écosystème avec lequel Silicon Sentier travaille quotidiennement. La contre partie attendue est donc un engagement au sein d’une communauté, la capacité à comprendre et à transmettre la culture de l’innovation web/soft et ses valeurs : ambition, ouverture, droit à l’erreur, spontanéité, pragmatisme, écoute…

La communauté du Camping existe déjà avec plus de 50 mentors souhaitant accompagner les 10 équipes qui entreront au Palais Brongniart en janvier 2011. Ils se sont engagés à rencontrer les startups, leur délivrer leur expérience et sont disposés à avoir au moins un “coup de coeur” et le suivre.

Un écosystème en attente

Une étude d’Olivier Ezartty listait il y a 2 ans les facteurs qui affaiblissent l’innovation. La discussion reste ouverte, voici les points que l’on peut retenir.

La pression culturelle :

  • Une perception négative de l’échec.
  • Une relation perverse à l’argent et à la réussite économique
  • Une rapidité d’exécution insuffisante
  • Un manque d’ambition, de rêve et de confiance dans le futur
  • Des lacunes dans les compétences marketing et communication marquées dans l’industrie informatique

… et du côté investisseurs :

  • La majorité n’est pas issue du secteur des nouvelles technologies,
  • La prudence les amène à ne pas investir dans des secteurs à risque
  • Le nombre de business angels est faible, et limite la capacité d’amorçage des startups
  • En France, le montant investi par les business angels est le dixième de celui du capital risque. Aux USA en 2007, les deux étaient du même niveau.

Des nouvelles dynamiques

Sur cette toile de fond, des signaux positifs pointent.

1. Les événements comme Startup Weekend, Start in Paris, Le Break, ou le programme parisien du Founder Institute à Paris, prennent de l’ampleur. L’ambiance y est bonne, bienveillante, et les présents toujours plus nombreux.

2. Les porteurs de projets sont de plus en plus nombreux et au fait de la « culture web ». On voit tous les jours de jeunes développeurs venir aux rendez-vous, barcamps, débats organisés. Certains présentent leur projet, demandent des conseils, la création d’entreprise est assumée et leur besoin de s’intégrer dans l’écosystème affirmé.

3. Nous avons reçu un grand nombre de soutiens spontanés et de volontés d’engagements d’entrepreneurs du web, d’experts des thématiques du programme et de business angels français. Les mentors sont au cœur du Camping, leur énergie est là pour faire émerger la nouvelle génération.

4. Les fonds d’investissements avancent avec prudence. La plupart gardent un positionnement au dessus des 3 millions d’euros : il y a pour eux un coût incompressible de suivi d’une startup. C’est pour résoudre l’équation que Index a lancé son fonds Seed, présenté à l’Open Coffee en Septembre dernier. Kima s’implique aussi sur les niveaux early stages, en distribuant des tickets de 10.000 à 50.000 euro, tout en suivant de près les progressions de ses jeunes pousses. Et l’on commence à croiser des investisseurs aux rassemblements de startups.
Le Camping a pour objectif d’amplifier ces phénomènes en donnant le maximum de chance à 20 nouvelles startups early stages chaque année.

5. Les grands acteurs institutionnels et privés sont aussi présents. La Région Île de France est l’un des partenaires du Camping. Financer des hackers pour créer des startups en 6 mois ? Si la Région Ile de France s’engage, c’est que la prise de conscience du besoin est réelle.
Le Camping fait l’articulation entre des startuppers émergeants et les décideurs du public et du privé qui souhaitent aider l’écosystème.

Niaiserie ambiante versus enthousiasme naissant

« Franchement, c’est un peu naïf de croire qu’ils seront tous entrepreneurs, il y a comme une niaiserie ambiante dans ce genre d’événements… » Un entrepreneur-investisseur à propos des évènements startup.

J’ai en échos les exclamations d’Alex Farcet du Startup Bootcamp, ses « Give us some love! » qui scandaient chaque fin de pitch pour encourager les applaudissements. Oui, en effet, ça se tweet, se félicite, on encourage les erreurs et on ne tient pas compte des flops, on va pitcher dans des écoles et on n’oublie pas mentionner tous les acteurs de l’écosystème… Que de bons sentiments pourrait-on penser!

Ce que certains interprètent comme « niaiserie ambiante », c’est la solidarité d’une communauté qui émerge. La 1ère génération du web, satisfaite de voir que la sauce commence à prendre avec les nouveaux entrants, est prête à passer le flambeau à la nouvelle.

Pragmatisme, spontanéité, droit à l’erreur.

En parcourant l’Europe cet été, nous avons rencontré des entrepreneurs, hackers, designers, artistes, qui revendiquaient un besoin de changement, en réaction aux conventions de leur environnement culturel et économique. La nouvelle génération, dite “Y”, n’est ni en rivalité ni complexée par la culture américaine, elle n’a donc pas peur d’être accusée d’américanisme lorsqu’elle fait preuve de pragmatisme.
Rencontrés en Autriche, Hongrie, Allemagne, Danemark, Belgique, Pays Bas, ses acteurs ont en commun le besoin de communiquer sur les réussites, de tenter des projets sans peur de l’échec, de valoriser l’usage de l’anglais, de favoriser l’entrepreneuriat à différents niveaux : enseignement, vie publique…

Le Camping est un nouveau point de diffusion de cette culture émergente, à destination de  l’ensemble de l’écosystème de la création d’entreprise.

Un programme doublé : 2 fois 3 mois égale 6 :-)

Durant les 3 premiers mois, les équipes vont suivre un programme d’accélération. Objectif : un prototype qui fonctionne, des utilisateurs et même des clients.
Chaque semaine, plusieurs mentors sont invités au Camping pour intervenir, faire une présentation, répondre et poser des questions aux équipes, animer des ateliers de travail.
Pour les 10 équipes, la motivation est forte. Il faut pitcher les mentors pour qu’ils comprennent en 30 secondes le projet, leur présenter les avancées. Et apprendre le maximum de leur expérience.
L’Investor Day est le test des 3 mois d’accélération. Le produit s’est construit au contact des premiers utilisateurs, il s’agit le jour de l’Investor Day de convaincre qu’il peut continuer à grandir.

Mais nous avons décidé de pousser le programme plus loin. Les 3 mois suivant sont consacrés à la croissance de la communauté autour de chacun des projets, via le montage d’évènements.

C’est le paradoxe des communautés web : les rencontres réelles ont un impact encore plus grand aujourd’hui. Comme l’ensemble des activités, elles sont amplifiées par le web. Les histoires vécues à La Cantine, les communautés qui s’y sont retrouvées, les associés qui s’y sont rencontrés… Nous mettons cet historique, ce savoir-faire acquis par l’équipe de Silicon Sentier, au service des campeurs du Palais Brongniart et des communautés tech et de l’innovation en France.
Les 3 mois de croissance permettront aux 10 équipes d’apprendre à construire ensemble et en collaboration avec leurs communautés un grand évènement : le Media Day qui aura lieu en juin 2011.

Réussir 3 fois

Certains fonds d’investissements multiplient les micro-investissements en espérant une grande réussite dont les porteurs d’origine sortiraient rapidement. Dans ce système, l’impact à long terme des projets n’est pas assuré, seulement l’effet de levier financier immédiat.

Au Camping, la réussite économique des startups est intégrée dans une vision plus large.
Le Camping est un projet communautaire. Au-delà des critères économiques essentiels, les externalités positives sont également prises en compte. Les porteurs de projets et l’ensemble des acteurs, partenaires, mentors, capital risqueur, business angels tirent de l’aventure bien plus qu’ils n’y ont mis séparément.
3 facteurs de réussite sont à surveiller de prêt :

  • Les critère économiques directs. Levée de fonds, embauches, nouveaux produits.
  • La valeur ajoutée à l’écosystème. 10 nouveaux projets, des dizaines de nouvelles connexions entre campeurs et entre mentors. Des expériences à analyser pour tous.
  • Le facteur d’accélération culturelle. La culture web de l’entreprise se diffuse auprès des business angels, dans les écoles, des médias et du public.

Les 30 accélérés du Camping sont porteurs d’une mission qui va au delà de la réussite de leur projet, la mission d’incarner la culture de l’innovation.

Allez hop ! Prenez le mini van en marche, futurs campeurs, postulez au Camping, et comme on dit… qui ne tente rien n’a rien !


Alice Zagury est responsable du Camping au sein de Silicon Sentier. Elle co-organise aussi les évènements RADart, ArtGame Weekend et a publié un tour d’europe des innovation spaces.
Julien Dorra a une mission : updater les cerveaux pour l’ére du web. Updates en cours au sein du Camping; à La Sorbonne; et via des évènements, des installations, et des ateliers.

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HADOPI : les poids lourds sont pas contents http://fr.readwriteweb.com/2010/11/09/nouveautes/les-gants-des-ntic-disent-hadopi/ http://fr.readwriteweb.com/2010/11/09/nouveautes/les-gants-des-ntic-disent-hadopi/#comments Tue, 09 Nov 2010 08:45:25 +0000 Olivier Laurelli http://fr.readwriteweb.com/?p=10878

Il est bien loin temps où Christine Albanel, alors ministre de la Culture et Franck Riester, rapporteur du projet de loi se targuaient d’un magnifique accord populaire où dans un large consensus, industriels, fournisseurs d’accès, associations d’utilisateurs du Net et ayants-droit signaient les yeux fermés les accords de l’Elysée qui ont engendré HADOPI.

Les moyens de sécurisation que la HADOPI doit labelliser sont la cible d’une nouvelle attaque, et pas des moindres. La mastodonte du Net, Yahoo, Microsoft et Google, par le biais de la CCIA (Computer and Communications Industry Association) s’inquiètent de voir une autorité administrative dicter ce que le marché de la sécurité tenait bien en main jusque là. Selon Numerama, cet appel serait renforcé par le fait que la HADOPI a le pouvoir d’obliger les concepteurs de logiciels à se plier à ces spécifications « même au delà de la lutte contre le piratage« . La CCIA semble également craindre que la HADOPI ne vienne entraver l’apparition d’autres solutions technologiques.

L’argumentaire de la CCIA tient en trois points

Le premier concerne la pressante obligation faite aux particuliers d’installer un dispositif qui ne répond pas forcément à ses besoins. Même si l’utilisateur est libre de l’installer ou de ne pas l’installer, s’il veut prouver sa bonne foi, l’installation de cette solution pourrait lui valoir les faveurs devant le tribunal. La CCIA pointe du doigt le sentiment que certains utilisateurs pourraient avoir en se sentant « présumés coupables » à moins qu’il n’acceptent d’installer ce dispositif. La CCIA rappelle le risque non négligeable d’ « encourager des comportements indésirables par des gouvernements répressifs« .

Le second argument, un peu plus discutable à mon sens car il glisse vers le procès d’intention, stigmatise un comportement du logiciel dont je n’ose croire qu’il finisse par être validé : celui de la liste de blocage. Je disais « discutable » car cette « fonctionnalité » est tout simplement inacceptable, nous avons déjà pu constater qu’un gouvernement, même démocratique, devant une telle tentation, ne sait résister à rayer du Net quelques sites qui n’ont rien à voir avec la mission initiale qu’il souhaitait confier à un tel outil. La liste de blocage consisterait en une liste transmise par la haute autorité aux éditeurs de ces solutions, elle serait tenue secrète (enfin jusqu’au moment où elle fuitera ou sera récupérée par un petit malin qui aura sniffé sa connexion ou décompilé son client)… Dans cette perspective, j’espère que la HADOPI ne commettra pas la bourde de spécifier un tel outil, ni même AUCUN mécanisme opaque visant à altérer l’accès à certains contenus sans que l’utilisateur n’en soit informé en toute transparence..

Dernier argument auquel j’adhère pleinement : le projet stigmatise des protocoles, particulièrement le P2P et la technologie de Bittorent qui sert à acheminer également des contenus légaux et qui représente une providence pour de nombreux créateurs qui souhaitent se faire connaitre et qui n’ont pas forcément les moyens de s’offrir un hébergement et de la bande passante. Faut-il encore rappeler qu’HADOPI est en train de profondément modifier la topologie du réseau et les usages (j’entends par usage le fait que les utilisateurs migrent vers des solutions centralisées, s’éloignant encopre un peu plus du modèle acentré et neutre sur lequel l’Internet repose.

Le message de la CCIA est assez clair pour être pris au sérieux et surtout, il démontre, une fois de plus, qu’HADOPI est un texte bâclé, ni fait ni à faire, pour lequel les professionnels n’ont pas été consultés, ou pas écoutés. Les signataires du large consensus des accords de l’Elysée, comme Xavier Niel l’avait d’ailleurs souligné, n’était qu’une mascarade convenue.

Cet épisode est bien là pour nous rappeler que les labs d’HADOPI auront bien du mal à nous faire oublier les carences des parlementaires qui inconscients, ont muselé l’opposition pendant les débats contre tout bon sens. En muselant toute opposition, le gouvernement a réussi a créer une situation bien embarrassante pour lui même, brandissant des sondages bidonnés qui indiquaient que l’HADOPI étaient plébiscitée par les Français, sans parler des pétitions bidons signées par des enfants et même des personnages de science fiction.

Comme une loi si populaire peut-elle rencontrer autant d’obstacles pour son application ? Peut-être parce qu’à force de demander des enquêtes bidons, les commanditaires finissent par y croire… bêtise ou naïveté ? Toujours est-il qu’il est temps que le législateur se réveille et comprenne enfin qu’on ne peut passer en force sur Internet comme on le fait pour d’autres choses. Internet est un écosystème complexe, vivant, auto suffisant, et auto régulé, basé sur les concepts d’ouverture et de neutralité.

Les politiques qui se félicitaient du fait que les français n’aient pas de mémoire vont devoir s’y faire… le Net en a une, lui, de mémoire, et les mensonges des défenseurs de ce texte de loi remonteront, uns par uns, ils seront à chaque fois bien plus destructeurs que n’importe quel déni de service sur le site de la HADOPI.

On adapte pas le Net à une politique, on adapte sa politique au Net…

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http://fr.readwriteweb.com/2010/11/09/nouveautes/les-gants-des-ntic-disent-hadopi/feed/ 12
GoodPeopleRun, l’identité numérique de la course à pied http://fr.readwriteweb.com/2010/10/18/a-la-une/goodpeoplerun-lidentit-numrique-de-pied/ http://fr.readwriteweb.com/2010/10/18/a-la-une/goodpeoplerun-lidentit-numrique-de-pied/#comments Mon, 18 Oct 2010 08:32:30 +0000 Xavier Vespa http://fr.readwriteweb.com/?p=10614

Depuis qu’il existe des appareils dotés d’un GPS, d’une connection au Web, d’un éventail infini de fonctionnalités, et d’une interface utilisateur ultra-intuitive, la course à pied est devenu une histoire de geek: Enregistrer son itinéraire, partager ses performances, calculer son poids perdu, se faire coacher… Tout un écosystème d’applications mobiles ciblant les coureurs s’est développé, permettant l’émergence d’un nouveau mode de consommation de la course à pied.

GoodPeopleRun est un nouveau réseau social qui proposera un lieu où les coureurs pourront se retrouver, partager leurs intentions de courir sur un calendrier, et également partager leurs performances sur des courses officielles en temps réel. Ca fait beaucoup de choses, donc autant commencer par le début:

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Le site utilise Facebook Connect pour faciliter la prise en main du service. Sur un calendrier, chaque utilisateur est invité à programmer ses prochaines courses. L’intention du service est de permettre à tout utilisateur de trouver en moins de temps qu’il n’en faut un partenaire de course. Les calendriers jouent donc un rôle central dans les interactions sociales sur le site. Chaque utilisateur a à sa disposition un newsfeed qui aggrège l’activité de ses amis.

Au niveau des fonctions sociales, GoodPeopleRun s’arrête là, ou dit autrement, Martin Gaffuri, co-Fondateur de GoodPeopleRun, ne nous en a pas dit plus (la 4e page de leur slide de présentation nous laisse en voir un peu plus).

Cependant, la mission de GoodPeopleRun semble s’étendre bien aù-delà de celle d’un énième réseau social. En effet, là où GoodPeopleRun innove vraiment – c’est justement là que Martin Gaffuri nous a donné plus de détails – c’est qu’à l’image de Facebook, la startup compte surtout permettre aux utilisateurs de créer leur identité numérique de coureur sur GoodPeopleRun, et utiliser celle-ci pour intégrer d’autres applications plus rapidement.

Premier exemple, GoodPeopleRun a fait un partenariat avec Running Method, une application de coaching pour la course à pied: Les utilisateurs peuvent connecter ces deux comptes, et leurs calendriers sur GoodPeopleRun s’auto-rempliront avec les dates et itinéraires de courses recommandées par Running Method. Tout de suite, ça ajoute de la valeur au calendrier de GoodPeopleRun. La récupération des données collectées par l’outil de tracking GPS de Running Method n’a pas été évoqué par Martin Gaffuri.

Deuxième exemple, GoodPeopleRun a partenarisé avec une entreprise de chronométrage d’évènements de courses à pied, et proposera un service encore inexistant sur le marché: S’inscrire à toutes les compétitons de courses à pied avec une identité numérique unique. Dans un premier temps, les utilisateurs uploaderont leurs documents officiels (licences, certificat médical,…) dans leurs comptes GoodPeopleRun. Ce profil bien documenté permettra aux coureurs de fournir aux organisateurs des courses à pied, en ligne et en 2-3 clics, toutes les pièces requises pour les inscriptions aux évènements.

Une fois l’utilisateur inscrit, l’entreprise de chronométrage partenaire de GoodPeopleRun insèrera dans une puce donnée au coureur le jour de la course les informations le concernant. Au moment où le coureur passera l’arche de départ, la puce sera détectée, le début de sa course sera enregistrée et retransmise automatiquement dans le flux d’activité de son profil GoodPeopleRun. Les temps de passage seront aussi enregistrés et retransmis sur GoodPeopleRun. La ligne d’arrivée dranchie, un compte-rendu de sa performance achèvera la restransmission de sa course via la plateforme GoodPeopleRun.

A la vue de ces partenariats, on comprend mieux le leitmotiv que pourront avoir les coureurs à rejoindre GoodPeopleRun: Trouver des potes de courses: pourquoi pas… Aggréger ses applications de course à pied sur une plateforme qui offre également des solutions évènementielles et de connectivité aux réseaux sociaux: potentiellement énorme! Le site devrait ouvrir ses portes d’ici quelques semaines, espérons que celui-ci soit à la hauteur de nos attentes.

Plus d’infos sur GoodPeopleRun.

RWW part à la ren­contre de l’innovation française en par­te­na­riat avec l’OpenCoffee France. L’OpenCoffee orga­nise des rencontres heb­do­ma­daires sur Paris (plus d’information sur leur site) pour les entre­pre­neurs des nou­velles tech­no­lo­gies. RWW sera pré­sent une fois par mois pour réa­li­ser des entre­tiens et vous faire par­ta­ger les projets français de cet écosystème.

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Dress Me s’attaque à votre penderie http://fr.readwriteweb.com/2010/10/11/nouveautes/dress-sattaque-votre-penderie/ http://fr.readwriteweb.com/2010/10/11/nouveautes/dress-sattaque-votre-penderie/#comments Mon, 11 Oct 2010 12:13:05 +0000 Xavier Vespa http://fr.readwriteweb.com/?p=10489

Le Web s’immisce graduellement dans notre quotidien, au point d’être devenu aujourd’hui un des principaux vecteurs de satisfaction dans nos habitudes de consommation: nous allons aimer ce que nos amis ont aimé; nous allons acheter ce que des consommateurs similaires ont acheté; nous allons lire l’article que les visiteurs ont lu après avoir lu celui-ci…

Les moteurs de recommandation sont nombreux sur le marché, tous proposant une approche relativement unique sur la génération d’une bonne recommandation, que celle-ci soit basé sur la donnée personnelle, le comportemental, le social ou l’objet. Cependant, pour Frédéric Assemat, co-fondateur de Dress Me, il y a sur le marché une grosse faille sur la recommandation vestimentaire, pour deux bonnes raisons:

1. Les internautes ne communiquent pas leurs mensurations.
2. Les internautes ne communiquent pas le contenu de leur penderie.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Dress Me, dont le site est encore en construction à ce jour, veut répondre à cette problématique en développant un service basé sur le cataloguage de nos propres habits. En d’autres termes, Dress Me sera un site où les utilisateurs pourront créer leurs comptes et y uploader les photos de leurs propres habits. L’objectif sera de partager ces photos avec la communauté pour inspirer le look des autres, ou bien pour demander des conseils en retour.

Le Yin de la communauté de Dress Me, ce sont les blogueuses de mode qui utilisent leurs blogs pour afficher leurs fringues. Dress Me veut devenir le lieu propice à ce genre d’expression vestimentaire et personnel. Le Yang de la communauté de Dress Me, ce sont tous ceux qui ne savent pas s’habiller, mais qui sont résolus à changer cela. La dynamique communautaire prend forme lorsque cette population qui sait s’habiller et celle qui ne sait pas se rencontrent.

Afin de tester des combinaisons d’habits, j’imagine que Dress Me a prévu un outil de mix&match, mais cela n’a pas été évoqué durant notre rencontre.

Le site n’est pas encore lancé que Dress Me prévoit déjà le lancement d’ici quelques mois d’une application iPhone qui aura deux fonctions cruciales à la facilité d’adoption de la solution Dress Me:

1. Celle-ci permettra de prendre les photos de ses habits et de les enregistrer dans la base Dress Me directement avec son iPhone, et non plus en les uploadant sur le site Internet.
2. L’application Dress Me permettra aussi d’être utilisée comme un CMS pour habits, nous permettant à tout moment de consulter ce que nous avons dans notre penderie à partir de notre portable, pour effectuer une décision d’achat par exemple.

Les prétentions de Dress Me sont intéressantes. Sur le marché, Polyvore est un site qui vous propose de vous exprimer en mixant les habits de vos magasins préférés. D’autres communautés telles que LookBook.nu ou ModePass propose à leurs membres de partager leurs “styles”, mais rien n’a été conçu pour mélanger les genres vestimentaires proposées par la communauté:

“… Mais ils (Polyvore, LookBook.nu et ModePass) font rarement l’interconnection des vêtements entre eux, le background: ce que possèdent réellement les gens est rarement utilisé.” (Frédérique Assemat)

L’approche a l’air ingénieuse, reste à voir si la techno va suivre. Vu que le site n’a pas encore été lancé, on ne peut que souhaiter bonne chance à l’équipe.

Plus d’infos sur Dress Me.

RWW part à la ren­contre de l’innovation française en par­te­na­riat avec l’OpenCoffee France. L’OpenCoffee orga­nise des rencontres heb­do­ma­daires sur Paris (plus d’information sur leur site) pour les entre­pre­neurs des nou­velles tech­no­lo­gies. RWW sera pré­sent une fois par mois pour réa­li­ser des entre­tiens et vous faire par­ta­ger les projets français de cet écosystème.

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L’Etat Français coupable de non sécurisation de son accès à internet http://fr.readwriteweb.com/2010/09/13/a-la-une/letat-franais-pris-en-flagrant-dlit-de-scurisation-de-son-accs-internet/ http://fr.readwriteweb.com/2010/09/13/a-la-une/letat-franais-pris-en-flagrant-dlit-de-scurisation-de-son-accs-internet/#comments Mon, 13 Sep 2010 06:00:30 +0000 Fabrice Epelboin http://fr.readwriteweb.com/?p=10170

nuclearLa révélation d’un plan organisé de longue date entre le gouvernement Français et les ayants droit destiné à filtrer l’ensemble des contenus de l’internet en France n’est pas resté longtemps sans effets.

En choisissant non sans un certain humour noir la date du 11 septembre, un groupe de hackers français a fait circuler une liste de failles informatiques repérées dans un nombre impressionnant de sites gouvernementaux. Conformément au souhait des hackers qui nous ont contacté, nous ne publierons pas cette liste détaillée. Certaines de ces failles de sécurité sont particulièrement critiques et permettrait de réduire à néant des pans entiers du dispositif internet mis en place par le gouvernement Français ces dernières années.

D’autres failles permettent d’avoir accès à des documents confidentiels, ce que nous avons pu vérifier par nous même en accédant à des documents plutôt embarrassants, comme par exemple un compte rendu confidentiel traitant de la façon dont l’Etat compte gérer le problème de l’amiante.

Au final, plus de quarante sites gouvernementaux dont ceux d’une demi douzaine de ministères présentent des failles de sécurité plus ou moins importantes, un gag quand on pense que le défaut de sécurisation d’une connexion à internet est de nos jours passible d’une amende de 1500€ et de la coupure de l’accès à internet.

Certaines des failles de sécurité révélées ce week end «permettent des intrusions massives sur les réseaux informatique de ministères», laissant les portes grandes ouvertes sur des quantités invraisemblables de documents de travail.

Le plus inquiétant reste sans doute le nombre de ministères concernés par ces trous béants dans la sécurisation de leur connexion à internet, laissant ouvert au quatre vents de nombreuses informations, de documents confidentiels et de données privées, quand ce n’est pas carrément un boulevard donnant accès, pour qui sait s’y prendre, à l’intégralité de leurs infrastructures.

Sont concernés le ministère des finances, le secrétariat d’Etat à la prospective et au numérique, le ministère de l’agriculture, ou bien encore celui du premier ministre.

Le groupe de hackers qui a révélé ces « défauts de sécurisation » insiste sur le fait de ne pas avoir été jusqu’à l’intrusion informatique, mais lance un avertissement sévère : «ces failles sont présentes depuis des années, et celles que nous révélons aujourd’hui aux autorités [de haut responsables du monde de la cybersécurité ainsi qu’un député de la majorité ont été avertis] ne représentent que le sommet de l’iceberg». «De nombreux documents ont été collectés depuis des années, certains hackers sont ‘résidents’, et parcourent les réseaux informatiques de l’Etat comme s’ils étaient chez eux» ajoute cet expert de la sécurité informatique Français. «Parmi les groupes [de hackers] qui ont pénétré les infrastructures de l’Etat, on trouve pèle mêle des passionnés qui font cela pour le sport, des officines de renseignement privées, des services de renseignement étrangers, et d’autres groupes avec des intentions plus hostiles».

Les failles les plus critiques, qui ont été communiquées aux services concernés, devraient être corrigées sous peu, mais le problème de la sécurisation de l’accès à internet des infrastructures des institutions Françaises est grave : si les Français sont reconnus pour leur expertise en matière de sécurité informatique, une large proportion d’entre eux exercent leurs talents à l’étranger, où la reconnaissance et les salaires sont sans commune mesure avec ce qui se pratique en France, un pays où la profession est très dévalorisée, les hackers étant assimilés dans le discours des élites à des délinquants ou mis, pèle mêle, dans le même sac que les ‘pirates’, sans distinction aucune (un peu comme si on classait dans la même catégorie les titulaires d’un BEPC et ceux qui sortent de l’X en s’étonnant que ces derniers s’expatrient en masse).

Plus grave encore pour le gouvernement, la proportion d’opposants à la politique internet gouvernementale au sein de ces professionnels «est proche de 100%», et une grande campagne destinée à sécuriser les infrastructures de l’Etat lui ferait de facto courir un risque supplémentaire plutôt que de le résoudre.

En s’attaquant aux internautes, le gouvernement a ouvert une véritable boite de Pandore qu’il lui est désormais impossible de refermer, et face à l’arsenal du Deep Packet Inspection rêvé par les ayants droits, les armes, en face, sont infiniment plus offensives.

De part et d’autre, la course aux armements suit son cours, et il apparait désormais au grand jour que le rapport de force s’annonce très déséquilibré.

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http://fr.readwriteweb.com/2010/09/13/a-la-une/letat-franais-pris-en-flagrant-dlit-de-scurisation-de-son-accs-internet/feed/ 38
Filtrer l’internet : le projet secret de l’industrie de la culture révélé au grand jour http://fr.readwriteweb.com/2010/09/12/a-la-une/filtrer-internet-projet-secret/ http://fr.readwriteweb.com/2010/09/12/a-la-une/filtrer-internet-projet-secret/#comments Sun, 12 Sep 2010 11:41:20 +0000 Fabrice Epelboin http://fr.readwriteweb.com/?p=10163

censorLe 2 juin dernier avait lieu, à Bruxelles, une réunion secrète réunissant, sous la direction du marché intérieur de la commission Européenne, une vingtaine de personnes, parmi lesquelles plusieurs lobbys des industriels de la culture comme l’IFPI et la SCPP, ainsi que des représentants de fournisseurs d’accès comme Orange.

Il faut croire que parmi les organisateurs de la réunion, certains ont été particulièrement perturbés par les propos qui s’y sont tenus, car son compte rendu ainsi que les documents qui y ont été présenté ont fuité, sans pour l’instant faire de bruit dans la presse traditionnelle. Seuls RWW et PCinpact, qui a publié une large sélections de documents complémentaires, ont jusqu’ici porté le contenus de ces documents à la connaissance du public.

Ces informations sont pourtant des plus importantes, et révèlent au grand jour le projet des industriels de la culture, à l’oeuvre depuis au moins 2007 : filtrer l’internet et en reprendre le contrôle.

Nous vous proposons ici la traduction des «bonnes feuilles» du compte rendu officiel de cette réunion secrète, initialement écrit par la commission Européenne et destiné, à l’origine, à l’attention exclusive des participants.

Jeremy Banks, de l’IFPI, a ainsi tenu, à en croire ce compte rendu, des propos assez révélateurs :

«L’IFPI a expliqué que les fournisseurs d’accès à internet avaient la possibilité d’exercer un certain contrôle technique et commercial sur le trafic généré par leurs utilisateurs. L’IFPI a montré que ces mesures techniques pouvaient être utilisées pour identifier et prévenir les téléchargement illégaux au niveau du réseau. L’IFPI a fourni différents exemples où de telles mesures avaient été appliquées avec succès [...]

L’IFPI a conclu qu’il existe des technologies qui ont fait leur preuves, et qui permettent aux fournisseurs d’accès d’empêcher le téléchargement illégal de fichiers musicaux sans pour autant bloquer l’accès aux services essentiels à leurs utilisateurs. Beaucoup de fournisseurs d’accès internet utilisent par ailleurs ces technologies [ndt: le Deep Packet Inspection] pour gérer leur trafic et assurer la sécurité de leurs réseaux.»

C’est ensuite Marc Guez de la SCPP, dont le compte rendu rapporte l’exposé, qui nous permet d’avoir un éclairage inédit sur le grand projet des ayants droits :

«La SCPP a présenté différentes mesures techniques appliquées en France dans le contexte de la loi Hadopi, et a expliqué les conditions de leur généralisation dans le cadre des nouveaux pouvoirs dont la Hadopi disposait.

La SCPP a retracé la façon dont, en 2007, les accords de l’Elysée ont amené les principaux fournisseurs d’accès à internet à accepter dans les 24 mois de coopérer avec les ayants droits sur de possibles expérimentations destinées à tester des technologies de filtrage du réseau ainsi qu’à envisager leur déploiement, pour peu que le résultat de ces expérimentations soient convaincants et que cela soit réaliste tant sur le plan technologique que financier.

La SCPP a montré que les ayants droit français avaient procédé a deux séries de test en 2007 et 2009, qui ont validé deux technologies de filtrage des protocoles P2P. Ces deux technologies ont détecté plus de 90% du trafic P2P (qu’il soit chiffré ou pas) et ont montré qu’elles n’avaient pas d’impact significatif sur les performances du réseau. Dans le cas de la technologie Vedicis, 99,91% du trafic P2P a ainsi été détecté et 99,98% des contenus illégaux ont été bloqués sans impact sur les performances du réseau.»

Théodore Martin de la Société Vedicis est ensuite passé à l’aspect pratique et opérationnel, traçant un véritable plan de route pour la suite :

«Vedicis a expliqué comment sa technologie pouvait être utilisée pour mettre fin aux atteintes au copyright. L’ensemble du processus de détection, d’identification et d’action prise en temps réel a été détaillé, y compris en ce qui concerne la création d’un rapport d’activité détaillé associé à ces activités. Il a également été expliqué comment la technologie Vedicis pouvait être déployée sur différents points du réseau.

Des exemples pratiques ont été fournis montrant différentes façons de combattre les atteintes au copyright à travers la fourniture de nouveau services comme, par exemple, la mise sur le marche de services dit de «clean pipe» qui empêchent le téléchargement de contenus illégaux référencés dans un catalogue, ou de services dit «Hadopi Safe», où les utilisateurs autoriseraient de façon volontaire que leur trafic soit contrôlé en permanence afin d’éviter toute atteinte au copyright.»

Preuve est faite désormais que l’internet filtré n’est pas un vague fantasme issu de l’imagination des activistes des libertés numérique, pire encore, il semble évident qu’aux yeux des ayants droit, l’installation de la Hadopi n’est là que pour instaurer un climat de peur et d’insécurité au sein des foyers destiné à pousser les internautes français a accepter de leur plein grès que l’ensemble de leur trafic internet soit surveillé et filtré.

Au vu des récentes évolutions de la loi Loppsi, tout laisse croire que ce filtrage sera fait dans la plus grande opacité.

Il reste a voir si la Hadopi, censée s’assurer de la sécurisation de l’accès internet des citoyens français, laissera un tel projet se mettre en place, alors que sa mission n’était pas, loin s’en faut, la surveillance et le filtrage généralisé de l’information circulant sur internet en France.

Vous pouvez télécharger ici en PDF :

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http://fr.readwriteweb.com/2010/09/12/a-la-une/filtrer-internet-projet-secret/feed/ 78
Vodaphone interdit le peer to peer sur ses accès haut débit en Irlande http://fr.readwriteweb.com/2010/09/11/a-la-une/vodaphone-interdit-peer-peer-sur-ses-accs-haut-dbit-en-irlande/ http://fr.readwriteweb.com/2010/09/11/a-la-une/vodaphone-interdit-peer-peer-sur-ses-accs-haut-dbit-en-irlande/#comments Sat, 11 Sep 2010 13:17:58 +0000 Fabrice Epelboin http://fr.readwriteweb.com/?p=10158

vodaphoneVodaphone, actionnaire à hauteur de 44% du français SFR/Neuf, vient de changer les conditions d’utilisation de ses abonnements haut débit en Irlande, selon TorrentFreak.

Alors que le P2P est déjà interdit sur de nombreux réseau internet sans fil un peu partout dans le monde, c’est une première sur un réseau haut débit classique. Le P2P présente pourtant de multiples avantages en terme de consommation de la bande passante pour le transfert de gros fichiers, et certains acteurs comme Blizzard ne s’y sont pas trompés, en proposant à ses clients d’utiliser cette technologie pour télécharger des hits comme StarCraft2. Les différentes versions des systèmes d’exploitation UNIX sont également connues pour utiliser largement le P2P comme mode de téléchargement, ce qui permet d’en abaisser considérablement les coûts de distribution.

Plus récemment, certains producteurs de contenus audiovisuel s’étaient mis à utiliser cette méthode afin, là encore, de toucher un large public sans avoir à supporter des couts de distribution important. La BBC elle même, est l’un des adeptes du P2P pour la diffusion de ses contenus, bref, il est loin le temps où l’on ne trouvait que des contenus piratés sur les réseaux P2P, de nos jours, une pléiade de producteurs ont fait le choix de faire reposer sur cette technologie leur stratégie de distribution. Une partie significative du marché Irlandais leur est désormais fermé.

Il faut dire que réduire quasiment à zéro les coûts de distribution a de quoi séduire tout producteur de contenu, au point que beaucoup voient dans le P2P l’avenir de l’industrie de la musique et cherchent des voies pour mettre en place des solutions de distribution légale basées dessus. Même chez Orange, de tels projets sont à l’étude.

La décision brutale de l’un des deux actionnaires majoritaires de SFR, le second fournisseur d’accès internet de France, tombe dès lors comme une radicalisation du conflit qui s’annonce entre les FAI et leurs utilisateurs.

En France, la guerre a commencé quand les deux plus gros opérateurs internet ont annoncé leur intention de fournir gratuitement ou presque les données d’identification privées de leurs abonnées à la Hadopi si l’IP de ceux-ci était dénoncée par TMG, une société privée en charge de faire la police sur internet, sans que la moindre transparence quant à ses méthodes n’ait été exigée ni par la CNIL, ni par une quelconque autorité de l’Etat. Pour mémoire, une entreprise similaire, Logistep, vient d’être récemment déclarée illégale en Suisse, où l’on considère que l’adresse IP est une donnée personnelle.

La décision de dénoncer gratuitement ses clients semble avoir, chez SFR, été prise plus par Vivendi, son autre principal actionnaire, que par l’état major de SFR lui même. Au sein des équipes, l’annonce a surpris tout le monde, faisant courir des rumeurs quant à une perte d’autonomie et une prise de contrôle de l’entreprise par ses actionnaires de référence.

Le mouvement de Vodafone préfigure-t-il une généralisation en termes de conditions générales d’utilisation de son service à l’Europe tout entière, et aux sociétés exerçant la même activités comme SFR/Neuf dont il est l’un des principaux actionnaires ? A ce stade, il est encore impossible de répondre à cette question. Il sera par contre intéressant de voir les conséquences qu’aura cette décision sur d’éventuels transferts de clientèle et sur l’image de marque de Vodafone et ses filiales.

Dénonciations gratuites en France, interdiction du P2P en Irlande, certains fournisseurs d’accès à internet ont clairement décidé de faire la guerre à leurs clients. Reste à voir si ces derniers se laisseront faire docilement.

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http://fr.readwriteweb.com/2010/09/11/a-la-une/vodaphone-interdit-peer-peer-sur-ses-accs-haut-dbit-en-irlande/feed/ 14
Longue vie à Longshot : Le Magazine imaginé par des journalistes, créé par tous. http://fr.readwriteweb.com/2010/08/31/nouveautes/longue-vie-longshot-magazine-imagin-par-des-journalistes-cr-par-tous/ http://fr.readwriteweb.com/2010/08/31/nouveautes/longue-vie-longshot-magazine-imagin-par-des-journalistes-cr-par-tous/#comments Tue, 31 Aug 2010 06:10:18 +0000 Axelle Tessandier http://fr.readwriteweb.com/?p=10006

longshotGENESE DU PROJET : EXPLORER UN NOUVEAU JOURNALISME

Un magazine de qualité en 48 heures en utilisant l’infini des possibilités des outils technologiques? Pas de problème.

C’est le pari fou qu’avait lancé en Mai 2010 un groupe de journalistes travaillant à San Francisco. 1500 soumissions, 35 éditeurs et 60 pages plus tard, le magazine était prêt à être vendu.

Comeback-LongshotLes gens ont adoré. Pas seulement le produit final, mais l’esprit derrière l’initiative d’Alexis Madrigal, journaliste à The Atlantic, Mathew Honan contributeur chez WIRED, Sarah Rich, auteur, Heather Champ et Derek Powazek, fondateurs de Fertile Medium, et Dylan Fareed.

Le procédé pour créer du contenu ne pouvait être plus démocratique. Quel meilleur moyen d’impliquer le lecteur que de lui donner plus qu’une voix, mais de pousser à l’extrême cette fameuse interactivité et “openness” dont nous entendons tant parler depuis qu’Internet a envahi nos vies. Un thème permettait de dessiner une ligne éditoriale. La première tentative en mai avait pour sujet “Hustle”, traduisible par “brusquer”. Le lecteur était devenu créateur et avait 24 heures pour soumettre son travail journalistique quel que soit sa forme (reportage, photo, article, poème, essai, illustration, tweet, etc.). Les 24 heures restantes étaient utilisées par l’équipe des fondateurs pour éditer, étape d’une sélection redoutable comme j’allais le découvrir pour la deuxième édition. Le projet a aussi bâti sa force là-dessus. Grâce aux profils des initiateurs, le magazine était déjà entaché du sceau de la qualité. Le résultat allait définitivement entériner la marque.

En deux jours, ils l’ont fait. Le numéro Zéro de 48H Mag était né. Des milliers d’exemplaires ont été vendu, Le New York Times en parlait, et quelques temps plus tard, l’équipe recevait un Knight-Batten Award au titre de “Innovation in Journalism.”

TRANSFORMER LE PROTOTYPE EN VISION

Innovant? Le mot n’est certainement pas galvaudé ici.

Que des journalistes décident d’utiliser les nouvelles possibilités offertes par Internet plutôt que lutter contre, même au coeur de la Silicon Valley, cela ne coule pas de source. Les angoisses et peurs sont les mêmes que de l’autre côté de l’eau. La presse américaine est dans un sale état. “Paywall or not Paywall” est aussi la grande question du moment. Sauf que la curiosité, l’envie d’essayer prend toujours le dessus me semble-t-il à San Francisco. Echouer ou réussir ne sont que les deux versants de la même médaille. Loin d’être un gros mot, se tromper, une fois, deux fois, vous donne la légitimité de l’audace, de l’entrepreneur, du défricheur, de celui qui a tenté. Le label préféré de la Valley en un mot.

Par chance, le numéro Zéro apparaissait comme un succès. Quatre mois plus tard, le projet refaisait surface sous le nom de LongShotMag et non plus 48HrMag (quelques soucis judiciaires obligeant à changer de nom, le risque des projets spontanés).

Les principes restaient les mêmes. 48heures, un thème annoncé le vendredi à midi, 24 heures pour envoyer vos oeuvres et 24 heures de plus pour les sélectionner. Dimanche 29 août, à midi heure de San Francisco, le Numéro Un serait prêt. Avoir choisi le week-end rappelle bien de façon évidente que l’initiative repose sur la passion de ceux qui s’y investissent. GOOD Magazine offrait son bureau de Los Angeles à l’équipe pour ces deux jours de travail intense. J’allais avoir la chance d’aider à organiser le bureau de San Francisco. Le projet étant né ici, Lois Beckett prit l’initiative de recréer pour la première nuit l’équivalent du second bureau de rédaction. Grâce à l’aide et l’enthousiasme de PariSoma, nous montions la succursale. L’idée était simple. Que ceux qui voulaient travailler sur leurs contributions ou passer dire bonjour viennent nous voir. Le bureau ne pouvait être encore une fois plus ouvert. Il s’agit plus d’une communauté que d’un microcosme d’experts. Et même si les profils de gens présents dans le bureau ce soir-là est souvent brillant, ce n’est jamais ce qui est mis en avant ou de cela qu’il s’agit.

Personne ne se revendique d’aucun sérail. Imaginez une salle de rédaction éphémère où bloggers, journalistes, artistes vidéastes, consultants, chef de projet chez Creatives Commons se croisent, échangent, se parlent. C’est cela qui fait aussi la spécificité de LongshotMag. Personne n’a l’exclusivité de créer quelque chose de bon. Votre carte de presse ou le titre de votre journal ne vous confère pas un monopole.

Je découvrais aussi que personne n’avait grand chose à y gagner financièrement parlant, en tout cas pas pour le moment, même si chaque personne publiée dans LongShot est rémunérée.

Par contre, tout le monde se sentait chanceux de faire parti de l’aventure. Peut-être même d’ici cinq ans apparaîtront-t-ils comme les pionniers qui ont aidé à l’installation d’un procédé durable. Comme ces articles qui vous révèlent ce qu’ont été les 20 premiers tweets du monde.

UNE VISION COLLECTIVE EXIGEANTE

On entend d’ailleurs beaucoup parlé de ces tribus et communautés que créent les plates-formes sociales. On en parle tellement qu’elles finissent presque par se dématérialiser, devenir un autre de ces “buzz words” que nous aimons. Et tout à coup, elle vous apparaît concrètement. Faites la recherche @longshotmag sur Twitter, cela vous donnera une idée.

L’autre caractéristique de LongshotMag est évidemment sa rapidité d’exécution. Personne ici ne la voit comme une menace à la qualité du contenu. Elle représente un challenge excitant pour se surpasser selon Cameron Bird, auteur free-lance présent ce soir-là dans le bureau de San Francisco. Etre inventif, interviewer, créer une histoire, un reportage photo le plus vite possible dans un cours laps de temps. La créativité est peut-être même exacerbée si elle s’enracine dans une certaine structure. Tout rend donc ce magazine exceptionnel, au vrai sens du terme.

Le timing serré est extrêmement respecté. A 13h le jour suivant, plus personne ne peut envoyer quoi que ce soit. Cela représente un défi personnel au delà de l’aventure collectif.

Reste à passer la barre du travail d’édition. Loin d’être un projet naïf à l’angélisme démocratique exacerbé, les éditeurs de LongShotMag ne cherchent pas la performance. Ils veulent démontrer quelque chose à travers cette expérimentation. Pour cela, le magazine doit être bon. Ouverture d’esprit, certes, mais une fois le travail de sélection fini, 5% des contributions reçues sont considérées de qualité suffisante et seulement 2% seront finalement utilisées.

Moi-même, étant partie intégrante de l’équipe de San Francisco, j’avais donc accès au serveur pour lire tous les travaux reçus. Je pouvais donc être “éditeur”, donnant mon avis à l’aide du système mis en place par les fondateurs.

La décision finale revenait à l’équipe à Los Angeles ce soir-là, bien sûr. Mais tout à coup, je sentais que mon avis pouvait avoir un impact réel. Il s’agit aussi de la dynamique créateur-créatif. Le projet devient meilleur car divers, innovant et conceptualisé. Vous donnez le meilleur de vous car vous vous sentez écouté, investi et passionné.

C’est cette double dimension qui est formidable. Je ne sais pas si j’ai assisté à ce que pourrait être l’avenir du journalisme durant cette soirée de vendredi soir où nous nous sommes quittés tard dans la nuit. Parfois, vous en oubliez même qu’un magazine est entrain de se faire. Les phases de concentration s’alternent avec les moments plus amicaux. Il s’agit aussi d’un moment social pour les contributeurs présents comme me le confirmaient  Stassa Edwards et Adam Weinstein tous deux journalistes chez Mother Jones.

LA MEILLEURE FACON DE PREDIRE L’AVENIR, C’EST DE LE CREER

Je ne sais donc toujours pas ce que sera le journalisme de demain. Je crois même que les explorations multiples qui se succéderont pour trouver de nouvelles façons de délivrer du contenu qui ont pour ambition de vous informer, ne devront peut-être pas se laisser enfermer par ce mot. En inventer d’autres? Pourquoi pas.

Adam Weinstein pense qu’à l’avenir la répartition auteurs/éditeurs sera remplacée par celle de producteurs de contenus/curateurs. En tant que journaliste lui-même, cela ne l’effraie pas plus que cela. Au contraire, il aime les expériences comme LongshotMag où la culture du blog rencontre celle de l’édition, où se croisent ceux qui ont un nom et celui qui en rêve, où la tentation du cynisme, du petit monde journalistique qu’il connaît lui apparaît comme le pire des choix. Cette diversité rend la publication unique. Les gens achètent le magazine pour cela. Par curiosité aussi, ou pour être de la tribu. Mais ils y reviendront pour sa qualité.

Cameron Bird citait une phrase de Clay Shirky pour illustrer son enthousiasme à propos de cette initiative. Dans son article sur l’avenir du journalisme Newspapers and Thinking the Unthinkable il affirme « Experiments are only revealed in retrospect to be turning points.” Nous serions dans cette phase de transition où les anciennes institutions s’écroulent avant d’en avoir solidifiées de nouvelles. Au lieu d’attendre, mieux vaut s’y plonger, et faire parti de ceux qui ont essayé et exploré. Certaines idées survivront, d’autres mourront aussi vite que l’envie qui les avait fait naître. Si vous faisiez parti de ceux qui s’y sont jetés, vous avez plus de chance de vous trouver au bon endroit au bon moment après le chaos.

Je demandais à Joe Brown de Gizmodo assis à côté de moi vendredi quelles étaient ses motivations. Sa réponse fut aussi limpide que courte :”It was so much fun the first time.”

Oui, on pourrait parfois l’oublier. Explorer est simplement passionnant.

Le Numéro Un est là, prêt à midi dimanche 29 août comme convenu. Le thème était “Comeback”, que se sont donc appropriés les internautes.

Je vais l’acheter. La force de la marque vous dis-je, la confiance dans la qualité de ce que je vais découvrir aussi. Je n’avais absolument pas l’intention d’envoyer quelque chose d’ailleurs pour tenter d’être publié dedans. Mais la créativité est une maladie contagieuse. L’illustration se joignant à cet article fût le travail envoyé par Matthieu Rossat, Eric Sault et moi-même.

Juste pour le fun.

Axelle Tessandier - @axelletess

(illustrations de Matthieu Rossat et Eric Sault)

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http://fr.readwriteweb.com/2010/08/31/nouveautes/longue-vie-longshot-magazine-imagin-par-des-journalistes-cr-par-tous/feed/ 10
A Hollywood, ayants droits et créateurs s’opposent au sujet de la neutralité du net http://fr.readwriteweb.com/2010/08/24/nouveautes/hollywood-ayants-droits-createurs-opposent-neutralit-du-net/ http://fr.readwriteweb.com/2010/08/24/nouveautes/hollywood-ayants-droits-createurs-opposent-neutralit-du-net/#comments Tue, 24 Aug 2010 06:23:45 +0000 Fabrice Epelboin http://fr.readwriteweb.com/?p=9972

hollywoodAlors que l’ensemble des organisations représentant les ayant droits s’opposent à la neutralité du net, et poussent le législateur à inclure dans sa régulation des dispositions visant à lutter contre le piratage, la Writers Guild of America, une organisation syndicale qui regroupe des milliers d’auteurs de scénarii travaillant pour le cinéma, la télévision, le dessin animé et le multimédia, fait entendre une position différente.

Pour le syndicat d’auteurs, la neutralité du net est essentielle à la protection de acteurs indépendants du monde de la création, qui sans elle seraient irrémédiablement écrasés par l’industrie du divertissement (c’est à dire les financiers qui se trouvent derrière les lobbies des ayants droits).

Le syndicat mesure bien le besoin de lutter contre la piraterie, mais réalisent (enfin) que les créateurs, dans la bataille qui s’annonce autour de la neutralité du net, ont bien plus a perdre si celle-ci était remportée par l’alliance actuelle entre industries de la culture et industrie des télécoms. Pour la Writers Guild, l’arrivée d’un internet à péage signifierait leur disparition, et la fin de leur capacité à être visible face aux géants du secteur.

L’innovation dans la création, tout comme dans les technologies, semble, selon les propos de la Writers Guild of America, condamnée à mort elle aussi.

C’est cette même organisation syndicale qui avait déclenché une grève des scénaristes américains en novembre 2007, paralysant la machine Hollywoodienne, afin d’obtenir une juste rémunération de leur travail diffusé sur internet par les producteurs de contenu.

Dans un appel à la FCC, l’autorité de régulation des télécoms américaine, la Writers Guild appelle au respect du premier et du quatrième amendement de la constitution, et reconnait que bien qu’opposé à toute forme de piratage, la neutralité du net est indispensable et doit coexister avec un respect plus strict du copyright.

Le premier amendement, mis en péril dans le cas ou la neutralité du net viendrait à disparaitre, concerne la liberté d’expression, et le quatrième protège les citoyens américains de toute perquisition déraisonnable, ce qui en l’occurrence, est une allusion la mise en place de technologies de Deep Packet Inspection destinées à être utilisées à des fins de lutte contre le partage de contenus copyrightés.

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http://fr.readwriteweb.com/2010/08/24/nouveautes/hollywood-ayants-droits-createurs-opposent-neutralit-du-net/feed/ 8
Le parti Socialiste impose la démocratie 2.0 avec la Neutralité du Net http://fr.readwriteweb.com/2010/08/17/a-la-une/parti-socialiste-impose-dmocratie-20-avec-neutralit-du-net/ http://fr.readwriteweb.com/2010/08/17/a-la-une/parti-socialiste-impose-dmocratie-20-avec-neutralit-du-net/#comments Tue, 17 Aug 2010 13:43:56 +0000 Fabrice Epelboin http://fr.readwriteweb.com/?p=9857

Le député Christian Paul, auteur de la proposition de loi Socialiste sur la neutralité du net, vient de mettre en ligne sur Co-ment, un outil collaboratif, son texte afin de recueillir l’avis des internautes.

A peine la mise en ligne effectuée, plusieurs contributions particulièrement intéressantes, destinées à faire évoluer le texte, ont été apportées. Guillaume Chapeau de Numérama, Benjamin Bayart de la FDN, moi même ainsi que des citoyens qui ont préféré garder un certain anonymat, ont annoté le document.

Il ne fait aucun doute que ces remarques, après une période de recueil des réactions qui devrait en toute logique durer quelques semaines, donneront lieu à une proposition de loi v 2.0.

Cette initiative est un grand bol d’air frais apporté aux débats autrefois réalisés en catimini sur les sujets liés au numérique.

En procédant ainsi de façon transparente et collaborative, c’est a une véritable évolution de la machinerie législative à laquelle nous assistons. Nul doute qu’une proposition de loi amendée et discutée par un large panel d’experts pèsera de tout son poids lors des débats à l’Assemblée.

Pour peu que les députés fassent oeuvre de sérieux et se montrent à la hauteur des enjeux démocratiques de la neutralité du net, on peut même rêver à un véritable consensus national (qui exclurait finalement peu de monde, seuls quelques lobbies seraient déçus du résultat).

La démocratie en ligne est déjà à l’oeuvre

Quelques minutes à peine après sa mise en ligne grâce à cet outil collaboratif, plusieurs remarques pertinentes se sont déjà fait jour, aussi bien sur les failles juridiques du texte de Christian Paul, que sur les impasses techniques.

Benjamin Bayart fait ainsi remarquer que l’amende d’un million d’euros pour atteinte à la neutralité du net proposé par le député PS ne ferait qu’introduire une inégalité entre opérateurs, et que cette dernière devrait être proportionnelle au nombre d’abonnés de chaque fournisseur d’accès à internet. Une remarque frappée de bon sens.

Ailleurs, un citoyen anonyme du nom de Mathieu demande à imposer plus de transparence sur une procédure proposée impliquant l’ARCEP, ce même Mathieu ajoute à l’article 1 de la proposition de loi une demande de précision afin de bien faire appliquer la loi aux contenus, mais également aux protocoles.

Un débat entre Guillaume Champeau, Benjamin Bayart et moi même a été initié au sujet de l’obligation qui serait faites aux fournisseurs d’accès de permettre à leurs abonnés de se connecter avec un matériel alternatif aux box fournies par les FAI. Angle juridique (vente liée), angle technique, tout est en place pour trouver une solution et éclaircir le texte de loi au plus vite.

Il semble évident qu’en peu de temps, le texte de loi Socialiste a toutes les chances de devenir un socle solide remportant l’adhésion d’une écrasante majorité d’internautes. Toute proposition qui irait dans le sens contraire serait explicitement fait contre l’avis d’une cohorte d’experts et de citoyens que le parti Socialiste n’aura aucun mal à fédérer, et sera dès lors parfaitement anti démocratique. Une décision qui serait très lourde de conséquences pour le parti au pouvoir.

Démocratie 2.0, année 0. Nous y sommes.

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