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	<title>ReadWriteWeb France</title>
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	<description>Analyse, prospective et impacts des nouvelles technologies de l&#039;information et de la communication</description>
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		<title>Marketing, politique et internet : les approches divergent entre PS et UMP</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2010/03/11/analyse/marketing-politique-internet-les-approches-divergent-entre-ps-ump/</link>
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		<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 15:13:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>

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		<description><![CDATA[Le marketing est-il une composante forte de la politique ? Si on en juge par les récentes évolutions des dispositifs de campagne du PS et de l’UMP, la réponse est oui, mais l’approche est totalement différente.
L’UMP, le « pure player » de la politique ?
A l’UMP, on la joue “pure player”. Le ton était donné quand les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le marketing est-il une composante forte de la politique ? Si on en juge par les récentes évolutions des dispositifs de campagne du PS et de l’UMP, la réponse est oui, mais l’approche est totalement différente.</p>
<h3>L’UMP, le « <span style="text-decoration: line-through;">pure</span> player » de la politique ?</h3>
<p>A l’UMP, on la joue “pure player”. Le ton était donné quand les dirigeants de l’UMP insistaient lourdement sur l’appellation “site de marque” pour qualifier le site flashy de l’union pour un mouvement populaire.</p>
<p>Il semblerait que l’on ne change pas une formule qui gagne. Après le lipdub inspiré d’un manuel du parfait buzzer, le dernier joujou reprend un grand classique du buzz sur le net : la vidéo personnalisée.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="575" height="360" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="wmode" value="transparent" /><param name="FlashVars" value="prenom=LOPPSI&amp;nom= &amp;urlSoundPrenom=http://viphttp.yacast.net/ump/mobiliserunami/sounds/loppsi.mp3&amp;image=http://media.lemouvementpopulaire.fr/31C0B5935A39A6865E38BB7B9533FD74/2001_a_space_odyssey_hello_dave1214136636.jpg&amp;urlSoundDefault=http://viphttp.yacast.net/ump/mobiliserunami/sounds/elle-est-ou.mp3&amp;lock=false" /><param name="src" value="http://viphttp.yacast.net/ump/mobiliserunami/loader_videoViralXB.swf" /><param name="flashvars" value="prenom=LOPPSI&amp;nom= &amp;urlSoundPrenom=http://viphttp.yacast.net/ump/mobiliserunami/sounds/loppsi.mp3&amp;image=http://media.lemouvementpopulaire.fr/31C0B5935A39A6865E38BB7B9533FD74/2001_a_space_odyssey_hello_dave1214136636.jpg&amp;urlSoundDefault=http://viphttp.yacast.net/ump/mobiliserunami/sounds/elle-est-ou.mp3&amp;lock=false" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="575" height="360" src="http://viphttp.yacast.net/ump/mobiliserunami/loader_videoViralXB.swf" flashvars="prenom=LOPPSI&amp;nom= &amp;urlSoundPrenom=http://viphttp.yacast.net/ump/mobiliserunami/sounds/loppsi.mp3&amp;image=http://media.lemouvementpopulaire.fr/31C0B5935A39A6865E38BB7B9533FD74/2001_a_space_odyssey_hello_dave1214136636.jpg&amp;urlSoundDefault=http://viphttp.yacast.net/ump/mobiliserunami/sounds/elle-est-ou.mp3&amp;lock=false" wmode="transparent" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Le concept est simple et ressemble en tout point à l’<a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/02/27/nouveautes/sebastien-chabal-idole-du-web-20/">opération réalisée par Buzzman pour Orange avec Sébastien Chabal</a> : vous entrez le nom et l’email d’un ami et l’UMP <a href="http://www.lemouvementpopulaire.fr/mobiliserunami/">personnalisera pour vous une petite vidéo</a> où Xavier Bertrand (qui remplace Chabal), en plein meeting, interpellera de façon personnalisé un absent (votre ami), repris en cœur par la foule, avant de conclure qu’il faut voter et inciter l’ami qui a reçu la vidéo dans son mail à continuer la chaine et à spammer à son tour ses amis.</p>
<p>Après s’être fait systématiquement saboter ses opérations de buzz, il semble que l’UMP verse dans le masochisme 2.0, car le dispositif est trop tentant pour ne pas être détourné.</p>
<p>Des dizaines (à l’heure ou j’écris ces lignes) de pastiches ont ainsi vu le jour, particulièrement faciles à réaliser dans la mesure où n’importe qui peut personaliser la vidéo en y ajoutant un prénom, un nom et une photo.</p>
<p>Le coup était cependant prévu, et les vidéos personnalisées de façon indésirables sont sabotés les une après les autres (celle ci-dessus étant plus difficile à saboter du fait qu’elle n’est pas affichée sur une page du site de l’UMP, et que je peux du coup contrôler le passage de paramètres sans passer par la base de donnée du site – LOL).</p>
<p>Réplique immédiate, les détournements deviennant éphémères, à la façon d’un post sur 4chan, la communauté Twitter à rapidement mis en place <a href="http://twitter.com/#search?q=lolbertrand">un hashtag « #lolbertrand »</a> permettant aux plus rapides de visualiser les détournements avant que l’équipe de modération de l’UMP ne détruise les User Generated <em>mé</em>Content<em>ements</em>…</p>
<p>Quel sera le bilan de l’opération coté UMP ?</p>
<p>Difficile à dire dans la mesure où jamais les chiffres ne seront communiqués, et où l’on se contentera d’annoncer fièrement le nombre de vidéo envoyés en s’empressant de ne pas faire la distinction entre celles qui ne faisait que détourner le concept pour rigoler ou dénoncer le programme de l’UMP et celles envoyés en toute bonne foi par un vrai militant soucieux de mobiliser papy façon 2.0.</p>
<h3>Le PS fait dans l’e-developpement durable</h3>
<p>Au PS, ça ne rigole pas. On mise sur <a href="http://www.parti-socialiste.fr/articles/les-outils-de-campagne-arrivent-sur-la-coopol">des outils de geomarketing évolués</a> que l’on met à disposition des militants afin de faciliter leurs actions ‘In Real Life’. Des cartes permettent de repérer les zones où l’on trouvera, par exemple, l’historique des dernières élections, ce qui devrait – si les outils sont utilisés – optimiser les opérations de tractages ou de porte à porte.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-7725" title="Image_9" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/03/Image_9.png" alt="Image_9" width="576" height="258" /></p>
<p>L’outil est évolué, à la hauteur de ceux mis à la disposition de VRP ou de ceux servant à décider de l’implantation de magasins : on est clairement dans le domaine du marketing, mais on est aussi clairement dans le B2B, l’outil n’est là qu’en support à des opérations qui restent à imaginer et à organiser (ce que le site permet également).</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-7726" title="Image_7_0" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/03/Image_7_0.png" alt="Image_7_0" width="560" height="311" /></p>
<p>Certains modes de visualisation des cartes permettent de repérer les abstentionnistes de gauche : pas de trace des abstentionnistes de droite, les cartes du PS seront dès lors d’un intérêt limité pour l’UMP… mais pas pour Europe Ecologie, qui devrait y voir une aubaine. L’histoire ne dit pas si les deux partis pourraient à terme partager les mêmes outils (on peut rêver, mais pour le coup, le concept d’ouverture prendrait, là encore, une déclinaison internet fort différente entre droite et gauche).</p>
<p>L’intention est claire : fournir à une section locale les outils nécessaires pour optimiser leurs actions militantes. On pourrait également y voir l’intention de construire un dispositif durable : ces mêmes cartes n’auront besoin que d’une simple mise à jour pour être réutilisée lors des élections à venir, leur détail permet même d’envisager qu’elle soient utilisables pour des élections municipales. Les militants pourront par ailleurs prochainement enrichir ces cartes en y inscrivant des feedbacks sur leurs expériences de terrain.</p>
<p>Au final, on sent dans cette évolution l’influence Obamaesque qui plane sur l’équipe de la Netscouade, l’agence qui réalise les sites du PS, et dont les dirigeants (et les collaborateurs) ont étudié de long en large les moindres recoins de la campagne présidentielle américaine. C’est pro et sérieux, et par contraste avec l’UMP, on pourrait même trouver que cela manque de fun…</p>
<h2>Il y a internet et internet</h2>
<p>Au final, la Coopol et les Createursdepossibles, qui avaient démarrés sur un concept similaire (et une réalisation déjà fort différente), s’éloignent de plus en plus. Outil professionnel conçu pour être pérenne d’un coté, machine à buzzer de l’autre, deux philosophies fort différente de l’internet, à moins que cela ne soit deux visions radicalement opposées de la politique.</p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=7719&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Le Parlement européen s’oppose massivement au déficit démocratique de l’ACTA</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2010/03/10/nouveautes/parlement-europen-soppose-massivement-dficit-dmocratique-de-lacta/</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 11:57:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Auteur Invité</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouveau]]></category>
		<category><![CDATA[ACTA]]></category>
		<category><![CDATA[Cour de Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Jérémie Zimmermann]]></category>
		<category><![CDATA[Le Parlement européen]]></category>

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		<description><![CDATA[Communiqué de la Quadrature du Net // Le Parlement européen a massivement approuvé une résolution(1) exprimant son opposition au processus de négociation de l’Accord Commercial Anti-contrefaçon, ou ACTA. Cette résolution constitue un appel important à la transparence et au respect des procédures démocratiques. Dans les semaines à venir, le Parlement aura l’occasion d’aller plus loin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Communiqué de la Quadrature du Net // </strong>Le Parlement européen a massivement approuvé une <a href="http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=MOTION&amp;reference=P7-RC-2010-0154&amp;language=FR">résolution</a>(1) exprimant son opposition au processus de négociation de l’Accord Commercial Anti-contrefaçon, ou <a href="http://www.laquadrature.net/fr/ACTA">ACTA</a>. Cette résolution constitue un appel important à la transparence et au respect des procédures démocratiques. Dans les semaines à venir, le Parlement aura l’occasion d’aller plus loin en se prononçant sur le contenu même de l’accord, notamment au travers de la <a href="http://www.laquadrature.net/wiki/Aidez_a_faire_signer_la_declaration_écrite_12/2010_sur_ACTA">déclaration écrite</a>(2) 12/2010(3).</p>
<p>La résolution, soutenue par les cinq groupes politiques principaux du Parlement européen, enjoint à la Commission de faire la lumière sur l’ACTA en rendant publics les documents de négociation. Elle rappelle le rôle du Parlement dans l’organisation institutionnelle de l’Union européenne et indique que le Parlement n’hésitera pas à saisir la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cour_de_justice_de_l%27Union_européenne">Cour de Justice</a> pour défendre ses prérogatives de co-législateur.</p>
<p>L’opposition du Parlement européen s’exprime également au travers d’une déclaration écrite(4) qui se concentre sur le contenu même du projet de l’ACTA. La <a href="http://www.laquadrature.net/wiki/Declaration_ecrite_ACTA_12/2010">déclaration écrite 12/2010</a>0 s’intéresse directement aux problèmes fondamentaux posés par l’ACTA, tels que la modification du régime de responsabilité des acteurs d’Internet. Une telle mesure mettrait gravement en cause la <a href="http://www.laquadrature.net/fr/neutralite_du_Net">neutralité du Net</a> et les libertés publiques en faisant des hébergeurs et des fournisseurs d’accès une police privée et des auxiliaires de justice sur les questions de droit d’auteur. La déclaration met aussi en garde contre les propositions visant à renforcer les sanctions civiles et pénales en matière de droit des brevets qui pourraient faire obstacle à l’accès aux savoirs et aux médicaments de par le monde.</p>
<blockquote><p><em>«Le vote de la résolution par 663 voix contre 13 constitue un signal fort envoyé aux négociateurs de la Commission et aux États membres. Le Parlement européen déclare de manière écrasante qu’il ne tolérera pas le manque de transparence autour de l’ACTA. Cette résolution est un premier pas important, et le Parlement doit désormais indiquer quelles sont les lignes jaunes que les négociateurs européens ne doivent pas franchir au travers de la déclaration écrite 12/2010. Après cette étape décisive pour la transparence démocratique, les citoyens doivent appeler les eurodéputés à signer la déclaration écrite afin de s’opposer aux mesures de l’ACTA mettant en cause l’Internet libre et ouvert», conclut Jérémie Zimmermann, porte-parole de le Quadrature du Net.</em></p></blockquote>
<p>________________________________________________</p>
<ol>
<li>Résolution RC-B7-0154/2010 : <a href="http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=MOTION&amp;reference=P7-RC-2010-0154&amp;language=FR">http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=MOTION&amp;reference=P7-R…</a></li>
<li>Se référer aux règles de procédure du Parlement européen pour plus d’information concernant les déclarations écrites (règle 123), et les questions orales suivies d’une déclaration de la Commission et d’une résolution parlementaire (règles 115, 110 et 120) : <a href="http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+RULES-EP+20091201+TOC+DOC+XML+V0//FR">http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+RULES-E…</a></li>
<li>Contribuez à la collecte des signatures des eurodéputés sur la déclaration écrite grâce à la page de campagne suivante : <a href="http://www.laquadrature.net/wiki/Aidez_a_faire_signer_la_declaration_écrite_12/2010_sur_ACTA">http://www.laquadrature.net/wiki/Aidez_a_faire_signer_la_declaration_écrite_12/2010_sur_ACTA</a></li>
<li>Les déclarations écrites sont définies à l’article 123 des règles de procédures du Parlement : <a href="http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+RULES-EP+20091201+RULE-123+DOC+XML+V0//FR">http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+RULES-E…</a></li>
</ol>
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		</item>
		<item>
		<title>Hadopi pourrait bien causer beaucoup de tort aux ayants droits</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2010/03/10/a-la-une/hadopi-pourrait-bien-causer-beaucoup-de-tort-aux-ayants-droits/</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 07:30:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[direct download]]></category>
		<category><![CDATA[Hadopi]]></category>
		<category><![CDATA[piratage]]></category>

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		<description><![CDATA[Hadopi, en concentrant son attaque sur le Peer to Peer n’a eu pour l’instant comme effet que d’initier plus encore de Français aux joies du piratage.
Pratiquer le P2P n’a plus la cote, les internautes ayant désormais  conscience  d’être surveillés, mais plutôt que de freiner le piratage, Hadopi n’a fait qu’en faire évoluer les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/03/hydre.jpg" alt="" width="600" height="274" />Hadopi, en concentrant son attaque sur le Peer to Peer n’a eu pour l’instant comme effet que d’<a href="http://www.lefigaro.fr/web/2010/03/09/01022-20100309ARTFIG00473-depuis-hadopi-le-nombre-de-pirates-en-france-a-augmente-.php">initier plus encore de Français aux joies du piratage</a>.</p>
<p>Pratiquer le P2P n’a plus la cote, les internautes ayant désormais  conscience  d’être surveillés, mais plutôt que de freiner le piratage, Hadopi n’a fait qu’en faire évoluer les pratiques. Parmi les vainqueurs : le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Direct_download">direct download</a>.</p>
<p>Rapidshare, Hotfile, mais également des intermédiaires comme Put.io et autres seedbox, les solutions pour continuer à télécharger à l’abrit d’Hadopi, sans faire usage de P2P sur son PC, sont légions. Mais là où le P2P naviguait dans une économie non monétaire, qui ne générait quasiment pas d’argent, le direct download lui en génère beaucoup, et force est de reconnaitre que l’argent est très efficace pour structurer un écosystème sur internet.</p>
<p>Les modèles économiques mis en place par la plupart des sites de direct download laissent une place pour l’arrivée de nouveaux intermédiaires dans l’écosystème des contenus piratés, et ce qui n’était qu’une joyeuse bande de hippies 2.0 prônant le partage libre et gratuit est en passe, sous la pression d’Hadopi, de devenir également un business lucratif pour une multitudes d’acteurs.</p>
<p>Un site tel que Rapidshare – les autres fonctionnent de façon similaire – rémunère par affiliation les sites lui apportant des visiteurs ouvrant des comptes premium, permettant de télécharger en illimité, mais il rémunère également ceux qui mettent à disposition des fichiers populaires. Plus subtil encore, ces rémunérations sont faites avec une monnaie virtuelle, dont le taux de conversion est variable, permettant ainsi à la société de battre, en quelque sorte, sa propre monnaie, lui offrant ainsi une très grande manœuvrabilité.</p>
<p>En à peine plus d’un an, un véritable écosystème est né autour de cette proposition de création de valeur (pas très honnête, j’en conviens).</p>
<p>De nombreux sites référencent les “releases”, c’est à dire l’apparition d’un contenu numérique (DivX, mp3, pdf ou autre), sous forme de fiche descriptive, parfois accompagnée d’une critique tant sur le contenu lui même que sur la qualité de compression de celui-ci. Ces sites existaient bien avant l’arrivée du direct download, mais ils ont depuis une source de revenu complémentaire à la publicité : la vente d’abonnement premium (jusqu’à 20$ de commission). Ce sont essentiellement des forums ou de blogs, hébergés en propre ou sur des plaformes de blogs comme blogger.</p>
<p>Une multitude de ‘petites mains’, véritables manutentionnaires du numérique, mettent à disposition ces “releases” sur les sites de direct download, s’assurent, quand ceux-ci sont rendus indisponibles suite à une plainte d’un ayant droit, de le rendre accessibles à nouveau. Rémunérés en fonction du nombre de téléchargement de leur version, ils s’efforcent ensuite de faire connaitre l’url où télécharger leurs fichiers. Pour cela, ils vont commenter dans les blogs et les forums qui répertorient les releases.</p>
<p>Jusqu’ici, l’écosystème que je viens de décrire a quelques avantages sur ce que proposait le P2P, mais il coute cher à l’utilisateur final. Pour en profiter pleinement, il lui faudra débourser un ou deux abonnements à des sites de direct download, soit le prix de deux à trois licences globales (dix à vingt euros par mois, tout au plus).</p>
<p>Là où les choses se gâtent, c’est avec l’arrivée de nouveaux intermédiaires : les curateurs. Ceux là ne visent pas à l’exhaustivité, comme les géants du secteur, qui tentent de répertorier tout ce qui sort, mais proposent une collection de contenus numériques dans une niche spécifique.</p>
<p>Ils utilisent également des blogs ou des forums, mais font dans la qualité plus que dans la quantité, et se donnent pour mission de répertorier et de donner accès à une famille particulière de contenus, voir pour certains, à une niche très précise.</p>
<p>On trouve chez eux non seulement un vaste catalogue vertical très complet, mais également des billets très détaillés faisant office de critique. La communauté qu’ils attirent étant, par nature, férue des mêmes sujets, les commentaires que celle-ci ajoutent ne font qu’ajouter encore plus de valeur à l’ensemble.</p>
<p>On trouve ainsi des sites où un documentaire animalier est accompagné de long débats sur la meilleure introduction aux concepts du Darwinisme à destination de telle ou telle classe d’âge, suivi de recommandations sous la forme de sélections documentaires à télécharger. Un rêve pour tout parent à la recherche de contenus pédagogiques (il faudra bien souvent leur apprendre l’anglais par la même occasion, même si des sous titres sont souvent disponibles). Sur d’autres sites, des spécialistes – professionnels, de toute évidence – guideront les néophytes ne sachant pas par quoi commencer devant la profusion du choix, sur les meilleurs documentaires pour aborder la théorie des cordes, ou affiner sa compréhension de la théorie de la relativité. Idem pour le cinéma d’auteur Coréen, la Nouvelle Vague, les séries TV américaines et, vous l’aurez deviné, la multitude de niches qui constitue le porno.</p>
<p>Le modèle économique de l’ensemble est redoutable : le distributeur (en l’occurrence les sites de direct download) prend la plus grosse part du gâteau (rien de bien nouveau), les petites mains en charge de la manutention des fichiers ont droit aux miettes, les curateurs également, ces derniers pouvant au besoin cumuler les rôles. Les utilisateurs finaux, eux, ajoutent la touche finale en contribuant gratuitement à la rédaction de critiques, de guides, et à la prise en charge des nouveaux venus dans la communauté.</p>
<p>En un an, le système du direct download, en créant les conditions favorables à la naissance d’un écosystème autour de la distribution des contenus, a réussi a proposer une alternative au P2P qui offre aux utilisateurs finaux un choix plus clair, et une qualité inégalable, dans la sélection et la mise à disposition de contenus culturels. Une véritable leçon pour l’industrie des contenus qui en est restée à l’ère de l’eCommerce.</p>
<p>Il serait tentant pour cette dernière de tenter d’écraser cet écosystème, mais le risque est énorme. Non seulement le contenu de ces blogs et forums peut déménager en quelques minutes pour se retrouver, intact, sur un autre site, rendant le filtrage inutile, mais l’assaut sur le P2P montre désormais que les répliques sont non seulement rapides, mais augmentent la valeur apportée à l’utilisateur final.</p>
<p>Aucun distributeur légal ne peut aujourd’hui rivaliser avec une telle offre, et ce n’est pas, loin s’en faut, un problème limité à la seule problématique du catalogue et des accords de distribution, mais bel et bien à la capacité à faire naitre un écosystème autour de la distribution des contenus numériques. Si celui-ci était attaqué à coup de filtrage, telle l’<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hydre_de_Lerne">hydre</a> d’Hercule, Dieu sait quelle pourrait être la prochaine étape du coté des pirates. Nul doute qu’elle creuserait encore plus la distance avec l’offre légale.</p>
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		<title>Storytelling 2.0</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2010/03/09/analyse/storytelling-20/</link>
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		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 06:58:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Marronnier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[storytelling]]></category>

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		<description><![CDATA[Nicolas Marronnier est le responsable éditorial et le responsable des opérations du chapitre Français du Social Media Club. Il s’intéresse aux transformations des médias « traditionnels » et cherche à comprendre les spécificités des « nouveaux médias » numériques et des stratégies de communication qui en découlent.
Storytelling + Interactivité + Transmedia = Storytelling 2.0 ? Vers la « fiction totale »

Les hommes aiment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><img class="alignleft size-full wp-image-7688" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/03/nicolas_marronnier.jpg" alt="nicolas_marronnier" width="72" height="72" /><a href="http://twitter.com/marronniern"><em>Nicolas Marronnier</em></a><em> est le responsable éditorial et le responsable des opérations du chapitre Français du </em><a href="http://socialmediaclub.fr/"><em>Social Media Club</em></a><em>. Il s’intéresse aux transformations des médias « traditionnels » et cherche à comprendre les spécificités des « nouveaux médias » numériques et des stratégies de communication qui en découlent.</em></p></blockquote>
<p><strong>Storytelling + Interactivité + Transmedia = Storytelling 2.0 ? Vers la « fiction totale »<br />
</strong></p>
<p>Les hommes aiment à se raconter des histoires. Au-delà de la simple communication interpersonnelle, les formes narratives qui ont toujours imprégné notre rapport au monde et aux autres, notre façon d’exprimer notre ressenti et donc notre mode de compréhension du réel sont multiples. Le récit a historiquement a épousé différents contours : la prégnance antique de l’oralité a laissé place à l’écrit, l’image, l’imprimé, le cinéma etc. Autant de nouvelles formes complémentaires au service de la transmission du savoir, de l’alimentation d’une mémoire collective, de la construction d’une culture commune… mais aussi du divertissement.</p>
<p><strong>Les histoires que l’on se transmet se matérialisent donc de façon différente selon le dispositif qu’elles empruntent et qui les donne à voir</strong>. Ce dispositif, le média, détermine en effet les formes du récit : une même histoire peut être racontée de vive voix ou mise en scène, jouée, filmée et diffusée au cinéma, donnant lieu à deux productions radicalement différentes.<br />
L’art de raconter des histoires englobe donc une multitude de compétences et des experts existent dans chaque domaine, maîtrisant les codes et techniques propres à leur média et au processus de production qui lui est lié.</p>
<p>Au-delà de la tendance des sphères politique et économique à investir cet art du récit, logique communicationnelle pointée du doigt par Christian Salmon dans <a href="http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Storytelling-9782707156518.html" target="_blank">son désormais célèbre ouvrage</a>, <strong>considérons donc le storytelling non comme un art de la conviction</strong> (ou de la manipulation) <strong>mais plutôt comme la capacité à raconter des histoires</strong>, à produire de nouvelles formes de récit en <strong>fonction d’un environnement technique et culturel</strong> spécifique. En quoi la production de récits évolue-t-elle donc avec les dispositifs de lecture/écriture nouveaux que représentent les médias digitaux ? Quel nouveau storytelling émerge des nouvelles technologies ?</p>
<p><strong>L’histoire sur les nouveaux médias : une expérience singulière</strong></p>
<p>D’une part, l’interactivité propre aux médias informatisés affecte la structure de la narration.<br />
D’un objet clos s’offrant à une audience passive, l’histoire évolue vers des formes nouvelles, multilinéaires et non séquentielles, vers une expérience singulière où l’audience devient partenaire de la construction du récit : <a href="http://www.hboimagine.com/" target="_blank">HBO Imagine</a>, une initiative récente de la chaîne américaine illustre bien cette tendance, puisque chaque internaute se plonge dans l’histoire en suivant son propre parcours, de multiples possibilités de lecture du contenu s’offrant à lui, l’invitant à une réception active de l’histoire.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-7689" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/03/image001.jpg" alt="image001" width="600" height="344" /></p>
<p>Notons que des « hyperfictions » existent déjà depuis des années sur le web, principalement issues de travaux d’écrivains américains dont la référence demeure Michael Joyce et son œuvre <a href="http://www.eastgate.com/catalog/Afternoon.html" target="_blank">Afternoon</a>, véritable labyrinthe narratif datant de 1985. Ce genre de formats nous rappelle aussi les « histoires dont vous êtes le héros » invitant le lecteur à naviguer au sein du livre selon ses coups de dés ou encore la littérature combinatoire de Queneau et ses <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cent_Mille_Milliards_de_Po%C3%A8mes" target="_blank"><em>Cent mille milliards de poèmes</em></a> (1960). Ces nouvelles formes amènent donc l’audience à se construire sa propre expérience de l’histoire.</p>
<p><strong>Le transmedia storytelling</strong></p>
<p>Outre les possibilités en matière d’interactivité, les nouveaux médias impliquent de nouveaux usages, une réception particulière du contenu qui influe sur les formats du récit.<br />
Le flux permanent d’informations et de productions multimédias dans lequel est plongé le public (de chez lui sur son ordinateur ou en situation de mobilité via son <em>smartphone</em>) préfigure en effet un renouveau des formes narratives.</p>
<p>On voit ainsi émerger de <strong>nouvelles expériences offertes à l’audience, un transmedia storytelling</strong> basé sur la construction d’un univers diégétique (c’est-à-dire <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Di%C3%A9g%C3%A8se" target="_blank">« Tout ce que cette fiction impliquerait si on la supposait vraie »</a> cf Etienne Souriau) complexe par l’accumulation d’une multitude d’éléments narratifs, de fragments disséminés sur tout type de <em>device</em>, participant à l’enrichissement de l’histoire et donc de l’expérience vécue par le public.<br />
En témoigne la réussite de la <a href="http://www.whysoserious.com/" target="_blank">stratégie transmedia</a> mise en place lors de la sortie du dernier Batman, The Dark Knight, dispositif impliquant l’audience bien avant la sortie du film en salle en une expérience ludique et interactive menée aussi bien sur les réseaux que dans le monde réel. Résultat : du contenu en ligne via des dizaines de blogs, la possibilité d’interagir avec les personnages, des flash-mobs en pleine ville regroupant des milliers de fans… et un énorme succès en salle (l’un des films les plus rentables de tous les temps !).</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-7690" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/03/image003.jpg" alt="image003" width="600" height="348" /></p>
<p>Dès lors, pourquoi ne pas envisager par exemple le même type de stratégie pour la sortie d’un roman ? Au-delà de la production de « romans-feuilletons » dédiés spécifiquement aux nouveaux <em>devices</em>, on pourrait imaginer que du contenu digital soit diffusé avant la sortie du livre, sous forme de micro-récits, d’épisodes quotidiens disponibles sur <em>smartphone</em> afin de capter une audience attirée par ce type de format et peut-être encline à prolonger l’expérience par l’achat du livre…</p>
<p><strong>Vers la « fiction totale » ?</strong></p>
<p>Poussée à bout, cette logique de déploiement transmedia est à l’origine de l’émergence des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeu_en_r%C3%A9alit%C3%A9_altern%C3%A9e" target="_blank">ARG</a>. Un Alternate Reality Game est « une fiction qui se joue dans la vie réelle » (<a href="http://wapedia.mobi/fr/Jeu_en_r%C3%A9alit%C3%A9_altern%C3%A9e" target="_blank">Adrian Hon</a>), dont les éléments narratifs nous parviennent par de multiples canaux (vidéos, blogs, emails, textos, appels téléphoniques…), une histoire interactive à laquelle nous prenons part en tant que « <em>spectacteurs</em>« , non dans la peau d’un personnage mais en nous plongeant réellement au sein d’une expérience immersive où chaque participant a le pouvoir d’influencer le cours de l’histoire et donc l’expérience de tous . <strong>Ces fictions allient donc interactivité, stratégie transmedia et participation à la construction du sens de l’histoire</strong>. En Suède, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Truth_About_Marika" target="_blank">The Truth About Marika</a>, un ARG mis en place par la chaîne de télé SVT, a impliqué les téléspectateurs dans une enquête sur d’étranges disparitions, mêlant habilement les éléments fictionnels avec la réalité.<br />
On est alors en droit de se demander s’il est légitime pour une grande chaîne nationale de brouiller à ce point les frontières entre information et <em>entertainment</em>. Peut-on réellement envisager la généralisation de ces « fictions totales », pour reprendre <a href="http://ericviennot.blogs.liberation.fr/ericviennot/2009/11/du-transm%C3%A9dia-%C3%A0-la-fiction-totale.html" target="_blank">la formule d’Eric Viennot</a>, sans penser aux dangers qu’elles représentent concernant la confiance accordée par le public aux médias et à l’information en général ?</p>
<p><span style="font-family: 'times new roman'"><span style="font-size: small"><span style="font-size: small"> </span></span></span></p>
<p>Bien que s’adressant par définition à un public restreint, un petit nombre seulement de participants s’investissant réellement dans ces fictions d’un nouveau genre, les ARG sont à suivre de près (la boîte de production <a href="http://happyfannie.com/" target="_blank">Happy Fannie</a> nous prépare <a href="http://www.paranormal-normal.fr/" target="_blank">quelque chos</a><a href="http://www.paranormal-normal.fr/" target="_blank">e</a>… mais qui est donc cette <a href="http://www.facebook.com/simone.ferenczi?ref=nf" target="_blank">Simone</a> ?)  et <strong>préfigurent l’émergence d’un nouveau storytelling</strong> qui exploiterai au mieux les possibilités en matière d’interaction avec l’audience mais aussi avec son environnement (via par exemple la géolocalisation sur mobile).</p>
<p><strong>Perspectives journalistiques</strong></p>
<p>Ces nouvelles formes de récit nées de l’apparition des médias informatisés font l’objet d’un intérêt croissant de la part des professionnels de l’information et des medias que sont les journalistes. Les possibilités d’interactivité offrent en effet de belles opportunités pour la production de certains genres particuliers (portraits, témoignages, reconstitutions, reportages…). Pour preuve la multiplication de webdocumentaires qui proposent à l’audience du contenu multimédia et interactif. Du simple<a href="http://www.lemonde.fr/culture/infographe/2010/02/11/la-monumenta-accueille-une-installation-de-christian-boltanski_1301426_3246.html" target="_blank"> diaporama</a> sonore à la structure linéaire, ces nouvelles formes peuvent aller jusqu’à l’élaboration d’un site web à part entière (<a href="http://gaza-sderot.arte.tv/fr/" target="_blank">Gaza Sderot</a>).</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-7691" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/03/image005.jpg" alt="image005" width="600" height="304" /></p>
<p>On serait tenté de penser que ces nouveaux formats du récit journalistique favorisent un traitement plus fin du réel, une approche plus complète et plus complexe, et donc une meilleure compréhension des enjeux d’actualité par l’audience, une réelle possibilité pour chacun de mener sa propre réflexion à partir de la somme des éléments objectifs ainsi présentés. On peut aussi se demander au contraire si cette immersion en une expérience ludique ne tend pas parfois à se rapprocher dangereusement de l’univers du jeu-vidéo (<a href="http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/visuel/2008/11/17/voyage-au-bout-du-charbon_1118477_3216.html" target="_blank">Voyage au bout du charbon</a>) ou même de la fiction (<a href="http://www.thanatorama.com/" target="_blank">Thanatorama</a>), et donc à s’éloigner des objectifs premiers du documentaire : représenter la réalité. En tout cas, ces expérimentations montrent que la profession ne souhaite pas passer à côté de cette nouvelle opportunité de récit et d’information, au cœur de leur activité. A suivre…</p>
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		<title>ReadWriteWeb invité de OxyRadio : Acta, Loppsi, et les libertés numériques</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 16:00:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>

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		<description><![CDATA[ Dimanche 7 mars, ReadWriteWeb était l’invité de OxyRadio pour parler d’Acta, de Loppsi, et des libertés numériques.

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			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-7682" title="logo-oxyradio" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/03/logo-oxyradio.gif" alt="logo-oxyradio" width="600" height="210" /> Dimanche 7 mars, ReadWriteWeb était l’invité de <a href="http://www.oxyradio.net/">OxyRadio</a> pour parler d’Acta, de Loppsi, et des libertés numériques.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="290" height="24" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="transparent" /><param name="src" value="http://huffduffer.com/flash/player.swf?soundFile=http://www.oxyradio.net/podcast-download-155.mp3" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="290" height="24" src="http://huffduffer.com/flash/player.swf?soundFile=http://www.oxyradio.net/podcast-download-155.mp3" wmode="transparent"></embed></object></p>
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		<title>Conversation avec Ai Weiwei, activiste digital et artiste contemporain</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 13:10:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Ai Weiwei]]></category>
		<category><![CDATA[Jack Dorsey]]></category>

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		<description><![CDATA[L’activisme digital et les média sociaux nous affecte tous, et personne ne le sait mieux que Ai Weiwei, artiste conceptuel, curateur, architecte, designer, activiste et bloggeur chinois.
Le 15 mars, rejoignez Richard MacMannus, le fondateur de ReadWriteWeb, à l’occasion d’une rencontre exceptionnelle avec Ai Weiwei et Jack Dorsey de Twitter. Cette table ronde exceptionnelle sera modérée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-7675" title="ai-weiwei" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/03/ai-weiwei.jpg" alt="ai-weiwei" width="600" height="274" />L’activisme digital et les média sociaux nous affecte tous, et personne ne le sait mieux que Ai Weiwei, artiste conceptuel, curateur, architecte, designer, activiste et bloggeur chinois.</p>
<p>Le 15 mars, rejoignez Richard MacMannus, le fondateur de ReadWriteWeb, à l’occasion d’une rencontre exceptionnelle avec <a href="http://www.socialtext.net/cdt/index.cgi?blogger_profile_ai_weiwei">Ai Weiwei</a> et <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Jack_Dorsey">Jack Dorsey</a> de Twitter. Cette table ronde exceptionnelle sera modérée par Orville Schnell, le directeur du centre des relations Sino-Américaine de l’Asia Society à New York.</p>
<p>La conversation sera centrée sur la pertinence des nouveaux réseaux sociaux, l’activisme digital, et leurs effets positifs sur les changements sociaux.</p>
<p>Cette conversation historique sera diffusée en direct sur ReadWriteWeb. Réservez la date : cette rencontre aura lieu lundi 15 mars prochain a 13h30 heure de Paris.</p>
<p>Si vous souhaitez poser une question à Ai Weiwei ou Jack Dorsey, vous pouvez le faire (an anglais) sur la <a href="http://www.google.com/buzz/teamrww/SZi3KGZiZ3r/We-just-announced-that-Richard-MacManus-is-going">zone RWW de Google Buzz</a> ou en Français dans les commentaires ci-dessous.</p>
<p>En attendant, la vidéo ci dessous vous donnera un aperçu de qui est Ai Weiwei, en tant qu’artiste et activiste.</p>
<a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/03/08/a-la-une/conversation-avec-ai-weiwei-activiste-digital-artiste-contemporain/"><p><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></p></a>
<p style="text-align: right;"><em>(image d’illustration : © Ai Weiwei)</em></p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=7674&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Challenge Humanitech : créativité et technologies au service de l’humanitaire</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2010/03/08/agenda/challenge-humanitech-crativit-technologies-service-de-lhumanitaire/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 06:50:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>

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		<description><![CDATA[Organisé par la Fondation Casques Rouges, le Challenge Humanitech invite les étudiants de toute l’Europe et de toutes disciplines à développer des outils technologiques innovants, destinés à faciliter l’action humanitaire.
Parrainés par des professionnels de l’humanitaire et des nouvelles technologies, 50 équipes défendront leurs projets dans l’une des catégories suivantes : télécommunication et réseaux, développement durable [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Organisé par la Fondation <a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/11/16/a-la-une/nicole-guedj-technologies-humanitaire-casques-rouges/">Casques Rouges</a>, le Challenge Humanitech invite les étudiants de toute l’Europe et de toutes disciplines à développer des outils technologiques innovants, destinés à faciliter l’action humanitaire.<br />
Parrainés par des professionnels de l’humanitaire et des nouvelles technologies, 50 équipes défendront leurs projets dans l’une des catégories suivantes : télécommunication et réseaux, développement durable ou web.</p>
<p>Les 27 et 28 mai prochains auront lieu deux journées qui cloturerons le challenge Humanitech de cette année, le 27 au <a href="http://www.lecomptoirgeneral.com/">Comptoir Général à Paris</a> où aura lieu une journée de travail réunissant parrains et étudiants participants au challenge et le 28 à <a href="http://lacantine.org/">La Cantine</a> où se réunira le jury. (disclosure : je suis l’un des parrains auprès d’une des équipes participantes et RWW est partenaire de l’opération)</p>
<p>Ce concours est une occasion unique pour des étudiants de toutes formations de mettre en œuvre leurs compétences et leur créativité au service de l’humanitaire. La créativité avec les technologie est aujourd’hui enseignée aussi bien dans les école d’ingénieur que dans les école de commerce, Humanitech vous propose de la mettre au service du secteur humanitaire en imaginant une innovation qui pourrait aider à faire avancer l’humanitaire.</p>
<p>L’année dernière, c’est un purificateur d’eau saumatre à distillation solaire conçu par des étudiants de l’IUT Grenoble qui a remporté la première édition du Challenge Humanitech. Les lauréats sont repartis avec un chèque de 5 000 euro qui leur a permis de développer un prototype.</p>
<p>Deux autres projets particulièrement innovants avaient retenu l’attention du jury : Humanidrone, qui permet de fournir des cartographies satellitaires aux ONG et Génération Humanitaire, un site Internet de mise en relation entre les bénévoles et les associations.</p>
<p>Trois projets qui illustrent la diversité des compétences qui participent chaque année à Humanitech.</p>
<p>Les <a href="http://www.challenge-humanitech.com/francais/le-concours/">inscriptions sont encore ouvertes jusqu’au 24 mars</a>.</p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=7666&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>La civilisation numérique : un nouveau contexte stratégique pour l’entreprise</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2010/03/05/analyse/civilisation-numerique-nouveau-contexte-strategique-entreprise/</link>
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		<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 13:30:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Henri Verdier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Prospective]]></category>

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		<description><![CDATA[Henri Verdier est un spécialiste de l’innovation en matière de contenus et services numériques, il est directeur de la prospective a l’Institut Télécom et président du Pôle de compétitivité Cap Digital.
Ce n’est pas seulement le management ou la distribution qui sont bouleversés par le numérique : c’est la valeur, l’échange et les aspirations sociales. C’est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><em><img class="alignleft size-full wp-image-7662" title="henriverdier" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/03/henriverdier.jpg" alt="henriverdier" width="96" height="96" />Henri Verdier est un spécialiste de l’innovation en matière de contenus et services numériques, il est directeur de la prospective a l’<a href="http://www.institut-telecom.fr/fr_accueil.html">Institut Télécom</a> et président du Pôle de compétitivité <a href="http://www.capdigital.com/">Cap Digital</a>.</em></p></blockquote>
<p>Ce n’est pas seulement le management ou la distribution qui sont bouleversés par le numérique : c’est la valeur, l’échange et les aspirations sociales. C’est une nouvelle civilisation qui se dessine, dans laquelle les règles stratégiques fondamentales seront redéfinies.</p>
<p>Chaque grande époque de civilisation peut être analysée comme un équilibre entre des technologies disponibles, un état de l’économie (lié à ces technologies – par exemple via leur besoin en concentration de capital), des politiques (ou des techniques de pouvoir) et des aspirations sociales. L’Antiquité, la Renaissance s’équilibraient autour d’une cohérence entre la manière de construire, de régir, de produire, de voyager… La Révolution industrielle a connu un autre équilibre avec le charbon, l’acier, le chemin de fer, Haussmann, des méthodes de police, le balbutiement des démocraties, l’émergence du concept de nation. Comme les Trente Glorieuses avec un accord entre l’avion, l’automobile, l’électricité, le pétrole, l’habitat vertical, la production de masse, les mass médias, le marketing et la consommation de masse. Ce qui est intéressant pour l’entreprise, c’est de sentir à chaque époque l’équilibre entre ce qu’est une entreprise, comment elle s’organise, ce que veulent les gens, ce qu’ils achètent, la manière dont ils s’informent… Tout cela est cohérent.</p>
<p>Or, j’ai la conviction que nous sommes en train de vivre l’émergence d’une nouvelle époque, dont les technologies de bases seront l’informatique, les télécoms et les nanotechnologies et qui verra émerger un nouvel équilibre. On en voit déjà les prémices : le marketing et la consommation de masse s’essoufflent ; on aspire à la personnalisation, la participation, à la transparence et au contrôle.</p>
<p>Ce qui change, ce n’est donc pas l’économie, c’est la civilisation et les entreprises devront y trouver leur place, leurs chaînes de valeurs,  leurs méthodes, leurs stratégies, leur organisation du travail et leurs techniques de management appropriés. Marc Giget, titulaire de la chaire d’innovation du Cnam, appelle cela la « synthèse créative » (et ce concept déborde largement l’économie). Tous les grands changements se sont passés ainsi : pendant un temps plus ou moins long, d’innombrables inventions s’accumulent et, soudain, une nouvelle synthèse prend corps. Pour illustrer son propos, ce chercheur 2 300 innovations technologiques : les techniques de construction, de taille des pierres, le travail du verre, etc. explique que le passage du roman au gothique intègre</p>
<p>Le numérique est au fond un long processus de transformation globale de la société. Un moment de synthèse créative.</p>
<p><strong>Quels seront les secteurs porteurs pour la création d’entreprise ?</strong></p>
<p>Concrètement, cette transformation, contient en particulier trois transformations essentielles pour les entreprises :</p>
<p>Premièrement, on assiste au décollage ultra-rapide de secteurs complètement nouveaux : le jeu vidéo, le serious game, la robotique, l’image 3D, les TIC appliquées à la santé…  Pour les entreprises qui veulent se positionner sur ces secteurs qui atteignent parfois des croissances annuelles de 500 %, l’agilité et la réactivité sont la clé : comment puis-je aller vite et me développer dans de tels secteurs ? Par sa culture, la France n’est pas forcément le pays le mieux armé dans ces secteurs : elle devra compter sur ses PME et les  aider à atteindre cette hypercroissance sans ce heurter à ce plafond de verre qui pénalise nos petites entreprises.</p>
<p>Deuxièmement, on assiste à la redéfinition de secteurs industriels entiers : à des mutations spectaculaires de vieilles industries, lourdes, capitalisées et structurées.</p>
<p>L’exemple de la distribution d’énergie aux États-Unis est très représentatif de cette question. À l’arrivée de l’administration Obama, les piètres infrastructures américaines offraient au pays deux options : soit réinvestir sur l’infrastructure existante, soit repenser radicalement la logique du système. Il a opté pour cette deuxième solution, et le smart grid en lançant des recherches pour redéfinir la distribution, mettre en place un système de distribution point à point, avec des logiques de routages, des voies de retour… au fond comme Internet. C’est l’activité même de distribution d’énergie qui est repensée.</p>
<p>On voit la même chose dans le domaine des transports. Quand Peugeot annonce commercialiser des «unités de mobilité», le système «Mu», il émet un signal fort de mutation : son métier n’est plus uniquement de faire et vendre des automobiles, mais de proposer une expérience utilisateur autour du transport. Il en va de même pour la banque, qui se diversifie, et dans de nombreux autres secteurs. On peut aussi analyser les stratégies d’Apple ou d’Amazon comme des manières de redéfinir profondément les métiers autour de l’expérience utilisateur.</p>
<p>La troisième grande transformation englobe et dépasse les deux autres. C’est une transformation stratégique globale. Les méthodes qui ont du succès aujourd’hui reposent toutes sur l’intégration d’une stratégie numérique. On l’a vu avec la campagne d’Obama. Il ne s’est pas contenté de « twitter », d’être présent sur Facebook. Au lieu de communiquer en martelant des messages, il a suscité des groupes à qui il a donné des outils et du pouvoir d’agir. Il a fait du « vrai » community management et de l’ »empowerment », notamment sur Internet. C’est juste un exemple de bouleversements stratégiquess : community management, empowerment, modèles open source, interopérabilité des systèmes, plateformes d’innovation ouvertes et partagées… majeur</p>
<p>Ce sont des axes forts pour les entreprises, et même pour les Etats. Et ce n’est pas simple, car « conduire une politique » d’innovation « ouverte, collaborative et sociale » ressemble, en première analyse, à un paradoxe.</p>
<p>D’autant que tout cela ne fait évidemment pas disparaître le reste : on continue à faire de l’agriculture, de secondaire et du tertiaire, mais on le fait différemment  C’est la ligne de front qui se déplace.</p>
<p><strong>Vers quel modèle d’entreprise s’oriente-t-on ?</strong></p>
<p>Toujours selon cette analogie de la ligne de front (qui montre que l’ancien théâtre d’opération existe toujours, mais que le maximum d’intensité se déplace), on constate, dans le monde proche de la révolution numérique, un modèle de succès qui semble dominant et dans lequel la clé du succès semble être la capacité à capter le potentiel d’innovation et de créativité de l’écosystème.</p>
<p>C’est la théorie du capitalisme cognitif de Yann Moulier Boutang. Pour le dire simplement, elle souligne qu’à l’époque de la première Révolution industrielle, on mécanisait la force physique, et on injectait de l’intelligence du savoir et du savoir-faire dans les machines. D’où l’importance incroyable, dans ce modèle, de la propriété intellectuelle, des brevets et du droit d’auteur. L’objectif était de capter et de décupler la force physique des salariés. Ensuite, on la vendait via une conception centralisée et un marketing de masse.</p>
<p>Aujourd’hui, à l’évidence, on industrialise aussi les fonctions symboliques et computationnelles qui sont de l’ordre de l’intelligence. Et cela amène des transformations massives. Les machines sont capables de calculs complexes, il faut désormais injecter de l’innovation et de la création collective dans le système. La question de la propriété intellectuelle va ainsi beaucoup changer, car on se nourrira, des autres. Depuis les années 80, on essaie de breveter le plus de choses possibles : le vivant, le génome… Ce sont des tentatives pour sauver un modèle qui s’essouffle. Mais l’avenir semble plus à la captation des énergies extérieures aux entreprises qu’à la sécurisation à outrance de ses actifs immatériels. de l’extérieur</p>
<p>Les grandes stratégies des acteurs structurants du numérique, tels Apple ou Facebook, ne reposent plus sur les dialectiques produit / service ou contenu/contenant. Qu’est-ce qu’un iPod au fond ? Un contenu ? Un contenant ? Un usage ? Tout à la fois : c’est un écosystème cohérent qui fait graviter en harmonie des interfaces, des contenus, des gens, de l’argent, de la liberté pour l’utilisateur, qui sécrète et agrège un maximum de valeur autour de lui. On sent la même chose avec le Kindle d’Amazon : lorsque je me connecte, l’objet me reconnaît, si je le perds et que je le remplace, je peux retrouver mes ouvrages, n’importe tout dans le monde y compris sur mon PC ou mon iPhone. Et la belle interface du Kindle dissimule en même temps un accès 3G prépayé pour télécharger des livres du monde entier, ainsi que l’accès confortable à tout cet écosystème.. C’est un écosystème accueillant qui capte de la valeur.</p>
<p>C’est ce qu’explique Yann Moulier-Boutang : on se met maintenant à rechercher des valeurs qui étaient jusqu’alors hors marché : les échanges, l’intensité, l’excitation, le nombre d’amis, la vitesse de circulation des idées, l’économie de la contribution, etc. Pour expliciter l’intérêt de ce mouvement, il utilise l’excellente métaphore  des abeilles. Les économistes américains ont en effet voulu chiffrer l’économie de l’apiculture calculée en termes de production de miel et de cire. Une fois que ceci fut fait, on essaya de calculer le coût de leur disparition. On s’aperçut alors que la disparition des abeilles coûterait 350 fois plus que le manque à gagner pour les apiculteurs. En fait, la pollinisation, avec ses échanges fluides, sa circulation, génèrait 350 fois plus de chiffres d’affaires par son action dans d’autres secteurs, à l’extérieur du marché de l’apiculture. Il en va de même dans le numérique. On crée beaucoup de valeur d’usage, d’échanges, de circulation, de contribution ou de «remix» autour des usages du numérique.  Et les grands acteurs essaient désormais de capter ces valeurs extérieures à la valeur directe.</p>
<p>Ce modèle ne s’applique pas à tout le monde, mais à beaucoup. Tous ceux qui étaient dans une relation cliente étroite peuvent penser à un passage aux services.</p>
<p><strong>Comment va évoluer l’innovation au sein des entreprises ?</strong></p>
<p>C’est un peu la même chose. L’économie a découvert tardivement que l’innovation était l’une des principales source de la croissance. L’idée a mis du temps à rentrer dans les politiques publiques. Et cette question est encore bien souvent traitée dans un ancien cadre stratégique. Nous sommes restés très proches d’une innovation planifiée, ce qui, grâce à nos très bons ingénieurs et fonctionnaires, nous a permis de remporter de grands succès, par exemple dans le nucléaire, l’aérospatial ou l’aéronautique.</p>
<p>Mais dans le numérique, les grandes ruptures ne sont jamais venues de la sorte : le web, le p2p, la messagerie instantanée, Google, les réseaux sociaux : toutes ces innovations sont nées dans des startups, des laboratoires de recherche publique ou chez des activistes. Il y a là un modèle d’innovation collaborative qu’il faut s’approprier.</p>
<p>J’ai pensé un temps qu’en raison de la jeunesse du numérique, la «barrière à l’entrée » des sociétés sur le marché était faible, ce qui justifiait la prééminence de cette innovation ouverte. Je pense aujourd’hui que les causes sont plus profondes. D’abord parce que cette tendance d’innovation «low tech», ultra-rapide et proche des usages n’est pas prête de se tarir. Nous sommes au tout début du web social. Regardez Facebook, qui n’est grand public que depuis quatre années et regroupe 400 millions d’internautes, représente un quart des pages vues aux États-Unis, et est la troisième source d’information en ligne du pays. Et pourtant, il ne propose quasiment aucune rupture technologique. C’est juste une autre manière de configurer l’information.</p>
<p>Mais derrière ces révolutions du web social, nous aurons les services mobiles, surtout de la géolocalisation peu exploitée jusqu’à présent et les paiements sans contact de type NFC (Near Field Contact ou Communication en Champ proche, technologie de transmission d’informations par radio à quelques centimètres). Nous aurons le développement de l’Internet des objets, puis l’interfaçage entre le monde d’internet et celui de l’objet physique, qui commence à s’intéresser à l’open source pour créer des modèles collaboratifs. Les nanotechnologies, notamment appliquées à la santé, vont se déployer, mais demanderont sans doute plus de moyens.</p>
<p>Toutes ces ruptures à venir nous laissent présager l’importance durable des formats d’innovation ouverte, collaborative et sociale au moins en équivalence avec les formats d’innovation planifiée.</p>
<p><strong>La France sera-t-elle capable de créer de nouveaux acteurs majeurs du numérique ?</strong></p>
<p>J’ai d’abord la certitude que nous sommes bien capables de créer des acteurs majeurs. Les Français sont très créatifs et entreprenants, et mondialement connus pour cela. Le problème est plutôt que nous ne savons pas faire croître nos entreprises. Nous sommes faibles en marketing, en business development voire en management. Nous faisons sans doute partie des trois plus grands pays pour former des ingénieurs, ce n’est pas le cas concernant les managers, les banquiers et les capitaux-risqueurs.</p>
<p>Cela n’a pas toujours été le cas. A la fin XIX°, la France était leader mondial dans 22 innovations sur 25 : automobile, aviation, haute-couture, banque, etc. C’était l’époque où l’on construisait la Tour Eiffel en prévoyant de la démolir à la fin d’une exposition universelle. À cette période, les gens étaient visionnaires et n’avaient pas peur d’entreprendre. Nous y avons inventé la plupart des formes juridiques des entreprises. La force de la France était dans ses entrepreneurs, avec un esprit concret et un esprit universaliste. Nous avons détruit cette dynamique au cours de la première guerre mondiale, mais nous en sommes capables.</p>
<p>Nous sommes toutefois restés très «Ancien Régime », sensibles aux étiquettes, au protocole, aux corps, aux clans, aux diplômes.  Dans la Silicon Valley, si vous n’avez pas échoué deux fois on se méfiera un peu de votre manque d’expérience (mais on vous prêtera quand même quelques millions d’euros si le projet a l’air bon…). En France, si vous avez raté deux startups, on vous considèrera comme un cas difficile. Le système éducatif, avec toutes ses qualités, n’encourage pas non plus la prise de risque, tant l’on y paye cher et longtemps le plus petit échec.</p>
<p>La stratégie de capital-risque à la française est dans la même veine. Elle protège le portefeuille. Un <em>venture capitalist</em> américain va plus jouer à la manière d’un producteur d’Hollywood : essayer de faire au moins un <em>blockbuster</em> sur dix investissements, quitte à se rater sur six autres films. Il a une stratégie d’investissement et de gestion complètement différente et ne joue pas la même partie que nous. D’ailleurs, les résultats sont différents : nos PME ne coulent pas trop, mais elles deviennent rarement de grosses sociétés comme Google.</p>
<p>Nous partons donc avec quelques handicaps pour la pure création d’entreprises, même si l’on sent un changement d’état d’esprit collectif. Mais nous avons d’autres atouts : des secteurs très performants, des grandes entreprises capables de mutations rapides, des infrastructures exceptionnelles, quelques points forts très importants pour les prochaines batailles du numérique (télécommunications, design, jeu vidéo et image 3D, robotique ou e-learning par exemple).</p>
<p><strong>Comment enseigner l’innovation et l’entrepreneuriat ?</strong></p>
<p>Notre système éducatif, jusqu’à l’université, est sans doute meilleur que l’américain pour la transmission de connaissances solides structurées. Mais, au sortir du supérieur, les Américains ont confiance en eux, le goût d’entreprendre, le sens du travail collectif et n’ont pas peur de l’échec. Pendant que nous apprenons la dictée puis la dissertation, ils apprennent à mener un débat, à défendre une thèse, ils travaillent le storytelling. Notre système éducatif est bon dans la transmission du savoir, mais il transmet en même temps des comportements sociaux datés.</p>
<p>Mais il est bien loin d’être seul en cause : il faut changer certaines attitudes à toutes les échelles.</p>
<p>Nos <em>venture capitalists</em> sont généralement très proches des banques de dépôt. Ce ne sont pas des pures players et ils ont des stratégies d’investissement assez conservatrices. Nos petites entreprises n’ont pas forcément l’ambition de devenir des grandes structures. Nos diplômés des Grandes écoles ne s’orientent pas forcément vers des PME à forte croissance, même si certains commencent à s’intéresser à la création d’entreprises.</p>
<p><strong>Comment va évoluer le management ?</strong></p>
<p>Je serais bien incapable de prédire toutes les évolutions à venir dans le management.</p>
<p>Je suis en revanche convaincu qu’il devra prendre en compte un nouvel état de fait : l’entreprise est devenue poreuse, les gens viennent avec leurs réseaux sociaux, leurs ressources, leurs «alliés». Ce mouvement a été très visible avec les traders, qui ont réussi à s’approprier 30 % de la plus-value qu’ils généraient parce que cette richesse était générée par leur carnet d’adresses, leur système d’information et non pas par la société qui les embauchait. Ils étaient au fond les seuls salariés qui avaient repris en main leur valeur ajoutée (peut-être cela explique-t-il en partie l’opprobre qu’ils ont subie face à la défaillance complète d’un système)… Avec les réseaux sociaux et le numérique, cet aspect va s’étendre à d’autres secteurs d’activité.</p>
<p>Cela se traduit par exemple très concrètement sur les systèmes d’information. Il y a plus de puissance distribuée hors de l’entreprise que dedans. Les gens contournent les systèmes de sécurité pour se connecter à leurs boites mails, leurs réseaux sociaux, etc. Il va falloir repenser en profondeur les stratégies de sécurité qui ne peuvent plus consister en une grande muraille, mais qui vont devoir travailler la diffusion de l’information et savoir ce qui doit être sanctuarisé. Cela implique de revoir la gouvernance, les organigrammes, les personnes décisionnaires…</p>
<p>Les gens sont moins protocolaires et aspirent à « moins de pyramides». Je l’ai constaté de près dans certains lieux de pmouvoir, avec la coexistence de deux cultures, assez étanches, globalement réparties entre les plus de 40 ans et les autres. Les plus anciens centralisent et conservent l’information (qui est, naturellement, une forme du pouvoir), et fonctionnent donc de manière pyramidale et cloisonnée. Pendant ce temps, les plus jeunes construisent leur pouvoir à travers la diffusion des informations qu’ils ventilent, afin de devenir le nœud stratégique à travers lequel tout doit passer. C’est un peu moins caricatural dans la réalité, mais je vois bien cette tendance à l’oeuvre.</p>
<p><strong>Qu’appelez-vous « plafond de verre » pour les entreprises et comment le traversera-t-on ?</strong></p>
<p>Parmi les 500 plus grandes sociétés mondiales, la moitié environ sont américaines et juste un peu moins sont européennes. Parmi les Européennes présentent dans le classement, très peu de grosses entreprises ont moins de 25 ans : elles sont presque dix fois plus nombreuses parmi les Américaines. Le plafond de verre que j’évoque cette barrière invisible qui interdit quasiment d’accéder au CAC 40 quand on crée une entreprise en France aujourd’hui. Cela s’explique en partie par l’efficacité de nos grands groupes, très internationalisés, qui savent muter et changer de métier et qui, du coup, tiennent les nouveaux arrivants à l’écart. S’y ajoute ce que nous avons évoqué précédemment sur le côté conservateur de l’économie française.</p>
<p>Ca pourrait ne pas être grave, mais ça nous a sans doute fait rater la révolution ultra-rapide du web puis du web 2.0.</p>
<p>Il n’y a pas de solution miracle à un problème à ce point culturel. On pourrait envisager un Small Business Act européen pour rediriger une partie des dépenses publiques dans les PME. On pourrait également travailler profondément l’éducation. On pourrait encourager la mobilité des hauts fonctionnaires dans le monde des PME.</p>
<p>On pourrait chercher et trouver des formats d’actions publiques qui favorisent l’innovation ouverte, collaborative et la mise en réseau. C’est ce que sont, au fond, les pôles de compétitivité qui reposent sur une idée novatrice : ne plus investir seulement sur les technologies, ni sur des sociétés, mais sur des écosystèmes dont la gestion est assurée par ceux qui le composent.</p>
<p>Et puis, surtout, il faudrait se promener. Les choses changent, le numérique permet d’abolir les distances et le temps : le monde s’est raccourci et il faut en prendre conscience. Je trouve que toutes les PME françaises devraient pouvoir partir à l’étranger au moins une fois par an. En France, on a tendance à beaucoup se positionner par rapport aux États-Unis : on aime ou on adore mais, au fond, on ne connaît pas. Et je ne parle même pas du reste du monde… Alors voyageons !  Ca relancera pas mal de choses.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(article initialement publié sur <a href="http://henriverdier.blogspot.com/">le blog d’Henri Verdier</a>)</em></p>
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		<title>Internet, ce formidable outil d’accès à la connaissance (ou pas)</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 07:58:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>

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		<description><![CDATA[Internet, formidable outil d’accès à la connaissance ? Cette litote est ce que l’on peut espérer de mieux de nos jours dans la bouche d’un politicien Français, la plupart se contentant du célèbre “on y trouve le pire comme le meilleur”.
Il est temps de mettre les choses à plat.
Intentions vs. usages
C’est une cruelle leçon que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Internet, formidable outil d’accès à la connaissance ? Cette litote est ce que l’on peut espérer de mieux de nos jours dans la bouche d’un politicien Français, la plupart se contentant du célèbre “on y trouve le pire comme le meilleur”.</p>
<p>Il est temps de mettre les choses à plat.</p>
<h2>Intentions vs. usages</h2>
<p>C’est une cruelle leçon que beaucoup de startups ont appris à leur dépens, et que certaines ont su utiliser à leur avantage. Entre l’intention ou la vision de départ et les usages qui se développent sur un outil internet, le décalage peut être considérable.</p>
<p>C’est également valable pour l’internet dans son ensemble : si certains ont pu, notamment dans les années 90 à l’époque du portail, y voir un fantastique outil d’accès à la connaissance (ou à l’entertainment, la plupart du temps), les usages qui s’y sont développés dans la décennie qui a suivi devraient leur montrer qu’il serait temps de mettre à jour leur vision.</p>
<p>La <a href="http://www.comscore.com/Press_Events/Press_Releases/2009/4/Instant_Messaging_Most_Popular_Online_Activity_in_France">dernière étude de Comscore</a> sur l’usage d’internet en France est à ce titre révélatrice.</p>
<p>Cette étude a le mérite de ne pas compter les visiteurs mais le temps passé, on se rapproche ainsi au plus près des usages, et ceux ci semblent indiquer que non, internet n’est pas seulement un outils d’accès à la connaissance et aux contenus, c’est avant tout un outil social qui permet aux hommes et aux femmes d’interagir.</p>
<p>Email, messagerie instantanée et réseau sociaux occupent aujourd’hui près d’un tiers du temps passé sur internet. Cette part de ‘temps de cerveau disponible’, dont la mesure remonte en fait à un an, ne cesse de croitre. Tout laisse à penser qu’elle arrivera, tôt ou tard, à rivaliser avec l’accès à l’information et aux contenus.</p>
<p>Mais de quels contenus, au fait ? Pas de données disponibles en terme de temps passé, il faudra se rabattre sur <a href="http://www.mediametrie.fr/internet/communiques/l-audience-internet-en-janvier-2010.php?id=213">les classements en visiteurs uniques</a> de Mediamétrie, qui au final n’indiquent pas grand chose, mais il faudra s’en contenter, on s’aperçoit tout de même que dans le Top10 des audiences française :</p>
<ul>
<li>On trouve trois sites (groupe de sites) de contenus, MSN, Orange, et l’Internaute.</li>
<li>On trouve deux sites de contenus collaboratifs ou générés par les utilisateurs (Wikipedia et YouTube)</li>
<li>Le reste ne sont que des services.</li>
</ul>
<p>Là encore, et même en utilisant la vision que Médiamétrie tente d’imposer de l’internet – héritée d’une appréhension très ‘télé’ d’un truc qui n’est même pas un média à proprement parler, la conclusion est cinglante : internet n’est pas un fantastique outil d’accès à la connaissance, c’est bien plus que cela, le limiter à cette vision étriqué est le signe évident que la personne qui prononce cette phrase ne sait absolument pas de quoi elle parle.</p>
<p>A l’avenir, méfiez vous de ce qui suit dans un discours qui commence aussi mal. Il y a toutes les chance qu’il émane, au mieux, de quelqu’un qui n’a rien compris à internet, au pire, de quelqu’un qui voudrait le transformer en Minitel™ 2.0.</p>
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		<title>Surveillance et censure de l’internet Iranien : le parlement Européen critique sévèrement Nokia</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Mar 2010 15:51:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouveau]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Le Parlement européen]]></category>
		<category><![CDATA[Nokia]]></category>
		<category><![CDATA[siemens]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans une résolution prise hier, le parlement Européen critique sévèrement le rôle joué par Nokia-Siemens dans la terrible répression qui a suivi la révolution verte en Iran, qui protestait contre l’élection du président Ahmadinejad.
Selon les propres mots de la résolution, le parlement “critique vivement les sociétés internationales, en particulier Nokia Siemens, qui fournissent aux autorités [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans <a href="http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+MOTION+B7-2010-0079+0+DOC+XML+V0//FR">une résolution prise hier</a>, le parlement Européen critique sévèrement le rôle joué par Nokia-Siemens dans la terrible répression qui a suivi la révolution verte en Iran, qui protestait contre l’élection du président Ahmadinejad.</p>
<p>Selon les propres mots de la résolution, le parlement “critique vivement les sociétés internationales, en particulier Nokia Siemens, qui fournissent aux autorités iraniennes la technologie nécessaire à la censure et à la surveillance, contribuant ainsi à la persécution et à l’arrestation de dissidents iraniens”.</p>
<p>On ne saurait être plus clair : Nokia a du sang sur les mains.</p>
<p><img src="../wp-content/uploads/2009/07/nokia-iran-iranelection-by.jpg" alt="" width="600" height="450" /></p>
<p>Le parlement a également demandé à la commission Européenne de prohiber les exportations de technologies de surveillance vers l’Iran et vers les pays où “elles pourraient être utilisées pour commettre des atteintes aux droits de l’Homme”.</p>
<p>Nokia, qui a tenté de nier toutes les accusations portées à son encontre depuis que l’affaire est sortie dans les journaux (étrangers) et <a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/07/06/divers/boycott-nokia-siemens/">dans les blogs</a> depuis l’été dernier, a tout d’<a href="http://www.nokiasiemensnetworks.com/press/press-releases/provision-lawful-intercept-capability-iran">abord affirmé</a> n’avoir fourni que les systèmes légaux de surveillance standards et obligatoires pour tout types d’installations téléphoniques.</p>
<p>Dans un second temps, Nokia Siemens <a href="http://www.nokiasiemensnetworks.com/further-to-the-statement-published-on-june-22-2009-provision-of-lawful-intercept-in-iran">a admis</a> que la technologie vendue aux Iraniens était en mesure “d’intercepter les conversations téléphoniques et les SMS”. Aucune allusion à des capacités d’analyse plus poussées.</p>
<p>En réalité, comme le révèle <a href="http://fifi.voima.fi/artikkeli/Technology-failed-Iran/3407?page=1">le site finlandais Fifi Voima</a> la technologie fournie par Nokia Siemens va bien au delà de ce que Nokia veut bien admettre. Dans un document destiné aux autorités Iranienne qui leur est parvenu, Hanna Nikkanen décrit des capacités d’interception particulièrement sophistiquées.</p>
<p>Trois systèmes distincts de surveillance auraient été fournis aux Iraniens : une plateforme d’interception des conversation (LIG) complétée d’un dispositif appelé “Centre de Surveillance” (<a href="http://www.voima.fi/tiedostot/NSN_Image_Bro_web1.pdf">pdf</a>) censé n’être utilisable que pour surveiller les conversations téléphoniques lui aussi, mais également des technologies plus dangereuses, surtout quand elles sont aux mains de régimes autoritaires : parmi elles, vous l’aurez deviné, le <a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/01/12/analyse/deep-packet-inspection-censure-filtrage/">Deep Packet Inspection</a>, comme <a href="http://arstechnica.com/tech-policy/news/2010/03/how-nokia-helped-iran-persecute-and-arrest-dissidents.ars">le révèle ArsTechnica</a>. (l’ensemble des documents fuités sont <a href="http://www.voima.fi/tiedostot/cdconts.html">disponibles sur le site de Fifi</a>)</p>
<p><strong>C’est illégal !?</strong></p>
<p>Non, pas du tout, et c’est là la réponse du berger à la bergère, ce qui semble ahurissant et criminel est parfaitement légal. Cette montée en puissance des technologies de surveillance n’a fait que suivre le fil des progrès technologiques en partant de l’époque où les écoutes téléphoniques se faisaient en posant des fils sur un raccordeur et en enregistrant les conversations sur bandes magnétiques (dans une cave de l’Elysée).</p>
<p>Pire, c’est nous, les Européens, comme l’explique Fifi, qui sommes à l’origine de tout cela. C’est nous qui avons rendu obligatoire la fourniture de technologies de surveillance lors de la mise en place de réseaux téléphoniques. Nous sommes ainsi passés du téléphone filaire au GSM, et le numérique est passé par là sans que quiconque se penche sur les conséquences que cela pourrait avoir.</p>
<p>Après avoir accordé aux gouvernements Européens le droit – sous le contrôle d’un juge – de surveiller les conversations téléphoniques, puis étendu cela au réseau GSM et 3G et à tout ce qui y passe (et donc à l’internet mobile), nous avons – généreusement – accordé ce droit à la terre entière.</p>
<p>Au printemps dernier, Nokia Siemens isolait dans une société dénommée <a href="http://www.trovicor.com/">Trovicor</a> ses activités dédiées aux solutions de surveillance.</p>
<p>Isolé de la maison mère, le discours de Trovicor est du coup plus décomplexé que celui de Nokia. Fin février, lors d’une conférence à Dubaï, l’un des responsables de Trovicor faisait la déclaration suivante :</p>
<blockquote><p>“Durant des siècles, les circuits de communications commerciaux [les réseaux téléphoniques] était sous le contrôle et la régulation des gouvernements” […] “l’internet, avec sa structure et ses applications décentralisées, a laissé les autorités incapables d’obtenir un accès légitime à l’information qui leur est vitale pour prévenir et combatre les criminels. Dans cette présentation, Trovicor vous montrera un concept holistique pour reprendre le contrôle de l’internet et le remettre dans le mains de ceux à qui il appartien : les forces de l’ordre et les services secrets”.</p></blockquote>
<p>On ne sait pas – contrairement à l’ACTA, si des représentants du gouvernement Français étaient dans la salle lors de cette présentation ;-).</p>
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		<title>Précisions sur ls tracas de Google en Italie</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Mar 2010 09:04:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Global Voices</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>

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		<description><![CDATA[La semaine dernière, un magistrat a condamné trois dirigeants de Google pour violation de la loi italienne sur la vie privée pour une vidéo téléchargée vers la fin de l’année 2006 sur le site Google Video. Elle montrait un adolescent handicapé tyrannisé par des écoliers à Turin. Chacun des responsables de Google en Italie a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La semaine dernière, un magistrat a condamné trois dirigeants de Google pour <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/03/02/washington-juge-navrante-la-condamnation-de-google-en-italie_1313565_651865.html">violation de la loi italienne sur la vie privée</a> pour une vidéo téléchargée vers la fin de l’année 2006 sur le site Google Video. Elle montrait un adolescent handicapé tyrannisé par des écoliers à Turin. Chacun des responsables de Google en Italie a été condamné à six mois de prison avec sursis. C’est<a href="http://www.nytimes.com/2010/02/25/technology/companies/25google.html"> l’une des premières affaires au monde </a>[selon le New York Time, en anglais] où des responsables d’une entreprise sont condamnés au pénal pour atteinte à la vie privée sur la bases de contenus numériques publiés sur son système. <a href="http://www.vividown.org/">Vivi Down</a> [en italien] une association italienne représentant des personnes atteintes du syndrome de Down et le père de l’enfant, à Milan, se sont battus pour que les dirigeants de Google soit poursuivis au pénal (l’un a été inculpé uniquement pour “diffamation”, une charge rejetée par la suite).</p>
<p>Le tribunal a rejeté les charges de “diffamation” mais a retenu une accusation de “manipulation illégale de données personnelles”, décidant qu’au terme de la loi européenne sur la protection de la vie privée, reprise par la législation italienne, Google aurait du obtenir une autorisation avant de les publier. En d’autres termes, tout fournisseur d’accès à Internet ou intermédiaire qui travaille sur le territoire italien est maintenant <a href="http://gigaom.com/2010/02/28/google-italy-and-the-future-of-media/">co-responsable de la légalité</a> des contenus  “données personnelles” (vidéos, textes, audio ou autres données) <em>avant</em> même qu’une plainte ne soit éventuellement déposée pour ce contenu<em>.</em> Google a été considérée par les juges comme une<a href="http://www.siliconvalleywatcher.com/mt/archives/2010/02/google_is_a_med_1.php"> entreprise de communication </a> (ce qui veut dire, un <em>fournisseur de contenus</em><em> </em>, un éditeur), et par conséquence responsable de ce qu’elle publie. Contrairement à l’opinion répandue et la pratique en matière d’Internet (comme le rappelle <a href="http://googleblog.blogspot.com/2010/02/serious-threat-to-web-in-italy.html">Google lui même)</a> qui veut que Google soit simplement un <em>fournisseur de services</em> sur le Net, et, en tant que tel, ne soit pas directement responsable des contenus qu’il héberge – une distinction cruciale dans la décision des juges italiens. Il semble que la condamnation prononcée soit aussi en contradiction avec <a href="http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CELEX:32000L0031:FR:NOT">une directive de l’Union européenne</a> [en français] sur le commerce électronique qui accorde aux fournisseurs de services une protection pour le contenu qu’ils hébergent.</p>
<p>Les juges ont constaté que Google a attendu pour retirer la vidéo que la plainte soit déposée par l’association Vivi Down, dont le nom était mentionnée par les garçons dans la vidéo. La vidéo a été tournée en mai 2006 et téléchargée le 8 septembre par les élèves impliqués. Ils ont été identifiés depuis grâce à la vidéo et condamnés en décembre 2007 à 10 mois de travaux d’intérêt général et à un contrôle judiciaire. La vidéo est restée en ligne pendant environ deux mois, comme l’attestent <a href="http://gilioli.blogautore.espresso.repubblica.it/2010/02/26/bullismo-su-google-come-andata/">des échanges de courriels </a>[en italien]. Le 6 novembre 2006, à 17h20, un utilisateur italien a alerté pour la première fois les modérateurs de Google sur cette vidéo au contenu douteux. La vidéo a été enfin retirée 24 heures plus tard, après une rapide consultation par Internet entre Google Italie et le siège de l’entreprise à  Mountain View, en Californie, et deux heures après le dépôt d’une plainte officielle de la police italienne, directement alertée de son côté par l’association Vivi Down.</p>
<p>[Les liens suivants sont en anglais ou en italien] La grande majorité des <a href="http://www.lastampa.it/cmstp/rubriche/commentiRub.asp?ID_blog=2&amp;ID_articolo=979&amp;ID_sezione=&amp;sezione=Web%20Notes">sources </a>d’informations en ligne <a href="http://www.lastampa.it/cmstp/rubriche/commentiRub.asp?ID_blog=2&amp;ID_articolo=979&amp;ID_sezione=&amp;sezione=Web%20Notes">et des blogueurs</a> italiens ont réagi avec virulence, dénonçant une “sérieuse atteinte à la liberté sur le Web et à la neutralité des fournisseurs d’accès à Internet”. La majorité des commentateurs appuient ouvertement la<a href="http://www.lastampa.it/multimedia/multimedia.asp?IDmsezione=17&amp;IDalbum=24463&amp;tipo=VIDEO"> position</a><a href="http://www.lastampa.it/multimedia/multimedia.asp?IDmsezione=17&amp;IDalbum=24463&amp;tipo=VIDEO"> de Google</a>, pour qui cette condamnation impose un rôle de “censure préventive” aux fournisseurs de services sur Internet. Marco Pancini, conseil de Google Italia, a déclaré :”<em>Nous regrettons beaucoup cette décision. Nos responsables n’avaient rien à voir avec cette vidéo. Et les juges remettent en cause les principes de base sur lesquels Internet a été fondé</em>“. D’autres estiment que l’Italie s’est rapprochée <a href="http://www.guardian.co.uk/commentisfree/libertycentral/2010/feb/25/google-italy-internet-censorship">de la vision chinoise de la liberté d’expression</a>.</p>
<p>La cour a 90 jours pour rendre publiques les motivations du jugement. Les avocats de Google ont déjà annoncé qu’ils allaient faire appel : de nombreux experts juridique pensent que cette décision de justice sera probablement annulée ou infirmée.</p>
<p style="text-align: right;"><em><img class="alignright" src="http://img.globalvoicesonline.org/Badges/advocacy/gv-advocacy-badge-200.gif" alt="" width="200" height="61" />Ce billet a été publié sur  <a title=" Global Voices Advocacy" href="http://advocacy.globalvoicesonline.org"> Global Voices Advocacy</a> , l’un des sites de Global Voices, destiné à défendre la liberté d’expression en ligne et à combattre la cyber-censure. Il a été écrit par  <a href="http://advocacy.globalvoicesonline.org/author/bernardo-parrella/">Bernardo Parrella</a> et traduit par <a title="Posts by Abdoulaye Bah" href="http://fr.globalvoicesonline.org/author/abdoulaye-bah/">Abdoulaye Bah.</a></em></p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=7645&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Interview : William Rejault, romancier sous influences sociales</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2010/03/03/entrevues/interview-william-rejault-romancier-sous-influences-sociales/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 09:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Damien Douani</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Camus]]></category>
		<category><![CDATA[ipad]]></category>
		<category><![CDATA[iphone]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Lattore]]></category>
		<category><![CDATA[livre 2.0]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Sarkozy]]></category>
		<category><![CDATA[Roman d'Arnaud]]></category>
		<category><![CDATA[William Rejault]]></category>

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		<description><![CDATA[
Depuis environ un mois maintenant,un roman circule d’iPhone en iPhone, un roman inachevé. Sa particularité est de s’écrire au fil du temps, de l’inspiration des auteurs et – surtout – des suggestions de ses lecteurs.
Il y a eu un précédent avec le Roman d’Arnaud, écrit durant 40 jours et nuits avec la complicité d’une page [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter" title="Le chemin qui menait vers vous" src="http://go2.wordpress.com/?id=725X1342&amp;site=lestraceursdetout.wordpress.com&amp;url=http%3A%2F%2Flestraceursdetout.files.wordpress.com%2F2010%2F02%2Fcheminversvous.jpg" alt="" width="292" height="437" /></p>
<p>Depuis environ un mois maintenant,un roman circule d’iPhone en iPhone, un roman inachevé. Sa particularité est de s’écrire au fil du temps, de l’inspiration des auteurs et – surtout – des suggestions de ses lecteurs.</p>
<p>Il y a eu un précédent avec le <a href="http://www.romandarnaud.com/Roman_2.0/Arnaud.html" target="_blank">Roman d’Arnaud</a>, écrit durant 40 jours et nuits avec la complicité d’une page facebook et ses membres. Ce qui est notable ici, c’est le parcours de l’auteur, et notamment le fait qu’il est déjà sévi auparavant dans des ouvrages plus « classiques » avant d’attaquer cette écriture « de commande » d’un nouveau genre.</p>
<p>Ecrivain 2.0, William Rejault ? Ca y ressemble de prime abord. Aux commandes de cette aventure, aux côtés de Laurent Lattore, il distille des chapitres avec parcimonie par paquets de trois, en ménageant le suspense par des coupes millimétrés aux allures de <em>cliffhangers </em>télévisés.</p>
<p>Le <em>pitch</em> est simple, et donne pourtant déjà l’eau à la bouche : en 2017, la France vit dans un semi-chaos, suite au décès de Nicolas Sarkozy et à la pénurie d’essence et d’électricité, contraignant les habitants à s’adapter, et se passer de certaines facilités.</p>
<p>William Rejault, initialement connu sous le pseudonyme de Ron l’infirmier, journaliste dans le <a href="http://www.lepost.fr" target="_blank">Post</a> et maintenant <a href="http://www.lefigaro.Fr" target="_blank">lefigaro.fr</a>, et auteur de plusieurs ouvrages (<em>“La chambre d’Albert Camus”</em>, <em>“Quel beau métier vous faites”</em>,  <em>“Maman est-ce  que la chambre te plaît”</em>) semble prendre goût au jeu. Car, de mon point de vue, c’est jouer à l’équilibriste que d’écrire sous l’oeil critique et exacerbé de ses lecteurs, attendant avec impatience les prochaines chapitres livrés en pâture à leurs crocs lettrés.</p>
<p>Mi- »livre dont vous êtes le héros » nouvelle génération, mi-livre participatif matiné d’un zeste de crowdsourcing, cette expérience littéraire a tout pour plaire. L’<a href="http://itunes.apple.com/fr/app/le-chemin-qui-menait-vers-vous/id352576374?mt=8">application</a> (agréable, avec bruits de pages quand on feuillette) est disponible pour iPhone, le <a href="http://www.lecheminquimenaitversvous.fr/" target="_blank">site internet</a> et la page <a href="http://www.facebook.com/lecheminquimenaitversvous" target="_blank">facebook</a> sont ouverts aux critiques et suggestions pour faire avancer l’intrigue.</p>
<p><strong>Mais comment se lance-t-on dans une telle aventure ? Comment s’y prépare-ton, et comment se vit-elle, quelle est le processus de prise en compte (ou non) des avis donnés ? Quid de l’iPad ? Jusqu’où aller dans l’écriture participative ? Quelles évolutions possibles pour aller encore plus loin dans la relation écrivain – lecteurs ?<br />
</strong></p>
<p>Rencontre intimiste avec un auteur sous influences… de ses lecteurs.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-7615" href="http://fr.readwriteweb.com/2010/03/03/entrevues/interview-william-rejault-romancier-sous-influences-sociales/attachment/william_rejault_rww/">Interview podcast de William Rejault par Damien Douani (19′)</a></p>
<p><object classid="clsid:02bf25d5-8c17-4b23-bc80-d3488abddc6b" width="100" height="100" codebase="http://www.apple.com/qtactivex/qtplugin.cab#version=6,0,2,0"><param name="src" value="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/03/William_Rejault_RWW.mp3" /><embed type="video/quicktime" width="100" height="100" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/03/William_Rejault_RWW.mp3"></embed></object></p>
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		<title>Facebook brevete le fil d’information</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2010/03/03/a-la-une/facebook-brevete-fil-dinformation/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 07:30:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marshall Kirkpatrick</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chris Messina]]></category>
		<category><![CDATA[Dave Winer]]></category>
		<category><![CDATA[Facebook Inc]]></category>
		<category><![CDATA[mark zuckerberg]]></category>
		<category><![CDATA[Nick O’Neil]]></category>

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		<description><![CDATA[ Facebook vient d’obtenir un brevet lui reconnaissant la propriété du concept du fil d’information au sein d’un réseau social. La découverte a été faite par Nick O’Neil de AllFacebook qui a fait la découverte en premier, et affirme que cela pourrait être le brevet le plus important de la décennie en matière de web [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm2.static.flickr.com/1310/986548379_2a0d99d1ae.jpg" alt="" width="601" height="394" /> Facebook vient d’obtenir un brevet lui reconnaissant la propriété du concept du fil d’information au sein d’un réseau social. La découverte a été faite par <a href="http://www.allfacebook.com/2010/02/facebook-feed-patent/">Nick O’Neil de AllFacebook</a> qui a fait la découverte en premier, et affirme que cela pourrait être le brevet le plus important de la décennie en matière de web social.</p>
<p>Si toute manipulation algorithmique, classement et affichage des activités d’un réseau social tombent dans le giron de ce brevet, que Facebook a déposé en aout 2006 (un mois avant le lancement de son fil d’information, très controversé à l’époque), de nombreux sites web vont se retrouver en grande difficulté.</p>
<p>Nous avons échangé de nombreux emails et eu plusieurs conversations téléphoniques avec des représentants de Facebook, et nous n’avons pas finit de vous parler de ce sujet. Vous pouvez d’ailleurs <a href="http://www.google.com/buzz/102833679715190265050/8AWZna9r9YV/Facebook-has-been-granted-a-patent-on-the-Newsfeed">en discuter (en anglais) avec nous sur Google Buzz</a> pour suivre cette histoire au fur et à mesure qu’elle se développe.</p>
<p>Pour résumer, ce brevet semble couvrir principalement la mise à jour d’activités implicitement faites par les utilisateurs d’un réseau social (telles que “X a changé d’employeur”, ou “Y a changé le statut de sa relation amoureuse”, ou bien encore “X et Y sont devenus amis”) ainsi que le classement dynamique de ces éléments quand ceux ci sont affichés au sein d’un réseau social.</p>
<p>Autrement dit, dans le contexte de Facebook, cela couvre probablement le fil d’info (Le Newsfeed) mais pas les changements de statuts (le Livefeed).</p>
<p>Cela ne devrait pas du coup concerner Twitter, mais cela pourrait par contre affecter de nombreux autres réseaux sociaux, comme Linkedin, Ning, ainsi que d’autres qui n’ont même pas vu le jour. Il n’est pas impossible cependant que Facebook n’utilise ce brevet que pour se défendre [ndt: de copies telles qu’on a vu en apparaitre en Allemagne ou en Russie]. Seul le temps nous dira quelles sont les intentions de Facebook.</p>
<p>Il y a dix huit mois, <a href="http://www.readwriteweb.com/archives/having_conquered_flickr_and_th.php">nous écrivions</a> dans un billet, au moment où les sites sociaux adoptaient les uns après les autres le concept du News Feed :</p>
<blockquote><p>“Aujourd’hui, il faut bien admettre que le fil d’information (newsfeed) est la métaphore dominante de l’internet d’aujourd’hui : la cascade de miseà jour en provenance de vos amis, parsemée de commentaires s’y aggrégeant est un modèle que l’on voit désormais partout.”</p></blockquote>
<p>MySpace, Flickr, Yahoo!, l’interface de partage de Google Reader et bien sûr Google Buzz, tous ces sites ont-ils, au cœur de l’expérience sociale qu’ils proposent à leurs utilisateurs, quelque chose qui tombe sous le coup du brevet de Facebook ? Twitter est probablement à abri, au vu de la façon dont est rédigé le brevet, mais pour les autres, c’est moins évident.</p>
<h2>Le texte du brevet</h2>
<p>Voici le résumé (abstract) du brevet, déposé le 11 aout 2006, listant Mark Zuckerberg comme le premier inventeur. [nde: Désolé, mais comme la plupart des texte de brevet, c’est assez cryptique]</p>
<blockquote><p>“Une méthode pour afficher un fil d’information dans un environnement de réseau social est décrite. Cette méthode inclu la génération d’éléments d’informations concernant les activités associées à un utilisateur d’un réseau social, ainsi qu’un lien associé avec au moins une de ces activités, à au moins un des éléments d’information, ainsi qu’un accès limité à ces éléments d’informations à un groupe d’utilisateur prédéterminés, et dans un ordre de classement particulier. La méthode peut par la suite inclure l’affichage les éléments d’informations dans un ordre prédéterminé à au moins un utilisateur qui le consulte au sein du groupe prédéterminé, et limiter dynamiquement le nombre d’éléments d’information affichés”</p></blockquote>
<p>La première réaction de Chris Messina de Google, le leader du <a href="http://activitystrea.ms/">groupe de standardisation des flux d’activité</a>, qui compte Facebook parmi ses membres, est la suivante :</p>
<blockquote><p>“J’espère que Facebook fait cela de façon défensive et qu’il ne compte pas faire un usage abusif de ce brevet. C’est la raison même pour laquelle l’<a href="http://openwebfoundation.org/">Open Web Foundation</a> a été mise en place, afin que nous puissions travailler sur ce type de fonctionnalités sans qu’une entreprise invoque un brevet. C’est un exemple de plus qui montre que la façon dont le système des brevet est conçu ne peut soutenir l’innovation dont nous avons besoin”.</p></blockquote>
<p>Pour tous les sites qui utilisent ce type de fils d’information, sachez que si Facebook se comporte de façon agressive avec ce brevet, vous pourriez être contraints de revenir à une présentation des flux par ordre chronologique, qui n’implique pas d’algorithmie, ou vous pourriez acquérir une licence auprès de Facebook. Je n’ai aucune idée, par contre, de ce que cela implique pour la plateforme Facebook ou Facebook connect.</p>
<p>Tout cela peut sembler fou. Facebook a-t-il vraiment inventé le fil d’information géré par un algorithme ? Messina n’a pas voulu se prononcer sur ce sujet, mais ce n’est pas forcément évident : “Facebook a très certainement lancé le phénomène du fil d’information” admet-il.</p>
<p>(ne manquez pas l’<a href="http://www.scripting.com/stories/2010/02/25/bigChangeInTheTechWorld.html">opinion de Dave Winer sur ce sujet</a>)</p>
<p>Nick O’Neil qui a découvert le brevet a publié la mise à jour suivante, mais je n’adhère pas à ses conclusions :</p>
<blockquote><p>“il semble que ce brevet concerne les actions implicites. Ce qui signifie que les mises à jour de statuts (par nature explicites), ce qui est la base de Twitter, ne tombent pas sous le coup de ce brevet. C’est plutôt les informations sur les actions des amis d’un utilisateur qui sont concernées. Même si c’est important, les conséquences pour les concurrents de Facebook ne sont pas substantielles.”</p></blockquote>
<p>Les actions implicites sont importantes. Un contact Linkedin qui établit de nouvelles connexion ou qui change d’employeur est un exemple particulièrement frappant. Si fournir un flux de mise à jour de tout ce qui n’est pas un changement de statut est quelque chose de réservé à Facebook, ce serait une grosse perte pour le web social.</p>
<p>La conversation continue sur <a href="http://www.google.com/buzz/teamrww/8AWZna9r9YV/Facebook-has-been-granted-a-patent-on-the-Newsfeed">la page de Google Buzz que nous avons ouvert sur le sujet</a> (en anglais, désolé, dans la mesure où RWW touche désormais cinq langue, il nous faut choisir la plus usitée). RWW expérimente depuis quelques semaines le traitement collaboratif de l’information entre la communauté des lecteurs et les rédacteurs de RWW worldwide, nous utilisons pour cela Google Buzz.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(photo CC de <a href="http://www.flickr.com/photos/laughingsquid/">Laughing Squid</a>)</em></p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=7610&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>France24 se lance dans la transcription automatique de ses vidéos</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2010/03/01/nouveautes/france24-lance-transcription-automatique-de-ses-vidos/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 11:25:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Levy Provençal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouveau]]></category>
		<category><![CDATA[LAB de FRANCE 24]]></category>
		<category><![CDATA[speech to text]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>
		<category><![CDATA[web sémantique]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai déja eu l’occasion de parler de ce projet mené au sein du Lab de FRANCE 24 depuis plus de 6 mois. Vous retrouverez les différentes étapes de la conception et réalisation de cette expérimentation dans les billets suivants:

10 pistes d’évolutions pour la TV (sur Internet) !
TV à la demande, transcription automatique, recherche semantique: interview prospective

Aujourd’hui, cette expérimentation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J’ai déja eu l’occasion de parler de ce projet mené au sein du Lab de FRANCE 24 depuis plus de 6 mois. Vous retrouverez les différentes étapes de la conception et réalisation de cette expérimentation dans les billets suivants:</p>
<ul>
<li><a href="http://mikiane.com/node/2009/09/25/10-pistes-d-volutions-pour-la-tv-sur-internet">10 pistes d’évolutions pour la TV (sur Internet) !</a></li>
<li><a href="http://mikiane.com/node/2009/10/30/tv-la-demande-transcription-automatique-recherche-semantique-interview-prospective">TV à la demande, transcription automatique, recherche semantique: interview prospective</a></li>
</ul>
<p>Aujourd’hui, cette expérimentation vit une nouvelle étape grâce à un partenariat avec Yacast Media, Exalead et Vecsys: le lecteur vidéo haut débit de FRANCE 24 permet à présent de <strong>transcrire automatiquement sous forme de texte les 24 dernières heures d’antenne. </strong></p>
<p>Depuis décembre dernier, FRANCE 24 propose sur son site Internet une nouvelle expérience de télévision interactive : le lecteur HD. Ce lecteur haut débit offre aux internautes la possibilité de « contrôler le direct », car il peut balayer les 24 dernières heures de programmes en quelques secondes, en déplaçant le curseur sous l’image sur un simple navigateur web.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="600" height="516" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/WuxZ8TPvDrc&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;hl=fr_FR&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="600" height="516" src="http://www.youtube.com/v/WuxZ8TPvDrc&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;hl=fr_FR&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Fort de cette innovation, le LAB de FRANCE 24 fait aujourd’hui évoluer cette application en y ajoutant une nouvelle fonctionnalité permettant de <strong>faire figurer automatiquement sur ce même lecteur chaque mot prononcé à l’antenne, depuis les commentaires des présentateurs, les récits de reportages jusqu’aux interviews de tous les invités. </strong></p>
<p>Cette première technologique est basée sur une <strong>analyse sémantique automatique des scripts extraits de chaque vidéo</strong>. Elle permet de générer en 24 heures, <strong>sans intervention humaine</strong>, une variété de mots-clés, de lieux, de noms de personnalités ou d’organisations citées sur FRANCE 24 et donc, d’en optimiser le référencement.</p>
<p>L’algorithme de transcription permet dans la majorité des cas de générer un texte fidèle au discours prononcé à l’antenne. Cette capacité que nous avons désormais à retranscrire le flux en léger différé (quelques minutes), ouvre des possibilités considérables. <strong>Certes les textes obtenus contiennent parfois des erreurs, mais demain, l’ensemble des contenus pourraient être découpés automatiquement, enrichis en métadonnées, sous-titrés, et éventuellement traduits automatiquement.</strong> A court terme, cette technologie peut grandement <strong>améliorer le référencement </strong>de nos contenus. Elle offre un meilleur confort de lecture quand l’audio pose des difficultés et en particulier pour les malentendants. Enfin, elle peut être une aide potentielle dans le cadre de <strong>l’apprentissage des langues.</strong></p>
<p><strong>» Un aperçu du prototype incluant <a href="http://playerhd.france24.com/france24/playerHD/playerHDv2.html" target="_new">cette toute nouvelle fonctionnalité est accessible sur le LAB de FRANCE 24</a></strong></p>
<p style="text-align: right;"><em>(billet initialement publié sur <a href="http://Mikiane.com">Mikiane.com</a>)</em><strong><br />
</strong></p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=7605&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Fuite de l’ISOC : mea culpa #fail</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2010/02/26/divers/fuite-de-lisoc-mea-culpa-fail/</link>
		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2010/02/26/divers/fuite-de-lisoc-mea-culpa-fail/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 18:21:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Christine Runnegar]]></category>
		<category><![CDATA[Gérard Dantec]]></category>
		<category><![CDATA[isoc]]></category>

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		<description><![CDATA[ Bon, il faut se rendre à l’évidence, je suis allé bien trop vite dans l’analyse du document fuité de l’ISOC (dont je persiste à penser qu’il est authentique). Mon interprétation, faite dans la précipitation à la suite de la découverte de ce que l’AFP présente comme un « avocat d’affaire » et qui s’avère être un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-7590" title="fail" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/02/fail.jpg" alt="fail" width="600" height="275" /> Bon, il faut se rendre à l’évidence, je suis allé bien trop vite dans l’analyse du <a href="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/isoc_Working_doc_20_Oct_09.pdf">document fuité de l’ISOC</a> (dont je persiste à penser qu’il est authentique). Mon interprétation, faite dans la précipitation à la suite de la découverte de ce que l’AFP présente comme un « avocat d’affaire » et <a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/02/22/nouveautes/liste-des-experts-du-comite-net-neutrality-par-nkm/">qui s’avère être un partisan du DPI de longue date</a>, et dans un climat de guerre contre les libertés numériques (Christine Albanel arrivant chez Orange, etc, etc), mon interprétation, donc, est pour le moins biaisée pour ne pas dire foireuse.</p>
<p>Résumons, que trouve-t-on dans ce document de travail de l’ISOC ? Une série de questions-réponses destinées à apporter un éclairage sur les politiques non pas de l’ISOC, mais des gouvernement comme le gouvernement Brown en Angleterre ou le gouvernement Australien (et potentiellement bien d’autres), qui envisagent l’installation de technologie de surveillance de la population comme <a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/01/12/analyse/deep-packet-inspection-censure-filtrage/">le DPI</a>.</p>
<p>A partir de là, les réponses apportées font peur : violation de la vie privée, dangers pour la sécurité du réseau et pour les postes des utilisateurs qui y sont connectés, nuisances diverses et efficacité très relative pour ce qui est de freiner les atteintes au copyright. Nulle part n’apparait que cette politique est prônée par l’ISOC. Il est par ailleurs difficile de reprocher à l’ISOC de ne pas le mentionner explicitement dans la mesure où justement, ce document est interne et n’est pas destiné à faire acte de communication.</p>
<p>Conclure par ailleurs que la directrice de la ‘public policy’ ‚Christine Runnegar, du fait qu’elle a travaillé pour le gouvernement Australien, est nécessairement une adversaire des libertés numérique est en effet aller un peu vite en besogne et nécessiterait une enquête plus sérieuse que la consultation de son profil Linkedin, ce qui est également le cas pour Gérard Dantec, dont de nombreux amis m’ont confirmé entre temps que voir en lui un adversaire de la net neutrality était tout simplement idiot.</p>
<p>Nous continuons a avoir des forts soupçons sur l’expérimentation <a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/01/12/analyse/deep-packet-inspection-censure-filtrage/">du DPI</a> faite chez certains opérateurs, et entendre une ministre de la république dire que « l’on ne sait pas grand chose sur ACTA », alors qu’au niveau de la commission Européenne, <a href="http://www.guerric.net/index.php?post/2010/02/24/Trait%C3%A9-ACTA-%3A-mais-qui-n%C3%A9gocie-quoi">on affirme que des membres d’un cabinet à Bercy participent à ces mêmes négociations</a> ne contribue en rien à l’établissement (ou au rétablissement) d’une relation de confiance, mais mêler l’ISOC à tout cela était un dérapage inutile qui ne sert en rien la cause que nous défendons.</p>
<p>Mea culpa, mea maxima culpa, habituellement, on ne traite jamais quoi que ce soit à chaud, preuve est faite qu’à vouloir le faire, on se plante en beauté. Je tiens à m’excuser personnellement auprès de Gérard Dantec et Christine Runnegar, ainsi qu’auprès des membres de l’ISOC que cet article a pu blesser.</p>
<p>Voici donc, en guise de publication judiciaire (il n’y a eu aucune plainte, c’est nous qui nous imposons cela volontairement), un lien vers <a href="http://is.gd/9gj2g">le communiqué officiel de l’ISOC</a> (et l’original <a href="http://bit.ly/cV9iUn">en anglais</a>). Comme promis à Jean Bernard Magescas qui m’a passé un savon cet après midi, un bandeau menant à ce billet sera affiché durant un mois sur toutes les pages de RWW France.</p>
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		<title>Quand la BD se frotte à Internet</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 08:02:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sophie Boudet-Dalbin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouveau]]></category>
		<category><![CDATA[Bande dessinée]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous êtes amateur de BD ; vous êtes connecté. Vous aimez feuilleter l’ouvrage ; vous appréciez l’objet. Vous êtes friands des dessins ; vous raffolez des histoires.
Et bien à partir du 1er mars prochain, pour le prix d’un café en terrasse (plus un petit pourboire), « Les autres gens » vous propose de vous abonner et de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="float: right; margin: 0px 0px 5px 5px;" src="http://storage.canalblog.com/77/13/74058/50092069_p.png" border="0" alt="Image_1" width="150" height="105" />Vous êtes amateur de BD ; vous êtes connecté. Vous aimez feuilleter l’ouvrage ; vous appréciez l’objet. Vous êtes friands des dessins ; vous raffolez des histoires.</p>
<p>Et bien à partir du 1er mars prochain, pour le prix d’un café en terrasse (plus un petit pourboire), <a href="http://www.lesautresgens.com/spip.php?page=teaser" target="_blank">« Les autres gens »</a> vous propose de vous abonner et de consulter en ligne chaque jour un nouvel épisode (30 à 40 cases) d’un feuilleton BD inédit, sur votre ordinateur ou votre smartphone. Pour ceux qui arriveront en cours de route, un résumé leur permettra même une mise à niveau expresse et hilarante assurée mois après mois.</p>
<p>Un véritable soap opéra d’un nouveau genre, réalisé spécialement pour le net par de nombreux auteurs, professionnels de la BD ou de l’illustration, qui vous propose de participer à l’avenir de la bande dessinée à l’ère du numérique. Tout un programme !</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="600" height="486" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/6WluXJ_sCFE&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;hl=fr_FR&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="600" height="486" src="http://www.youtube.com/v/6WluXJ_sCFE&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;hl=fr_FR&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Nous avons voulu en savoir un peu plus sur ces autres gens pas comme tout le monde…</p>
<p><span style="font-style: normal;">A l’initiative de ce projet, Thomas Cadène, auteur de BD, blogueur sur <a href="http://www.rue89.com/sextape" target="_blank">Rue89</a>, Co-organisateur du <a href="http://www.toujoursverslouest.org/pppifbdm/" target="_blank">PPPIFBDM</a>. </span></p>
<p>Voici ce qu’il nous a confié :</p>
<p><strong><em>&gt; D’où vient le parti pris de ne pas proposer de téléchargement ?</em></strong><br />
<span style="text-decoration: underline;">TC :</span> Nous avons remarqué qu’Internet est de plus en plus omniprésent. Le téléchargement nous est apparu comme accroissant de manière importante le risque d’un « partage » non autorisé et préjudiciable sans pour autant apporter un vrai plus au lecteur. Ainsi, il n’achète pas une BD (pour laquelle en effet, aux vues du nombre de pages, il faudrait un téléchargement) mais le droit de consulter quotidiennement un épisode d’une série. La lecture sans être aussi courte que pour la plupart des notes de blogs n’en reste pas moins d’une longueur très relative et sa consultation « sur place » ne nous apparait pas comme un problème.</p>
<p><strong><em>&gt; Comment percevez-vous la situation de la BD face au piratage sur Internet ? </em></strong><br />
<span style="text-decoration: underline;">TC :</span> A mon avis le risque est absolument le même que pour la musique ou le cinéma. C’est donc en évoluant qu’on peut faire bouger les choses ou du moins s’y adapter. En ce qui nous concerne bien sûr que nous pouvons être piratés, mais vu les prix que nous proposons, il faut vraiment que le type n’ait rien d’autre à faire ; pour qu’il récupère d’une manière ou d’une autre nos images, qu’il les remette bien et qu’ensuite… Ensuite quoi ? Les mettre sous clé USB pour les vendre une fois par semaine ? Les envoyer à ses amis ?… Cela arrivera sans doute, mais à moins de 3€ par mois ça nous paraît énormément de boulot pour une satisfaction extrêmement relative. Par ailleurs en ce qui nous concerne on ne peut pas vraiment « idéologiquement » nous reprocher le tarif des albums puisque notre produit est spécifique au net et que le prix est étudié précisément pour ce support. Bref nous verrons mais nous comptons beaucoup sur l’intelligence de nos lecteurs.</p>
<p><strong><em>&gt; Quel est le modèle économique ? Envisagez-vous des évolutions possibles avec des annonceurs, du placement de produit ?</em></strong><br />
<span style="text-decoration: underline;">TC :</span> Pour l’heure, le modèle économique est essentiellement l’abonnement. Les évolutions vers la pub sont possibles, mais toujours de manière inconditionnelle, et si ça arrive, dans le respect de notre plus totale indépendance. Il y a quelque chose de terrible dans les blogs qui deviennent des supports de pub, il y a parfois quelque chose de navrant dans les films qui le deviennent…</p>
<p><strong><em>&gt; Pourquoi ce prix (2,79€ pour 1 mois, 15€ pour 6 mois, 29€ pour 1 an) ?</em></strong><br />
<span style="text-decoration: underline;">TC :</span> Nous n’avons pas fait une série d’offres « démentiellement » attractives pour les durées plus longues parce que nous considérons que le prix de base (par mois) est une sorte de minimum acceptable pour ne pas dévaluer le travail que nous faisons. Le prix est vraiment l’idée que l’on se rend plus qu’accessibles sans pour autant se brader.</p>
<p><strong><em>&gt; Comment ce projet est-il né ?</em></strong><br />
<span style="text-decoration: underline;">TC :</span> D’une envie de faire une série en « temps réel », de s’essayer à ce format et de profiter du fait qu’Internet se révèle pouvoir être le support idéal de ce genre d’approche. D’une envie aussi de se prendre en main sur un projet d’œuvre.</p>
<p><strong><em>&gt; Quels seront les thèmes forts de ce feuilleton ?</em></strong><br />
<span style="text-decoration: underline;">TC :</span> Rien n’est exclu. Pour le moment, les questions qui arrivent tournent autour de l’engagement, de l’argent, de la politique, de la famille, des rencontres, du sexe (surtout en fin de mois !), de ce que l’on devient, de pourquoi l’on agit… Bref, de la vie en général. Il est évident que c’est une série qui n’est ni de la science fiction, ni de l’heroic fantasy, ni du « fantastique », il n’y a pas de virus mortel inconnu ni de vampire…</p>
<p><strong><em>&gt; Quel travail sur la narration ?</em></strong><br />
<span style="text-decoration: underline;">TC :</span> En ce qui concerne le scénario, la formule est « classique » ; autour de quelques personnes, les histoires se croisent, se développent, se rencontrent, se terminent et on essaie de donner envie au lecteur de connaître la suite à la fin de chacun des épisodes et plus spécialement à la fin du mois. En ce qui concerne le dessin, c’est plus particulier, tous les dessinateurs travaillent en même temps, dans un format case par case et un relecteur vérifie que tout colle, que les décors, les habits sont respectés de l’un à l’autre. Les styles varient et donnent à chaque épisode un ton bien particulier sans jamais dénaturer ou saboter l’histoire. À ce niveau là, l’expérience est réellement passionnante visuellement.</p>
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		<title>Fuite de l’ISOC : des précisions sur l’origine et l’intention du document</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 14:19:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouveau]]></category>
		<category><![CDATA[isoc]]></category>

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		<description><![CDATA[Bon, il faut se rendre à l’évidence, je suis allé bien trop vite dans l’analyse du document fuité de l’ISOC (dont je persiste à penser qu’il est authentique). Mon interprétation, faite dans la précipitation à la suite de la découverte de ce que l’AFP présente comme un « avocat d’affaire » et qui s’avère être un partisan [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong>Bon, il faut se rendre à l’évidence, je suis allé bien trop vite dans l’analyse du <a href="../wp-content/uploads/isoc_Working_doc_20_Oct_09.pdf">document fuité de l’ISOC</a> (dont je persiste à penser qu’il est authentique). Mon interprétation, faite dans la précipitation à la suite de la découverte de ce que l’AFP présente comme un « avocat d’affaire » et <a href="../2010/02/22/nouveautes/liste-des-experts-du-comite-net-neutrality-par-nkm/">qui s’avère être un partisan du DPI de longue date</a>, et dans un climat de guerre contre les libertés numériques (Christine Albanel arrivant chez Orange, etc, etc), mon interprétation, donc, est pour le moins biaisée pour ne pas dire foireuse. [<a href="../2010/02/26/divers/fuite-de-lisoc-mea-culpa-fail/">lire la suite</a>]</strong></p></blockquote>
<p>Dans <a href="http://www.societesdelinformation.net/lettre/sdli_61_juilletaout_09.pdf">un vieux numéro</a> de ‘Société de l’Information’ daté de l’été dernier, on trouve l’évocation du travail en cours dont <a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/02/25/a-la-une/commission-nkm-lisoc-prpare-mise-mort-de-net-neutrality/">le document fuité de l’ISOC</a> révèle aujourd’hui la vrai nature.</p>
<p>Surprise, celui-ci est en rapport avec Hadopi, et il sera désormais très difficile pour le gouvernement de prétendre qu’il n’était pas au courant, depuis un an, d’une réflexion (pour ne pas dire plus) sur la mise en place de <a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/01/12/analyse/deep-packet-inspection-censure-filtrage/">Deep Packet Inspection</a> au sein du réseau internet Français (qualifié il y a peu de « fantasme » par NKM).</p>
<p>L’installation de systèmes de surveillance de la population sur le réseau Français est-il en cours à l’heure où vous lisez ces lignes ? Une part des 2,5 milliards du grand emprunt réservé à « l’infrastructure internet » est-elle réservée à cet effet ? Pour l’instant, seule des rumeurs concordantes laissent penser que c’est le cas, aucune preuve formelle ou témoignage non anonyme ne nous est encore parvenu (vous avez remarqué l’onglet contact en haut de la page ? C’est fait pour cela).</p>
<p>En attendant d’en savoir plus sur la réalité de ce qu’il se passe sur les inFrasctructures Télécom françaises, les extraits suivants issus de la newsletter ‘Société de l’Information’ permettent de retracer l’origine et la genèse du document qui a fuité ce matin.</p>
<p><em>« <strong>Face aux expressions d’inquiétude croissantes concernant le niveau de « piratage en ligne »</strong>, les gouvernements du monde entier ont répondu par un grand nombre de mesures punitives destinées à enrayer la marée de violations de droits d’auteur via Internet. Ces réponses – sous forme de politiques, <strong>notamment la loi française « Hadopi »</strong> – ont suscité, au sein de la communauté d’Internet, un débat sur la meilleure façon de traiter les violations de droits d’auteur en ligne tout en veillant à préserver l’accès à Internet. L’Internet Society considère qu’il s’agit là d’un sujet important et actuel pour la communauté d’Internet, en particulier parce que les décisions prises aujourd’hui par les gouvernements vont soit faciliter soit entraver l’accès à Internet et son développement. » […]</em></p>
<p><em>« l’équipe chargée des politiques générales de l’Internet Society a pris l’initiative d’inviter tous les membres concernés à constituer un groupe de travail <strong>pour préparer une position quant aux politiques publiques de l’Internet Society</strong> […] Celui-ci est ainsi composé de fournisseurs de contenu et de services, d’experts techniques, de membres de la communauté universitaire, d’utilisateurs finaux, d’avocats, de Chapitres de l’Internet Society et d’autres. » […]</em></p>
<p><em> « l’expertise et les points de vue divers que les membres apportent au groupe de travail, ainsi qu’une approche multilatérale et collaborative au travail, <strong>produisent une analyse utile des politiques existantes et contribueront au développement de solutions de rechange.</strong> […] Ensemble, <strong>ils évaluent les implications des différentes réponses en matière de politiques</strong> et collaborent pour trouver des solutions de rechange qui reflètent la mission globale de l’Internet Society, à savoir « promouvoir le développement, l’évolution et l’utilisation ouverts d’Internet au profit des personnes du monde entier. » </em><em>[…]</em></p>
<p><em>« Par ce projet, l’Internet Society démontre son engagement à appliquer les principes du modèle d’Internet au développement de réponses en matière de politiques générales sur un problème important d’Internet auquel la communauté globale est confrontée. <strong>Nous sommes impatients de voir les résultats du groupe de travail, convaincus qu’ils constitueront un apport précieux au débat international</strong>. »</em></p>
<p>C’est signé Christine Runnegar (l’auteur <a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/02/25/a-la-une/commission-nkm-lisoc-prpare-mise-mort-de-net-neutrality/">du document fuité</a> de ce matin) et <a href="http://be.linkedin.com/pub/frederic-donck/5/785/703">Frédéric Donck</a></p>
<p>Ce texte semble bien confirmer que le document de l’ISOC est un programme de bataille destiné aux gouvernements du monde entier soucieux de préparer l’après Hadopi. Au programme, donc, surveillance, violation de la vie privée, mise à mort du P2P et de la Net Neutrality, et filtrage généralisé.</p>
<p>Du coté du chapitre Français, les nouvelles ne sont pas meilleures, les récents remaniements de l’ISOC ont vu <a href="http://www.linkedin.com/in/dantec">Gérad Dantec</a> prendre la présidence de l’ISOC France, poste qu’il cumule avec celui de responsable informatique au Ministère de l’Ecologie de l’Energie du Développement Durable et de la Mer. Un mélange des genre qui termine de discréditer les initiatives de NKM, qui travaillait elle aussi il y a à peine plus d’un an dans ce même ministère, sous la direction de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Borloo">Jean-Louis Borloo</a>, numéro 2 du gouvernement.</p>
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		<title>Quel rôle pour le public de cinéma sur Internet ?</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2010/02/25/divers/quel-rle-public-de-cinma-sur-internet/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 10:27:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sophie Boudet-Dalbin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[En début de semaine dernière, un email arrive dans ma boîte de réception ; UbicMedia organise une conférence pour débattre du sort du cinéma à l’ère d’Internet, entre professionnels du secteur, dans un lieu très sélect. La communication est faite 2 jours avant l’événement ; le cercle des invités semble assez concentré. Le rendez-vous est pris.
UbicMedia, dont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="float: right; margin: 0px 0px 5px 5px;" src="http://storage.canalblog.com/92/43/74058/50038241_p.jpg" border="0" alt="marketing_viral" width="150" height="105" />En début de semaine dernière, un email arrive dans ma boîte de réception ; <a href="http://www.ubicmedia.com/" target="_blank">UbicMedia</a> organise une conférence pour débattre du sort du cinéma à l’ère d’Internet, entre professionnels du secteur, dans un lieu très sélect. La communication est faite 2 jours avant l’événement ; le cercle des invités semble assez concentré. Le rendez-vous est pris.</p>
<p>UbicMedia, dont j’avais <a href="http://intermedia.homo-numericus.net/archives/7" target="_blank">interviewé il y a 2 ans</a> le directeur marketing Pierre Col, propose PUMit, un système sécurisé de diffusion de films sur Internet, intéressant même si seulement compatible PC… Donc, UbicMedia organise les <a href="http://www.ubicmedia.com/paris2.php" target="_blank">PUMit Meetings</a>, conférences bimestrielles sur Internet entant que nouveau média pour le cinéma. Le 18 février, la 2e édition allait se concentrer sur les spectateurs qui deviennent actifs. Un thème qui n’a pas fini de faire parler de lui.</p>
<p>Dans la brume matinale parisienne, me voici qui monte l’avenue Junot. Les indications disent d’emprunter le Passage de la sorcière ; je m’exécute. Après avoir poussé un grand portail noir, je rentre dans l’Hôtel particulier de Montmartre. « On dirait que l’on rejoint une société secrète », me lance en plaisantant une personne qui se rend également à la conférence. Nous entrons alors dans cette belle bâtisse blanche. Accueillis comme il se doit, on nous remet un descriptif du système PUMit et une listes de tous les participants avec la société qu’ils représentent. Le ton est donné.</p>
<p>Au programme, aux côtés d’Olivier Pfeiffer d’UbicMedia USA, Serge Hayat de <a href="http://www.peopleforcinema.com/" target="_blank">People for Cinema</a> &amp; Cyril Barthet de <a href="http://www.vodkaster.com/" target="_blank">Vodkaster</a>, qui étaient intervenus il y a 3 semaines à la <a href="http://intermedia.homo-numericus.net/archives/167" target="_blank">conférence-débat que j’avais suivi avec grand intérêt</a> à La Cantine. Chacun nous expose son service. Les questions du public de professionnels pleuvent ; l’opportunité de décortiquer ces nouveaux outils marketing pour la diffusion des films à l’ère d’Internet.</p>
<p>Dans une lumière tamisée, devant un parterre de fauteuils cuirassés, entourés de tableaux du New York industriels et de vases emplis de fleurs de lys, les intervenants commencent la grand-messe. Serge Hayat entame et incise : « Lorsque les personnes de <a href="http://www.mymajorcompany.com/" target="_blank">My Majors Company</a> sont venus me trouver il y a quelque temps pour adapter le concept à l’industrie du cinéma, au début je n’y croyais pas trop ; et je n’y crois toujours pas. » Il s’explique ; l’industrie du film a cela de particulier par rapport à celle de la musique que les coûts sont énormes, les structures de productions atomisées (en Europe, et en France particulièrement), que le métier de producteur est bien distinct de celui de distributeur et que l’ingénierie est différente, avec un besoin essentiel de pré-vendre le film. Ainsi, un modèle basé sur la production n’a que peu de chance…</p>
<p>La valeur ajoutée de cette plateforme Internet qui propose à l’internaute de cofinancer des films (jusqu’à 20 par an, à terme) réside donc dans l’offre d’un marketing alternatif qui travaille les communautés sur chaque film, à l’heure où les coûts de communication flambent pour attirer l’attention du public et cultiver le goût de la salle. Le modèle économique est simple ; sur 100€ investis par l’internaute (avec un retour sur investissement de 15% sur les recettes), 110€ sont prélevés, dont 10€ de frais techniques. Parallèlement, le modèle publicitaire sera bientôt mis en œuvre. Lancé en début d’année, le site <a href="http://www.peopleforcinema.com/" target="_blank">People for Cinema</a> semble donc prometteur et adapté aux attentes du public internaute-cynéphile.</p>
<p>C’est au tour de Cyril Barthet de présenter <a href="http://www.vodkaster.com/" target="_blank">Vodkaster</a>, site qui propose aux internautes de visionner ou de poster des répliques de films, sortes d’extraits promo de moins de 3 minutes (limite pour ne pas avoir à reverser de sous aux ayants droit). Le fondateur de cette plateforme cinéma, qui en est encore à ses débuts, expose ses différentes pistes d’évolution. Entre autres, un Movie Quiz récemment mis en ligne sur le site ; un outil de divertissement très prometteur, une véritable porte d’entrée ludique qui permettrait d’élargir l’audience.</p>
<p>Dernier intervenant, Olivier Pfeiffer d’<a href="http://www.ubicmedia.com/" target="_blank">UbicMedia</a>, qui propose de nous parler du Theatrical On-Demand. S’appuyant sur les <a href="http://bside.com/about/theatrical-on-demand/" target="_self">observations de B-Side</a>, distributeur innovant dans le domaine de la distribution numérique de films, Olivier Pfeiffer souligne que même si certaines sorties en salles demeurent déficitaires, un film sorti d’abord en salle fait en moyenne 25 fois plus de vente qu’un film sorti directement en DVD. La sortie cinéma peut alors être considérée, dans une certaine mesure, simplement comme une opération marketing, dont les coûts seraient supportés par les internautes, passionnés par un film découvert lors d’un festival par exemple. Une façon intéressante de donner la possibilité au public d’utiliser Internet pour faire vivre le cinéma.</p>
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		<title>Commission NKM : l’ISOC prépare la mise à mort de la Net Neutrality</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2010/02/25/nouveautes/commission-nkm-lisoc-prpare-mise-mort-de-net-neutrality/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 07:20:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouveau]]></category>
		<category><![CDATA[Hadopi]]></category>
		<category><![CDATA[isoc]]></category>
		<category><![CDATA[Lynn St. Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Nathalie Kosciusko-Morizet]]></category>
		<category><![CDATA[net neutrality]]></category>

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		<description><![CDATA[Bon, il faut se rendre à l’évidence, je suis allé bien trop vite dans l’analyse du document fuité de l’ISOC (dont je persiste à penser qu’il est authentique). Mon interprétation, faite dans la précipitation à la suite de la découverte de ce que l’AFP présente comme un « avocat d’affaire » et qui s’avère être un partisan [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong>Bon, il faut se rendre à l’évidence, je suis allé bien trop vite dans l’analyse du <a href="../wp-content/uploads/isoc_Working_doc_20_Oct_09.pdf">document fuité de l’ISOC</a> (dont je persiste à penser qu’il est authentique). Mon interprétation, faite dans la précipitation à la suite de la découverte de ce que l’AFP présente comme un « avocat d’affaire » et <a href="../2010/02/22/nouveautes/liste-des-experts-du-comite-net-neutrality-par-nkm/">qui s’avère être un partisan du DPI de longue date</a>, et dans un climat de guerre contre les libertés numériques (Christine Albanel arrivant chez Orange, etc, etc), mon interprétation, donc, est pour le moins biaisée pour ne pas dire foireuse. [<a href="../2010/02/26/divers/fuite-de-lisoc-mea-culpa-fail/">lire la suite</a>]</strong></p></blockquote>
<p><strong> </strong> Il est désormais évident que la commission réunie par NKM autour de la thématique de la Net Neutrality n’a pour objectif que de masquer un enterrement en grande pompe de la neutralité du réseau.</p>
<p>Nous avions déjà identifié Winston Maxwell comme représentant des lobbies, son cabinet, Hogan &amp; Hartson, étant l’un des <a href="http://www.answers.com/topic/hogan-hartson-llp">plus prestigieux cabinets de lobbying de la planète</a>, mais la présence assez évidente d’un lobbyiste dans la commission pourrait s’avérer n’être qu’un leurre destiné à tromper les défenseurs de la Net Neutrality.</p>
<p>Parmi les absents – excusés – mercredi matin, lors de la présentation à la presse de <a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/02/22/nouveautes/liste-des-experts-du-comite-net-neutrality-par-nkm/">la commission Net Neutrality de NKM</a>, Lynn St. Amour, présidente de l’ISOC Monde, pourrait en réalité représenter le plus grand danger pour le futur de l’internet en France et dans le monde.</p>
<p>Un document, qui nous est parvenu aujourd’hui, d’une source ‘proche du dossier’, révèle la stratégie de communication préparée au sein de l’ISOC pour faire face aux multiples questions qui ne manqueront pas d’être soulevées par les politiques lors de l’installation de technologies comme le bandwith shaping (en parfaite contradiction avec la net neutrality), le bandwith capping, le Deep Packet Inspection ou les différentes mesures destinées à contrer le P2P qui ne devraient pas tarder à être appliquées en France.</p>
<blockquote><p><em><strong>Tout comme nous avions mis à disposition de nos lecteurs l’ensemble des <a href="http://rapidshare.com/files/354156625/acta.zip.html">documents fuités d’ACTA en notre possession</a> nous mettons également à disposition du public <a href="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/isoc_Working_doc_20_Oct_09.pdf">ce document de travail fuité de l’ISOC</a>.</strong></em></p></blockquote>
<p>Tout y passe : de l’atteinte à la libre entreprise au délicat problème des innocents qui seront affectés par les mesures, en passant par les problèmes de sécurité que posent ces technologies, tant au niveau de l’infrastructure du réseau que des particuliers, ainsi que les inévitables atteintes à la vie privée posées par les technologies de <a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/01/12/analyse/deep-packet-inspection-censure-filtrage/">Deep Packet Inspection</a> requise pour mettre en œuvre le programme concocté par l’ISOC. C’est un véritable brief à destination de ceux qui auront à mettre en application ces mesures, à commencer par le gouvernement Anglais, mais également à destination, on s’en doute, du gouvernement Français qui <a href="http://www.guerric.net/index.php?post/2010/02/24/Trait%C3%A9-ACTA-%3A-mais-qui-n%C3%A9gocie-quoi">faisait mine, hier matin encore, de ne rien savoir sur ACTA</a>.</p>
<p>Ce document est une version de travail incomplète, en cours de rédaction au sein de l’ISOC.</p>
<p>La secrétaire d’état à l’économie numérique est-elle en possession de ce document ? A l’heure où vous lisez ce lignes, cela ne fait aucune doute (elle sait télécharger un pdf tout comme vous). L’était-elle lors de la préparation de cette commission Net Neutrality ? Le fait que la présidente de l’ISOC ait été conviée à cette commission Net Neutrality est-il le fruit d’une malencontreuse coïncidence ? Je vous laisse seuls juges.</p>
<p>Pour y voir plus clair, nous vous proposons une brève introduction technique à quelques termes essentiels et une traduction en français des grandes lignes cet argumentaire destiné aux décisionnaires politiques, en cours de rédaction au sein de l’ISOC.</p>
<h2>D’où vient ce document ?</h2>
<p>Les sujets technologiques étant décidément trop geeks pour la presse Française (spéciale dédicace à @mettout), ce sont désormais aux blogs que l’on s’adresse (le Canard Enchainé 2.0 en quelque sorte). L’informateur se dit proche du dossier, vraisemblablement un membre de l’ISOC.</p>
<h2>Qui l’a rédigé</h2>
<p>Ce document a visiblement été rédigé par plusieurs personnes (des ajouts en rouges sur un texte en noir laissent penser qu’au moins deux personnes sont intervenues sur ce texte). Il est daté du 20 octobre 2009, trois mois précisément avant que Nicolas Sarkozy, lors de ses vœux à la Culture, annonce que des mesures supplémentaires devraient être expérimentés par Hadopi, dont le filtrage, qu’il a expressément cité (si NKM n’était pas au courant, le palais de l’Elysée, lui, avait certainement reçu une copie de ce document de l’ISOC).</p>
<p>Les métadonnées du document Word indiquent que l’auteur est un certain “runnegar”, ce qui a l’ISOC pointe sur <a href="http://www.isoc.org/isoc/general/staff/?id=42 ">Christine Runnegar</a>, qui a rejoint l’ISOC comme “manager of Public Policy” en février 2009, soit huit mois avant la rédaction de ce document.</p>
<p>Avant de rejoindre l’ISOC, Christine Runnegar était avocate au service du gouvernement Australien, la démocratie la plus réactionnaire au monde en matière de régulation internet.</p>
<h2>Quels concepts aborde ce document ?</h2>
<p>Afin de permettre aux non geeks de comprendre les mesures abordées par ce document, voici une brève explication de quelques termes techniques.</p>
<h3>le P2P</h3>
<p>C’est la technologie la plus populaire aujourd’hui pour partager des fichiers sur internet, qu’ils soient protégés par le copyright ou non, c’est également la technologie qui est utilisée par Skype (téléphonie en ligne) ou par Spotify (un service de musique en ligne légal très populaire), son utilisation particulière de la bande passante (des tuyaux, pour faire simple) permet d’en optimiser l’usage.</p>
<p>Cette technologie est jugée par la plupart des spécialistes comme particulièrement disruptive et innovante car permettant d’abaisser considérablement les coûts liés au transfert de données en les partageants entre les utilisateurs. C’est ainsi que Skype permet de téléphoner gratuitement (ce qui n’arrange pas les opérateurs télécom) ou que Spotify arrive à faire baisser ses factures de bande passante (par rapport à un service comme Deezer). Le P2P est une source importante d’innovation, que ce soit dans la distribution (légale ou illégale) de contenus, la téléphonie, la visioconférence, etc.</p>
<h3>Le traffic shaping (ou bandwith shapping)</h3>
<p>Cette technologie installée au sein des installation des fournisseurs d’accès permet de prioriser certaines informations sur d’autres. Le traffic shaping (allié a du packet dropping, pour les puristes) permettrait ainsi de bloquer le P2P. Pour ce faire, elle surveille les contenus qui arrivent et qui sortent de chez un abonné à l’aide de technologies appelées Deep Packet Inspection (DPI) ou Shallow Packet Inspection (une variante beaucoup moins efficace). Ces technologies permettent de filtrer au vol les contenus auquels un internaute tente d’accéder. Nous parlerons dans la traduction ci dessous de technologies de surveillance et de filtrage (dans le but de faciliter la lecture des moins geeks car ils sont nombreux à nous lire, pour les initiés, il s’agit de Bandwidth shaping et de packet dropping)</p>
<h3>Le bandwith capping</h3>
<p>Cette ‘technologie’ permet de limiter le débit de l’abonnement internet d’un abonné, voir de le faire après que celui-ci ait dépassé une certaine quantité de données téléchargé sur une base mensuelle (ou autre). Dans la traduction ci dessous (décidément destinée aux illettrés digitaux, c’est dire les effort d’ouverture auquel nous consentons), nous parleront de limitation de trafic en volume ou en débit.</p>
<h3>Le Deep Packet Inspection</h3>
<p>C’est une technologie qui permet d’inspecter tout ce qui transite sur le réseau internet (voir <a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/01/12/analyse/deep-packet-inspection-censure-filtrage/ ">cet article rédigé en début d’année</a>). Qualifié de ‘fantasme’ par Nathalie Kosciusko-Morizet le mois dernier lorsqu’elle a été interpellée à la cantine par un groupe d’activiste des libertés numérique (<a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/01/15/analyse/objet-du-delit-tweest-lacantine-nkm-geeks/ ">37:00 de cette vidéo</a>), <a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/07/06/divers/boycott-nokia-siemens/">cette technologie aurait été utilisée lors des récentes émeutes en Iran</a>, vendue au gouvernement Iranien par Nokia-Siemens, afin de détecter les émeutiers et de les emprisonner (pour les plus chanceux).</p>
<h3>Le Shallow Packet Inspection</h3>
<p>C’est une technologie similaire qui ne regarde pas le détail du contenu des informations transmises mais juste les informations permettant à l’opérateur de décider de bloquer ou non une information lors de son transit. Elle est facilement contournable dès à présent par de nombreux logiciels deP2P.</p>
<h2>Dans quel contexte arrive ce document ?</h2>
<p>Ce texte – un document de travail non finalisé – tente d’apporter des réponses à différentes questions qui ne manqueront pas de se poser dans l’hypothèse où ces technologies venaient à être déployées. Il est clairement destiné à des décideurs politiques soucieux de disposer d’un document de synthèse leur apportant les réponses essentielles. Ce n’est pas vraiment un argumentaire face à une opposition qui s’annonce féroce, mais il pourrait servir de base à un manuel à destination des relations publiques en charge de faire avaler la pilule et d’enterrer la Net Neutrality.</p>
<p>Il est à mettre en rapport avec l’objectif avoué ce matin par Nathalie Kosciusko-Morizet lors de la présentation de la commission Net Neutrality (à laquelle Lynn St. Amour, présidente de l’ISOC était absente) : le rapport que le secrétariat d’Etat au Numérique rendra au parlement cet été aura pour but d’aider à la transcription dans le droit Français du paquet Télécom voté l’an dernier au parlement Européen.</p>
<p>Il n’est donc pas surprenant de voir les lobbies surgir de toutes part, le gouvernement Français étant particulièrement perméable à leur influence. Pour rappel, Nathalie Kosciusko-Morizet est secrétaire générale adjointe de l’UMP dont le porte parole est Frédéric Lefebvre, lui même très lié aux lobbies.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="600" height="366" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/idRrxZVNkVk&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="600" height="366" src="http://www.youtube.com/v/idRrxZVNkVk&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><em>(nous vous suggérons de <a href="http://www.force-download.net/">faire une copie de ce document vidéo</a>, dans la mesure où il utilise un document copyrighté de Canal+, il est fort probable qu’il finisse par être censuré, sans doute au nom du droit à l’oubli ou du respect des ayants droit)</em></p>
<h2>A quelles questions répond ce document ?</h2>
<p>Ce document répond à une multitude de questions relatives à l’application d’une politique publique visant à aller au delà des mesures de riposte graduée telles qu’initialement prévues par Hadopi (et annoncées, comme je le disait plus haut, <a href="http://hightech.nouvelobs.com/actualites/20100112.OBS3392/filtrage_internet_a_qui_s_est_adressa_sarkozy.html">par le président de la république à la fin du mois de janvier</a>). Il est rédigé sous forme de FAQ (Question-réponses), ce qui n’est pas particulièrement étonnant, l’ISOC étant par nature imprégné de la culture internet dans laquelle ce type de document est courant car bien plus efficace qu’un long dossier ou rapport de synthèse.</p>
<p>Nous vous en proposons un résumé reprenant les questions posées par ce document et en résumant les réponses. Le terme ‘contrefacteur’ (une novlangue Acta) a été remplacé par le terme ‘pirate’, d’usage plus courant, les personnes et usages désignés étant rigoureusement identiques.</p>
<p><strong>Q : A quelles méthode d’infraction au copyright et de coupable d’infractions cette politique est elle censée prévenir ou réduire ?</strong></p>
<p><em>R : Cette politique est conçue pour réduire les téléchargement illégaux utilisant le protocole P2P.</em></p>
<p><strong>Q : Quelles réponses les pirates pourraient-ils apporter ? Quel en serait l’impact ?</strong></p>
<p><em>R : Dans le cas de l’utilisation de limitation du volume ou du débit de la ligne (bandwith capping), l’abonné pourra continuer à partager des fichiers en limitant son téléchargement.</em></p>
<p><em>Cette mesure pourrait s’avérer efficace pour toucher les pirates occasionnels mais pas les récidivistes</em> (un ajout ultérieur précise que ces derniers ne sont pas la cible de cette politique).</p>
<p>Un ajout ultérieur dans ce document précise également que par mesure de transparence, l’ISOC recommande que l’abonné soit averti que sa ligne est surveillée et son débit limité.</p>
<p>Le document insiste sur le fait que si l’upload (téléversement) n’est pas également limité, l’abonné pourrait continuer à partager des fichiers, et recommande donc de limiter également l’upload, mais remarque que cela n’affecterait pas nécessairement l’efficacité des réseaux P2P dans leur ensemble qui savent gérer de telles défaillances.</p>
<p><em>Pour ce qui est de la surveillance et du filtrage au vol de la connexion des abonnés (traffic shaping) :</em></p>
<p><em>Pour être en mesure de mettre en place une surveillance et un filtrage au vol du trafic internet (traffic shaping), les fournisseurs d’accès à internet doivent être en mesure de différencier le trafic P2P d’autres types de trafic (comme le trafic web ou le mail).</em></p>
<p><em>La politique proposée par l’ISOC ne distingue pas à ce stade entre le transfert de fichiers légaux et illégaux par le P2P</em> [nde: pas de chance pour Skype et Spotify]. <em>Un FAI pourrait mettre en œuvre un liste blanche d’applications P2P autorisées, ceci dit, compte tenu des coûts supplémentaires pour réaliser cela, les FAI pourraient être réticents à adopter de telles mesures.</em></p>
<p><em>Le trafic P2P est connu pour utiliser des ports spécifiques relativement faciles à détecter mais les logiciels P2P peuvent utiliser un port de façon aléatoire, rendant ainsi la détection plus difficile.</em></p>
<p><em>Le ‘shallow packet inspection’ permet de détecter le trafic non crypté, en inspectant le ‘header’ (les méta informations)  des données transmises, ceci dit, de plus en plus de réseau P2P cryptent leurs transmissions, rendant cette technologie inopérante.</em></p>
<p><em>Différentes techniques de Deep Packet Inspection ont été développées pour détecter le trafic P2P crypté (c’est à dire reconnaître le trafic P2P sans en voir le contenu), dont des techniques qui analysent le comportement du trafic. Ces techniques sont d’une efficacité variable.</em></p>
<p><em>Cette politique</em> [nde: post riposte graduée] <em>ne requière pas qu’un fournisseur d’accès à internet fasse la distinction entre le trafic P2P légal ou illégal, il importe donc peu que ces technologies soient en mesure de casser le cryptage du moment qu’elles sont capables de repérer une transmission P2P.</em></p>
<p><em>Le contenu de la transmission n’étant pas concerné par cette politique, les abonnés dont la ligne est surveillée et filtrée via Deep Packet Inspection seront plus sensibles au fait de transmettre des fichiers via P2P que d’en crypter le contenu. Ceci dit, une fois qu’ils auront réalisé qu’ils sont sous surveillance, cela pourrait les inciter à crypter leurs contenus.</em></p>
<p><em>Les experts du P2P souhaitant camoufler leurs transmissions P2P ont développé et continuent de développer de nouvelles méthodes pour éviter d’être détectés.</em></p>
<p>L’ISOC évoque ensuite le protocole MSE (Message Stream Encryption) destiné à camoufler le trafic Bittorrent, le RC4 qui en crypte le contenu et annonce que des méthodes de détection plus sophistiquées encore devraient arriver à détecter ces technologies de camouflage. L’ISOC pose la question de l’impact du MSE et du RC4 sur l’internet sans apporter de réponse.</p>
<p>L’ISOC cite ensuite d’autres méthodes pour camoufler une transmission P2P comme les VPN cryptés et pose également la question de l’impact que ceux ci auraient sur internet sans apporter de réponse.</p>
<p>Enfin, l’ISOC cite une multitude d’autres technologies qui permettraient de camoufler une transmission P2P et semble arriver à la conclusion que la course est perdue d’avance.</p>
<p><strong>Q : Existe-il des failles technologiques ?</strong></p>
<p>R : à ce stade de la rédaction du document, l’ISOC n’apporte pas de réponse à cette question.</p>
<p><strong>Q : Cette politique permettrait elle d’identifier les pirates ? Lesquels ? Comment ?</strong></p>
<p><em>R : Cette politique n’est pas destinée à identifier les pirates, elle a vocation a être appliquée après que les pirates aient été identifiés</em> [nde: elle est donc parfaitement adaptée aux suite à donner à Hadopi, une fois que la riposte graduée aura été jugée inefficace, <a href="http://www.pcinpact.com/actu/news/55463-suede-ipred-p2p-streaming-telechargement-illegal.htm ">comme c’est déjà le cas en Suède</a>]</p>
<p><strong>Q : Quels seront les impacts de cette politique sur la vie privée ?</strong></p>
<p><em>R : Pour ce qui est de la limitation du débit ou du volume téléchargeable par l’abonné (bandwith capping), les technologies utilisées ne devraient pas révéler le contenu des informations transmises par l’abonné.</em></p>
<p><em>Pour ce qui est de la surveillance et du filtrage (traffic shapping), si la transmission P2P a été encryptée par l’abonné à internet, les technologies ne devraient pas révéler de données susceptibles de porter atteinte à la vie privée de l’abonné, elles pourraient cependant, révéler des informations sur les adresses IP qui participent au réseau P2P auquel est connecté l’abonné. La consolidation de ces informations pourrait révéler des informations privées sur l’abonné ou sur d’autres personnes participant à ces réseaux P2P.</em></p>
<p><em>Si le trafic n’est pas crypté, ces mesures techniques (Deep Packet Inspection) peuvent révéler des informations privées sur les abonnés internet, et laisser apparaitre “beaucoup d’autres information personnelles” sur les abonnés.</em></p>
<p>La réponse de l’ISOC se termine sur une note : <em>vérifier et compléter avec plus de détails.</em></p>
<p><strong>Q : Cette politique est elle une réponse proportionnée aux infractions auxquelles elle est censée répondre ?</strong></p>
<p><em>R : C’est une question difficile</em> (sic).</p>
<p><strong>Q : Cette politique pourrait elle nuire à des utilisation légitimes d’applications P2P ?</strong></p>
<p><em>R : La limitation en volume ou en débit de la connexion internet de l’abonné (bandwith capping) s’appliquerait de façon non discriminée à tout usage d’une connexion internet, y compris à un usage légal ou illégal du P2P. Certains usages requérant une connexion plus rapide que d’autres (le streaming vidéo, les jeux en ligne, etc) ou de plus gros transferts de données (téléchargement de logiciel ou de vidéo). L’étendu de l’impact de cette politique dépend en grande partie des contraintes en volume ou en débit imposées. Ceci dit, toute limitation quelle qu’elle soit affecterait l’efficacité et/ou la performance d’applications gourmandes en bande passante au point de les rendre inopérantes.</em></p>
<p><em>La surveillance et le filtrage au vol de la connexion de l’abonné (traffic shapping) ne devrait affecter que les protocoles visés, dans ce cas le P2P, si tant est que ces protocoles puissent être identifiés et distingués d’autres types de transmissions internet.</em></p>
<p><em>Les contenus échangés à travers des applications P2P peuvent être légaux ou illégaux, mais les technologies de surveillance et de filtrage au vol (traffic shapping) ne pouvant faire la distinction entre ces deux usages, les bloqueraient indifféremment, mais ne devrait pas affecter les autres usages de l’internet.</em></p>
<p><strong>Q : Cette politique découragera-t-elle ou empèchera-t-elle l’usage de certaines technologie et/ou le développement de nouvelles technologies ? Si c’était le cas, qu’est ce que cela impliquerait ?</strong></p>
<p><em>La surveillance et le filtrage au vol (traffic shapping) qui s’attaquerait simplement au protocole P2P a peu de chance de décourager ou empêcher le développement de nouveaux protocoles de communication. Cette politique pourrait en pratique encourager le développement de nouvelles technologies de partage de fichiers qui ne seraient pas affectées par les technologies de surveillance et de filtrage (traffic shaping) proposées.</em></p>
<p><strong>Q : Cette politique va-t-elle altérer l’architecture de base de l’internet ? Existe-t-il des conséquences négatives prévisibles ou imprévisibles ?</strong></p>
<p><em>R : De par leur nature, le bandwith capping et le traffic shaping au niveau de l’abonné affectera l’architecture de l’internet au bord (edge), puisque le bord requière que tout le trafic passe par un point unique où il peut être analysé, limité, filtré, etc. Il existe une dichotomie évidente entre ces mesures techniques et le désir de certains utilisateurs de disposer d’une connexion plus fiable leur permettant de disposer de routes diversifiées (to have more reliable connections by having diverse routing)</em></p>
<p><strong>Q : Quel impact cette politique aurait elle en matière de sécurité informatique ?</strong></p>
<p><em>La limitation du trafic internet (bandwith capping) ne devrait pas avoir d’effet sur la sécurité, ceci dit, une connexion internet limitée pourrait empêcher un abonné de mettre à jour son système d’exploitation si une mise à jour de sécurité s’avérait trop importante, ce qui l’exposerait à un risque certain.</em></p>
<p><em>La surveillance et le filtrage (traffic shapping) pourrait encourager les abonnés surveillés à crypter leurs données. Ces abonnés devraient dès lors être plus vigilants sur la sécurité de leur trafic internet. Cette demande pourrait pousser certains fournisseurs de services en ligne à proposer des services de trafic crypté.</em></p>
<p>La réponse de l’ISOC se termine par un laconique ‘[insert]’, on se souvient que le MI5, les services secrets Anglais, ainsi que la NSA, avait émis de vifs avertissements sur la difficulté que rencontreraient leurs services si le cryptage devenait une pratique courante chez les utilisateurs d’internet, expliquant que la sécurité nationale était alors potentiellement mise en danger par l’utilisation massive de telles pratiques, les empêchant de facto de décrypter certaines communication liées au terrorisme ou à la grande délinquance qui se retrouveraient noyées dans le flot des communications cryptées.</p>
<p><strong>Q : Cette politique empêcherait-elle ou encouragerait-elle le désir d’accéder à internet ou la disponibilité d’accès à internet ?</strong></p>
<p><em>La limitation en volume ou en débit (bandwith capping) affecterait directement l’accès à internet de tous les utilisateurs de la connexion internet sanctionnée. L’effet de la limitation de la vitesse ou du volume échangé dépendra des limites imposées en terme de quantité de données échangées ou de vitesse de connexion.</em></p>
<p><em>Par opposition, la surveillance (trafic shaping) et le filtrage des protocoles P2P n’affectera que l’usage du P2P.</em></p>
<p><em>Limiter le volume des échanges d’un abonnement internet pourrait avoir un impact plus grand sur les abonnés que la limitation du débit, car la plupart des utilisateurs disposant du haut débit n’utilise qu’une fraction de celui-ci.</em></p>
<p><strong>Q : Cette politique ferait elle augmenter ou baisser les prix de l’accès à internet ? Qui serait affecté ?</strong></p>
<p><em>R : Si l’abonné est tenu de payer le même prix pour une connexion limité en vitesse ou en volume, le prix de son accès internet s’en verrait augmenté, que l’abonné soit ou non coupable.</em></p>
<p><em>Cette politique pourrait augmenter les coûts des fournisseurs d’accès internet et provoquer une hausse des prix de l’accès internet si les FAI sont tenus d’acquérir et/ou de développer les logiciels et le matériel nécessaires pour appliquer les limitations de trafic et/ou la surveillance de certains abonnés. Les coûts risquent d’être plus élevés dans le cas où la solution de la surveillance et le filtrage (trafic shaping) est retenue du fait de la complexité des outils requis pour analyser le trafic camouflé des échanges P2P cryptés.</em></p>
<p>[pour ceux qui se demandaient à quoi allait servir les 2,5 milliards du grand emprunt réservé à l’infrastructure internet, vous avez la réponse. Du coup, on peut s’attendre à ce qu’en France, la surveillance des réseaux n’augmente pas le prix de l’abonnement et se contente de creuser le dette]</p>
<p><strong>Q : Existe-t-il un risque d’endommager le matériel d’un tiers innocent ou de restreindre son accès à internet ?</strong></p>
<p><em>R : Il existe un réel risque dans l’application de cette politique qui limiterait l’accès à internet de tiers innocents, comme ceux qui partagent l’accès internet d’un pirate. Les méthodes de limitation, de surveillance ou de filtrage (bandwith capping ou trafic shaping) ne permettent pas de distinguer entre les utilisateurs d’une même connexion.</em></p>
<p><strong>Q : Cette politique encouragerait-elle ou découragerait elle certains modèles économiques ? Si cela était le cas, qu’est ce que cela signifierait ?</strong></p>
<p><em>R : Une application qui transmettrait de gros volumes de données comme une application de sauvegarde en ligne, a des chances d’être affectée arbitrairement par la limitation en volume ou en vitesse d’une connexion internet.</em></p>
<p>Là encore, la réponse de l’ISOC est inachevée et se termine par un [insert], en pratique, ce sont des applications telles que Skype et Spotify qui seraient condamnées, ainsi qu’une multitudes d’innovations de ce type, comme Wuala, un système de sauvegarde en ligne par P2P.</p>
<p>L’économie du cloud computing, en tout cas pour celle qui s’adresse directement au consommateur (B2C) serait elle aussi menacée, ce sont donc de très nombreux services en ligne qui seraient affectés économiquement par une telle politique.</p>
<p>Pour ce qui est du blocage du P2P par la surveillance et le filtrage au vol, de nombreux éditeurs de logiciels verraient leur mode de distribution purement et simplement censuré (en particulier dans le monde des logiciels libre, de nombreuses distributions de Linux reposant en partie sur le P2P pour leur téléchargement). Au final, c’est une part importante de l’économie numérique qui serait affectée.</p>
<h2>Conclusion</h2>
<p>Si vous vous demandiez quel était le programme numérique du gouvernement Français, deux conclusions s’imposent :</p>
<p>Il n’a rien de spécifiquement Français, et il est dicté de l’étranger (les fuites de l’ACTA nous avait déjà largement informé sur ce point).</p>
<p>Pour ce qui est du détail de la politique numérique à venir dans les prochaines années et les points sur lesquels le gouvernement aura à forcer le législateur pour voter des lois de plus en plus attentatoires à la vie privée et aux libertés, il y a de très grandes chances pour que vous les ayez sous les yeux.</p>
<p>De toutes parts, les politiciens se drappent dans le concept de Neutralité des réseau, il est bon de le répéter, celle-ci n’est pas compatible avec le filtrage, et encore moins avec des technologies telles que le Deep Packet Inspection.</p>
<p>C’est à un enterrement de première classe de la net neutrality auquel on va assister, il y a fort à parier que l’ISOC se retrouve également six pieds sous terre à l’occasion, aux cotés de la côte de confiance du gouvernement Français auprès des internautes.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(image d’ouverture CC-by de <a href="http://www.flickr.com/photos/36540382@N08/">paltelegraph</a>)</em></p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=7561&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Iran : La cyber-guerre des militants pro-régime est en marche</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2010/02/24/analyse/iran-la-cyber-guerre-des-militants-pro-regime-est-en-marche/</link>
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		<pubDate>Wed, 24 Feb 2010 08:09:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Global Voices</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>

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		<description><![CDATA[Internet est souvent présenté comme un espace de dialogue et d’échanges pacifiques, mais dans le cas de l’Iran, le conflit politique a muté en de nouvelles formes de “cyber-guerres” ou les armes les plus puissantes sont employées pour réduire au silence la liberté d’expression en ligne.
Voici ci-dessous trois stratégies – certaines ont réussi, d’autres ont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Internet est souvent présenté comme un espace de dialogue et d’échanges pacifiques, mais dans le cas de l’Iran, le conflit politique a muté en de nouvelles formes de “cyber-guerres” ou les armes les plus puissantes sont employées pour réduire au silence la liberté d’expression en ligne.</p>
<p>Voici ci-dessous trois stratégies – certaines ont réussi, d’autres ont échoué – que nous pourrions appeler “innovations” dans cette cyber-guerre.<br />
<img src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2010/02/irca.png" alt="" width="600" height="479" /></p>
<p><strong>Piratage politique</strong></p>
<p>La<a href="www.%20ircarmy.com"><em> Iranian Cyber Army</em> </a>(cyber-armée iranienne) est un exemple parmi d’autres d’entités virtuelles responsables d’attaques au nom de groupes militants iraniens pro-régime islamiste, lesquelles sont devenues plus violentes depuis les <a href="http://globalvoicesonline.org/specialcoverage/iranian-election-2009/">élections de juin 2009</a>. Ce <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Hacker_%28computing%29">groupe de pirates</a> est peut-être l’organisation iranienne (ou reliée à l’Iran) la plus puissance sur Internet. Ses pirates ont mené et réussi des attaques contre des sites ciblés dans différents pays, et prouvent que l’Internet est en effet sans frontières, que les sites les plus connus, les grands noms, peuvent se révéler fragiles face à des agresseurs anonymes.</p>
<p>Les victimes de cette cyber-armée iranienne vont bien au-delà des habituelles cibles, telles que les sites indépendants d’informations sur l’Iran comme <a href="http://www.radiozamaneh.com/"><em>Zamaneh</em></a> ou des sites du mouvement vert des réformistes comme <a href="http://www.rahesabz.net/"><em>Jaras</em></a> et <a href="http://www.kaleme.org/"><em>Kalameh</em></a>. Le 18 décembre 2009, ses pirates ont été capables de rendre inaccessible la plateforme mondiale de micro-blogging Twitter. Celle-ci a été utilisée par de nombreux activistes iraniens, et le phénomène <a href="http://fr.globalvoicesonline.org/2009/07/04/14087/">a fait les grands titres de la presse étrangère </a> [en français]. Le <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/8420233.stm">message</a> laissé par le groupe durant la suspension de service d’une heure subie par Twitter illustre son idéologie :</p>
<blockquote><p>CE SITE A ÉTÉ PIRATÉ PAR LA CYBER ARMÉE IRANIENNE iRANiAN.CYBER.ARMY@GMAIL.COM</p>
<p>Les U.S.A. pensent qu’ils contrôlent et gèrent l’internet par leur accès, but c’est faux, nous contrôlons et gérons l’internet par notre pouvoir, alors n’essayer pas d’inciter les Iraniens à…</p>
<p>ET MAINTENANT QUEL PAYS EST SUR LISTE EMBARGO ? IRAN ? USA ?</p></blockquote>
<p>Sur son propre site, la <em>Iranian Cyber Army</em> <a href="http://globalvoicesonline.org/2010/02/19/iran-cyber-islamic-militarism-on-the-march/www.%20ircarmy.com">a publié </a>plusieurs messages et avertissements ; entre autres, que les serveurs informatiques situés hors d’Iran et hébergeant des sites et blogs iraniens ne leur offrent pas une garantie de sécurité ; que les informations personnelles des propriétaires des sites seraient divulguées ; ils ont également laissé un avertissement plus particulièrement adressé au site favorable au camp des réformistes, <em><a href="http://www.mowjcamp.com/">Mowjcamp</a></em>. Enfin, ils annonçaient qu’une attaque virtuelle n’était qu’une première étape, sans pour autant expliciter quelles allaient être les suivantes.</p>
<p>Pour des raisons inconnues, la <em>Iranian Cyber Army </em>a également <a href="http://globalvoicesonline.org/2010/01/12/china-iranian-cyber-army-aims-at-chinese-critics-misses-target-entirely/">piraté le premier moteur de recherche chinois,<em> Baidu</em></a><em> </em>en janvier 2010. Selon des suppositions, publiées dans des commentaires en ligne, cette attaque est à relier au soutien exprimé par les internautes chinois au mouvement vert des réformistes.</p>
<p><strong>Un projet d’influence via les blogs</strong></p>
<p>A la fin de l’année 2008,  les <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Army_of_the_Guardians_of_the_Islamic_Revolution">Gardes de la révolution islamiques </a> (IRGC) avaient fait une déclaration historique, celle de leur intention de créer <a href="http://blogs.law.harvard.edu/idblog/2009/01/08/irans-revolutionary-guards-take-on-the-internet/">10 000 blogs</a> pour soutenir les milices paramilitaires iraniennes, les <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Basij">Basij</a>. Le bulletin officiel des IRGC, <em>Sobh Sadegh</em>, avait écrit que l’IRGC considérait l’internet et d’autres nouveaux canaux de communication, telles que les SMS entre téléphones mobiles, comme une menace devant être neutralisée. Il avait annoncé que ces 10 000 blogs feraient l’apologie des idées révolutionnaires [du régime iranien]. L’IRGC considère l’Internet comme un instrument de la <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Velvet_Revolution"> “révolution de velours”</a> (renversement non-violent d’un gouvernement via une influence étrangère) et avertissaient que les nations ennemies avaient investi ces outils pour renverser le régime islamiste iranien. Le projet n’a pas vu le jour, mais il aurait constitué le plus important projet en date de “militarisation” des blogs.</p>
<p><strong>Collaboration en ligne pour identifier les manifestants<br />
</strong></p>
<p>En mars 2009, l’IRGC <a href="http://english.webgardian.com/?p=22">a mené une offensive</a> contre différents groupes qui avaient créé des sites anti-islamistes ou pornographiques. A peu près à la même époque, la branche de “lutte contre le crime” de l’IRGC  a ouvert un site appelé <em><a href="http://www.gerdab.ir/">Gerdab</a></em> (signifiant ‘vortex’) où des informations sur les personnes arrêtées et leur photo ont été publiées. A la suite des manifestations qui ont eu lieu après l’élection présidentielle de 2009, <a href="http://globalvoicesonline.org/2009/06/27/iranian-officials-crowd-source-protester-identities-online/"><em>Gerdab </em>a publié des photos des manifestants</a>, et a lancé un appel aux Iraniens pour qu’ils collaborent et aident à leur identification. Les militants du régime islamiste iranien <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Crowdsourcing">ont donc utilisé des procédures de collaboration en ligne</a> pour rassembler des informations dans le monde virtuel afin d’arrêter des personnes dans la vie réelle.</p>
<p>La <em>Iranian Cyber Army</em> ressemble par certains aspects à <em>Gerdab</em>, mais il n’existe pas de preuve réelle d’un lien entre les deux entités. L’agence iranienne officielle d’information et de propagande, IRNA, <a href="http://www2.irna.ir/fa/news/view/menu-376/8810206527130946.htm">en a fait état une fois</a>, en communiquant que la <em>Iranian Cyber Army </em>était un projet de l’IGRC, mais cela n’a jamais été confirmé. On ignore qui sont les cyber-pirates, où ils vivent, on sait uniquement qu’ils ciblent des “sites d’opposants iraniens”.</p>
<p>Deux blogueurs iraniens, qui ont demandé à garder l’anonymat, avancent même que la  <em>Iranian Cyber Army</em> pourrait être basée en Chine, et collaborer avec des cyber-pirates chinois, et que l’attaque menée sur le moteur de recherches chinois Baidu pouvait être une tentative de faire  diversion.</p>
<p><strong>La fin du dialogue</strong></p>
<p>Le rêve des débuts était celui d’un Internet espace virtuel où partisans et opposants du régime iranien  auraient pu dialoguer au lieu de s’affronter en lutte armée. On a assisté sporadiquement à cela. Par exemple, voici trois ans et demi, des blogueurs iraniens pro et anti régime <a href="http://globalvoicesonline.org/2006/06/23/to-be-or-not-to-be-a-martyrdom-seeker/">ont échangé en ligne sur les pour et les contre d’être un “martyr”</a>. Aujourd’hui, l’intention des deux côtés est l’élimination, qu’elle soit virtuelle ou physique.</p>
<p>Il faut en effet rappeler que des opposants iraniens ont employé des méthodes similaires. Un groupe, qui se fait appeler <a href="http://globalvoicesonline.org/2010/02/19/2010/01/24/irangreen-cyber-army-vs-pro-state-cyber-army/">La Cyber-armée verte</a> a attaqué le site de la milice des Basij <a href="http://moghavemat.ir/">moghavemat.ir</a> en 2010 et a menacé de faire de même pour plusieurs autres. Plusieurs blogueurs pro-opposition ont publié des photos de personnes <a href="http://globalvoicesonline.org/2009/06/27/iranian-officials-crowd-source-protester-identities-online/">supposées être</a> des agents infiltrés du régime ; et le piratage de sites gouvernementaux iraniens par des anonymes est monnaie courantes.</p>
<p>Les victimes ne sont pas simplement les sites piratés ou détruits, mais le potentiel de communication et de mutuelle découverte qu’est Internet pour les Iraniens qui sont en ligne.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(Billet écrit par  <a href="http://globalvoicesonline.org/author/hamid-tehrani/">Hamid Tehrani</a> et traduit par <a title="Posts by Claire Ulrich" href="http://fr.globalvoicesonline.org/author/claire-ulrich/">Claire Ulrich</a>)</em></p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=7503&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Le jour où Apple a cessé d’être sexy</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Feb 2010 07:35:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Apple Inc.]]></category>
		<category><![CDATA[censure]]></category>

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		<description><![CDATA[ Les applications iPhone affichant bikinis, seins, maillot de bain, et par extension, quoi que ce soit de sexy, sont désormais bannies de l’app store. Cette décision d’Apple pourrait sembler stupide si elle n’arrivait pas dans la foulée d’une volonté clairement affichée par de multiples gouvernements comme l’Australie et la France de ‘nettoyer’ l’internet afin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="apple-think-different" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/02/apple-think-different.gif" alt="apple-think-different" width="600" height="274" /> Les applications iPhone affichant bikinis, seins, maillot de bain, et par extension, quoi que ce soit de sexy, <a href="http://techcrunch.com/2010/02/19/apple-ban-sex/">sont désormais bannies de l’app store</a>. Cette décision d’Apple pourrait sembler stupide si elle n’arrivait pas dans la foulée d’une volonté clairement affichée par de multiples gouvernements comme l’Australie et la France de ‘nettoyer’ l’internet afin de ne laisser leurs citoyens que le droit d’accéder à des contenus jugés appropriés. Apple fait de même avec ses clients.</p>
<p>Apple, tout comme les démocraties Big Brother qui s’installent aux cotés des dictatures 2.0 un peu partout sur la planète, poursuivent un même but : fournir un accès à une information contrôlée (et susceptible d’être rectifiée ou censurée à tout moment), et, plus inquiétant, un internet où l’utilisateur à peine devenu eCitoyen reprend sa place de consommateur passif, et où l’interaction ne rime plus nécessairement avec participation. Le but, qu’il s’agisse d’une organisation commerciale ou gouvernementale est le même : vous êtes libre d’accéder à tout ce que vous voulez tant que cela ne remet pas en cause ma légitimité et mon pouvoir.</p>
<p><img title="mao-itunes" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/02/mao-itunes.gif" alt="mao-itunes" width="600" height="468" /></p>
<p>L’iPad est à ce titre emblématique : entièrement orienté sur la consommation de média en situation de mobilité, ses capacités d’interactions sont assez évoluées, mais sa capacité de production d’information est pour le moins très limitée. Pas de caméra embarqué, un clavier peu adapté à la production d’information, il met son utilisateur en position de consommateur passif, dont l’interactivité attendue se limite pour l’essentiel à l’interface et au logiciel, pas au social qui pourrait se trouver derrière.</p>
<p>Après avoir été le symbole de la coolitude absolue, Apple va-t-il réussir à maintenir cette image de marque tout en proposant à ses utilisateurs un accès contrôlé à l’information, un monde où le sexe est absent, et où votre application peut être arbitrairement censurée car on en a décidé ainsi en haut lieu ?</p>
<p>Ce revirement à 180° dans le positionnement d’Apple, de « rebel-friendly » à « control freak » risque d’être difficile à négocier, les positions de la Chine et de sa grande muraille numérique, censée mettre à l’abri la jeunesse des dangers de la pornographie (et de la liberté) sont tout de même étrangement similaires à la politique menée par Apple.</p>
<p>Où est passé l’Apple sexy qui annonçait en guide de philosophie d’entreprise au siècle dernier, un véritable programme à l’opposé de ce qu’il affiche aujourd’hui ?</p>
<a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/02/23/a-la-une/jour-apple-cesse-etre-sexy/"><p><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></p></a>
<blockquote><p>Here’s to the crazy ones<br />
<span style="color: #888888;"><em>Ceci est un hommage aux fous</em></span><br />
The misfits, the rebels, the troublemakers,<br />
<span style="color: #888888;"><em>aux électrons libre, aux rebelles, aux agitateurs,</em></span><br />
the round pegs and the square holes,<br />
<span style="color: #888888;"><em>à ceux qui ne sont pas à leur place et qui ne tiennent pas en place,</em></span><br />
the ones who see things differently.<br />
<span style="color: #888888;"><em>à ceux qui voient les choses différemment</em></span><br />
They’re not found of rules,<br />
<span style="color: #888888;"><em>Ils n’aiment pas le conformisme,</em></span><br />
and they have no respect for the status quo,<br />
<span style="color: #888888;"><em>et n’ont aucun respect pour le status quo,</em></span><br />
you can quote them, disagree with them,<br />
<span style="color: #888888;"><em>vous pouvez les citer, ne pas être d’accord avec eux,</em></span><br />
glorify, or vilify,<br />
<span style="color: #888888;"><em>les glorifier ou les diaboliser,</em></span><br />
but the only thing you can’t do, is ignore them,<br />
<span style="color: #888888;"><em>mais la seule chose que vous ne pouvez faire est les ignorer,</em></span><br />
because they change things,<br />
<span style="color: #888888;"><em>parce qu’ils changent les choses,</em></span><br />
they push the human race forward.<br />
<span style="color: #888888;"><em>ils font avancer les humains.</em></span><br />
And while some may see them as the crazy ones,<br />
<span style="color: #888888;"><em>Si certain voient en eux des fous,</em></span><br />
WE see genius,<br />
<span style="color: #888888;"><em>NOUS voyons du génie,</em></span><br />
because people who are crazy enought to think they can change the world<br />
<span style="color: #888888;"><em>parce que les gens qui sont suffisamment fous pour penser qu’ils peuvent changer le monde</em></span><br />
are the ones who do.<br />
<span style="color: #888888;"><em>sont ceux qui le change.</em></span><br />
Think Different.<br />
<span style="color: #888888;"><em>Pensez différemment.</em></span></p></blockquote>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=7507&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La liste des experts du comité “Net Neutrality” réuni par NKM révélée</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2010/02/22/nouveautes/liste-des-experts-du-comite-net-neutrality-par-nkm/</link>
		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2010/02/22/nouveautes/liste-des-experts-du-comite-net-neutrality-par-nkm/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 22 Feb 2010 13:19:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouveau]]></category>
		<category><![CDATA[Lynn Saint Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Cosnard]]></category>
		<category><![CDATA[Nathalie Kosciusko-Morizet]]></category>
		<category><![CDATA[net neutrality]]></category>
		<category><![CDATA[Tarik Krim]]></category>
		<category><![CDATA[Winston Maxwell]]></category>
		<category><![CDATA[Yochai Benkler]]></category>

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		<description><![CDATA[Mercredi prochain aura lieu la présentation du comité d’experts sur la Net Neutralité réunis par la secrétaire d’Etat à l’économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet. Ce comité d’experts n’aura qu’un avis consultatif mais n’en reste pas moins important, en voici la liste.
Yochai Benkler est professeur à faculté de droit de Harvard, il y enseigne l’entreprenariat. C’est l’auteur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mercredi prochain aura lieu la présentation du comité d’experts sur la Net Neutralité réunis par la secrétaire d’Etat à l’économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet. Ce comité d’experts n’aura qu’un avis consultatif mais n’en reste pas moins important, en voici la liste.</p>
<p><strong><a href="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/02/yochai_benkler.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-7539" title="yochai_benkler" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/02/yochai_benkler.jpg" alt="yochai_benkler" width="150" height="113" /></a>Yochai Benkler</strong> est professeur à faculté de droit de Harvard, il y enseigne l’entreprenariat. C’est l’auteur de “<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Wealth_of_Networks">The wealth of Networks</a>”.</p>
<p>Il a fait un passage par la cour suprème des Etats Unis entre 95 et 96 dans l’équipe de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Stephen_G._Breyer">Stephen G. Breyer</a>, puis a enseigné à Yale avant de rejoindre Harvard. Il est codirecteur de la <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Berkman_Center_for_Internet_%26_Society">Berkman Center for Internet &amp; Society</a>. dont nous <a href="http://www.google.fr/search?q=site%3Afr.readwriteweb.com+Berkman">rapportons régulièrement les travaux</a> dans les colonnes de RWW.</p>
<p>C’est un spécialiste du travail collaboratif et de la création de valeur dans des environnement collaboratifs numériques, à ce titre, il a longuement étudié des phénomènes comme Wikipédia, l’open source ou la bloggosphère, dont il affirme qu’elle donne naissance à une culture plus critique et consciente d’elle même.</p>
<p>Son livre “<a href="http://yalepress.yale.edu/yupbooks/book.asp?isbn=0300110561">La richesse des réseau</a>” est principalement axé sur l’économie, Benkler y argumente qu’une culture où l’information est partagée librement pourrait être plus efficace d’une point de vue économique qu’une culture où l’innovation est engoncée par les brevets et le copyright.</p>
<p>Ses positions sont proches de <a href="http://fr.readwriteweb.com/tag/lessig/">Lawrence Lessig</a>, l’inventeur des Creative Commons, qui a un parcours professionnel très similaire (cour suprême, enseignement…).</p>
<p>Sa défense de la neutralité des réseau a toutes les chances de prendre l’axe libéral que je défends moi même habituellement dans diverses conférences et tables ronde, à savoir que celle-ci est un solide support, pour ne pas dire une condition nécessaire, à la création de richesse sur les réseaux.</p>
<p>Pour vous faire une idée du personnage, vous pouvez jeter un œil à sa dernière intervention à TED, dont des sous titre en Français sont disponible.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="334" height="326" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="wmode" value="transparent" /><param name="bgColor" value="#ffffff" /><param name="flashvars" value="vu=http://video.ted.com/talks/dynamic/YochaiBenkler_2005G-medium.flv&amp;su=http://images.ted.com/images/ted/tedindex/embed-posters/YochaiBenkler-2005G.embed_thumbnail.jpg&amp;vw=320&amp;vh=240&amp;ap=0&amp;ti=247&amp;introDuration=16500&amp;adDuration=4000&amp;postAdDuration=2000&amp;adKeys=talk=yochai_benkler_on_the_new_open_source_economics;year=2005;theme=not_business_as_usual;theme=the_rise_of_collaboration;theme=tales_of_invention;event=TEDGlobal+2005;&amp;preAdTag=tconf.ted/embed;tile=1;sz=512x288;" /><param name="src" value="http://video.ted.com/assets/player/swf/EmbedPlayer.swf" /><param name="bgcolor" value="#ffffff" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="334" height="326" src="http://video.ted.com/assets/player/swf/EmbedPlayer.swf" flashvars="vu=http://video.ted.com/talks/dynamic/YochaiBenkler_2005G-medium.flv&amp;su=http://images.ted.com/images/ted/tedindex/embed-posters/YochaiBenkler-2005G.embed_thumbnail.jpg&amp;vw=320&amp;vh=240&amp;ap=0&amp;ti=247&amp;introDuration=16500&amp;adDuration=4000&amp;postAdDuration=2000&amp;adKeys=talk=yochai_benkler_on_the_new_open_source_economics;year=2005;theme=not_business_as_usual;theme=the_rise_of_collaboration;theme=tales_of_invention;event=TEDGlobal+2005;&amp;preAdTag=tconf.ted/embed;tile=1;sz=512x288;" bgcolor="#ffffff" wmode="transparent" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><span style="color: #ffffff;">___</span></p>
<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-7540" title="michel-cosnard" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/02/michel-cosnard.jpg" alt="michel-cosnard" width="150" height="113" />Michel Cosnard</strong> est président directeur général de l’INRIA, il est un spécialiste mondialement reconnu de l’algorithmique, en particulier dans le domaine de la conception et l’analyse d’algorithmes parallèles et du calcul sur les grilles (le grid computing, à ne pas confondre avec le cloud computing).</p>
<p>C’est un chercheur extrêmement pointu en informatique qui se retrouve aujourd’hui dans une position plus politique (un classique dans l’évolution des scientifique de haut niveau), il milite pour une place accrue pour l’enseignement de l’informatique dans le secondaire ou la gouvernance ‘partagée’ de l’internet (entendez ‘sans la mainmise des américains’).</p>
<p>Il a également pris des positions tranchées sur l’ouverture de l’internet, sa dimension sociale voire universelle, s’interesse à l’internet des objets</p>
<p>L’INRIA est au cœur de l’innovation en France, elle collabore aussi bien avec des organismes similaires comme le CNRS qu’avec des entreprises privées. De nombreuses startups sont issues de l’INRIA.</p>
<p><span style="color: #ffffff;">___</span></p>
<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-7541" title="tariq-krim" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/02/tariq-krim.jpg" alt="tariq-krim" width="150" height="113" />Tariq Krim </strong>est le fondateur de Netvibes et de JoliCloud, mais est-il encore utile de présenter Tarik Krim (full disclosure : c’est un ami). Le porte drapeau de l’entreprenariat à la Française aux Etats Unis, à l’origine avec Ouriel Ohayon et, entre autre, Pierre Kosciusko-Morizet,  d’un fond d’investissement dédié à l’amorçage de startups, nous auront l’occasion de revenir en détail sur son rôle au sein de ce comité d’expert (parce qu’en plus d’être un ami, c’est un voisin, donc cela ne devrait pas être bien difficile d’obtenir des interviews.)</p>
<p><span style="color: #ffffff;">___</span></p>
<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-7542" title="lynn-st-amour" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/02/lynn-st-amour.jpg" alt="lynn-st-amour" width="150" height="113" />Lynn Saint Amour</strong> est présidente de l’ISOC Monde, qu’elle a rejoint en 1998, et dont elle s’est occupé de l’expansion internationale. L’ISOC est une pièce centrale de la gouvernance de l’internet.</p>
<p>Ses <a href="http://www.youtube.com/watch?v=Eh7DH4y2oHA ">prises de positions sur la net neutrality</a> sont claires : <em>“Le génie de l’internet repose sur le fait que ce sont les individus qui en font ce qu’il est, il y a plus d’un milliard d’utilisateurs, des centaines de milliers d’organisation et des dizaine de milliers d’entreprises qui prennent des décision chaque jour qui affectent la façon dont l’internet se developpe et ce qui s’y déploit, c’est le résultat des principes de bases qui sous tendent le développement d’internet, tel que le principe de “end to end” [ndt: crutial dans la neutralité des réseau est totalement en contradiction avec Loppsi] qui font que les utilisateurs [d’internet] sont libre d’innover, d’expérimenter, de créeer de la valeur, de profiter de leur connexion, l’information et les services que d’autres mettent en ligne. Plus que pour tout autre moyen de communication, ce sont les utilisateurs qui définissent ce qu’est internet et ce qu’il deviendra. Si nous travaillons tous ensemble, nous pouvons préserver l’ouverture de l’internet”</em>, déclarait elle à l’OCDE lors de la conférence FuturInternet il y a deux ans.</p>
<p><span style="color: #ffffff;">___</span></p>
<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-7543" title="Dany-Vandromme" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/02/Dany-Vandromme.jpg" alt="Dany-Vandromme" width="150" height="113" />Dany Vandromme</strong> est un chercheur, professeur à l’université de Rouen, et président de Renater, l’internet de l’éducation et de la recherche.</p>
<p><a href="http://www.renater.fr/ ">Renater</a>, pour ceux qui ne connaissent pas, est l’infrastructure internet des universités françaises et de la recherche Française, un peu comme un fournisseur d’accès mais avec une dimension innovation bien plus grande. Il est connu pour allier les qualités d’un scientifique de haut niveau et d’un manager qui a su faire évoluer le réseau Renater pour en faire ce qu’il est aujourd’hui, une pierre angulaire indispensable pour toute l’éducation et la recherche en France.</p>
<p><span style="color: #ffffff;">___</span></p>
<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-7544" title="Winston-Maxwell" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/02/Winston-Maxwell.jpg" alt="Winston-Maxwell" width="150" height="113" />Winston Maxwell</strong> est un avocat d’affaire, et intervient plus particulièrement dans le domaine des industries réglementées, des communications et des médias. Winston est intervenu dans de nombreuses opérations, litiges et affaires réglementaires pour des clients dans le secteur des communications, des médias et dans le monde du spectacle. Il a très activement participé au processus européen de libéralisation des télécommunications et il a récemment écrit un important ouvrage sur le droit des communications électroniques et de la protection des données en Europe.</p>
<p>Cette dernière phrase est issue de <a href="http://www.hhlaw.com/fr/wjmaxwell/">son portrait</a> sur le site corporate de sa société, Hogan &amp; Hartson Law, qui nous apprend par ailleurs qu’il a eu une part active dans des opération d’acquisition dans le secteur Télécom ou dans la défense d’ayant droits lors de conflits juridiques.</p>
<p>Dans les différents interview ou articles qu’il a rédigé, on retiendra, entre autre, <a href="http://www.journaldunet.com/ebusiness/expert/30533/net-neutrality-aux-usa---comcast-ne-peut-plus-bloquer-les-echanges-p2p.shtml">sa présentation très bisounours</a> du <a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/01/12/analyse/deep-packet-inspection-censure-filtrage/">DPI</a> qui selon lui permettent de fournir des service à valeur ajouté (comme le repérage d’opposants pour le gouvernement Iranien, facilitant grandement le travail des forces de polices locale, en effet, aucun doute ici sur la valeur ajoutée). On se souvient que NKM avait affirmé récemment que le filtrage était exclusivement réservé aux contenus pédophiles et que le DPI était un fantasme de bloggeurs [edit : c’est à <a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/01/15/analyse/objet-du-delit-tweest-lacantine-nkm-geeks/">38:00 de cette vidéo</a> et non, la <a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/01/12/a-la-une/echec-de-premire-cyber-manifestation-contre-loppsi/">cyber manifestation</a> ne confondait pas DPI et Loppsi mais demandait explicitement à la ministre de se prononcer sur le sujet]. La première affirmation s’est révélée fausse au regard des différents amendements déposés par le parti dont elle est secrétaire générale, ce qui ne fait que renforcer les soupçons qui pèsent sur l’arrivée du DPI en France, et sur l’usage des 2,5 milliards d’euros que le secrétariat d’Etat à l’économie numérique a affirmé vouloir consacrer à l’ « infrastructure ».</p>
<p>C’est un adversaire déclaré de la net neutrality, qui plaide pour un réseau à plusieurs vitesse, ou des technologies d’espionnage et de filtrages telles que la DPI donneront la priorité à certaines informations sur d’autres.</p>
<p>Dans <a href="http://www.journaldunet.com/ebusiness/expert/30533/net-neutrality-aux-usa---comcast-ne-peut-plus-bloquer-les-echanges-p2p.shtml">une tribune publiée dans le Journal Du Net</a>, il déclarait “<em>La DPI, combinée à un système de reconnaissance d’œuvres protégées, est l’une des approches technologiques utilisées pour limiter l’échange illicite de fichiers sur un réseau.  En France, les FAIs objectent qu’un filtrage de ce type serait illégal, comparant ce processus à un postier qui lirait les lettres qu’il distribue.  Ces objections juridiques disparaîtraient en grande partie avec le consentement de l’abonné.  Le principe d’un filtrage pour bloquer l’échange illicite d’oeuvres n’est pas différent du principe d’un dispositif anti-spam ou de contrôle parental, mais il faudrait que l’abonné donne son accord, et y trouve un intérêt, l’accès privilégié à certains contenus par exemple.</em>”</p>
<p>Pour ceux qui se posaient encore la question de savoir ce que voulait bien dire le dernier slogan d’Orange “Il y a Internet et Internet”, la réponse est on ne peu plus limpide.</p>
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		<title>ACTA et la future Hadopi mondiale : un point sur les négociations en cours</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2010/02/22/a-la-une/acta-hadopi-point-sur-les-negociations-en-cours/</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Feb 2010 10:15:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ACTA]]></category>
		<category><![CDATA[Benita Ferrero-Walder]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Engstroem]]></category>
		<category><![CDATA[Pedro Velasco-Martins]]></category>

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		<description><![CDATA[Le chapitre sur la protection du copyright dans le monde digital est au cœur des dernières négociations du traité ACTA, et les fuites continuent d’avoir lieu. Les dernières en date, révélées par Cory Doctorow sur BoingBoing confirment la position délicate qui s’annonce pour les fournisseurs d’accès internet dans le monde de demain, et laissent planer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Traité ACTA" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/01/acta-bigbrother.jpg" alt="Traité ACTA" width="600" height="275" />Le chapitre sur la protection du copyright dans le monde digital est au cœur des dernières négociations du traité ACTA, et les fuites continuent d’avoir lieu. Les dernières en date, révélées par Cory Doctorow sur BoingBoing confirment la position délicate qui s’annonce pour les fournisseurs d’accès internet dans le monde de demain, et laissent planer le doute quand à la possibilité que Acta impose un Hadopi global.</p>
<h2>L’Hadopi est-il un projet international ?</h2>
<p>Plutôt qu’un projet Hadopi consistant à donner trois avertissements à un utilisateur avant de le déconnecter, ce sont des mesures plus générales qui semblent avoir été adoptées, le concept d’Hadopi étant parfaitement anticonstitutionnel dans de nombreux pays, en Europe notamment, c’est plutôt une responsabilité accrue des fournisseurs d’accès internet qui est apparue dans les dernières fuites en date.</p>
<p>Les pays signataires seraient libres d’adopter les mesures qui leur sembleraient adaptées – Hadopi en étant une parmi d’autres – pour lutter contre le piratage et renforcer la protection du copyright. Pedro Velasco-Martins, le négociateur représentant la Commission Européenne, lors d’une entretien avec Intellectual Property Watch, a insisté sur le fait que l’Europe tenait a rendre Acta compatible avec les acquis Européens et que la législation Européenne en l’état ne garantissait pas du tout que de telles lois soient possibles.</p>
<p>Velasco-Martins n’a toutefois pas rejeté l’idée que des lois Hadopi soient mise en place un peu partout suite au traité Acta. Benita Ferrero-Walder, commissaire Européenne aux relation extérieure, lors d’une réponse donnée à Christian Engstroem du Parti Pirate Suédois avait affirmé qu’ “Acta serait en accord avec la législation Européenne, qui respecte parfaitement les droits et les libertés civiles, comme la protection des données personnelles”, ajoutant que “Acta ne devrait pas contenir de mesures restreignant l’accès à internet des utilisateurs qui ne seraient pas appropriées, proportionnées et nécessaires dans le cadre d’une société démocratique et sans une procédure préalable juste et impartiale”.</p>
<p>Dans une note de bas de page issue d’un des derniers documents fuités, on trouve ainsi :<br />
“Un exemple d’une telle mesure serait de permettre la coupure de l’accès au système et au réseau du fournisseur d’accès dans les circonstances appropriées pour les utilisateurs se rendant coupable d’infractions répétées”.</p>
<p>Velasco-Martin de son coté affirme que les régulations Européennes en matière de télécommunications sont flexibles en ce qui concerne des lois du type Hadopi, et laisse entendre qu’Acta poussera les pays Européens à adopter de telles lois.</p>
<h2>Piratage à des fins personnelles ou à des fins commerciales : la frontière est floue</h2>
<p>Les sanctions punissant les violations de copyright qualifiées de crimes ne semble pas faire l’unanimité entre les trois parties les plus actives lors des négociations autour du traité Acta : l’Europe, les USA et la Corée. Il faut dire qu’en parallèle aux négociations sur Acta, des négociations bilatérales ont lieu ce qui, ajouté au caractère secret de l’ensemble, ne facilite pas la lisibilité de quoi que ce soit.</p>
<p>De multiples points restent à éclaircir, comme la violation des copyrights “à une échelle commerciale”, qui n’a pas été définie précisément. Cette échelle commerciale pourrait être considérée comme un crime et être passible de sanctions bien plus lourdes qu’une simple coupure d’accès à internet. L’Europe pour l’instant reste en retrait face à une volonté ferme des USA et de la Corée d’inclure dans l’ “échelle commerciale” des violations de copyright répétées sans recherche de gains financiers.</p>
<h2>Les fournisseurs d’accès internet sous pression</h2>
<p>Les fournisseurs d’accès internet sont bien sûr pris en compte dans le traité Acta, et les dernières fuites en date révèlent qu’il serait question de les rendre responsables du contenu qui passe par leurs tuyaux (un peu comme si on allait demander des compte à une compagnie de téléphone parce que des trafiquant de drogue utilisaient leur abonnement pour communiquer entre eux).</p>
<p>Pour éviter un procès si un de leur utilisateurs se servait de sa connexion pour télécharger un contenu copyrighté, les FAI devraient prouver qu’ils ont pris les “mesures nécessaires pour prévenir de tels faits”. C’est <a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/01/12/analyse/deep-packet-inspection-censure-filtrage/">un boulevard qui s’ouvre au DPI</a>, lui même un enjeu financier de premier plan pour de nombreux fabricants de matériel comme Cisco ou Alcatel, à l’heure ou 2,5 milliards d’euros du grand emprunt national seront consacrés à l’ “infrastructure” (une commission d’expert sur la net neutrality sera par ailleurs présentée à la presse par NKM mercredi prochain, ce qui nous donnera l’occasion de les interroger sur le sujet).</p>
<h2>Les services en ligne également dans la ligne de mire d’Acta</h2>
<p>Au delà des fournisseurs d’accès à internet, ce sont les fournisseurs de services en ligne qui sont également visés, et le traité prévoit de leur imposer de censurer tout contenu portant atteinte au copyright suite à une demande des ayants droit.</p>
<p>Rappelons que la quasi totalité des contenus internet produits par l’UMP porte atteinte au copyright, ainsi qu’une très large partie des contenus générés par les utilisateurs qui auront eu le malheur d’utiliser en arrière fond une musique copyrightée, de se vêtir d’un vêtement copyrighté, ou de tourner leur vidéo dans un lieu soumis au copyright (un bâtiment dont l’architecture est protégée par des droits qui ne sont pas tombés dans le domaine public, par exemple). Sans parler des extraits vidéos issus des chaînes de télévision qui pullulent sur les sites comme YouTube et qui seraient ainsi retirés de la circulation au bon vouloir des ayants droits et surtout des politiques, particulièrement agacés par la mémoire que constitue internet par rapport aux média traditionnels, qui n’en ont aucune.</p>
<h2>L’Europe semble réticente</h2>
<p>Un négociateur qui a tenu a rester anonyme a confié à ComputerWorld que l’Europe avait insisté pour que l’Acta ne soit pas en contradiction avec la législation Européenne, tout en rappelant qu’ “il existe une flexibilité au sein du système Européen.</p>
<p>Certain pays utilisent une solution juridique [pour le problème du partage illégal de fichiers], d’autres des solutions techniques”. L’Europe ne veut pas faire d’Hadopi une loi obligatoire à travers le traité Acta, affirme-t-il en rappelant que “la riposte graduée est l’une des multiples méthodes pour faire face au partage de fichier illégal”.</p>
<h2>La transparence toujours en négociation</h2>
<p>Il semblerait que les négociateurs Européens soient de plus en plus mal à l’aise avec le manque de transparence autour du traité Acta, toujours selon ce même négociateur anonyme : “Le fait que ce texte ne soit pas public crée de la suspicion. Nous discutons en interne pour savoir si les documents relatifs aux négociations doivent être rendus public”, tout en reconnaissant que même si la position de Bruxelles était de prendre le parti de la transparence, il fallait pour cela convaincre les autres parties prenant part à la négociation : les Etats-Unis, le Canada, le Mexique, l’Australie, la Nouvelle Zélande, la Corée du Sud, Singapour, la Jordanie, le Maroc et les Emirats Arabes Unis.</p>
<h2>La suite dans moins de deux mois</h2>
<p>Le prochain round de négociation du traité Acta aura lieu à Wellington en Nouvelle Zélande le 12 avril, ironiquement, c’est la patrie d’origine de ReadWriteWeb et de son fondateur, Richard MacManus. Inutile de vous dire que nous auront un envoyé spécial sur place.</p>
<p style="text-align: right;"><em><br />
sources : <a href="http://computerworld.co.nz/news.nsf/news/leaked-acta-draft-treaty-reveals-plans-for-internet-clampdown">Computerworld</a> – <a href="http://www.boingboing.net/2010/02/21/acta-internet-enforc.html">Boingboing</a> – <a href="http://www.ip-watch.org/weblog/2010/02/18/acta-negotiators-maximal-protection-proposals-unlikely-in-final-text/">IP-watch</a> – <a href="http://www.michaelgeist.ca/content/view/4795/125/">Michael Geist</a><br />
<strong>Vous pouvez trouver<a href="http://rapidshare.com/files/354156625/acta.zip.html"> l’intégralité des documents fuités en notre possession ici</a>.</strong></em></p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=7532&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Microsoft contraint à l’ouverture</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2010/02/22/a-la-une/microsoft-contraint-louverture/</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Feb 2010 07:40:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouveau]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Internet Explorer]]></category>
		<category><![CDATA[Microsoft Corporation]]></category>

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		<description><![CDATA[ Les heureux (?) possesseurs de machines tournant sous Windows (XP, Vista et 7) auront une surprise leur de la prochaine mise à jour de leur système d’exploitation : afin de se conformer à une décision de la commission européenne, la firme de Redmond proposera à ses clients Français de choisir un nouveau navigateur internet.
Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-7524" title="ie" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/02/ie.jpg" alt="ie" width="600" height="300" /> Les heureux (?) possesseurs de machines tournant sous Windows (XP, Vista et 7) auront une surprise leur de la prochaine mise à jour de leur système d’exploitation : afin de se conformer à une décision de la commission européenne, la firme de Redmond <a href="http://www.01net.com/editorial/512882/les-francais-bientot-invites-a-choisir-leur-navigateur-sous-windows/">proposera à ses clients Français de choisir un nouveau navigateur internet</a>.</p>
<p>Le moment est mal choisi pour Microsoft, dont les récentes failles de sécurité de son navigateur Internet Explorer lui ont valu d’être banni de <a href="http://www.pcinpact.com/actu/news/54990-faille-zero-day-internet-explorer.htm">plusieurs administrations Européennes</a>, mais le moment est bien choisi pour expliquer pourquoi ce choix est important.</p>
<h2>Tout le monde s’en fout</h2>
<p>En dehors des geeks, la plupart des internautes se foutent totalement du navigateurs qu’ils utilisent. Pourtant, passé les problèmes de sécurité posés par Internet Explorer, chaque navigateur a ses avantages et ses inconvénients. Certains sont légers et conviennent aux machine en manque de puissance, d’autres plus rapides et performants, en pratique, selon votre machine, votre système d’exploitation et votre usage d’internet, il y a de bonnes chances que vous n’utilisiez pas le navigateur adapté.</p>
<p>Non, on ne va pas vous proposer un comparatif, d’autres le font très bien, inutile d’en rajouter. Vous en trouverez <a href="http://www.clubic.com/article-282232-1-comparatif-internet-explorer-firefox-opera-safari.html">ici</a> ou <a href="http://www.silicon.fr/fr/special-report/2009/09/21/dossier___banc_d_essai_exclusif_des_navigateurs_web">là</a> (et dans les commentaires si vous avez de bonnes adresses, n’hésitez pas).</p>
<p>Mais au delà de son confort personel, le choix d’un navigateur web relève aussi d’un devoir de citoyen du net, au même titre que le tri des déchet et la préservation de la flore, la variété des navigateurs est une condition sine qua non de la bonne santé du web.</p>
<h2>Les standard ouverts : la biodiversité du net</h2>
<p>Le html (ainsi que tout un tas d’autres standards utilisés pour afficher une page web) sont des standards ouverts, il n’appartiennent à personne, ou plus exactement, ils sont à tout le monde. C’est cette philosophie qui a rendu le web possible, et c’est la variété des navigateurs qui préserve cette richesse.</p>
<p>S’il n’existait qu’un seul navigateur, son propriétaire aurait tôt fait de détourner ces standards pour faire du web sa chose, c’est ce qui a faillit se produire quand Microsoft dominait totalement le marché des navigateurs, au point où la version 6 de son navigateur était tellement spécifique dans sa façon de gérer une page web qu’il en est devenu le cauchemar de bien des developpeurs web.</p>
<p>Plus il existe de navigateurs différents, plus ceux-ci sont contraints de se conformer à des standards, et plus le web reste indépendant des velléités de prise de contrôle de telle ou telle entité commerciale.</p>
<p>Du coup, préserver un vaste choix dans ce qui s’offre à vous, c’est comme préserver la biodiversité, c’est aussi l’affaire de tous.</p>
<p>Alors, quel que soit le navigateur que vous utiliser aujourd’hui, prenez un moment pour décider celui qui correspond réellement à vos besoin : votre navigation sera sans doute plus fluide, internet n’en sera que plus agréable, et vous ferez du bien à internet.</p>
<p>Pour lancer le débat, Mozilla, la fondation qui est derrière Firefox, le plus gros challenger de Microsoft sur le marché des navigateurs, publie aujourd’hui une lettre ouverte sur le site <a href="http://www.opentochoice.org/">Opentochoice.org</a>, c’est une bon départ pour en savoir plus et prendre conscience de l’importance de l’enjeu.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(image d’ouverture CC-by-sa de <a href="http://www.flickr.com/photos/bull3t/">Bull3t</a>)</em></p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=7523&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>4Chan nombril du web</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2010/02/21/analyse/4chan-nombril-du-web/</link>
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		<pubDate>Sun, 21 Feb 2010 11:49:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Auteur Invité</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[4chan]]></category>

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		<description><![CDATA[Yann Leroux est psychologue et psychanalyste. Lorsqu’il ne travaille pas au CMPP de Périgueux où a son cabinet de Gradignan, on peut le trouver sur Azeroth, Twitter ou Facebook.
Sa première rencontre avec les matières numériques avait la forme d’un ZX-81.  De Usenet au Web ², il tente de comprendre ce que nous jouons avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><img class="alignleft" title="yann-leroux" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/01/yann-leroux.jpg" alt="yann-leroux" width="96" height="96" />Yann Leroux est psychologue et psychanalyste. Lorsqu’il ne travaille pas au CMPP de Périgueux où a son cabinet de Gradignan, on peut le trouver sur <a href="http://eu.wowarmory.com/character-sheet.xml?r=Conseil+des+Ombres&amp;cn=Rastofire">Azeroth</a>, <a href="http://twitter.com/yannleroux">Twitter</a> ou <a href="http://www.facebook.com/yannleroux">Facebook</a>.<br />
Sa première rencontre avec les matières numériques avait la forme d’un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/ZX81">ZX-81</a>.  De Usenet au Web ², il tente de comprendre ce que nous jouons avec les matières numériques et comment elles se jouent de nous : en quoi peuvent elles être des aides ou des obstacles au travail de pensée, qu’il soit individuel ou collectif .<br />
Il travaille actuellement à une thèse de psychologie sur les dynamiques de groupe en ligne sous la direction de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Tisseron">Serge Tisseron</a>.<br />
Il tient plusieurs blogues dont <a href="http://www.psyetgeek.com/">Psy et Geek</a>.</p></blockquote>
<p><a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/02/18/divers/patch-rectificatif-fixed-4chan-ignorance-issues/">Patch Rectificatif : Fixed 4chan ignorance issues</a> publié par <strong>Pierre Alexandre Rouillon</strong> sur RRW-fr contribuera sans doute à faire connaitre 4chan du grand public – oui, pour 4chan, RRW c’est le grand public. En quelques mots, <a onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.4chan.org');" href="http://www.4chan.org/">4chan</a> c’est d’abord un dispositif d’écriture qui permet de poster anonymement. Autour et avec cette possibilité, se sont agrégés  des communautés dont la plus turbulente est regroupée dans la hiérarchie /b</p>
<p><strong>/b/est violent.</strong></p>
<p>L’invective, la violence, et la haine y sont endémiques. La guerre civile y est presque permanente. L’anonymat encourage sans aucun cette violence. Mais c’est aussi une violence encadrée :elle est généralement maintenue dans un lieu de la culture undeground. Ainsi, certaines vidéo pourraient avoir une audience beaucoup plus grandes si elles étaient postées ailleurs que sur /b/ . A cet encadrement dans un lieu, il faut ajouter un encadrement dans des pratiques : on n’est pas violent n’importe comment.</p>
<p>/<strong>b/ est une culture paranoïaque</strong> : l’autre y est toujours menaçant, alors même qu’il que les différences sont gommées au maximum. /b/ peut être lu comme une réaction à l’hyper– individualisme de nos sociétés. ici, ce qui compte, ce qui est valorisé, c’est la masse, l’ensemble, et cela passe par la destruction des marqueurs identitaires. Tous pareils, tous identiques, et jusque dans l’expression : les meme sont aussi une façon de gommer la parole individuée. L’image s’impose dans sa fonction de rassemblement et . C’est un raccourci extraordinaire pour la pensée mais cette puissance  peut tout aussi bien être au service des processus de pensée et de symbolisation, ou servir à les entraver.</p>
<p><strong>/b/ a besoin des autres</strong></p>
<p>« l’objet nait dans la haine” et les /bers ont tout de même besoin de s’appuyer sur ce qu’ils ne sont pas :  « 4chan pour les <span style="text-decoration: line-through;">nuls</span> blogueurs français » annonce malicieusement <strong>Pierre Alexandre Rouillon. </strong>Il faut entendre ici malice dans toute sa résonance : c’est a la fois la malice infantile, celle qui mêle des éléments disparates et qui dit dans un trait quelque chose que l’adulte a parfois du mal à énoncer. Mais c’est aussi quelque chose qui a trait au <em>malin </em>que ce soit dans le sens de diabolique – on retrouve ici les résonnances sexuelles infantiles – ou de cancer</p>
<p><strong>/b/ jargonne.</strong></p>
<p>Toute communauté a son vocabulaire, ses tours de pensée et de langage. /b en a fait un art. Non seulement les /bers utilisent un jargon très technique qui métaphorise leurs activités quotidiennes, mais ils sont très friands de l’utilisation de l’image. Les discussions font penser à la façon dont les rêves fonctionnent :  la régression formelle permet de travailler les discours selon les procédés habituels du rêve : condensation, déplacement, figuration</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>/b/ est une culture de l’image.</strong></p>
<p>Les discussions sur /b/ se font principalement à coup d’image. Cela tient à plusieurs facteurs. D’abord il y a le fait que nous disposons maintenant d’outils permettant de créer et de manipuler les images avec une grande facilité. Ensuite, l’image est quelque chose qui s’est imposé tout au long du 20ième siècle. Elle nous sert à communiquer, à interagir et à comprendre le monde dans lequel nous vivons.</p>
<p><a href="http://www.psyetgeek.com/images/4Channombrilduweb_9627/180pxxenunigra.jpg"><img style="border: 0px none ; display: inline; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" title="180px-xenunigra" src="http://www.psyetgeek.com/images/4Channombrilduweb_9627/180pxxenunigra_thumb.jpg" border="0" alt="180px-xenunigra" width="184" height="180" align="left" /></a> Une image comme celle ci ulitisée lors de “Anonymous vs Scientology” superpose à la fois l’ennemi à abattre – la “scientogogys” – et un noir et laisse flottante la question de savoir s’il s’agit d’une image raciste – le noir comme étranger à expulser – ou non.</p>
<p><strong>/b/ évolue</strong></p>
<p>Même dans un endroit comme /b le temps commence a faire son œuvre. Il différencie des “anciens” et des nouveaux. Les premiers sont nostalgiques de leur jeunesse et voient dans les nouveaux venus non pas une force de renouvellement mais des “<em>newfag</em>”, un “<em>cancer qui tue /b</em>”</p>
<p>Cette idée de cancer est récurrente : on l’avait trouvée aussi à propos de Boxxy : elle signe le fait que l’agressivité de la communauté ne trouve pas de voies de symbolisation suffisantes et fait retour dans la communauté. La représentation d’un “cancer”, c’est à dire d’une prolifération désordonnée de cellules, montre également que le chaos de /b n’est qu’apparent. Il est régit par un ordre que l’arrivée des nouveaux conteste.</p>
<p><strong>/b/ c’est anonymous</strong></p>
<p><a onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.whatisanonymous.org');" href="http://www.whatisanonymous.org/">Anonymous</a> est tout à la fois une plaisanterie, une communauté, une force de frappe, une nuisance, une utopie, une idéologie, une foule au service de vengeances personnelles, la mise en commun et en forme de toutes les malveillances… Anonymous peut s’attaquer a la Scientologie ou à des personnes sans même que ces attaques ne soit portées par un projet. Anonymous n’est commandé par rien ni personne et ses actions n’ont pas un sens qui est forcéement lisible.</p>
<p>L’ensemble fonctionne comme les criquets pèlerins du sahel. Des individus isolés se regroupent, et lorsque l’ensemble atteint une taille critique, des actions sont possibles. Il est probable que ce soit la mise en résonnage ‘d’un fantasme individuel qui serve de carburant aux actions d’anonymous. Anonymous est une forme de sociabilité dans laquelle les fantasmes de toute puissance et d’immortalité peuvent être réalisés.</p>
<p>Un des intérêts de 4chan, /b/ et de Anonymous, c’est qu’on y voit des procédés de façon plus visibles qu’ailleurs. 4chan est un des cœurs battant du web. C’est une zone originaire du fonctionnement du web dans lequel ont trouve les processus premiers : violence, tyrannie, terreur, mais aussi création. Du chaos des actions individuelles, de leur  appareillage dans une sociabilité faisant naissent à la fois des éléments qui peuvent avoir valeur persécutive ou mytho-poétique.</p>
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		<title>Findawine : le moteur de recherche du vin</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Feb 2010 07:30:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yonggook</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouveau]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Damien Bonnabel]]></category>
		<category><![CDATA[Findawine]]></category>
		<category><![CDATA[Franck Thomas]]></category>
		<category><![CDATA[Julien Pichoff]]></category>

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		<description><![CDATA[S’il est un produit où le consommateur de base a besoin d’éclairage avant l’achat c’est bien le vin. Car à moins d’être suffisamment amateur pour y investir du temps et de l’effort, sélectionner le bon prix et la bonne bouteille, alors qu’entrent en jeu mille paramètres qui déterminent l’un et l’autre, relève pratiquement de l’impossible. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-7454" title="findawine-logo" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/02/findawine-logo.gif" alt="findawine-logo" width="261" height="68" />S’il est un produit où le consommateur de base a besoin d’éclairage avant l’achat c’est bien le vin. Car à moins d’être suffisamment amateur pour y investir du temps et de l’effort, sélectionner le bon prix et la bonne bouteille, alors qu’entrent en jeu mille paramètres qui déterminent l’un et l’autre, relève pratiquement de l’impossible. Bien sûr quelqu’un de votre entourage saura peut-être vous guider, mais derrière ses conseils pleins d’autorité qu’est-ce qui vous certifie qu’il ne s’y prend pas exactement comme vous pour sélectionner le bon vin? Viande = rouge, étiquette élégante avec un château dessiné dessus = qualité, plus de 15 euros = ça peut pas être mauvais…</p>
<p>A l’heure où même les marchés les plus opaques sont en passe de devenir lisibles grâce à Internet, il était temps que quelqu’un s’attaque à celui du vin. Et en tant que Français, on peut se réjouir que l’une de ces initiatives soit l’oeuvre de deux jeunes Français passionnés de vin Damien Bonnabel et Julien Pichoff.</p>
<p>Le 10 novembre 2009, les deux co-fondateurs ont lancé <a href="http://www.findawine.com/">Findawine.com</a>, au cours d’une soirée fromages – vins animée par Franck Thomas, sommelier au palmarès impressionnant (Meilleur Sommelier de France et d’Europe 2000, Meilleur Ouvrier de France 2000 Mention Sommellerie, Meilleur Jeune Sommelier de France 1995 et enfin demi-finaliste du concours de Meilleur Sommelier du Monde en 2004).</p>
<a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/02/19/a-la-une/findawine-moteur-de-recherche-du-vin/"><p><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></p></a>
<p>Findawine.com se présente d’abord comme un « Kelkoo » du vin. Le site a référencé près de 115 000 offres auprès de 139 cavistes pour le plus grand plaisir des amateurs que nous sommes. C’est donc l’occasion pour moi de me livrer à un premier test pour vérifier la valeur ajoutée du service. Et ça tombe bien parce que pour accompagner mon dîner de samedi prochain j’ai envie de faire honneur à mes hôtes et à mon magret de canard avec un Bordeaux, plutôt du côté de Pomerol.</p>
<p>Mon choix ignore superbement mon porte monnaie et se porte sur une bouteille de Château Gazin, dont je me souviens que les vignes jouxtent celles de Pétrus. La bouteille est à boire tout de suite, le millésime que j’envisage est donc 1995, bonne année pour les Bordeaux d’après de vagues souvenirs. Je saisis donc la requête « Gazin 1995″ sur Findawine.com et la première valeur ajoutée du service apparait lors de la consultation des résultats: la pertinence du moteur de recherche. Car Findawine me retourne un unique résultat, exactement celui que je cherchais. A l’ère de la surabondance d’information, où l’on attend que chaque requête renvoie des pages entières de résultats, le moteur de recherche de Findawine est un peu déconcertant mais finalement très logique dès lors que je sais exactement ce que je veux: « Chateau Gazin 2005″, et non « Mondésir Gazin », ni « Maine Gazin », ni « Les Granges de Gazin », etc.</p>
<p>Je clique donc sur l’unique résultat proposé et me retrouve sur la page consacrée à la bouteille en question. Je vois d’emblée que Findawine me propose de me mettre en relation avec plusieurs revendeurs dont le plus compétitif me proposerait la bouteille convoitée pour 55 euros, alors que la bouteille coterait à plus de 80 euros. Mais avant d’aller plus loin, voyons ce que me dit Findawine sur mon choix.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-7455" title="findawine2" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/02/findawine2.gif" alt="findawine2" width="600" height="357" /></p>
<p>Au début, peu de surprise, la page nous indique l’identité du vin: le producteur, l’appellation, les cépages. Puis viennent des renseignements sur le vin lui-même: on apprend ainsi que le millésime 1995 du Gazin dévoile des notes de fruits rouges et noirs, qu’il est interminable en bouche, qu’il est ample, ou qu’il présente des touches de rondeurs et qu’il peut être gardé plus de 10 ans. On apprend également que pour Chateau Gazin, les meilleurs millésime sont 2001, 1982, 1998 ou 2002. Enfin, Findawine attribue à ce vin une note de 92/100 ( »moyenne des notes attribuées à ce vin par des critiques professionnels et amateurs disponibles sur Internet » selon Findawine) qui me paraît satisfaisante dans l’absolu mais qui en l’absence de point de comparaison, ne me permet pas de trancher.</p>
<p>Bien sûr, la valeur de ces indications est limitée par la subjectivité inhérente à la dégustation de vin et chacun sera libre d’être en désaccord avec les indications de Findawine. Mais dès lors qu’on accepte d’être accompagné dans cet univers complexe et relatif, il faut admettre qu’en nous faisant bénéficier de cette richesse d’infos passées sous le regard d’un sommelier tel que Franck Thomas, Findawine apporte un réel plus par rapport aux services en ligne existant.</p>
<p>Surtout que là ne s’arrête pas la fiche de renseignement de chaque bouteille. En bas de la page se trouve un graphique présentant trois courbes: l’une décrit l’évolution de la cote du vin en question en fonction du millésime, l’autre décrit l’évolution de sa note, enfin la troisième fait le rapport entre les deux précédents pour nous indiquer le rapport qualité-prix d’un vin en fonction du millésime. Concrètement qu’apporte cet outil? La possibilité d’un amateur comme moi d’être accompagné dans le choix de son millésime. Parce que pour revenir à mon Château Gazin, Findawine m’apprend que le millésime 1992, est nettement plus intéressant: moins cher et mieux évalué.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-7456" title="findawine1" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/02/findawine1.gif" alt="findawine1" width="600" height="263" /></p>
<p>Encore une fois, cet avis n’engage que Findawine, mais lorsqu’on n’est pas expert comme moi, un tel conseil s’avère appréciable. Je m’empresse de taper la requête « Gazin 1992″ pour voir ce que me propose Findawine: des offres de plusieurs revendeurs dont la moins chère à 34,85 euros pour cette bouteille que le site note 95/100. Mon choix est fait et je clique sur « commander » pour tomber sur une page d’attente à la Kelkoo et arriver sur la page d’accueil d’un site… en Allemand. Il s’agit en fait d’un site suisse qui une fois la requête retapée, nous propose la bouteille pour 44 CHF… si je passe commande par email en remplissant un formulaire à télécharger, ahem… Je passe mon tour et tente ma chance sur l’offre d’un deuxième revendeur proposant la bouteille à 37 euros. Cette fois, la comparaison avec Kelkoo tient la route: je tombe sur la page de commande de la bouteille en question sur le site du revendeur. Il ne me reste plus qu’à remplir mon panier et régler mon achat.</p>
<p>Findawine n’est pas qu’un comparateur de prix. Il est également une encyclopédie en ligne très complète des vins de France et d’ailleurs. Le site affirme avoir qualifié la plus grande base de données de vins au monde : 1 496 211 vins répartis sur 1 035 appellations et 139 439 producteurs de 27 pays. Au delà des chiffres quelques tests personnels sur des vins goûtés au hasard des dîners m’ont permis de vérifier que beaucoup de produits, mêmes s’ils ne sont pas proposés à la vente par l’un des revendeurs référencé par Findawine, bénéficient d’une fiche d’identité renseignée à l’identique.</p>
<p>Findawine propose également une dimension sociale appliquée au monde du vin. Ici, il n’est pas question d’avoir des amis, ou de partager les photos de ses dernières vendanges, mais de partager les expériences, les avis, la connaissance du vin. Attendons que Findawine connaisse suffisamment de membres actifs, mais la dégustation étant un exercice subjectif, la perspective d’accéder aux carnets de dégustation de pairs – connus ou pas – avec qui l’on se découvre goûts communs est assez intéressante. Car « in real life », si l’on n’a pas un Franck Thomas à disposition, nos choix sont souvent guidés par le bouche à oreille.</p>
<p>Mais il se pourrait bien qu’au bout du compte Findawine nous propose bien d’avoir une sorte de Franck Thomas à disposition. La version actuelle de Findawine ne serait que la première étage de la fusée qui ne comprend pas encore le service à notre avis le plus innovant de Findawine: un service de sommelier virtuel qui devrait voir le jour dans les mois qui viennent. Pour en avoir eu une courte démonstration, ce sommelier virtuel semble être autre chose qu’un simple gadget, avec un degré de finesse allant jusqu’à déconseiller le Médoc que vous prévoyiez avec votre fondant au chocolat pour vous orienter vers un Banyuls, ou alors préférer un gâteau au chocolat amer si vous vraiment tenez à votre Médoc. Le développement de ce service a notamment valu à Findawine d’être labelisé Jeune Entreprise Innovante par le Ministère de la Recherche et bénéficier ainsi du Crédit Impôt Recherche.</p>
<p>Imaginez un tel service au moment de confectionner votre menu du samedi soir entre amis ou alors au moment de faire les courses. D’autant que l’équipe travaille à une offre pour mobile « révolutionnaire » nous suggère-t-on d’une voix confiante. A suivre…</p>
<p style="text-align: right;"><em>(image d’ouverture CC-by <a href="http://www.flickr.com/photos/roblisameehan/">roblisameehan</a>)</em></p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=7452&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Régionales 2010 : l’année (zéro) des candidats sur Facebook et Twitter</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 13:22:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Auteur Invité</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>

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		<description><![CDATA[Passionné par l’usage du Net dans le domaine politique, Hervé Pargue évolue dans le web publique depuis maintenant près de 10 ans,
Il a commencé son parcours au sein de grandes institutions publiques telles que l’Assemblée Nationale, Matignon et la Mairie de Paris. Il intervient à la Sorbonne dans un Master de communication politique et dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Passionné par l’usage du Net dans le domaine politique, Hervé Pargue évolue dans le web publique depuis maintenant près de 10 ans,</em></p>
<p><em>Il a commencé son parcours au sein de grandes institutions publiques telles que l’Assemblée Nationale, Matignon et la Mairie de Paris. Il intervient à la Sorbonne dans un Master de communication politique et dans des formations organisées par le CFPJ.</em></p>
<p><em>Il est aujourd’hui consultant en stratégie Digitale avec une forte expertise dans le web publique et territorial.</em></p>
<p><em>L’animation éditoriale, la dimension servicielle des sites, le développement de l’internet mobile et l’innovation TIC sont ses quatre chevaux de bataille. Vous pouvez <a href="http://pargatruk.wordpress.com/">lire son blog ici</a>.<br />
</em></p>
<p>_______________</p>
<p>A chaque élection depuis maintenant près de 10ici. ans, on proclame l’avènement du média Internet dans la campagne. En ce début d’année 2010, il y a fort à parier que les commentateurs nous expliquent qu’il s’agit de la 1<sup>ère</sup> élection « 2.0 ». En effet, la présence en masse des candidats sur les deux principaux médias sociaux a toute les chances d’accréditer cette formule pour experts et journalistes en mal de formule !</p>
<p>A contrario du médiatiquement correct qui se féliciterait de voir nos hommes politiques débarquer sur Facebook et Twitter sans dépasser ce simple constat, une étude publiée sur Pargatruk.fr s’est attaché à analyser les stratégies de présence des candidats PS et UMP. Les résultats sont peu glorieux.</p>
<h2><strong>Focus sur les chiffres clés<br />
</strong></h2>
<p><strong>Présence sur Twitter</strong></p>
<p>Sur les 44 candidats étudiés, 29 sont présents sur Twitter soit les deux tiers. C’est le premier enseignement de cette étude : après les sites et les blogs, les candidats ont ajouté Twitter à leur panoplie de campagne. L’effet d’entrainement aidant, il est d’ailleurs fort à parier que d’ici la fin de la campagne, d’autres candidats débarqueront également sur Twitter !</p>
<p><strong>Stratégie de « Followers / Followés »</strong></p>
<p>La plupart des candidats ayant ouvert leur compte sur Twitter à l’occasion de la campagne, les chiffres de followers ne sont pas encore significatifs. l’étude par pudeur :-) a choisi de ne pas les recenser. Côté stratégie de suivie (personnes suivis) notons que dans leur majorité les candidats ne suivent que très peu de monde voir personne. Outre que le fait qu’une telle posture soit maladroite, elle trahit leur posture : les candidats sont là pour relayer leur agenda de campagne pas pour écouter. Une telle posture a peu de chance de donner beaucoup de résultat en recrutement de followers.</p>
<p><strong>Présence sur Facebook</strong></p>
<p>Sur les 44 candidats étudiés, 43 sont présents sur Facebook, soit une écrasante majorité.</p>
<p>24 candidats sont présents par l’intermédiaire d’une Fan page</p>
<p>12 candidats sont présents par l’intermédiaire d’un profil perso</p>
<p>9 candidats sont présents par l’intermédiaire d’un groupe</p>
<div>
<p class="Blockquote">A noter : certains d’entre eux cumulent les   dispositifs (profil perso, Fan page, Groupe)</p>
</div>
<p><strong>Palmarès des candidats comptant le plus de soutien sur FB (touts dispositifs confondus) :</strong></p>
<p>N°1 : Ségolène royal avec une Fan Page comptabilisant près de 10 000 supporters. Notons tout de même que cette Fan Page n’est pas dédiée aux régionales, c’est le dispositif permanent de l’élue.</p>
<p>N°2 : Caroline Cayeux (UMP Picardie) avec 3 800 amis</p>
<p>N°3 : Valérie Pecresse (UMP IDF) avec 3600 supporters.</p>
<p>Les candidats sont donc présent en nombre sur les deux principaux médias, ok mais pour y faire quoi ? Pas grand chose de neuf, malheureusement.</p>
<p>Sur Facebook comme sur Twitter, la majorité se contente de copier coller liens vers leur site, communiqué de presse, Interviews dans la presse et agendas de campagne.</p>
<p>Sur Facebook, les prises de paroles sur la forme comme sur le fond sont profondément ennuyeuses, sans style (ou style télex). Bref, rien qui ne corresponde au style d’échanges que l’on peut y voir habituellement.</p>
<p>Seul phénomène intéressant sur Facebook, la manière dont parfois, les sympathisants se saisissent du Wall d’un candidat pour prendre la parole et commenter la campagne, contribuant par là même à animer son Wall.</p>
<p>A quelques très rares exceptions (ponctuelles) aucun candidat n’engage le dialogue avec les internautes sur ses pages facebook ou Twitter. Les propos personnels sont l’exception et les réponses aux commentaires des internautes tout aussi rare.</p>
<p>Sur Twitter les RT sont très rares et les reply tout autant. Les profils ne suivent d’ailleurs en moyenne qu’un nombre très faible de personne, preuve s’il en était besoin qu’ils ne sont pas là pour dialoguer ou même juste écouter mais avant tout pour « pousser » leurs infos.</p>
<p>En résumé, les candidats se contentent de relayer sur FB et TW les infos de campagne dans une bonne vieille logique Top » Down sans se soucier d’engager aucun dialogue avec leurs supporters et followers.</p>
<p>Malgré la nouveauté de ces outils (mais en fait, c’est peut être à cause) les candidats en arrivent à faire du vieux avec du neuf.</p>
<p>En fait, les candidats ne sont présents que parce qu’en cette année 2010, la dictature du médiatiquement correct contraint chacun à être présent sur les médias sociaux. Mais la démarche s’arrête là : y être. Pour faire comme les autres. Sans réfléchir, surtout, à une stratégie innovante d’utilisation des plateformes. Alors, dira-t-on, cette élection 2010 aura été la 1<sup>ère</sup> à voir les candidats investir massivement les médias sociaux. Ils essuient les plâtres et ne peuvent que progresser. Moui, peut être. Quoique à bien y regarder … le web existe en France depuis une bonne grosse douzaine d’année (1997). Depuis toutes ces années les sites de candidats auraient pu / dû s’améliorer. Quand on voit la piètre qualité de la cuvée 2010, on est en droit d’être septique.</p>
<p>Bref, cette élection régionales aura été l’année (zero) des candidats sur Twitter et Facebook.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Patch Rectificatif : Fixed 4chan ignorance issues</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2010/02/18/divers/patch-rectificatif-fixed-4chan-ignorance-issues/</link>
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		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 07:30:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre-Alexandre Rouillon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[4chan]]></category>

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		<description><![CDATA[Pierre Alexandre Rouillon est journaliste dans le monde des jeux vidéo et 4channer. Il a – vivement – réagit au billet – maladroit – que j’ai – osé – pondre sur 4chan, et après quelques échanges, il nous a semblé approprié de proposer aux lecteurs de RWW un nouveau billet sur le sujet qui en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Pierre Alexandre Rouillon est journaliste dans le monde des jeux vidéo et 4channer. Il a – vivement – réagit <a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/02/15/a-la-une/4chan/">au billet – maladroit – que j’ai – osé – pondre sur 4chan</a>, et après quelques échanges, il nous a semblé approprié de proposer aux lecteurs de RWW un nouveau billet sur le sujet qui en propose une introduction.</em><br />
________________</p>
<h3>Patch Rectificatif : Fixed 4chan ignorance issues<br />
ou « 4chan pour les <span style="text-decoration: line-through;">nuls</span> blogueurs français ».</h3>
<p>Allons bon. Voilà que je me compromets à devoir briser la première règle des interwebs. En me connectant à la grande toile d’araignée à enfants mineurs qu’est Internet, j’avais conclu un accord tacite avec les grands anciens du web. « Très bien messieurs, je ne parlerai pas de /b/ ».</p>
<p>Et puis pan, voilà que <a href="http://tinyurl.com/yk675e4">#EPELBOIN</a> me demande mon « expertise » (LOL U) sur le sujet en réaction à <a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/02/15/a-la-une/4chan/">cet article</a> sur lequel j’ai lancé un zerg rush hier (<a href="http://img81.imageshack.us/img81/5056/1194970929624gr6.jpg">KEKEKEKE</a>).</p>
<p>Il va donc falloir éduquer ces blogueurs « influents » qui ne manquent pas une occasion de parler de 4chan en faisant croire qu’ils s’y connaissent parce qu’ils ont posté un demotivator et un lolcat.</p>
<p>Sauf que quand on dit « 4chan » alors qu’on souhaite dire /b/, ce n’est pas seulement un problème d’orthophonie. C’est aussi un léger souci de malhonnêteté intellectuelle et de connerie crasse.</p>
<p>Alors on va avant tout commencer par la bonne grosse base : 4chan n’est pas /b/. Répétez-le autant de fois qu’il le faudra dans vos petites caboches d’ignorants. Allez, répétez. Encore. Je veux vous entendre à l’unisson. Voilà. Stop. Tu peux arrêter de répéter, là. CA SUFFIT ! FERME TA GUEULE MAINTENANT PUISQUE JE VAIS T’EXPLIQUER !</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">GRAND UN PETIT A : 4chan.</span></strong></p>
<p><img src="http://img7.hostingpics.net/pics/9789744chan.jpg" alt="" /></p>
<p>Salut connard/sse. T’as vu, je t’insulte. Connivence, humour, amour.</p>
<p>Alors 4chan, qu’est ce que c’est ? C’est plus ou moins la version américaine de 2chan, un BBS (ou forum si t’es un peu con) créé à la base pour parler d’animes et de jeux vidéo. GENIAL, NON ? MON PETIT FRERE A FAIT PAREIL !</p>
<p>Sauf que là, il est tout à fait possible de poster de manière complètement anonyme. Du coup, le BBS a vu sa popularité grandir, le nombre de boards a considérablement augmenté et on peut maintenant y trouver à boire et à manger.</p>
<p>En effet, avant de parler de /b/ (OMG THE RULE), il convient de faire le tour de quelques sujets qu’il est possible d’aborder sur 4ch. On pourra y parler d’animes (<a href="http://boards.4chan.org/a/">/a/</a>), de jeux vidéo (<a href="http://boards.4chan.org/vg/">/vg/</a>), de comics (<a href="http://boards.4chan.org/co/">/co/</a>), de photographie (<a href="http://boards.4chan.org/p/">/p/</a>) et de paranormal (<a href="http://boards.4chan.org/x/">/x/</a>, ehhh ouais), tout comme on pourra y trouver un assez grand nombre de boards destinés aux adultes avec photos hi-rez de Sasha Grey ou liens rapidshare vers l’intégrale des cumshots de ta maman à la clé.</p>
<p>Je demanderai, pour appuyer mes dires, à <a href="http://www.coredumped.net/">Binnie</a> de nous démontrer que 4chan n’est pas que violence et haine, grâce à <a href="http://img7.hostingpics.net/pics/578686an_binnie.jpg">ce poster en gloire à /an/</a>.<strong> </strong></p>
<p>Bref, 4chan est un coin plutôt safe tant que l’on ne clique pas sur les boards notés 18+ (rangés dans les catégories « Adult » et « Misc »).</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">GRAND 1 PETIT /B/</span></strong><br />
<strong><span style="text-decoration: underline;"><br />
</span></strong><br />
<img src="http://img7.hostingpics.net/pics/566207Bruinslives.jpg" alt="" /></p>
<p>Oh que je suis drôle. Mais tu t’en rendrais compte si tu lisais mon blog <a href="http://pipomantis.blogspot.com/2010/02/oh-wanna-talk.html">BACKLINK</a> <a href="http://pipomantis.blogspot.com/2009/05/rose-lolchart.html">BACKLINK</a> <a href="http://pipomantis.blogspot.com/2009/03/si-vous-etes-des-personnes-de-gout-vous.html">BACKLINK</a> ou mes supers articles malins et rigolos <a href="http://gamingsince198x.fr/?p=2481">BACKLINK</a> <a href="http://gamingsince198x.fr/?p=2362">BACKLINK</a> <a href="http://gamingsince198x.fr/?p=1673">BACKLINK</a>.</p>
<p>Donc /b/. C’est le board « Random » de 4chan. Siglé 18+, il permettra à n’importe qui de poster (presque) n’importe quoi sous couvert d’anonymat. Alors bien évidemment c’est l’occasion pour tout le monde de se lâcher. Oh, la jolie photo de mon ex en train de me sucer ! Oh, un thread contre les noirs ! Oh, le superbowl ! Oh, un anonyme parle de son envie de suicide ! Oh, ce mec <a href="http://www.intternetti.net/~jiri/motivation/4chanlaatu.jpg">baise un crâne et poste la photo</a> ! Je ne vais pas vous faire la liste, mais vous voyez l’idée.</p>
<p>Du coup, ça devient forcément un peu une zone de non-droit. Le board fait à lui seul 30% des visites de 4chan, on y poste en moyenne 200.000 putains de messages par jour à une vitesse absolument phénoménale et il ne sera pas rare qu’un thread devienne 404 juste le temps de le copier/coller à un pote. Et finalement la seule chose qui sera modérée sera la pédopornographie (seulement si les mods ne dorment pas, faudrait voir à pas déconner). Existant depuis maintenant plus de sept ans, ce petit ilot libertaire et utopiste commence à bien se faire connaître. A un tel point que les anciens commencent à déplorer la vague de « newfags » aussi nommés « le cancer qui tue /b/ ».</p>
<p>Le newfag va débarquer sur /b/, ne rien y comprendre, croire que sa blague déjà vue 8000 fois est drôle et va finalement casser les couilles de tous les anciens qui étaient très bien entre leurs gore threads et leurs suicides en direct avec timestamp.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">GRAND 1 PETIT C : Anonymous</span></strong></p>
<p><img src="http://img7.hostingpics.net/pics/883646Anon.jpg" alt="" /></p>
<p>Ben oui parce qu’on t’a parlé un peu partout d’Anonymous mais jusque là, tu sais toujours pas ce que c’est, quoi.</p>
<p>Anonymous, c’est un concept, et en même temps une réalité.</p>
<p>Pour le concept, c’est l’idée que si tous les internautes un peu à fond dans les forums etc se rassemblaient ensemble, ils formeraient une légion surpuissante, qu’on nommerait Anonymous. La force de l’anonymat pour renverser n’importe quel ordre établi.</p>
<p>Dans la réalité, Anonymous c’est quelques centaines (milliers ?) de mecs et de filles qui traînent sur /b/ et qui sont persuadés de disposer d’une force de frappe phénoménale.</p>
<p>On peut aussi juste y voir une ribambelle de nerds qui ont trop regardé Fight Club et qui se sentent pousser des ailes quand ils font ce qu’on appellera communément des « raids », comme faire commander des pizzas, imprimer des faxes noirs ou passer des coups de fil anonymes (haha) chez des associations type « God Hates Fags » ou, bien plus récent et notoire, l’Eglise de Scientologie il y a deux ans.<br />
Bref, si Anonymous n’est pas spécialement un concept inhérent à /b/, il faut avouer que le board l’a poussé à son paroxysme, bien que si tu viens voir Anon pour qu’il harcèle ton ex ou ta prof d’histoire, il te sera rappelé que /b/ n’est pas TA PUTAIN D’ARMEE PERSONNELLE et tu risques de te retrouver pour la peine avec des photos de FURRY RAEP sur ta page Facebook.</p>
<p>Par contre, comme tout bon enfant gâté qui se respecte, Anon se lassera très vite de son dernier jouet pour aller se concentrer sur autre chose comme troller le site internet du TIME pour faire de Moot la personnalité de l’année ou spammer Youtube de vidéos de cul.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">GRAND 1 PETIT D : Moot.</span></strong></p>
<p><img src="http://img7.hostingpics.net/pics/28894moot_family.jpg" alt="" /></p>
<p>On aura entendu tout et son contraire sur Moot, créateur de 4chan.</p>
<p>Depuis environ un an et demi, Moot est devenu la coqueluche de certains medias américains. Interviews dans TIME et Wired, portrait dans le Wall Street Journal, conférences à TED, le jeune homme s’est vu sous les projecteurs, lui qui à la base voulait juste parler de robots géants et de jeux vidéo sur Internet.</p>
<p>Selon ses dires, le monstre lui a complètement échappé, et il avouerait lui-même ne plus trop savoir quoi penser de sa création. La légende urbaine voudrait aussi que Moot vive seul avec sa mère dans un appartement pourri, versant chaque mois la quasi-totalité de son argent dans les serveurs pour faire tenir 4ch.</p>
<p>Si je parle au conditionnel, c’est que l’on ne sait absolument pas si tout cela est vrai ou pas. En effet, beaucoup de théories pensent que Moot n’est qu’un gigantesque troll, s’étant inventé une vie à raconter aux medias, allant même jusqu’à avoir inventé son patronyme, Christopher Poole, ou CP, comme CopyPasta et Child Porn.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">GRAND 2 : Les mèmes</span></strong></p>
<p>Mais finalement, pourquoi /b/ est aussi connu si on n’y croise que des blagues de mauvais goût et des blaireaux sans vie qui se masturbent devant des photos de cadavres en décomposition ?</p>
<p>Déjà parce que le necro-onanisme c’est putain de rigolo, mais aussi parce que de nombreux « mèmes » (sur)utilisés aujourd’hui sur Internet sont nés ou ont été démocratisés sur /b/.</p>
<p>On appelle donc ça des « Mèmes » (à prononcer « mime », « mème » ou « mémé », tu fais ce que tu veux, je suis pas ton père). L’Oxford English Dictionary, qui n’en rate jamais une pour ramener sa science, parle d’un « élément d’une culture pouvant être considéré comme transmis par des moyens non génétiques, en particulier par l’imitation ».</p>
<p>En gros, c’est le fait de transmettre une habitude, une parole, une action, d’un individu à un autre, puis d’un groupe d’individus à un autre. Le terme le plus courant employé aujourd’hui serait « private joke », même si justement l’intérêt du mème est d’aller au-delà de la private joke pour toucher un nombre massif de personnes.</p>
<p>On a les grands classiques comme les lolcats, les demotivators, lazors <span style="text-decoration: line-through;">et autres Milhouse</span> :</p>
<p><img src="http://img7.hostingpics.net/pics/560316lolcat.jpg" alt="" /></p>
<p><img src="http://img7.hostingpics.net/pics/529134Demotivator.jpg" alt="" /></p>
<p><img src="http://img7.hostingpics.net/pics/933073REZ_Lazor.jpg" alt="" /></p>
<p>Puis viennent les memes plus récents (parfois considérés par les vrais /b/tards comme des mèmes de newfags) comme Advice Dog ou Xhibit .</p>
<p><img src="http://img7.hostingpics.net/pics/998169REZ_advice_dog.jpg" alt="" /></p>
<p><img src="http://img7.hostingpics.net/pics/183434yo_dawg.jpg" alt="" /></p>
<p>En dresser une liste exhaustive serait long, idiot et inutile. Si vous voulez savoir comment ça marche, il va falloir y aller par vous-même.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">GRAND 3 : OP is a faggot.</span></strong></p>
<p>TL;DR</p>
<p>/b/ est une partie de 4chan où de nombreux internautes ayant un humour plus tolérant que la moyenne essaient de révolutionner leur quotidien en se moquant des noirs et en spammant le mail perso de Sarah Palin.</p>
<p>Vous pensez avoir compris ? C’est bien. Mais en fait, vous ne comprendrez jamais, amis blogololeurs. Tant que vous n’aurez pas passé des soirées de désœuvrement à troller sur un nostalgia thread au lieu d’aller manger le dernier burger de McDo pour en tirer un billet sponso, tant que vous n’aurez pas fait vos premiers shoops de <a href="http://tinyurl.com/yk675e4">#EPELBOIN</a>, tant que vous n’aurez pas vus vos premiers combo breakers au lieu de poster des vidéos de maquillage sur Youtube, vous ne saurez rien, vous ne resterez toujours que des putains de newfags.</p>
<p>Alors vous pourrez loler avec vos chats, vos demotivators et peut-être même vos rick rolls, mais n’essayez jamais de vous prétendre vrais /b/tards, ce que même moi je n’ose pas toujours faire.</p>
<p>Parce que le jour où on verra que vous essayez de vous approprier notre subculture pour faire le beau dans votre cercle d’amis ( »<em>Oh mon dieu, il a posté Obama avec un bucket de KFC ! Quelle subversivité !</em>« ), on déchainera plus de neuf mille putains de plaies d’Égypte sur vos petits culs qui chieront des briques dans vos jolis pantalons Celio.</p>
<p>A bon entendeur, <a href="http://1.bp.blogspot.com/_O8bUe1Tgp3U/SsBm8NP-bhI/AAAAAAAAAJE/HUu2IgTB1hQ/s400/SRSLY+Dog.jpg">voici maintenant une photo d’un chien très sérieux</a>.</p>
<p>Also, The Game.</p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=7462&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Cité Babel, le blog des étudiants étrangers à Paris</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2010/02/17/a-la-une/cit-babel-blog-des-tudiants-trangers-paris/</link>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 07:19:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Global Voices</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouveau]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cité Babel]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>

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		<description><![CDATA[La Cité internationale universitaire de Paris est un complexe accueillant des étudiants venus des quatre coins du monde pour vivre à Paris et étudier dans les universités de la capitale. Fruit de l’esprit pacifiste qui régnait à cette époque, la Cité a vu le jour dans l’entre-deux-guerres. Ses fondateurs, animés par un idéal humaniste, ont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-7435" title="citeU" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2010/02/citeU.jpg" alt="citeU" width="600" height="275" />La <a href="http://www.ciup.fr/">Cité internationale universitaire de Paris</a> est un complexe accueillant des étudiants venus des quatre coins du monde pour vivre à Paris et étudier dans les universités de la capitale. Fruit de l’esprit pacifiste qui régnait à cette époque, la <em>Cité </em>a vu le jour dans l’entre-deux-guerres. Ses fondateurs, animés par un idéal humaniste, ont imaginé un lieu qui rassemblerait des étudiants du monde entier souhaitant étudier à Paris et leur offrirait un foyer dans lequel interagir et apprendre des uns des autres. Comme indiqué sur le site web de la Cité, celle-ci se veut « une école de relations humaines pour la paix ».</p>
<p>De nombreux étudiants relatent leur expérience de vie dans cette communauté sur le blog <a href="http://citebabel.wordpress.com/"><em>Cité Babel</em></a> qui accueille leurs pensées et leurs impressions, en français, mais aussi dans un certain nombre d’autres langues. Trois publications papier sont liées à ce blog, elles sont aussi disponibles en ligne en format numérique. Elles sont le fruit d’un travail d’équipe et traitent principalement d’identité, d’interactions, d’échanges culturels, de langues, de traduction ainsi que de la France et du monde entier. <em>Cité Babel</em> capte donc l’essence d’un voyage vécu par des étudiants et des professionnels qui deviennent des citoyens du monde. Pour vous offrir un aperçu de ce blog, voici quelques extraits de billets rédigés par des membres de la communauté sur différents sujets:</p>
<p>Dans son billet « <a href="http://citebabel.wordpress.com/2010/01/26/eng-why-paris-sucks-and-why-i-don%E2%80%99t-want-to-leave/">Why Paris sucks (and why I don’t want to leave)</a> » [en anglais] (Pourquoi Paris est nul (et pourquoi je n’ai pas envie d’en partir)), Jake Heller, étudiant nord-américain, se penche sur les idées que ses compatriotes se font de la vie à Paris et le choc de la réalité d’une ville si dynamique et complexe :</p>
<blockquote><p>Ce qui me coûte le plus dans mon échange universitaire n’a rien à voir avec le coût de la vie ici, c’est de continuellement devoir combler le fossé qui existe entre l’expérience que je vis et les attentes des autres (…). Lorsque les gens me posent des questions sur Paris… en fait, ils ne me demandent rien. Ils font plutôt des déclarations du genre « ça doit être génial » ou « parle-moi de ta petite amie française » et quand ils posent des questions, celle-ci contiennent la réponse qu’ils attendent « Alors, c’est génial, non ? ». Mécontents de leur vie quotidienne, ils veulent que je vive leur rêve, donc, sous peine d’être traité de râleur jamais content à mon retour, mes réponses à leurs « questions » doivent contenir les mots « génial», « incroyable » ou « super canon ». Le problème est celui de toute comparaison entre un rêve et la réalité, le Paris né de l’imagination des Nord-américains ne peut être comparé au Paris réel. (Remarque: je comprends bien que beaucoup d’entre eux imagine le « monde réel » selon les séries TV et non pas tel qu’il est, mais cela ne fait que renforcer mon opinion).</p></blockquote>
<p>A. Aoufil, étudiant palestinien, se penche sur la manière dont les <a href="http://citebabel.wordpress.com/2010/01/26/gaza-we-shall-not-go-down/">médias traditionnels français couvrent le conflit de Gaza</a> dans les journaux télévisés. Aoufil pose d’importantes questions et fait de graves déclarations. À l’heure du premier anniversaire des bombardements de Gaza, cet étudiant souligne le fait que l’opinion publique choisit d’ignorer un chapitre de la situation qui affectent la vie des Palestiniens et des Israéliens :</p>
<blockquote><p>Apparemment, les tribulations de Berlusconi, et de Johnny Halliday, sont plus importantes que le sort de 1,8 million de Palestiniens enfermés dans la ville-ghetto de Gaza (…) même chez les progressistes ou les soutiens du début 2009 à la Palestine, l’apartheid et la ghettoïsation d’un peuple, c’est moins important qu’une bonne bouffe en famille (…)</p>
<p>Ah  Palestine ! Ce soir, la majorité silencieuse te pleure encore, et ses larmes sont gonflées par l’outrecuidance de ces escrocs et de ces hypocrites de médias et de collaborateurs qui veulent nous faire avaler des couleuvres que leurs gorges rejettent pour éviter leur propre étouffement. Ah, j’oubliais… Bonne année 2010 !</p></blockquote>
<p>Dans un billet intitulé « <a href="http://citebabel.wordpress.com/tag/multiculturalisme/">Les Chinois sont-ils timides </a> ? » [en français et en chinois], Chen Miao, d’origine chinoise, réfléchit à l’image que les gens se font des Chinois.</p>
<blockquote><p>Un jour, un de mes amis qui habite la Cité Universitaire m’a dit « je pense que les Chinois sont timides, réservés et renfermés. » (…) Mon ami n’est pas le seul à penser cela… Bien que cela ne soit pas une critique, il existe quelques malentendus.</p>
<p>D’abord – et nous ne sommes pas les seuls à ressentir cela, beaucoup d’étrangers en France, ont la même impression – on se sent solitaires quand on s’éloigne de son pays natal (…) Les Chinois peuvent faire preuve de grandeur d’âme et de largesse d’esprit. Si cela venait d’un pays où habitent des « timides », alors cette timidité serait associée à un charme certain et à une sacrée séduction, basés sur une culture profonde, vigoureuse, saine et puissante ! Les Chinois ne sont plus fermés au monde. Nous sommes sortis et nous regardons dans tous les coins de la planète, nous possédons des idées innovantes et des ambitions nobles.</p></blockquote>
<p>Les sujets et les idées abordées sur ce blog touchent de nombreux domaines et sont vibrants. Ils reflètent une communauté internationale de personnes conscientes de l’immensité du monde et du fait que chaque jour qui passe, les gens se rapprochent. Chaque billet publié sur <em>Cité Babel</em> offre une vitrine aux discussions et aux observations des membres de cette communauté. Sans distinction de langue, d’origine ou de parcours universitaire, Cité Babel offre à tous les étudiants un espace où ils peuvent s’exprimer et partager leur point de vue sur une arène internationale considérée comme l’une des plus multiculturelles, diverses et cosmopolite : le Paris du 21ème siècle.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Billet publié par  <a href="http://globalvoicesonline.org/author/laura-vidal/">Laura Vidal</a> et traduit par <a title="Posts by Pauline Ratze" href="http://fr.globalvoicesonline.org/author/pauline-ratze/">Pauline Ratze<br />
</a></em><em>Image <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Imagerie_%C3%A0_grande_gamme_dynamique">HDR</a> CC-by de </em></a><a href="http://www.flickr.com/photos/kimdokhac/">kimdokhac</a><br />
<a title="Posts by Pauline Ratze" href="http://fr.globalvoicesonline.org/author/pauline-ratze/"><br />
</a></p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=7434&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>La Lybie Censure Youtube et des sites d’informations indépendants</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2010/02/16/divers/lybie-censure-youtube/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Feb 2010 12:13:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Global Voices</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[censure]]></category>
		<category><![CDATA[Facebook Inc]]></category>
		<category><![CDATA[Lybie]]></category>
		<category><![CDATA[YouTube Inc]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 24 janvier 2010, la Libya Telecom and Technology (LTT) (Entreprise nationale libyenne de télécommunications et de technologie) a bloqué l’accès au site web populaire de partage de vidéos Youtube, aux sites de plusieurs partis politiques libyens basés à l’étranger et à ceux de médias indépendants comme Libya Al Youm, Al Manara, Jeel Libya, Akhbar [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 24 janvier 2010, la <a href="http://www.ltt.ly/">Libya Telecom and Technology (LTT)</a> (Entreprise nationale libyenne de télécommunications et de technologie) <a href="http://twitter.com/weddady/status/8375706000">a bloqué</a> l’accès au site web populaire de partage de vidéos <a href="http://youtube.com/">Youtube,</a> aux sites de plusieurs partis politiques libyens basés à l’étranger et à ceux de médias indépendants comme <em><a href="http://www.libya-alyoum.com/">Libya Al Youm</a>, <a href="http://www.almanaralink.com/new/">Al Manara</a>, <a href="http://www.jeel-libya.com/">Jeel Libya</a>, <a href="http://www.akhbar-libya.com/">Akhbar Libya</a></em>, et <a href="http://www.libya-al-mostakbal.org/">Libya Al <em>Mostakbal</em></a>.  Google n’a pas confirmé l’interdiction de ses services en Libye, mais le journal libyen<a href="http://www.almanaralink.com/new/?scid=1&amp;nid=18248"> al-Manara</a><em> </em><a href="http://www.almanaralink.com/new/?scid=1&amp;nid=18248">a rapporté</a>, citant des sources bien informées au sein de la LLT, que cette interruption est temporaire et a été décidée pour “<em>renforcer la pression sur les utilisateurs du réseau de partage [Youtube] en Libye”</em>.</p>
<p>Cependant, selon l’organisation de défense des droits humains <a href="http://www.hrw.org/en/news/2010/02/03/libya-stop-blocking-independent-web-sites">Human Rights Watch,</a> Youtube aurait été bloqué à cause de la publication sur son site de vidéos sur des membres de la famille du leader libyen Muhamar Kadhafi et sur des manifestations à Benghazi des familles des prisonniers assassinés dans la prison d’Abu Salim, en 1996.</p>
<p>Cette mesure <a href="http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xhtml1/en_GB/features/awi/blog/2010/02/02/feature-03">a créé beaucoup d’émotion parmi les blogueurs libyens</a> qui craignent que cette censure puisse être étendue aux blogs personnels. Certains groupes sur Facebook, comme   “<em>We want YouTube back in Libya</em>“ [nous voulons le retour de YouTube en Libye], ont organisé une campagne en ligne contre le blocage du site et expliquent comment contourner le filtrage de la censure en utilisant d’autres serveurs informatiques, dits “proxy”, pour accéder à YouTube.</p>
<p><a title="Global Voices Advocacy" href="http://fr.globalvoicesonline.org/category/sites/gv-advocacy/"><img class="post-header-badge alignleft" src="http://img.globalvoicesonline.org/Badges/advocacy/gv-advocacy-badge-200.gif" alt="Global Voices Advocacy" width="200" height="61" /></a><em>Ce billet a été publié sur  <a title=" Global Voices Advocacy" href="http://advocacy.globalvoicesonline.org"> Global Voices Advocacy</a> , l’un des sites de Global Voices, destiné à défendre la liberté d’expression en ligne et à combattre la cyber-censure.</em></p>
<p><span style="color: #ffffff;">_</span><br />
Billet publié par  <a href="http://advocacy.globalvoicesonline.org/author/sami-ben-gharbia/">Sami Ben Gharbia</a> et traduit par <a title="Posts by Abdoulaye Bah" href="http://fr.globalvoicesonline.org/author/abdoulaye-bah/">Abdoulaye Bah</a></p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=7427&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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