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	<title>ReadWriteWeb France</title>
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	<description>Analyse, prospective et impacts des nouvelles technologies de l&#039;information et de la communication</description>
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		<title>Pour un Mysociety.org en France !</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 10:46:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alban Martin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouveau]]></category>
		<category><![CDATA[Usages]]></category>
		<category><![CDATA[Alan Turing]]></category>
		<category><![CDATA[e-democratie]]></category>
		<category><![CDATA[Gordon Brown]]></category>
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		<category><![CDATA[Pledgebank]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>
		<category><![CDATA[Tom Steinberg]]></category>

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		<description><![CDATA[Mysociety, c’est quoi ?
C’est la principale initiative d’une association anglaise a but non lucratif, fondée en 2003 et regroupant une communauté de volontaires et de développeurs open-source rémunérés.
Cette dernière est à l’origine du développement de sites que P. Rosanvallon qualifierait de « contre-démocratique »: par exemple Theyworkforyou pour découvrir ce que font les députés anglais (historique des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://mysociety.org/">Mysociety</a>, c’est quoi ?</strong></p>
<p>C’est la principale initiative d’une association anglaise a but non lucratif, fondée en 2003 et regroupant une communauté de volontaires et de développeurs open-source rémunérés.</p>
<p>Cette dernière est à l’origine du développement de sites que P. Rosanvallon qualifierait de « contre-démocratique »: par exemple <a href="http://www.mysociety.org/projects/theyworkforyou/">Theyworkforyou</a> pour découvrir ce que font les députés anglais (historique des prises de position, archives des textes et speech) ou <a href="http://www.mysociety.org/projects/writetothem/">WritetoThem</a> pour contacter n’importe quel député à partir de son code postal (plus de 400 000 messages déjà envoyés à ce jour via la plateforme). Mysociety a également développé le <a href="http://petitions.number10.gov.uk/)">site officiel de G. Brown de pétition citoyenne</a>. A noter qu’en France, le collectif « <a href="http://www.regardscitoyens.org/qui-sommes-nous/">regards citoyens</a> »  en France a lancé récemment le site <a href="http://www.nosdeputes.fr/">nosdeputés.fr</a> permettant, comme theyworkforyou, de s’intéresser à l’activité des députés à l’assemblée nationale.</p>
<p><strong>Quelques réalisations concrètes</strong></p>
<p>Le site <a href="http://www.mysociety.org/projects/fixmystreet/">FixMyStreet</a> a permis de résoudre plus de 25 000 problèmes à l’échelle locale: dégradations, dépenses inutiles, éclairage défaillant, optimisation du stationnement etc</p>
<p>Plus généralement, à travers les services agrégés par mysociety.org, 200 000 personnes ont écrit pour la première fois à leurs députés, plus de 10 500 000 de signatures ont été apposées sur les pétitions à destination du premier ministre !</p>
<p>Le site HearFromYourMP quant à lui permet de réaliser des mailing groupés sur certaines questions, à destination d’un membre bien précis du parlement : résultat à ce jour, 60 000 personnes se sont inscrites au service pour pousser des questions communes à plus de 160 députés qui utilisent en retour le service.</p>
<p>A noter également plus récemment que la <a href="http://petitions.number10.gov.uk/turing/">pétition signée par 32034 personne</a>s, et destinée à réhabiliter la mémoire de Alan Turing (mathématicien britannique auteur de l’article fondateur de la science informatique, qui s’est suicidé à cause de pressions dues à son homosexualité), a entrainé une prise de position officielle de Gordon Brown sur le sujet (« <a href="http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/10/14/sorry-alan_1253830_3214.html"> Sorry Alan </a>»)</p>
<p>Vous trouverez le détail de la constellation de sites développés sous l’initiative mysociety <a href="http://cocreation.blogs.com/alban/2009/11/mysocietyorg-o%C3%B9-la-preuve-par-lexemple.html"> à cette adresse en français</a>.</p>
<p><strong>Quel est le but de l’initiative Mysociety.org?</strong></p>
<p>Selon eux, ils ont deux missions : la première est de donner aux citoyens anglais des outils simples d’implication civique. La seconde est de démontrer, via leurs réalisations, comment la représentativité et la vie des usagers peut s’enrichir de l’usage des nouvelles technos : Exemple: comment contacter un représentant personnellement, comment savoir qui fait quoi en ce moment etc…</p>
<p><strong>Qui compose l’équipe?</strong></p>
<p>Tom Steinberg est le fondateur et directeur. Il est accompagné de 3 développeurs à temps plein et un sysadmin et un directeur commercial, ainsi qu’une très grande communauté active.</p>
<p><strong>Comment l’association fonctionne-t-elle ?</strong></p>
<p>L’association s’appelle « UK Citizens Online Democracy » (numéro d’enregistrement 1076346). UKCOD gère mySociety en tant que projet, et détient la société mySociety Ltd qui gère les relations commerciales avec les acteurs du privé tout en reversant 100% des revenus générés à UKCOD</p>
<p><strong>D’où l’idée de mysociety.org est elle venue?</strong></p>
<p>mySociety représente la cristallisation d’un certain nombre de réflexions et questionnements pour les problèmes actuels rencontrés par la démocratie, le gouvernement et les nouvelles technologies en Angleterre. James Crabtree a, le premier, défini formellement les contours de ce qui pourrait être fait dans un article sur OpenDemocracy, suggérant que le gouvernement anglais pourrait mettre sur pied une équipe de hacking civique pour réaliser ce que mysociety fait maintenant. Puis Tom Steinberg se saisit de l’idée et fonde  mysociety en dehors de tout contexte gouvernemental et avec l’aide d’une cinquantaine de personnes. Le coeur de communauté était composé d’hacktiviste qui avait déjà réfléchit sur la question bien avant sa concrétisation dans mysociety</p>
<p><strong>Les projets sont-ils open source?</strong></p>
<p>Presque tous les codes des sites sont <a href="https://secure.mysociety.org/cvstrac/dir?d=mysociety">disponibles en open-source</a> : même le site développé pour le <a href="http://petitions.number10.gov.uk/)">No 10 petitions</a> développé pour le premier ministre anglais est open source.</p>
<p><strong>Se sentent-ils investis politiquement?</strong></p>
<p>Ils ne sont pas un parti politique et ce projet selon eux n’est ni de droite ou de gauche. Il consiste uniquement à construire des outils utiles pour ceux qui en ont l’usage.</p>
<p><strong>Pourquoi c’est important et comment s’impliquer ?</strong></p>
<p>Les responsables de l’initiative mysociety.org sont joignables via leurs coordonnées sur le site web (<a href="http://www.mysociety.org/about/contact/">http://www.mysociety.org/about/contact/</a>), et se disent prêt à étudier toute opportunité de collaboration, notamment à l’international (traduction, adaptation, support au développement). <a href="http://www.mysociety.org/projects/pledgebank/">Pledgebank</a> par exemple est conçu dès l’origine comme un site international, reposant sur le mode « si je trouve 10 personnes comme moi prêtes à faire ça alors je le fais)</p>
<p>Je suis certain également qu’il existe déjà en France certains services allant dans la même direction : pourquoi ne pas les agréger sous forme de portail homogénéisé et open-source, afin d’augmenter leurs visibilités respectives, et avoir un état des lieux du chemin parcouru, et restant à parcourir ? En outre, cette union permettrait d’avoir des chiffres conséquent d’usage, suffisamment représentatifs pour apporter la preuve par l’exemple d’un intérêt démocratique de ce genre de projets ?</p>
<p>Et pour éviter les grandes déclarations d’intention qui restent sans suite, sachez que se déroulera le premier Open Government Data Camp français à « La Cantine » à Paris samedi 12 décembre 2009.</p>
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		<title>Le Web des Identités : Permettre aux machines d’accéder à vos données</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/05/analyse/web-des-identits-permettre-aux-machines-daccder-vos-donnes/</link>
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		<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 09:28:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexander Korth</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Canton of Uri]]></category>
		<category><![CDATA[Chris Bizer]]></category>
		<category><![CDATA[Facebook Inc]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans un article précédent, nous avons abordé le Web des Données, dont le principe repose sur l’interconnexion de jeux de données qui permet de rendre des données structurées accessibles aux machines. Dans cet article, nous allons voir comment le Web social qui est en train d’émerger peut donner lieu à un Web d’Identités, qui est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un article précédent, nous avons abordé le Web des Données, dont le principe repose sur l’interconnexion de jeux de données qui permet de rendre des données structurées accessibles aux machines. Dans cet article, nous allons voir comment le Web social qui est en train d’émerger peut donner lieu à un Web d’Identités, qui est en clair un Web des Données appliqué aux personnes.</p>
<p>Le projet Linking Open Data soutenu par le W3C a été pas mal médiatisé grâce à ses avancées avec le Web des Données. Actuellement, <a href="http://esw.w3.org/topic/TaskForces/CommunityProjects/LinkingOpenData/DataSets"> toutes les bases de données qui participent au projet</a> sont accessibles gratuitement et peuvent être réutilisées sans contraintes. Le projet se concentre avant tout sur sa croissance aujourd’hui. Dans un email, Chris Bizer a fait allusion à un éventuel modèle économique qui ferait payer l’accès à certain contenu.</p>
<p>L’approche du LOD est très pertinente pour du contenu statique ou du savoir encyclopédique, mais qu’en est-il de nos données personnelles ? Techniquement, modéliser notre identité, nos données de profiles, notre graphe sociale, nos groupes, notre flux d’activités et autres types de données personnelles est simple. Mais donner aux machines la capacité d’accéder à ces données n’est pas si simple à intégrer dans l’approche du LOD, parce qu’il y a toute une série de contraintes et de différences, telles que des paramètres de vie privée et de volatilité des données. Les utilisateurs veulent contrôler qui a accès à leurs données ou certaines parties de leurs données, et veulent être capables d’en bloquer l’accès pour n’importe quelle raison. Et des problèmes dus aux changements rapides et à l’obsolescence de ces données restent sans réponses.</p>
<p>C’est là que le Web social peut intervenir.</p>
<h2>Le Web social émergeant</h2>
<p>Il y a eu une époque où nous devions créer une nouvelle identité digitale pour chaque application sociale que nous voulions utiliser. Une application sociale fournit des services en rapport avec <a href="http://connollyshaun.blogspot.com/2008/05/7-key-attributes-of-social-web.html"> nos attributs sociaux</a>. Chaque développeur d’applications mettait en place son système propriétaire de gestion des identités pour permettre aux utilisateurs de s’identifier, et créait son système propriétaire de gestion des données des utilisateurs. Les développeurs d’applications étaient jugés sur le  nombre d’utilisateurs et la quantité de données qu’ils possédaient si bien que chacun défendait son petit pré carré.</p>
<p>Les problèmes les plus évidents qui se produisaient alors étaient :</p>
<ul>
<li>Des faibles taux de conversion pour l’enregistrement de nouveaux   utilisateurs,</li>
<li>Les utilisateurs devaient créer plusieurs comptes,</li>
<li>Les utilisateurs devaient réentrer et synchroniser leurs données de   profiles,</li>
<li>Des problèmes de vie privées, des possessions des données et   d’incapacité à les exporter.</li>
</ul>
<p>Malheureusement, pas beaucoup a changé depuis cette époque. Le fait le plus remarquable, peut-être, est le nombre croissant <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Authentification_unique">de services d’Identification Unique</a> (SSO ou Single Sign-on) qui résout le premier problème pour les fournisseurs d’applications et le deuxième problème pour les utilisateurs.  De nouveaux développeurs d’applications peuvent externaliser cette fonctionnalité à une tiers fournisseur d’une solution de SSO. Les plus gros fournisseurs d’applications sont eux-mêmes devenus des fournisseurs d’identités en autorisant leurs utilisateurs à s’identifier avec le même identifiant sur des applications développées par des tiers.  C’est un phénomène qui s’est répandu assez vite au sein de ces quelques gros fournisseurs et qui a déclenché une véritable <a href="http://therealmccrea.com/2008/12/19/as-online-identity-war-breaks-out-janrain-becomes-switzerland/"> guerre des identités</a>.</p>
<p>Au cours des années, beaucoup de fournisseurs d’identités, comme Google, Yahoo !, MySpace et Facebook ont ajouté le SSO <a href="http://openid.net/">OpenID</a> en plus de leurs propres mécanismes d’identification.  En raison de la nature ouverte d’OpenID, beaucoup de fournisseurs indépendants ont trouvé séduisant d’intégrer les gros fournisseurs pour élargir leur audience, car il est très facile pour les utilisateurs de s’authentifier en utilisant OpenID. Aujourd’hui, ces fournisseurs d’identités autorisent un accès en mode « lecture » de certains fragments des données de profiles que les utilisateurs peuvent seulement consulter ou copier dans des applications tierces. Comme SSO et OpenID au début, cela a commencé avec des solutions propriétaires, mais aujourd’hui des formats et des protocoles ouverts d’échanges voient le jour, autorisant les applications à échanger et à synchroniser leurs données. Il y a entre autres :</p>
<ul>
<li>L’API d’identification <a href="http://oauth.net/">OAuth</a>,</li>
<li>Le format d’échange des graphes sociaux <a href="http://www.foaf-project.org/">FOAF</a> (« Friend of a friend »),</li>
<li>Un format d’échanges des mises à jours de statuts <a href="http://activitystrea.ms/">Activity Streams</a>,</li>
<li>Un format d’échange de contacts <a href="http://portablecontacts.net/">Portable Contacts</a>.</li>
</ul>
<p>Dans le futur, les fournisseurs d’identités vont aller plus loin que le simple graphe social en autorisant la gestion d’attributs sociaux. Les utilisateurs pourront alors s’identifier sur des applications utilisant le système de leur fournisseurs d’identités de leur choix et pourront donner la permission à ces applications de lire ou même de synchroniser certains fragments de leurs profiles. Les frontières entre ces prés carrés vont alors s’estomper, et le Web social passera du patchwork qu’il est aujourd’hui à une véritable toile.</p>
<h2>Le Web des Identités</h2>
<p>Le Web des Données est un web décentralisé de jeux de données sémantiquement balisées. Une connexion est en réalité des données pointant vers d’autres données contenues dans une autre base par l’intermédiaire d’URIs, de la même manière que des sites pointent entre eux au moyen d’URIs. De cette manière, les machines peuvent consulter des jeux de données. De même, il y a de très fortes chances que les fournisseurs d’identités fassent référence à leurs utilisateurs  via des URIs. Une connexion sociale sera donc le résultat de l’URI d’un utilisateur pointant vers l’URI d’un autre utilisateur ou  fournisseur d’identités. Si l’utilisateur l’autorise, une machine pourrait donc accomplir des tâches en consultant successivement des profiles d’utilisateurs disponibles sur le Web des identités, de la même manière qu’elle le fait pour le Web des données.</p>
<p>Pourquoi en a-t-on besoin ? Les Web des identités est en fait un gigantesque graphe social qui englobe plusieurs fournisseurs d’identités. Si nous en finissons avec les prés carrés, nous aurons besoin d’une telle infrastructure pour effectuer toutes les recherches avec une dimension sociale. Voici quelques exemples de ce qui serait rendu possible :</p>
<ul>
<li>« Quel est le meilleur livre que mon cercle d’amis a lu ? » : Cette   requête pourrait aller chercher les achats de livres et les statuts de   vos amis en lien avec des livres que vos amis ont rendu accessibles via   des réglages de vie privées et ont classé dans leurs bases de données de   livres.</li>
<li>« Prévenez-moi si certains de mes bons amis passe par Berlin » :   Cette tâche permanente irait régulièrement consulter les géolocalisations   de vos amis. Vous pourriez aussi autoriser vos amis à accéder à vos   données. Cette tâche pourrait être couplée au Web des Données pour   comprendre le sens de et la localisation de Berlin.</li>
<li>« Synchroniser mon carnet d’adresse » : Cette tâche permanente   pourrait synchroniser en permanence tous les numéros et adresses de mes   amis avec mon carnet d’adresse personnel.</li>
</ul>
<p>Maintenant, c’est à vous ! A votre avis, quels services pourraient voir le jour grâce au Web des Identités et au Web de Données ?</p>
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		</item>
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		<title>Premier Barcamp au Cameroun samedi prochain</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/04/agenda/premier-barcamp-cameroun/</link>
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		<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 17:49:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[afrique]]></category>
		<category><![CDATA[barcamp]]></category>
		<category><![CDATA[cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Douala]]></category>
		<category><![CDATA[Fritz Ekwoge]]></category>

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		<description><![CDATA[Samedi 7 novembre aura lieu à Douala, à l’hotel Le Méridien, le premier Barcamp Camerounais. Un barcamp, rappelons le, est une rencontre, une non-conférence ouverte à tous, qui prend la forme d’ateliers participatifs où le contenu est fourni par les participants, qui doivent tous, à un titre ou à un autre, apporter quelque chose au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" src="http://www.27months.com/wp-content/uploads/2009/08/barcamp-cameroon-banner-sm.png" alt="" width="299" height="78" />Samedi 7 novembre aura lieu à Douala, à l’hotel Le Méridien, le premier Barcamp Camerounais. Un barcamp, rappelons le, est une rencontre, une non-conférence ouverte à tous, qui prend la forme d’ateliers participatifs où le contenu est fourni par les participants, qui doivent tous, à un titre ou à un autre, apporter quelque chose au Barcamp.</p>
<p>Cette forme d’échange de savoir et d’interaction est à la fois très riche en terme d’apprentissages et en terme de rencontres, et c’est toujours un plaisir de voir que cette pratique se répand un peu partout sur la planète.</p>
<p>Les organisateurs de ce premier Barcamp Camerounais sont des professionnels des nouvelles technologies, locaux et étrangers, et le thème de ce barcamp est les  “rêves digitaux”, thème suggéré par Fritz Ekwoge, fondateur de <a href="http://iYam.mobi">iYam.mobi</a> et cofondateur de <a href="http://kerawa.com/">Kerawa.com</a>.</p>
<p>Fritz est un bon exemple de la scène startup locale, faites de visionnaire et d’entrepreneurs, dans une <a href="http://downey.net/2009/08/02/digital-dreams/">note d’intention</a> à propos de ce barcamp, il déclare :</p>
<blockquote><p><em>“J’espère que l’une des principales réussite de ce barcamp sera de nous donner des raison de rêver à nouveau. Nous aider à prendre conscience qu’il y a des ‘héros’ travaillant à leurs rêves et qui réussissent. Nous aider à prendre conscience que nous aussi pouvons créer des tendance, nous aider à réaliser que nous avons ou que nous allons bientôt avoir les infrasctructure adéquates, la capacité technologique, l’aide financière du gouvernement, des capitaux risqueur et d’autres institutions, nou saider à réaliser que tout l’écosystème est déjà en place, et que la seule chose qui manque, c’est nous”</em></p>
<p><em>Nous avons beaucoup de talents dans le pays, nous n’avons besoin que de croire en nos rêve digitaux”.</em></p></blockquote>
<p>Page officielle : <a href="http://barcamp.org/BarCampCameroon">http://barcamp.org/BarCampCameroon</a><br />
Inscription à l’évènement : <a href="http://barcampdouala.eventbrite.com/">http://barcampdouala.eventbrite.com/</a><br />
Blog : <a href="http://barcampafrica.com/cameroon">http://barcampafrica.com/cameroon</a><br />
Twitter :<a href="http://twitter.com/BarCampCameroon">http://twitter.com/BarCampCameroon</a><br />
Groupe Google : <a href="http://groups.google.com/group/barcampcameroon">http://groups.google.com/group/barcampcameroon</a></p>
<p>Les billets de RWW sur les nouvelles technologies en Afrique : <a href="http://fr.readwriteweb.com/tag/afrique/">http://fr.readwriteweb.com/tag/afrique/</a></p>
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		</item>
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		<title>Trois semaines à Palomar5 ou le danger du mi-parcours</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/04/entrevues/trois-semaines-palomar5-ou-danger-du-miparcours/</link>
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		<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 14:21:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[berlin]]></category>
		<category><![CDATA[Deutsche Telekom AG]]></category>
		<category><![CDATA[Palomar5]]></category>

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		<description><![CDATA[Axelle Tessandier participe à l’expérience Palomar5 à Berlin, une initiative inspirée aussi bien des Barcamps, des Thinktanks que des incubateurs de startups qu’elle qualifie de ‘do-tank’. Pour ReadWriteWeb, elle nous raconte cette aventure unique chaque semaine.
Nous voilà donc à mi-parcours. J’ai du mal à y croire. Comme prévu le temps file, les jours se suivent, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5972" title="axelle" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/axelle.jpg" alt="axelle" width="80" height="80" /><em><a href="http://twitter.com/axelletess">Axelle Tessandier</a> participe à l’expérience Palomar5 à Berlin, une initiative inspirée aussi bien des Barcamps, des Thinktanks que des incubateurs de startups qu’elle qualifie de ‘do-tank’. Pour ReadWriteWeb, elle nous raconte cette aventure unique chaque semaine.</em></p>
<p>Nous voilà donc à mi-parcours. J’ai du mal à y croire. Comme prévu le temps file, les jours se suivent, sans jamais se ressembler. Les idées évoluent, se partagent, se transforment, se réinventent. Les brainstorms vont bientôt laisser place aux solutions.</p>
<p>J’avoue que j’ai adoré cette semaine. Je ne suis pas sûre que ce soit le cas pour nous tous car le mi-parcours peut être source d’angoisse. J’attends mon tour la semaine prochaine…</p>
<p><a href="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/11/palomar.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-6231" title="palomar" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/11/palomar.jpg" alt="palomar" width="600" height="300" /></a></p>
<p>J’avais pourtant imaginé que cette semaine serait la plus compliquée à gérer dans un tel processus créatif .La moitié du chemin, l’endroit qui vous fait vous sentir bien loin du départ mais ne vous laisse pas encore deviner l’arrivée. C’est souvent le moment critique qui vous donne envie de tout arrêter. Ou au contraire ; vous oblige à enclencher le moteur si vous êtes passionné par l’entreprise du moment. En fait, le mi-parcours est un test formidable. Plus qu’un test de résistance, il place le curseur de votre engagement.</p>
<p>En ce qui me concerne, cette étape s’est révélée plus que bénéfique. Je me rends compte que je suis déjà attachée à mon projet ici. « Notre » projet, pardon…fichu égo.</p>
<p>Nous avons eu donc deux jours cette semaine, mardi et vendredi avec des experts. La différence avec le reality-check est capitale . La journée des experts est un moment d’intense partage et de feedback. Pas de jugement, pas de grande présentation sur l’estrade. Juste une discussion pour nourrir et regenerer votre concept, lui donner encore plus de vie, le concevoir de façon plus optimal et plus applicable. Plus qu’un échange, ces journées sont pour moi de vrais boosters. D’autant plus quand, comme cerise sur le gâteau, Ze Frank passe vous voir à la Fabrique pour vous dire qu’il adore Palomar5.</p>
<p>Nous avons pu exposer notre projet à des experts de Deutsche Telekom, de BMW, pour imaginer ensemble son application concrète. Et tout à coup, vous vous rendez compte que vous ne travaillez pas uniquement pour le plaisir de penser mais qu’après six semaines, vous pouvez avoir une impact réelle sur des problèmes majeurs. C’est un sentiment assez dément quand il vous traverse. Je suis d’ailleurs toujours très surprise par l’ouverture d’esprit qui viennent nous voir.</p>
<p>Parfois j’en arrive à me dire que le plaisir que prennent les gens à venir nous voir, à parler avec nous font déjà de Palomar5 un succès ! Comme si avoir l’opportunité de rencontrer 30 personnes de notre génération, de diverses nationalités n’était pas quelque chose de commun, et qu’ils apprenaient déjà, sans même attendre le sommet du 23 Novembre.</p>
<p>C’est pour toutes ces raisons que la semaine 3 n’a pas été la baisse de régime attendue. Peut-être pour certains. Nous sommes tous si différents ici, par chance.</p>
<p>Mais même cela, Palomar5 l’avait anticipé. Le Mi-parcours, Halloween ..il n’en fallait pas plus pour que tous les résidents se retrouvent dans un bus samedi matin pour une destination inconnue. Nous voilà donc dans le « Disruption Week-end ». Nous n’allions pas être déçu : après 2 heures de Kayak à ramer comme des dingues, nous arrivions dans un château au milieu de nulle part. Nous avons cassé la routine, « brûlés » nos égos en jetant au feu quelque chose qui nous tenait à cœur, partagés encore et encore . Il y a des moments dans votre vie que vous savez  gravés.</p>
<p>La semaine 3 s’achève avec tous ceux qui se bousculent déjà dans ma tête. Et en plus, je n’ai plus d’égo. Voyons voir si je survivrais à la semaine 4 sans lui…</p>
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		<title>Dictature 2.0 : think global, act local</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 13:04:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Selon un projet de traité commercial international jusqu’ici secret, un accord multilatéral de lutte contre la contrefaçon annoncerait l’arrivée de temps sombres pour les fournisseurs d’accès internet et les internautes dans un futur proche.
Un chapitre, rédigé par les américains, imposerait aux fournisseurs d’accès internet de faire la police des contenus utilisateurs, de couper l’accès [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/11/1984-hadopi-loppsi.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-6243" title="1984-hadopi-loppsi" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/11/1984-hadopi-loppsi.jpg" alt="1984-hadopi-loppsi" width="600" height="300" /></a> Selon un projet de traité commercial international jusqu’ici secret, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Anti-Counterfeiting_Trade_Agreement">un accord multilatéral de lutte contre la contrefaçon</a> annoncerait l’arrivée de temps sombres pour les fournisseurs d’accès internet et les internautes dans un futur proche.</p>
<p>Un chapitre, rédigé par les américains, imposerait aux fournisseurs d’accès internet de faire la police des contenus utilisateurs, de couper l’accès internet de ceux qui porterait atteinte aux copyrights, et de censurer les contenus accusés de les violer, et ce sans la moindre preuve apportée pour soutenir l’accusation. Ce même chapitre interdirait totalement toute manœuvre visant à contourner les DRM, même pour accéder à son propre travail.</p>
<h2>J’en ai rêvé, Sony l’a fait.</h2>
<p>Les Etats-Unis on rédigé ce chapitre dans les conditions les plus strictes possibles du secret afin d’en assurer la confidentialité. Seul 42 personnes, comme des <a href="http://keionline.org/node/660">représentants</a> de Google, d’Intel, de Verizon, de Time Warner, de Sony, de News Corp, d’eBay, et bien sûr de la MPAA et de la RIAA, ont eu accès au document après avoir signé des accords de confidentialité particulièrement stricts.</p>
<p>Les politiciens impliqués dans la rédaction de ce document sont par ailleurs lourdement financés par l’industrie de la culture et des média, on trouve parmi leurs généreux mécènes des entreprises comme Sony, Time Warner, News Corp et Disney.</p>
<p>Comme d’autres sections de ce projet de <a href="http://wikileaks.org/wiki/Proposed_US_ACTA_multi-lateral_intellectual_property_trade_agreement_(2007)">traité</a>, plusieurs portions ont fait l’objet de fuites et se sont retrouvés en ligne. En l’état de nos informations, les fuites suggèrent que les internautes à travers le monde vont se retrouver sous un régime où les perquisitions numériques arbitraires, les violations de la vie privée, le principe de la présomption de culpabilité et des mesures destinés à mettre fin aux pratiques de partage de fichiers, aux logiciels libres, au téléchargement, à la culture du remix et à nombre de libertés fondamentales seront la norme.</p>
<p>Visiblement inspiré du <a href="http://www.ustr.gov/sites/default/files/uploads/agreements/fta/korus/asset_upload_file273_12717.pdf">traité commercial passé entre la Corée et les Etats-Unis</a>, le traité imposera aux fournisseurs d’accès d’assurer le rôle de policiers vis à vis des activités de leurs utilisateurs au regard de possibles atteintes au copyrights. Les fournisseurs d’accès seront par ailleurs tenus responsables pour tout contenu copyrighté passant illégalement dans leurs tuyaux. C’est un rêve sur le point de devenir une réalité pour l’industrie de la Culture et un cauchemar pour les fournisseurs d’accès à internet et les internautes.</p>
<p>“Pour prétendre se mettre à l’abri des poursuites”, écrit Michael Geist, qui <a href="http://www.michaelgeist.ca/content/view/4510/125/">a publié</a> l’essentiel des fuites du projet de traité, “les fournisseur d’accès internet devront établir des règles pour dissuader le stockage et la transmission de contenus litigieux. Les dispositions […] incluront des règles pour mettre fin aux abonnements dans certaines circonstances”. Cela impliquerait que le dispositif de la riposte graduée, inauguré en France, s’appliquerait à quiconque accusé de violer le copyright de quelque façon que ce soit. Un lip-sync, un photomontage, ou même une photo de votre moitié posant fièrement devant la tour Effeil est, rappelons le, une infraction aux copyrights.</p>
<p>Les fournisseurs d’accès seraient obligés de couper l’accès internet d’un utilisateur pour quelque atteinte aux copyright que ce soit, et ce après trois plaintes déposées par un détenteur de droits.</p>
<h2>What else ?</h2>
<p>Geist continue et commente : “Censurer un contenu suite à une simple demande [ndlr: une pratique déjà en œuvre chez Dailymotion], et qui n’est pas conforme – pour l’instant – à la loi Canadienne [Geist est Canadien] ni même requis par l’<a href="http://www.wipo.int/portal/index.html.en">organisation internationale de la propriété intellectuelle</a>, serait requis par le traité”. Autrement dit, qu’un contenu viole ou pas un copyright serait décidé de façon parfaitement arbitraire, son simple signalement suffirait à sa censure, sans autre forme de procédure.</p>
<p>La censure aurait lieu sans la moindre prise en compte de notions juridique telles que le Fair Use, un élément critique de la loi sur la propriété intellectuelle dans le dispositif législatif américain, considéré par beaucoup comme une pièce fondamentale de la liberté d’expression (lire à ce sujet <a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/02/05/a-la-une/culture-libre-free-culture-lawrence-lessig-ebook/">‘Culture Libre’ de Lawrence Lessig</a>, plus que jamais, une lecture indispensable).</p>
<p>Cette législation, qui reflète celle du Digital Millenium Copyright Act, serait instaurée dans toutes les nations signataires du traité.</p>
<p>Cerise sur le gâteau, le traité inclue une interdiction formelle de contourner les dispositifs de DRM (protection logicielle des contenus) ainsi que toutes les mesures de protections que l’on trouve dans des logiciels ou sur du matériel, tout comme une l’interdiction d’importer et de distribuer les outils permettant de contourner ces protections. Là aussi, cette interdiction ne prend nullement en compte les circonstances ou le fait d’être propriétaire du contenu (une spéciale dédicace pour les hackers, en quelques sorte).</p>
<p>Nos amis de l’Electronic Frontier Foundation, grands gardiens des libertés sur internet, on fait la <a href="http://www.eff.org/deeplinks/2009/11/leaked-acta-internet-provisions-three-strikes-and-">déclaration</a> suivante :</p>
<blockquote><p>“Les négociateurs Américains mettent au point une législation qui portera atteinte à l’industrie des technologies américaine et aux citoyens du monde entier. La riposte graduée est la priorité de l’industrie de la Culture […] Le texte de l’ACTA ouvre la porte à des changements majeurs dans les régimes appliqués à internet depuis le milieu des années 90, qui préservaient un status quo. Ces régimes ont permis et porté à la fois une innovation technologique phénoménale et une avancée de la liberté d’expression dans un monde où les contenus générés par les utilisateurs ont fait leur apparition, choses que nous considérons comme acquises aujourd’hui.</p>
<p>Les citoyens Européens devraient également être concernés et indignés [ndt: tu m’étonnes]. En l’état, le traité apparait comme incompatible avec les directives européenne et les lois nationales existantes”</p></blockquote>
<h2>What’s next ?</h2>
<p>Plus que jamais, après <a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/10/05/a-la-une/bas-les-masques-strasbourg/">la trahison de Catherine Trautmann</a> (député PS Européenne) lors des dernières négociations du paquet Télécom à Bruxelles [update: <a href="http://www.numerama.com/magazine/14426-un-accord-final-globalement-positif-sur-l-amendement-138-a-bruxelles.html">l’accord final est finalement positif pour l’internet Libre</a>], l’enjeu des prochaines élections est critique, c’est la dernière occasion pour faire en sorte que les dirigeants politique entendent l’opinion de la population et cessent de n’écouter que la voix des lobbys. L’enjeux est désormais clair, il ne s’agit plus du tout de défendre un quelconque piratage, mais de ne pas prendre la voie d’une société réprésive basée sur la surveillance généralisé, des enjeux parfaitement décris par Orwell dans 1984. Le monde d’Orwell est bel est bien celui décrit par ce traité, la seule chose qu’Orwell n’vaiat pas prévu, c’est que cela aurait lieu sur internet et non dans la vie réelle.</p>
<p>Les élections dans les années qui viennent – le temps qu’il nous reste avant que ce traité deviennent une réalité, sont la dernière occasion pour lutter contre cet avenir qui s’annonce de façon démocratique. La seule alternative, après demain, sera de l’ordre de la résistance, et ne passera vraisemblablement pas par les voie de la démocratie.</p>
<p>Ce traité est également une réponse cinglante à ceux qui, comme moi, voyaient dans Hadopi, le résultat de l’ignorance de la classe politique et refusaient de croire à une théorie du complot.</p>
<p>La position de la France [mp3:play:La Marseillaise] est, à ce moment de l’Histoire, unique et décisive. Nous avons été le territoire d’expérimentation de la riposte graduée, nous somme à l’avant garde de cette lutte que les américains observaient jusqu’ici d’un œil distant et amusé, et qui s’avère aujourd’hui globale et mondialisée. La bataille d’Hadopi est belle et bien une bataille, un épisode, pas plus, le début d’un période qui s’annonce longue, et cette bataille est très loin d’avoir été perdue.</p>
<p>En forçant les politiques à dévoiler leur incurie et leur ignorance, ces derniers ont laissé des traces indélébiles qui seront très sévèrement jugés par les générations futures, quand l’écrasante majorité de la population considèrera comme tragi-comique la confusion entre firewall et openoffice, quand, d’ici à quelques années, Hadopi sera enfin appréhendé par toute une population comme le début de l’instauration d’une dictature numérique, où les tyrans sont des industriels et non des politiques (bien que dans bon nombres de pays la distinction soit subtile).</p>
<p>La bataille d’Hadopi, épisode exotique aux relents comiques, qui a tourné en ridicule bon nombre de politiciens Français au point de faire trembler les puissants et de ruiner carrières et réputations, est désormais une guerre mondiale. Si ce traité est mis en application, les conséquences sur la démocratie telle que nous la connaissons, sur la culture, sur le monde de demain, seront phénoménales, et nous avons, nous, petits Français, un savoir faire à partager avec la terre entière.</p>
<p>Demain, des dizaines de batailles similaires aurons lieu aux quatre coins du globe.</p>
<h2>Identité Nationale</h2>
<p>La lutte menée par les opposants à Hadopi et celles qui ont suivit (#mitterrand, #jeansarkozypartout, etc) sont un phénomène pour l’instant assez unique dans les grandes démocraties du monde, à ce titre, c’est une nouvelle et moderne composante de notre identité nationale. Ce billet sera donc une modeste contribution au <a href="http://www.debatidentitenationale.fr/">débat participatif</a> initié récemment par celui qui fut naguère secrétaire d’état à l’économie numérique. Ecoutez bien les paroles, finalement, ça n’a pas pris une ride, et il y a de quoi être fier, non ?</p>
<a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/11/04/a-la-une/dictature-20-think-global-act-local/"><p><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></p></a>
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		<title>Le prochain Netvibes sera le leader des lecteurs de flux en temps réel</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 10:40:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marshall Kirkpatrick</dc:creator>
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Le nombre de flux en temps réel disponibles à travers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" src="http://www.doyoubuzz.com/blog/wp-content/uploads/2008/01/netvibes-logo1.png" alt="" width="329" height="62" />La prochaine version de <a href="http://Netvibes.com">Netvibes</a> mettra à jour les contenus que vous y avez placé en quasi temps réel, un changement radical dans la façon dont le service fonctionne. Ces flux fonctionneront, comme ils l’on toujours fait, aux cotés d’autres widgets disponibles sur la plateforme Netvibes.</p>
<p>Le nombre de flux en temps réel disponibles à travers le monde croit sans cesse, particulièrement ces derniers mois avec l’arrivée de nouvelles technologies de publication en temps réel, mais une question demeurait cependant jusqu’à aujourd’hui sans réponse : quel acteur de poids dans le secteur des lecteurs de flux franchirait le pas et proposerait à sa communauté un lecteur capable de tirer parti du web en temps réel ?</p>
<p>Google Reader est, de toutes évidences, trop complexe et trop lourd pour être le premier, ce n’est finalement pas si surprenant de voir Netvibes atteindre ce but en premier : l’innovation a toujours été au cœur du projet initié il y a déjà plusieurs années par Tarik Krim et aujourd’hui piloté par Freddy Mini (Français, lui aussi, comme son nom ne l’indique pas, et dirigeant ce qui est l’un des fleuron des startups Françaises depuis la Silicon Valley).</p>
<p>Netvibes a donc annoncé l’adoption de deux protocoles de publication en temps réel : <a href="http://pubsubhubbub.googlecode.com/">Pubsubhubbub</a> et <a href="http://rsscloud.org/">RSS Cloud</a>. Quand ces technologies indiqueront à Netvibes qu’un flux vient d’être mis à jour, son contenu sera automatiquement affiché dans votre navigateur, sans avoir à faire la moindre action pour cela.</p>
<p>La nouvelle version de Netvibes, appelée Wasabi, sortira en beta privée d’ici la fin de cette semaine et sera disponible au public d’ici au mois de décembre, à temps pour la conférence <a href="http://www.leweb.net/">Le Web</a> de Paris dont le thème est… le web temps réel.</p>
<p>(full disclosure : nous somme, en particulier chez RWW France, proches des équipes de Netvibes et seront présent à Le Web)</p>
<p>Jusqu’ici, l’adoption de protocoles de publication en temps réel était plus du ressort des éditeurs d’outils de publication que des lecteurs de flux RSS : Wordpress, Blogger et Typepad ont tous adopté Pubsubhubbub ou RSSCloud, ce qui porte le nombre de flux temps réel disponibles à plusieurs centaines de millions. Mais pour l’instant, seuls quelques acteurs de second plan du coté des lecteurs de flux s’y étaient mis : <a href="http://newsriver.org/river2">River2</a> développé par Dave Winer, le concepteur de RSSCloud, ainsi que <a href="http://lazyfeed.com/">LazyFeed</a>.</p>
<p>Google Reader de son coté à implémenté de façon très limité Pubsubhubbub en aout dernier dans ses éléments partagés à destination de Friendfeed, ce qui, là encore, le plaçait du coup dans la position de fournisseur de flux et non de lecteur. Brad Fitzpatrick de Google nous avait confié qu’à cette occasion, le mécanisme de ‘push’ de Google Reader vers Friendfeed, qui avait remplacé le mécanisme de ‘pull’ de Friendfeed sur Google Reader, avait fait baisser le trafic entre les deux sites de 85%.</p>
<p>Un gain appréciable en terme de bande passante et de temps machine, qui se traduit également par une expérience utilisateur plus agréable et plus fluide : les bénéfices apportés par le web temps réel sont multiples.</p>
<p>Netvibes va-t-il réussir le pari du temps réel ? Le challenge est de taille, et beaucoup de developpeurs sont quelque peu septiques. Netvibes, qui a souvent innové a également par le passé essuyé quelques plâtres quand il a commencé à mettre en place des technologies avancées de cache sur les flux, par exemple, mais le gain en terme d’expérience utilisateur pourrait relancer l’intérêt pour l’une des startups les plus iconiques de l’internet Français.</p>
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		<title>Google lance Music Search, en partenariat avec MySpace, Lala, Gracenote etc.</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 08:12:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frédéric Lardinois</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Google vient d’annoncer il y a quelques jours le lancement de Google Music. Ce nouveau service sera principalement basé sur Lala et sur iLike, mais d’autres partenariats on été mis en place, notamment avec Gracenote, iMeem, Pandora et Rhapsody, et avec les quatre majors : EMI, Sony Music, Universal Music Group and Warner Music.
En plus des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Google vient d’annoncer il y a quelques jours le lancement de Google Music. Ce nouveau service sera principalement basé sur Lala et sur iLike, mais d’autres partenariats on été mis en place, notamment avec <a href="http://www.gracenote.com/">Gracenote</a>, <a href="http://www.imeem.com/">iMeem</a>, <a href="http://www.pandora.com/">Pandora</a> et <a href="http://www.pandora.com/">Rhapsody</a>, et avec les quatre majors : <a href="http://www.emi.com/page/emi/AboutEMI">EMI</a>, <a href="http://www.sonymusic.com/">Sony Music</a>, <a href="http://www.universalmusic.com/">Universal Music Group</a> and <a href="http://www.wmg.com/">Warner Music</a>.</p>
<p>En plus des catalogues de ces majors, Google pourra avoir accès à de nombreux labels indépendants, grâce à Lala et iLike. Ce nouveau service sera directement intégré dans les résultats de Google et sera pour le moment accessible uniquement aux Etats-Unis.</p>
<p>Les utilisateurs de Google pouvaient déjà rajouter « music : » à leur requête pour filtrer les résultats du moteur de recherche, mais cette fonctionnalité ne permettait pas d’écouter de la musique <em>directement</em> dans la page de résultats et n’a jamais vraiment été mise en avant par Google.</p>
<a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/11/03/analyse/google-lance-music-search-en-partenariat-avec-myspace-lala-gracenote/"><p><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></p></a>
<p><strong>A quoi va ressembler cette nouvelle fonctionnalité ?</strong></p>
<p><img class="alignleft" src="http://www.readwriteweb.com/images/google_music.png" alt="" width="250" height="147" />Dans le cadre de cette implémentation, les internautes ne pourront pas choisir entre Lala et iLike : Google déterminera de façon aléatoire quel service sera affiché pour écouter de la musique.</p>
<p>Cela laissera la possibilité à Google se passer d’un service à un autre mais aussi d’inclure d’autres services à l’avenir.</p>
<p><strong>Acheter sur Rhapsody – Consulter les paroles sur Gracenote</strong></p>
<p>Sous ces résultats, des liens vers les autres partenaires seront affichées, comme par exemple Rhapsody et iMeem, sites sur lesquels les utilisateurs pourront se procurer les mp3 correspondants. Le partenariat avec Gracenote leur permettra par ailleurs d’afficher des liens vers les paroles du morceau. Comme l’a expliqué Marissa Mayer (<em>Vice President of Search Product and User Experience</em><em>)</em> lors de la présentation du produit, il est encore trop difficile de trouver des paroles via Google. A partir de maintenant, les internautes pourront consulter les paroles d’un morceau tout en l’écoutant directement sur la page de résultats.</p>
<p><strong>Lala et MySpace : Les Grands Gagnants</strong></p>
<p><img class="alignleft" src="http://www.readwriteweb.com/images/myspace_widget_google_music.png" alt="" width="300" height="176" />Les grands gagnants sont bien sûr Lala et MySpace/iLike. Pour le premier, c’est même une période faste : ils ont annoncé la semaine dernière un partenariat avec Facebook et il s’occuperont désormais du service de <em>music gifting</em> du réseau social américain.</p>
<p>iLike suit un modèle de streaming assez traditionnel. Les utilisateurs peuvent écouter des morceaux complets et des extraits de 30 secondes, et peuvent acheter les mp3 sur le site entre 0.99 $ et 1.29 $. Le widget qui sera affiché sur les pages de résultats Google sera brandé MySpace, qui avait racheté iLike en début d’année.</p>
<p>Le modèle économique de Lala est plus subtil. Les utilisateurs peuvent écouter n’importe quel morceau gratuitement la première fois. Ensuite, ils ont le choix entre acheter un « droit à streamer » perpétuel pour 0,10 $ ou acheter le mp3 pour 0,89 $. Ils peuvent par ailleurs uploader leur propre bibliothèque sur Lala et l’écouter via Internet.</p>
<p>Il suffit d’imaginer un instant le volume de trafic engendré par les requêtes liées à la musique sur Google pour comprendre l’importance d’un tel partenariat pour les deux services de streaming.</p>
<p>Frédéric Lardinois, de RWW US, a pu discuter de cette annonce avec Geoff Ralston, CEO de Lala. Ils ont travaillé très dur avec les équipes de Google pour arriver à un tel résultat, et tout le monde chez Lala semble évidemment très excité à l’idée d’un tel partenariat. D’après Ralston, les partenaires de Lala dans l’industrie musicale ont tous été très coopératifs. Frédéric lui a demandé s’il était inquiet que ce nouveau flux de trafic provoque des montées de charge auxquelles les serveurs de Lala ne pourraient pas répondre. Apparemment Google a effectué des stress test sur les serveurs de Lala et ces derniers ont tenu jusqu’à 550 requêtes par secondes.</p>
<p><strong>Quelques chiffres sur le trafic de Google lié à la musique</strong></p>
<p><img class="alignleft" src="http://www.readwriteweb.com/images/hitwise_google_music_upstream.png" alt="" width="345" height="269" />Heather Dougherty, du site Hitwise, a <a href="http://weblogs.hitwise.com/heather-dougherty/2009/10/googles_rumored_music_service.html"> jeté un coup d’œil</a> au trafic de Google lié à la musique. D’après leurs données, environ 6% des 1 000 termes les plus recherchés le mois dernier sur Google étaient liés à la musique. 15,32% de ces recherches ont mené à des pages Wikipedia, près de 10% vers Youtube, 5,7 % vers Yahoo Music et 3% vers MySpace. Mais maintenant que les utilisateurs peuvent écouter de la musique directement sur les pages de résultats, ces services – y compris YouTube qui appartient à Google – devrait connaître dans les prochaines semaines de fortes baisses de leur trafic lié à la musique.</p>
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		<title>Quel futur pour les TIC en matière de développement ?</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Nov 2009 11:35:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Auteur Invité</dc:creator>
				<category><![CDATA[Prospective]]></category>

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		<description><![CDATA[John Liebhardt est journaliste freelance, il écrit, entre autre, pour Global Voices et le Huffington Post. Après avoir passé cinq ans à Ouagadougou, au Burkina Faso, John résidé désormais à Suva au Fiji. Ce billet a été traduit par Abdoulaye Bah.
Une vieille histoire court sur un pêcheur et son téléphone portable. Quelques fois, ce pêcheur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><img class="alignleft" src="http://voiceswithoutvotes.org/wp-content/avatars/87.jpg" alt="" width="75" height="75" />John Liebhardt est journaliste freelance, il écrit, entre autre, pour <a href="http://globalvoicesonline.org/author/john-liebhardt/">Global Voices</a> et le <a href="http://www.huffingtonpost.com/john-liebhardt">Huffington Post</a>. Après avoir passé cinq ans à Ouagadougou, au Burkina Faso, John résidé désormais à Suva au Fiji. Ce billet a été traduit par <a href="http://fr.globalvoicesonline.org/author/abdoulaye-bah/">Abdoulaye Bah</a>.</p></blockquote>
<p>Une vieille histoire court sur un pêcheur et son téléphone portable. Quelques fois, ce pêcheur cabote au large du Sénégal, d’autres fois, en Inde. Mais l’histoire  – et sa leçon aussi – reste presque la même. Voici  l’histoire. Avant que le pêcheur n’arrive au port avec sa pirogue pleine de poissons, il utilise son portable pour contacter différents vendeurs au détail de poissons. Le vendeur offrant le meilleur prix, très probablement, devrait conclure l’affaire avec le pêcheur.</p>
<div id="attachment_100571" style="width: 310px;"><img class="alignnone" src="http://farm4.static.flickr.com/3623/3321332537_e2cd3cd5a9.jpg" alt="" width="601" height="555" /></div>
<p><em>Une pub pour l’opérateur Banglalink, à Dhaka, Bangladesh, par Wonderlane sur Flickr (Creative Commons)</em></p>
<p>Cette leçon a fait le tour du monde comme exemple type de l’importance d’Internet et des technologies de la communication – spécialement des téléphones portables, efficaces et  relativement bon marché – dans l’amélioration des conditions de vie standard dans le monde en développement. Cette technologie simple permet même à ceux qui sont considérés au bas de la pyramide sociale d’améliorer leurs perspectives économiques, en améliorant la qualité de vie de toute leur famille. Si le téléphonie mobile peut aider le pêcheur à diversifier ses relations et à accroitre ses prix de vente, pensez à ce qu’elle pourrait apporter aux travailleurs pauvres du monde entier !</p>
<p>Cette année le <a href="http://www.computerweekly.com/Articles/2009/10/07/238020/mobile-phone-users-top-4.6-billion-this-year.htm">nombre</a> d’utilisateurs de téléphones mobiles à travers le monde atteint 4,6 milliards de personnes.La plus grande partie de cette croissance est due aux pays en développement. Et, avec l’expansion de la téléphonie mobile dans certains pays, il en va de même du développement économique (tout au moins, c’est ce que les opérateurs de téléphonie <a href="http://www.cellular-news.com/story/35569.php">avancent</a>).</p>
<p>Bien que ces chiffres soient élevés et que le fossé numérique pourrait bien être en train de se résorber, un problème demeure : l’histoire du pêcheur est un peu dépassée. Comme dans d’autres cas, la technologie est allée de l’avant. Pour que les TIC continuent à contribuer de façon positive au développement humain, elles doivent elles aussi se maintenir à niveau.</p>
<p>Dans les deux premiers articles de cette série, j’aimerais explorer comment les TIC pour le développement [<em>ICTs for development </em>ou<em> </em>ICT4D], pourraient changer dans un futur prochain. Ensuite, j’aimerais  identifier quelques projets d’avant-garde, en cours de réalisation dans le monde. Comme d’habitude, si vous avez quelques idées à partager, merci de nous le faire savoir.</p>
<p><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Richard_Heeks">Richard Heeks</a> soutient que pour cette nouvelle phase, les TIC doivent adopter changer le regard qu’elles ont sur les pauvres.  Les habitants des pays en développement ne devraient plus être considérés comme des consommateurs passifs. Au contraire, ils devraient être considérés comme des producteurs et des innovateurs actifs.</p>
<p>Sur son blog <em>ICTs for Development</em>, Richard Heeks <a href="http://ict4dblog.wordpress.com/2009/08/31/ict4d-2-0-where-next-for-icts-and-development/">présente </a>ses nouveaux travaux universitaires, qui résument où selon lui les technologies pour le développement devraient se diriger :</p>
<blockquote><p>a) Nouveaux équipements prioritaires :  besoin d’innovations pour des terminaux bon marché et à large spectre, les  télécommunications et l’énergie. Nécessité de porter la réussite de la dernière décennie – le téléphone portable – encore plus loin. L’article traite aussi des implications du haut débit, de<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Informatique_dans_le_nuage"> l’informatique dans le nuage</a> et de l’individualisation des équipements matériels.</p></blockquote>
<blockquote><p>b) Nouvelles applications prioritaires : augmentation de la création de contenus en ligne participatifs, et utilisation des TIC pour générer de nouveaux revenus et emplois pour les pauvres dans le monde. L’article traite aussi des implications des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Free/Libre_Open_Source_Software">FOSS</a> (logiciels libres), et de la diversification des applications pour résoudre les problèmes de la pauvreté urbaine, de la sécurité, de la croissance économique et des changements climatiques.</p></blockquote>
<blockquote><p>c) Les nouveaux modèles d’innovation: l’augmentation des besoins pour – et le potentiel de – d’innovations qui aillent au-delà des modèles verticaux, comme les projets de laboratoires. Ce qui inclut aussi des modèles de collaboration (axés sur les pauvres) qui fonctionnent dans les communautés défavorisées. Cela implique qu’une attention plus grande soit portée aux innovations simples (par les pauvres)  générées au sein de ces communautés. L’article traite aussi des nouveaux intermédiaires qui émergent du secteur privé et des ONG.</p>
<p>d) Nouveaux modèles de mise en œuvre : à cause des limites des projets ICT4D 1.0 (de première génération), plus d’attention sera consacrée à la durabilité, à  la variabilité dimensionnelle et à l’évaluation des projets de TIC pour le développement.  Ceci exigera plus de travail que les approches toutes faites, prêtes à l’usage, et de meilleurs techniques pour réduire les délais entre conception et mise en œuvre. L’article traite aussi des nouveaux mécanismes de financement et des nouvelles formes d’organisation, de plus en plus répandus.</p></blockquote>
<blockquote><p>e) Nouvelles visions mondiales : des politiques, des stratégies et des projets efficaces des technologies pour le développement exigeront des leaders «tribrids» (par opposition à hybrides). Ils doivent connaître suffisamment trois domaines, informatique, systèmes d’information et études de développement pour en tirer les enseignements fondamentaux, pour échanger avec ou diriger des professionnels de ces domaines. Les programmes de formation et la constitution de groupes de travail doivent refléter cette nécessité.</p></blockquote>
<p>Yochai Benkler est professeur de droit des entreprises à l’université d’Harvard et codirecteur du <em>Berkman Center for Internet and society</em>, qui a hébergé du 23 au 24 septembre le forum  <a href="http://cyber.law.harvard.edu/events/2009/09/idrc">Communication and Development: The Freedom Connection</a> [Communication et développement : La connexion de la liberté]</p>
<p>Dans une <a href="http://publius.cc/capital_power_and_next_step_decentralization/091609">étude</a> rédigée pour le forum, le Professeur Benkler soutient que les prochaines générations des TIC doivent continuer à être flexibles et dynamiques, tout en devenant plus puissantes. Peut-être que les concepteurs s’appuiront sur les applications partagées en réseaux, les logiciels de réseaux sociaux et les outils en ligne d’organisation.</p>
<p>Mais les téléphones mobiles à eux seuls ne pourront pas résoudre le problème.</p>
<blockquote><p>Les raisons qui ont fait des téléphones portables des embryons de plateformes technologiques  si populaires dans les pays les plus pauvres, étaient qu’ils étaient beaucoup moins chers [que les ordinateurs] et qu’ ils étaient basés sur des réseaux qui contiennent tout le savoir dans le réseau, permettant l’accès à un équipement très bon marché. Or, c’est exactement la “stupidité”, ou la simplicité du réseau autour de «l’intelligence », ou la complexité informatique des appareils du début, qui était tellement essentielle pour le développement de l’économie et la société en réseau telles qu’elles sont aujourd’hui.   Les efforts pour rendre disponibles des appareils économiques dans les pays les plus pauvres, qui ne prennent pas en considération le fait que des prix abordables sont atteints au détriment d’un réseau ouvert, neutre, aboutira à un type très différent de plateforme de TIC que celui que nous pensons comme tellement créatif et productif, dans les économies plus riches…</p></blockquote>
<p>Voici sa recette pour la génération future des TIC pour le développement.</p>
<blockquote><p>Les équipements doivent avoir des prix suffisamment bas pour être largement répandus comme appareils de base, appartenir à des personnes reliées par un réseau non correlé à des relations pré-existantes de pouvoir.  Les appareils doivent être accompagnés de kits de formation à leur usage et au réseau ouvert, de manière à ce que les difficultés d’utilisation ne continuent pas à détourner les personnes vers des appareils plus simples qui offrent des applications plus prévisibles, plus familières et plus « sûres ». Dans un futur proche, cela pourrait signifier que les programmes soient destinés aux femmes, de la même manière que le furent les programmes de micro-crédits, ou aux jeunes et aux enfants. A plus long terme, cela voudra dire une plus grande attention sur les ordinateurs mobiles et non plus sur des téléphones portables améliorés. Ou bien, en alternative, cela voudra dire que nous aurons besoin de concentrer nos efforts sur des interventions au niveau des réglementations que ceux qu’exigent les téléphones portables, pour que les téléphones mobiles et les réseaux de téléphonie mobile plus ouverts et plus flexibles, bien que ceci soit une charrue plus difficile à manier. Dans tous les cas, cela signifiera des équipements complétés de formation.</p></blockquote>
<p>Je me demande si quelqu’un imagine un monde où les TIC du monde industrialisé seraient les mêmes que ceux des millions d’utilisateurs dans les pays en développement. En dépit des avancées des TIC au cours des six dernières années, il semble que nous n’ayons pas encore atteint le point où les deux mondes convergent sur les questions technologiques</p>
<div id="attachment_100569" style="width: 310px;"><img class="alignnone" src="http://farm4.static.flickr.com/3273/2755251755_e310dcdb6f.jpg" alt="" width="600" height="299" /></div>
<p><em>Li Rivercruise-2, par Akiwitz sur Flickr (Creative Commons)</em></p>
<p>Voici une recherche intéressante de Mme Mira Slavova sur le blog <em>Mobile Market Design for Development</em>. Elle examine un récent article “<a href="http://www.issues.org/25.4/nelson.html">The Cloud, the Crowd, and Public Policy</a>” [Le nuage, la foule et la politique publique] par M. Michael Nelson, dans lequel il « analyse l’évolution des TIC à partir de la phase 1 ( des appareils individuels ) à la phase 2 : la toile couvrant le monde entier. A la Phase 3 : les nuages [NdT : L’informatique du nuage].”</p>
<p>Alors, qu’en est-il pour le <a href="http://mmd4d.org/2009/07/26/the-cloud-the-crowd-and-public-policy-in-ict4d/">monde en développement </a>?</p>
<blockquote><p>Je ne m’attends certainement pas à ce que l’évolution de l’innovation technologique dans les pays en développement suive nécessairement le même chemin que dans le monde industrialisé. Mais je trouve intéressant de prendre en considération les potentialités pour le développement social, économique et technologique…</p></blockquote>
<blockquote><p>En le considérant sous cette perspective, je trouve qu’il est correct de dire que les technologies mobiles dans les pays en développement sont probablement à la phase 1 de ces développements. D’autres événements, comme l’utilisation (bien que limitée) du GPRS et du 3G dans les pays en développement et la disponibilité (limitée aussi) de l’accès à l’Internet mobile pourraient porter à croire que les TIC pour le développement aient atteint la phase 2.</p></blockquote>
<blockquote><p>L’histoire parallèle de l’évolution technologique utilisée dans les pays en développement s’accélère clairement à une plus grande vitesse que l’évolution et l’adoption des technologies numériques dans les pays industrialisés avancés. Les TIC pour le développement ne sont pas non plus en train de se développer de façon isolée des solutions pour les modèles technologiques et les modèles économiques adoptés pour les pays industrialisés avancés, et vice-versa.</p></blockquote>
<p>Qu’arrive-t-il si nous séparons les TIC pour le développement des discussions sur les TIC en général ? M. Chris Coward sur son blog <em>Second recess</em>, fait la <a href="http://chriscoward.wordpress.com/2009/03/11/ict4d-ictd-or-what/">bonne observation</a> que toutes les technologies conçues pour le monde en développement n’ont pas un impact avec un D majuscule sur le développement .</p>
<blockquote><p>Un des problèmes avec les “TIC pour le développement” est qu’elles ont une signification différente selon les personnes – la plupart des définitions  tournent autour de l’application des TIC (en premier lieu numérique) à des interventions qui ont un but de développement explicite comme la santé, l’éducation, la transparence dans les actions gouvernementales ou d’autres domaines, de même nature que celles que l’on trouve dans les OMD (Objectifs du millénaire pour le développement, <em>ntd</em>). Ainsi, il y a une tendance à ignorer les aspects qui ne correspondent pas aux objectifs de développement conventionnels (qualité de vie, jeux, mouvements sociaux, etc.), ou ce qui pourrait être simplement décrit comme n’importe quel usage des TIC dans un contexte du monde en développement…</p>
<p>Pour embrasser une vision plus large, de nombreuses personnes ont adopté le terme “ICTD,” pour  “TIC et développent”, pour mettre l’accent sur le fait qu’il s’agit de l’usage des TIC dans les pays en développement, indépendamment de leur caractère de « développement » . Malgré les bonnes intentions qui se trouvent derrière ça,  je crains que cette nuance ne se perde  pour beaucoup de personnes. Je pense donc que cette précaution ne serve pas notre communauté sur le long terme. Et je déteste les acronymes.</p></blockquote>
<blockquote><p>Il y a aussi d’autres problèmes, comme la définition du “développement” et y-a-t-il un sens à continuer à catégoriser les pays en développement ou développés (je pense que non) – mais ce sont-là des sujets pour d’autres discussions.</p></blockquote>
<p>Pour déterminer ce que les TIC pour le développement sont censées faire exactement, essayons de les voir à travers les yeux d’un spécialiste en informatique. Beki70 est l’auteur de <em>Beki’s Blog</em><em> (le blog de Beki)</em>, et a un bon <a href="http://beki70.wordpress.com/2009/10/07/reflections-on-ict4d/">argument</a> pour essayer de démêler les TIC pour le développement et les TIC conçues pour un marché comme celui des États-Unis.</p>
<p>L’objectif des TIC pour le développement est de résoudre des problèmes difficiles de recherche qui, en même temps,  font une différence dans la vie des personnes sous-équipées en TIC. Nous ne mesurons pas le CS par les bienfaits créés pour la classe moyenne américaine, nous les mesurons par la complexité des solutions apportées.</p>
<p>Un grand débat a lieu, dit-elle, dans les sciences de l’informatique sur leurs relations avec les technologies pour le développement.</p>
<blockquote><p>Quelques participants, c’est à dire ceux qui proviennent des sciences de l’informatique, se battent pour répondre à la question « Où se trouve l’informatique dans les TIC pour le développement ? » Et d’autres de donner une longue liste d’opportunités (pour démontrer de manière empirique  le potentiel dans des domaines d’extension de l’application de l’informatique, tels que une faible connectivité, l’accès aux contenus dans des régions en développement à travers la construction d’architecture de réseaux et des systèmes de mémoires caches, des applications mobiles et d’encombrement SE, la gestion de l’énergie, l’informatique appliquée à la détection de problèmes de santé)….</p>
<p>Les TIC pour le développement me poussent, au moins, à réfléchir à l’impact économique (qui favorise ceux qui créent des start-ups ayant beaucoup de succès, comme ils sont vraisemblablement les seuls qui peuvent tracer une ligne séparant ce qu’ils ont fait et combien de personnes l’ont acheté ou bien utilisé) comme unité de mesure pour les sciences informatiques. De plus, étant donné les difficultés à trouver des unités de mesures appropriées, je ne peux m’empêcher de me demander si l’on ne demande pas aux TIC pour le dévéloppement de placer la charrue avant les bœufs. Ou bien, si nous sommes en train d’apprendre la manière de mesurer les gains en productivité pour l’utilisation des ordinateurs dans les grandes entreprises américaines (qui disposent d’ordinateurs depuis des décennies) n’est-il pas peut-être irréaliste d’appliquer cette façon bien assimilée de mesurer dans des lieux où avoir un ordinateur est déjà un premier défi important ?</p></blockquote>
<p>Pour essayer de rendre concrète cette discussion, voyons  le rôle que jouent les TIC dans au moins un pays. (Dans mon prochain billet, je prendrai en considération les projets de la prochaine génération des TIC destinés au monde en développement.) Au Sri Lanka, la blogueuse et cyber-activiste Sameera Wijerathna cherche à savoir ce qui se passe lorsque le gouvernement et les opérateurs de téléphonie mobile se trompent sur le rôle du téléphone portable. Au lieu de le considérer comme un outil de développement, ils le commercialisent comme une simple commodité.</p>
<p>Des extraits du <a href="http://ict4d-in-srilanka.blogspot.com/2009/10/stop-positioning-mobile-for-as-mere.html">blog</a> <em>Information and Communication Technology for Development (Technologie de l’information et de la communication pour le développement).</em></p>
<blockquote><p>Une récente publicité à la télévision au Sri Lanka montre une fille qui reçoit un SMS sur son portable. Elle dit :</p>
<p>“Mon petit copain m’envoie des messages aussi, même après avoir passé des heures au téléphone avec lui”</p>
<p>Le message du boy-friend était: “Tu es belle”</p>
<p>Elle a répondu: “Tu es intelligent”</p>
<p>La plupart des opérateurs de téléphonie mobile au Sri Lanka essaient de commercialiser les portables uniquement comme moyens de se divertir et de garder le contact [Keep In Touch (KIT), gardez le contact]. Ils s’adressent surtout aux jeunes dans leurs campagnes publicitaires.</p>
<p>Ce qui a conduit à beaucoup de confusions et mésaventures, tant pour les abonnés que pour les opérateurs de téléphonie mobile. Un sentiment négatif s’est développé dans la population et la plupart des personnes, principalement dans la population au bas de l’échelle sociale, ne croient pas que les téléphones portables aient un impact positif sur leur vie quotidienne ou celle de leurs familles…</p></blockquote>
<blockquote><p>Le mauvais positionnement de la téléphonie mobile au Sri Lanka a conduit à des décisions politiques encore pires, comme celle de <a href="http://ict4d-in-srilanka.blogspot.com/2009/08/sri-lanka-bans-mobile-phones-at-schools.html.">l’interdiction par le gouvernement des téléphones mobiles dans les écoles </a></p>
<p>Ainsi est-il urgent que l’on comprenne le potentiel de la téléphonie mobile pour le développement et qu’on la replace à sa vraie place. Il est aussi temps de proposer de plus en plus de services à valeur ajoutée, qui aillent au-delà du simple divertissement.</p></blockquote>
<p><span style="color: #ffffff;">_</span></p>
<blockquote><p><a title="Global Voices "><img style="margin: 3px 0pt;" src="http://img.globalvoicesonline.org/Badges/lingua/linguabadge-fr.png" alt="Global Voices " align="right" /></a> Cet article <a onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/fr.globalvoicesonline.org');" href="http://fr.globalvoicesonline.org/2009/01/26/1614/">a été publié</a> sur GlobalVoices.<br />
Il est sous licence CC-by-3.0</p></blockquote>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6116&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Navigation dans le web des données (partie 2)</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/30/analyse/navigation-dans-web-des-donnes-partie-2/</link>
		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/30/analyse/navigation-dans-web-des-donnes-partie-2/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 30 Oct 2009 10:12:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Cynober</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Prospective]]></category>
		<category><![CDATA[dataviewer]]></category>
		<category><![CDATA[LinkedData]]></category>
		<category><![CDATA[tim berner lee]]></category>
		<category><![CDATA[visualisation de données]]></category>
		<category><![CDATA[web sémantique]]></category>

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		<description><![CDATA[Points clés de la partie 1. Nous assistons aujourd’hui à une augmentation des contenus échangés mais aussi à une multiplication des moyens de les visualiser. La valeur des sites web ne réside plus uniquement dans l’accumulation de données mais également dans leur capacité à les enrichir et à les visualiser. On remarque l’émergence de visualisations [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><em>Points clés de </em><a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/10/22/analyse/navigation-dans-web-des-donnes-partie-1/"><em>la partie 1</em></a><em>. Nous assistons aujourd’hui à une augmentation des contenus échangés mais aussi à une multiplication des moyens de les visualiser. La valeur des sites web ne réside plus uniquement dans l’accumulation de données mais également dans leur capacité à les enrichir et à les visualiser. On remarque l’émergence de visualisations exploitant des sources de données externes et bientôt capables d’exploiter plusieurs sources de données.</em></p>
<p style="text-align: justify;color:#FFFFFF">_</p>
<p style="text-align: justify">Même si à l’heure actuelle nous sommes encore loin de surfer dans ce fameux web des données, on assiste doucement mais sûrement à la naissance d’un premier embryon. Le <a href="http://linkeddata.org/">LinkedData</a> est ainsi un merveilleux terrain de jeu pour expérimenter et étudier les problématiques de visualisation dans le web de demain.</p>
<p style="text-align: justify">La problématique principale n’est pas nouvelle: <strong>comment visualiser des données dans un format inconnu?</strong> Dans votre vie de tous les jours vous vous retrouvez régulièrement avec des données que vous ne pouvez pas, ou mal, visualiser. C’est le cas quand vous recevez un document .doc et que vous n’avez pas Microsoft World, ou <a href="http://www.fredzone.org/utiliser-la-visionneuse-de-google-docs-pour-lire-les-pdf-en-ligne.html">un .pdf sans Acrobat Reader</a>. C’est le même problème sur votre téléphone portable, certains sites sont difficilement consultables car vous les explorer avec une visualisation non-adaptée. Cette problématique va être de plus en plus présente, à la fois pour les utilisateurs, mais aussi pour les sites entre eux (qui devront vous fournir une visualisation). Dans un web où les données sont hautement connectées il est tout à fait possible qu’une de vos requêtes aboutisse à un résultat composé d’informations très hétérogènes. Il arrivera que vous ayez en votre possession toutes les données répondant à votre requête, mais malheureusement leur visualisation sera partielle ou non-adaptée.</p>

<p style="text-align: justify">A quoi ressemblerait une visualisation non-adaptée ?<br />
Sûrement à quelque chose comme ça:
</p>
<div style="text-align: center"><img class="alignnone size-full wp-image-6207" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/disco-600.png" alt="disco (600)" width="600" height="231" /></div>
<p style="text-align: justify;clear:both">On a vu mieux pour afficher un profil non? Mais voila <a href="http://www4.wiwiss.fu-berlin.de/rdf_browser/?browse_uri=http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2FPeople%2FBerners-Lee%2Fcard%23i">cette page</a> est bien plus riche que n’importe quel profil puisque ce sont des données brutes. De ce profil vous pouvez accéder à un événement, puis au lieu de cet événement, puis aux itinéraires pour ce rendre à ce lieu et ainsi de suite… Vous pouvez explorer des « objets » très différents qui font tous partie du web des données. Une personne, un événement, un lieu, un voyage: comment visualiser des informations si différentes? C’est la problématique à laquelle font face des projets comme <a href="http://www.w3.org/2005/ajar/tab">tabulator</a> (du MIT) ou <a href="http://www4.wiwiss.fu-berlin.de/bizer/ng4j/disco/">disco</a> qui se définissent comme des <strong>generic data browser</strong> ou <strong>hyperdata browser</strong>.</p>
<p style="text-align: justify">Ces projets sont certes très utiles aux ingénieurs informaticiens mais pour démocratiser l’exploration du web des données, il faudra un peu plus qu’une visualisation générique. C’est là que rentrent en jeux les <strong>« viewers »: des visualisations spécialisées exploitant des données externes</strong>. Ainsi les données peuvent être stockées n’importe où sur le web, un viewer est capable de les récupérer, de les analyser et d’en créer une visualisation. Ainsi, que cela soit sur votre ordinateur, ou délégué à un service dans <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Cloud_computing">le cloud</a>, l’accès à l’information peut se faire en 2 étapes: tout d’abord trouver l’information sous forme de données brutes puis visualiser ces données de manière adaptée.</p>
<p style="text-align: justify">
De nombreux viewer existent déjà mais faut-il encore pouvoir trouver le bon viewer pour le bon type de donnée.
</p>
<div style="text-align: justify"><img class="alignnone size-full wp-image-6208" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/dataviewer-600.png" alt="dataviewer (600)" width="600" height="66" /></div>
<p style="text-align: justify;clear:both">C’est à cette problématique qu’essaye de répondre le <a href="http://dataviewer.org/">data viewer directory</a>. Ce site est l’application technique de cette article de prospection. Son objectif premier est de valider la thèse qu’il existe déjà des viewers sur le web. Dans un deuxième temps ce site permettra de suivre le développement des viewers et de faciliter l’indépendance entre visualisations et sources de données.</p>
<p style="text-align: justify">De plus <a href="http://dataviewer.org/">dataviewer.org</a> propose plusieurs services: “view this” permet de visualiser une URL contenant des données. Cela peut être un profil, un document, un flux RSS ou un autre des 12 types de données supportées. “get viewers” est une API retournant une liste de viewers compatibles avec votre donnée: à vous de choisir celle que vous voulez. La procédure d’ajout de viewers n’est pas encore automatisé mais vous pouvez déjà <a href="mailto:contact@dataviewer.org">proposer vos viewers et vos formats de données</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Pour l’instant le service « view this » ne prend pas encore en compte la nature du terminal demandant la visualisation. Mais le viewer <a href="http://m.simplepie.org/">SimpleReader Mobile</a> est bien l’exemple que les viewers  spécialisées par terminal existent. Comme nous le disions dans la première partie, les terminaux ont tendance à se multiplier: parfaitement logique quand on cherche à être toujours connecté, à vivre dans un monde où internet nous accompagne dans toutes les situations, dans tous nos déplacements (<a href="http://www.youtube.com/watch?v=peSYlJlg14E">la vidéo de Microsoft</a> est saisissante sur ce sujet).</p>

<div style="text-align: justify"><img class="alignnone size-full wp-image-6209" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/minority-report-interface-600.png" alt="minority-report-interface (600)" width="600" height="90" /></div>
<p style="text-align: justify;clear:both">Les fans de SF sont ravis, la réinvention de l’interface homme machine est une tendance lourde. De l’iPhone, en passant par la <a href="http://www.microsoft.com/surface/">table tactile</a>, l’<a href="http://images.google.com/images?hl=en&amp;q=holographic+interface">olograme</a> ou encore les “minority report interface”, on ne compte plus les expériences de visualisation / gestion de l’information. La navigation dans le web des données pourrait donc être bien plus graphique et bien plus fun qu’on aurait pu le penser. La raison est simple: <strong>les pages webs ne sont plus centrales pour lier les informations les unes aux autres, les données étant naturellement liées</strong>. Et en enlevant les contraintes de l’HTML pour présenter les données, nous pouvons nous mettre à rêver aux <a href="http://www.pearltrees.com/rww/map/1_81766/">interfaces utilisateurs de demain</a>… Problème à court terme: il est déjà couteux pour un site web d’être compatible entre Internet Explorer et Firefox, alors imaginez le casse tête quand il faut créer des visualisations pour toutes ces plateformes, toutes ces interfaces.</p>
<p style="text-align: justify">Tiens puisque qu’on parle de couts, retour à la réalité, essayons de parler un peu business. Même si le web 2.0 n’a pas encore tout montré en terme de monétisation, le web 3.0 devrait apporter son lot d’opportunités. Ainsi je pense qu’il sera intéressant d’observer l’apparition (ou non) de view providers, services traitant exclusivement des données externes, se concentrant dans la production et la distribution de visualisations.</p>

<div style="text-align: center"><img class="alignnone size-full wp-image-6210" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/data3.0_viewprovider-600.png" alt="data3.0_viewprovider (600)" width="600" height="329" /></div>
<p style="text-align: justify;color:#FFFFFF;clear:both">_</p>

<h2>Conclusion</h2>
<p style="text-align: justify">Depuis toujours le web a eu  pour vocation d’améliorer les communications entre humains et à faciliter la transmission du savoir. Depuis 1998, il est identifié que la prochaine évolution technologique du web sera le passage d’un web de documents liés vers un web de données liées. Depuis 2008, les technologies et les usages sont sorties du cadre purement académique et du monde de la recherche. Il y a quelques jours, le gouvernement anglais a mis en ligne un accès directe à des données brutes et leurs 5 millions de propriétés. Le web des données devient petit à petit une réalité.</p>
<p style="text-align: justify">Est-ce la naissance du web sémantique? Va-t-on vers la création d’une intelligence globale? Les machines vont-elles prendre le contrôle de nos vies? Un jour nous nous poserons peut être ces questions, mais soyons pragmatique, il ne faut pas louper cette opportunité et ignorer le progrès que représente le développement d’un web des données. <span style="font-weight: normal">Et dans ce web amélioré, </span><strong>c’est la visualisation de ces données qui permettra petit à petit de profiter de toute la richesse que le web a à nous offrir</strong>.</p>

<h2>A propos de cet article</h2>
<p style="text-align: justify">Certains auront remarqué que je joints à mes billets des perles issues du site <a href="http://www.pearltrees.com/">pearltrees</a>. C’est parfois pour retracer <a href="../2009/09/23/divers/twine-une-rentre-difficile/">une chronologie d’événements</a>, ou alors pour mettre en confrontation <a href="../2009/09/14/analyse/rss-estil-mort/">plusieurs point de vues</a>. Et aussi pour faire un coup de pub pour ce produit pour lequel je travaille tous les jours (et parfois la nuit ;).</p>

<div style="float:left"><a id="pt-pearl-1_58225-293" title="click here to see: Browsing the web of data" href="http://www.pearltrees.com/rww/map/1_58225/" target="_blank">
<img style="border:none;vertical-align:top" src="http://www.pearltrees.com/s/embed/masked?treeID=58225" alt="Browsing the web of data" />
</a></div>

<p style="text-align: justify">Cette fois ci le pearltree que je vous propose est un peu spéciale puisqu’il s’agit de la bibliographie complète de l’article (plus de 100 sources). Le pearltree « <a href="http://www.pearltrees.com/rww/map/1_58225/">browsing the web of data</a> » a été crée après la lecture de <a href="http://www.readwriteweb.com/archives/readwriteweb_interview_with_tim_berners-lee_part_2.php">cette interview</a> de Tim Berners Lee sur ReadWriteWeb il y a bientôt 4 mois. Au début il ne contenait qu’une perle, l’interview en elle même, et puis des articles sont apparus sur la visualisation de données, et les premiers viewers. Au fur et à mesure que mon analyse de la problématique s’affinait le pearltree changeait de nom, d’arborescence, de formes. Et plus je rajoutais des perles, plus je croisais <a href="http://www.pearltrees.com/romainpouzol/map/1_51934/">d</a>’<a href="http://www.pearltrees.com/moktarama/map/1_40552/">autres</a> <a href="http://www.pearltrees.com/rgwrmail/map/1_62062/">utilisateurs</a> <a href="http://www.pearltrees.com/mixo/map/1_51787/">de</a> <a href="http://www.pearltrees.com/dalb/map/1_28423/">pearltrees</a> ayant eux aussi des éditions sur le sujet ou des sujets voisins. Une expérience intéressante que je ne manquerais pas de reproduire !</p>
<p style="text-align: justify">
Vous pouvez d’ailleurs retrouver toutes les perles de ReadWriteWeb sur le compte: <a href="http://www.pearltrees.com/rww/">http://www.pearltrees.com/rww/</a>
</p>
<p style="text-align: justify;color:#FFFFFF">_</p>
<p style="text-align: justify;color:#FFFFFF">_</p>
[inline]
<script src="http://www.pearltrees.com/embed/pt-embed.js" type="text/javascript"></script> 
[/inline]
[inline]
<script type="text/javascript">ptInitTree('pt-pearl-1_58225-293',1,6478,1,58225,1);</script>
[/inline]<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6190&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Surveiller le changement climatique en ligne</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/30/usages/surveiller-changement-climatique-en-ligne/</link>
		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/30/usages/surveiller-changement-climatique-en-ligne/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 30 Oct 2009 09:59:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Auteur Invité</dc:creator>
				<category><![CDATA[Usages]]></category>

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		<description><![CDATA[Lester Bolicenni, l’auteur de ce billet, est, comme il se décrit lui même, obsédé par les nouveaux média. Basé à Paris, il contribue au réseau de Global Voices tant en Français qu’en Anglais. Ce billet a été traduit par Audrey Lambert, professeur d’Anglais dans un lycée de l’Ariège.
En attendant la conférence sur le changement climatique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><a href="http://globalvoicesonline.org/author/lester-bolicenni/">Lester Bolicenni</a>, l’auteur de ce billet, est, comme il se décrit lui même, obsédé par les nouveaux média. Basé à Paris, il contribue au réseau de Global Voices tant en Français qu’en Anglais. Ce billet a été traduit par Audrey Lambert, professeur d’Anglais dans un lycée de l’Ariège.</blockquote>
En attendant <a href="http://fr.cop15.dk/">la conférence sur le changement climatique</a> de Copenhague (COP15) en décembre 2009, voici un échantillon des outils disponibles en ligne pour surveiller le changement climatique. Grâce à ces outils, des gens ordinaires peuvent en savoir davantage sur les effets de ce changement et inciter ceux qui prennent des décisions à trouver des solutions.

<strong>Sur le terrain</strong>

<strong> </strong>L’observation des impacts du changement climatique commence généralement sur le terrain. Le photographe <a href="http://www.jamesbalog.com/pages/home.php">James Balog</a> s’est rendu en Alaska, aux Etats-Unis, pour rntrgistrer l’accélération de la fonte de la calotte glaciaire. On peut voir les résultats saisissants de ses prises de vue sur la vidéo qui suit [en anglais, comme les liens suivants]:

<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="600" height="485" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/oaTcsyNrEec&amp;rel=0&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;hl=fr&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="600" height="485" src="http://www.youtube.com/v/oaTcsyNrEec&amp;rel=0&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;hl=fr&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object>

Si vous ne disposez pas d’appareils photos coûteux et de temps libre pour vous rendre en Alaska, vous pouvez lire les expériences que vivent ceux qui sont en première ligne.

Le projet <a href="http://www.climatefrontlines.org/fr">On the Frontline of the Climate Change</a> (En première ligne du changement climatique) répertorie des anecdotes sur les impacts du changement climatique, vécues par les gens eux-mêmes, au sein de communautés indigènes, sur de petites îles et dans d’autres communautés vulnérables. Le forum comporte de nombreuses contributions récentes par courriels provenant principalement d’Asie du Sud et d’Afrique. <a href="http://www.climatefrontlines.org/en-GB/node/430">George Katunguka</a>, l’un de ce ceux qui contribuent au site et travaille comme consultant pour le développement de l’Afrique, écrit depuis l’Ouganda :
<blockquote>L’impact du changement climatique n’a pas suscité beaucoup d’intérêt dans mon pays l’Ouganda mais ces changements et leurs effets se font douloureusement ressentir. En 2025, il est probable que l’Ouganda souffrira de stress hydrique selon les derniers rapports sur les ressources en eau. Les gens meurent de faim comme cela a été récemment le cas dans la région de Teso, dans l’est de l’Ouganda. Les écosystèmes de l’eau subissent des changements tels que le niveau du lac Victoria qui diminue, des saisons imprévisibles, des sols qui perdent en fertilité et la production agricole qui s’amenuise et donc une pauvreté croissante des ménages et ce qui s’ensuit. Que faisons-nous pour détourner cette catastrophe imminente ?</blockquote>
<strong>Du cosmos à Google Earth</strong>

<strong></strong>L’observation sur le terrain peut être corroborée par l’observation depuis le ciel. L’espace est le poste d’observation depuis lequel on regarde et on analyse la terre toute entière. Il est difficile d’obtenir une place dans un vaisseau spatial mais heureusement, il est facile de trouver des images satellite en ligne.

<img class="alignnone" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2009/10/aral_sea-300x192.jpg" alt="" width="601" height="384" />

<em>Images satellite de la mer d’Aral, du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan 1973/2004</em>

Outre les agences spatiales et les sociétés offrant leurs services aux ONG, aux scientifiques et aux gens ordinaires, le programme pour l’environnement des Nations-Unies a créé un <a href="http://na.unep.net/digital_atlas2/index.php">atlas en ligne</a> qui répertorie les changements se produisant à divers endroits du globe depuis des décennies. Toutes les images satellite sont visibles sur le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Virtual_globe">globe virtuel</a> de Google Earth, comme l’<a href="http://googleblog.blogspot.com/2009/09/google-climate-change-tools-for-cop15.html">indique</a> leur blog officiel :
<blockquote>En collaboration avec le gouvernement danois et d’autres, nous lançons <a href="http://www.google.com/landing/cop15/">une série de films et de visites sur Google Earth</a> pour vous permettre d’explorer les impacts potentiels du changement climatique sur notre planète et les solutions pour le gérer.</blockquote>
De nombreuses autres ressources se trouvent sur les blogs et les sites internet d’organisations internationales. Chers lecteurs, n’hésitez-pas à ajouter vos propres sources dans la section des commentaires.

<strong>La science au service des décisionnaires</strong>

<strong></strong>L’observation est une question centrale pour les décisionnaires. Les gouvernements lancent des enquêtes destinées à comprendre le phénomène et à savoir comment en limiter les impacts.

La Commission européenne et l’Agence spatiale européenne ont mis en œuvre un programme spatial en 1998, le projet <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Global_Monitoring_for_Environment_and_Security">Global Monitoring Environmental Security</a> (GMES, en français), pour avoir un aperçu des changements qui se produisent en temps réel grâce à des données diverses. Le projet doit rendre ses conclusions en 2014, avec en annexe, une partie portant sur la sécurité .

Les pays en voie de développement qui sont les plus directement touchés par le changement climatique ont pris des mesures similaires comme <a href="http://rashidfaridi.wordpress.com/2009/10/21/india-to-launch-two-satellites-to-study-climate-change/">l’Inde qui a récemment envoyé des satellites</a> pour étudier le changement climatique. De telles informations peuvent aider les pays à élaborer de nouvelles politiques environnementales et économiques.

En Afrique du Sud, un nouvel outil à visée économique a été créé précisément dans ce but. <em>AllAfrica</em> <a href="http://allafrica.com/stories/200909040881.html">en rend compte</a> :
<blockquote>L’outil Mapping South African Farming Sector Vulnerability to Climate Change and Variability (cartographie des secteurs agricoles d’Afrique du Sud vulnérables au changement et variations climatiques), un outil d’analyse basé sur une étude, a désormais été développé pour aider ceux qui élaborent les programmes à identifier les communautés les plus vulnérables au changement climatique et les aider à se préparer à des conditions d’exploitation radicalement différentes.</blockquote>
<span style="color: #ffffff;">_</span>
<blockquote><a title="Global Voices "><img style="margin: 3px 0pt;" src="http://img.globalvoicesonline.org/Badges/lingua/linguabadge-fr.png" alt="Global Voices " align="right" /></a> Cet article <a onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/fr.globalvoicesonline.org');" href="http://fr.globalvoicesonline.org/2009/01/26/1614/">a été publié</a> sur GlobalVoices.
Il est sous licence CC-by-3.0</blockquote><img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6156&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>World E-Democracy Forum 2009</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/30/analyse/world-edemocracy-forum-2009/</link>
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		<pubDate>Fri, 30 Oct 2009 07:55:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alban Martin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 22 octobre 2009 se tenait à Issy les Moulineaux deux conférences importantes dans le cadre du World E-Democracy Forum 2009. Pour ceux qui n’y étaient pas, de nombreuses informations précises et intéressantes ont été diffusées, dont voici ce que j’ai retenu, rien que pour vous !

La première conférence avait pour thème l’identité numérique, illustrant le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Le 22 octobre 2009 se tenait à Issy les Moulineaux deux conférences importantes dans le cadre du World E-Democracy Forum 2009. Pour ceux qui n’y étaient pas, de nombreuses informations précises et intéressantes ont été diffusées, dont voici ce que j’ai retenu, rien que pour vous !

<strong>La première conférence avait pour thème l’identité numérique</strong>, illustrant le fait que le sujet de la e-administration est souvent mélangé avec la e-democracy, bien que complètement différent dans les usages et les aspirations (économie de couts versus recréation de lien social et de représentativité).

En tout cas, certaines informations sont toujours bonnes à prendre :
<ul>
	<li><strong>Sophie Pernet-Lubrano</strong>, directrice d’étude à l’idate,   a ainsi expliqué que 2/3 des non-internautes français pensent que l’usage   des ordinateurs est une menace pour la vie privée, contre 1/3 des   français déjà internautes. Son interprétation : l’expérience d’internet   et des ordinateurs augmente la confiance en l’outil</li>
	<li>25% des personnes victimes d’usurpation d’identité en France l’ont   été à cause directement ou indirectement du piratage de l’ordinateur   familial</li>
	<li><strong>Karen Le Chenadec</strong>, directrice du département   développement numérique des territoires de la caisse des dépots a   expliqué quant à elle que 37% des français (soit 19millions) ont déjà   fait une démarche administrative en ligne dans les derniers 18 mois</li>
	<li>En outre, le nombre de sites locaux (territoriaux) de services aux   citoyens a augmenté de 30% depuis 2004</li>
	<li>De son côté, <strong>Nicolas Conso</strong>, de la direction Générale   de la Modernisation de l’Etat (DGME), a indiqué que 150 000 comptes ont   déjà été créé via la fonction « coffre fort numérique) proposée par   <a href="http://www.service-public.fr/monservicepublic/index.html">mon.service-public.fr</a></li>
	<li>A noté également qu’il sera bientôt possible de s’inscrire sur les   listes électorales de sa commune de résidence par internet (fini les   longues queues d’attente le 31 décembre…)</li>
</ul>
Lors de cette conférence est également intervenu <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Herv%C3%A9_Mariton">Hervé Mariton</a>,</strong> député de la Drome, et chargé au sein de l’UMP de <strong>réfléchir à un nouveau volet à ajouter à Hadopi 2</strong> d’ici mars 2010. Ce nouveau volet doit « éviter de rentrer dans le détail technique des hadopi précédentes », et plutôt résumer en 4/5 grandes phrases de nouveaux grands principes sur le droit d’auteur à l’heure du numérique, sans doute à inscrire dans la constitution…En effet, Hervé Mariton se fait peu d’illusions sur les résultats d’Hadopi 2 tel qu’existant car, selon lui, « peu de gens mettraient leur tête à couper sur l’applicabilité de la loi ».

Pour finir sur ce sujet, Mr <strong>Gunner LUND,</strong> ambassadeur de Suède, a ainsi rappelé que dans son pays, le but de la e-governance  est de faire: « le plus simple possible pour le plus grand nombre de personnes » , avec pour objectif par exemple de diminuer la paperasse pour les entreprises de 25% ! On rappelera au passage que les pays scandinaves sont en avance sur la France avec 53% des Suèdois qui font leur déclaration fiscale par internet ou sms/textos

<strong>La seconde conférence avait pour thème « En quoi le numérique change-t-il la politique »</strong>, avec de très bons intervenants internationaux.

<strong>Phil Noble,</strong> le fondateur de Politics Online, a commencé par rappelé que Barack Obama a fait une campagne révolutionnaire, dont les points les plus importants sont résumés dans  “lessons from obama”, disponible sur Politics Online.

Il a également encouragé tout à chacun à s’investir dans un « ebay for global helping », appelé « Hope + : change the world online  », sorte de bourse d’échange d’aide internationale, pour continuer à resserer les liens multipays bien engagés depuis la fin de l’ère Bush.

De son côté<strong>, André Santini</strong>, en sa qualité de maire d’Issy les Moulineaux, est venu rappelé que le président de Corée du Sud, avec B. Obama, a été le premier candidat élu grace à internet en 2002, grâce à un réseau des ombres (pas de meeting, réseau de supporters virtuels uniquement)

Face à l’approche parfois iconoclaste des nouvelles technologies, A. Santin a souhaité pointé du doigt les limites de la démocratie d’opinion pouvant résulter des nouvelles technologies de la communication : cette dernière puise sa légitimité dans le « bruit » versus la démocratie représentative qui puise sa légitimité dans le vote. Il existe donc un risque que la démocratie d’opinioin confisque la démocratie au peuple à cause de professionnels du lobby et de la manipulation d’opinion. En outre, la démocratie participative peut être limitée par le fait que les citoyens participent uniquement lorsque leurs intérêts sont en jeu, alors que, selon A. Santini, ils ne peuvent juger avec bon sens que lorsque leurs intérêts ne sont pas en jeu.

<strong>Peter Greenberger</strong> a pris la parole ensuite pour faire un retour d’expérience sur l’utilisation de google dans la publicité politique. Obama a ainsi dépensé 7,5M de dollars d’achat d’espace chez google (autant que son concurrent Mc Cain), levant « 15 dollars pour chaque dollar de pub placé chez google ». Obama continue, après l’élection, à maintenir sa présence en ligne via ses 1800 vidéos uploadées sur youtube. En outre, Obama utilise Google moderator, outil à la digg permettant de poser aux internautes de poser directement des questions à son administration.

Selon le directeur de la publicité politique de Google US, les campagnes électorales commencent de plus en plus tot (avant 1/3 mois avant, maintenant 6 à 12 mois avant) avec l’achat de mots clés ciblés très en amont.

<strong>Quant à Francis Pisani,</strong> auteur du blog transnets et résident à San Francisco, il a expliqué que l’engouement et l’implication autour de la campagne américaine a permi d’augmenter la participation aux élections de +25% en moyenne dans 16 états charnières.<strong> </strong>

En plus de la campagne, ce sont la gourvenance et les mouvements qui sont les plus impliqués par les nouvelles technologies. Ainsi, des mouvements « autonomes » se placent en contre pouvoir du gourvenement, dans un panoptique inversé de surveillance par les usagers et les citoyens des institutions publiques :  exemple de newstrust.org, opensecret.org, mayormonitor, ou encore ratemycop.com

<strong>Puis Julien Didry,</strong> Maire de Bras-sur-Meuse (550 habitants), a partagé son expérience de maire 2.0, en toute simplicité et modestie : ainsi la commune dispose-t-elle d’un wiki et d’un blog, qui ont notamment permis au maire d’optimiser son travail, sachant qu’il est salarié du privé à côté.

Selon lui, la e-democratie sert la démocratie. En effet, il a décidé d’ouvrir les commissions municipales au public (peu de mairies le font alors que c’est possible), générant 55 inscriptions de non-élus dans les commissions municipales, afin de multiplier le « vivier de bonnes idées ».

Les 15 élus ont aussi tous été formé aux NTIC, afin de réaliser un conseil municipal interactif : 15jours avant le conseil, un préordre du jour est envoyé aux élus, qui l’amendent. 5 jours avant, l’ordre du jour est envoyé à 70% des habitants (connectés à internet et identifiés par la mairie). Ces derniers ont jusqu’à 22H30 la veille du conseil pour poser une question sur l’ordre du jour. Il existe sinon un numéro de téléphone spécifique pour laisser un message vocal. Jusqu’à  11 conseils municipaux sont réalisés par an pour faire tourner à plein l’intelligence collective et la participation locale. Enfin,  un pôle numérique à va etre lancé à Bras-sur-Meuse en janvier pour éduquer les gens aux usages numériques, action jugée publique par le maire, réélu avec 91% des fois.

<strong>Quant à Jean Dionis, </strong> Député maire d’Agen et président du groupe de travail de l’Association des Maires de France sur les TIC, il a partagé ses questionnements sur la fonction d’élu à  l’heure d’internet.

En effet, la complexité a grandi avec internet selon lui : la mairie d’Agen communique via un journal papier chaque semestre : 51000 exemplaires (qui coutent 21000EUR), envoyé à chaque foyer (110000 habitants), alors que la newsletter est envoyée chaque semaine à 6000personnes pour un cout quasi nul. Mais la mairie a encore besoin du papier pour garder le lien notamment avec les personnes plus agées qui n’ont pas internet

Son interrogation la plus forte tourne autour du parti politique à l’heure d’internet ? est-ce encore le lieu où se passe la formation (political schools) à la vie publique ? non selon J. Dionis. Est ce qu’un parti politique est toujours le lieu où se passe la sélection des candidats ? oui mais jusqu’ou sachant qu’en 2012 le PS va sans doute faire des primaires ouvertes à l’américaine où l’on va sortir du parti politique comme lieu de sélection du candidat … voilà qui questionne les partis politiques au cœur de leur raison d’être.

Enfin, en tant que siégeant à l’assemblée nationale, J. Dionis a expliqué que les députés ont perdu leur fonction traditionnelle de courroi de transmission de bas vers haut (à cause des sondages etc) et haut vers bas (à cause des blogs, de twitter etc). Mais du coup, que reste-t-il à la fonction de député ? selon lui, le métier doit évoluer vers un appréhension  de la complexité du monde : en effet, de plus en plus de sujets complexes et techniques arrivent sur la table de l’assemblée nationale (ex : Hadopi), du coup, le député va devoir plus s’investir et digérer la complexité du monde pour lui redonner du sens…tout un programme !

Pour ceux que le sujet continue d’intéresser au plus haut point, M. Gunner Lund, a annoncé que dans le cadre de la présidence européenne de la Suède, l’ambassade suédoise va organiser une conférence le 2 décembre à l’Hotel de ville de Paris sur le thème « e-administration et e-dialogue, regard croisé Suède/France »<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6176&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Yahoo! revient aux sources avec un site de journalisme de liens</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Oct 2009 11:50:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marshall Kirkpatrick</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouveau]]></category>
		<category><![CDATA[Andrew Golis]]></category>
		<category><![CDATA[Yahoo! Inc.]]></category>

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		<description><![CDATA[Yahoo! a commencé, après tout, comme un annuaire de liens collectés à la main et soigneusement classés. Le géant (aux pieds d’argiles) revient aujourd’hui au curatoring de liens avec son dernier projet dirigé par le journaliste Andrew Golis, débauché de chez Talking Point Memo, l’une des plus belles références qui soit en matière de journalisme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft" src="http://www.readwriteweb.com/yahoo-mobile-homepage.jpg" alt="" width="150" height="117" />Yahoo! a commencé, après tout, comme un annuaire de liens collectés à la main et soigneusement classés. Le géant (aux pieds d’argiles) revient aujourd’hui au curatoring de liens avec son dernier projet dirigé par le journaliste Andrew Golis, débauché de chez <a href="http://www.talkingpointsmemo.com/">Talking Point Memo</a>, l’une des plus belles références qui soit en matière de journalisme en ligne.

“Le site sera une combinaison de curatoring de liens et de reportages exclusifs” rapporte Golis sur <a href="http://www.andrewgolis.com/blog/?p=3314">son blog personnel</a>, “avec des liens sociaux et des écrits pointus et malins”, “Je vais mettre sur pied une équipe pour amener les sites d’informations les plus populaires des Etats-Unis dans l’économie du lien”.

On imagine facilement que ce nouveau site sera alimenté par une multitude de technologies de recherche destinées à mettre en avant les meilleurs contenus, mais en créant ce genre de site, Yahoo! surfe sur l’impression partagée par de nombreux internautes concernant le rythme frénétique des flux d’information : ils sont plus intéressants à parcourir s’ils savent combiner un éditorial composé par des hommes et des algorithmes. Le curatoring de lien est un sujet chaud depuis un bon moment, et cela ne peut que s’accentuer à l’avenir, le métier de curateur de liens pourrait même devenir particulièrement recherché.
<p style="text-align: right;"><em>(via <a href="http://www.niemanlab.org/">niemanlab.org</a>)</em></p><img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6123&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/29/nouveautes/yahoo-revient-aux-sources-avec-site-de-journalisme-de-liens/feed/</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Web des Données : Rendre l’information compréhensible par des machines</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/29/analyse/le-web-des-donnees-information-comprehensible-machines/</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Oct 2009 07:40:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexander Korth</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Prospective]]></category>
		<category><![CDATA[Facebook Inc]]></category>
		<category><![CDATA[Tim Berners-Lee]]></category>
		<category><![CDATA[web des données]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fr.readwriteweb.com/?p=6159</guid>
		<description><![CDATA[Dans les prochaines années, nous serons témoin d’une révolution dans la capacité des machines à accéder, retraiter et utiliser l’information. Cette révolution sera due essentiellement à 3 tendances liées au Web Sémantique : le Web des Données, le Web des Services et le Web des Identités. Ces Webs ont pour objectif de rendre disponibles, accessibles et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Dans les prochaines années, nous serons témoin d’une révolution dans la capacité des machines à accéder, retraiter et utiliser l’information. Cette révolution sera due essentiellement à 3 tendances liées au Web Sémantique : le Web des Données, le Web des Services et le Web des Identités. Ces Webs ont pour objectif de rendre disponibles, accessibles et utilisables le savoir sémantique concernant des données, les services sémantiques, et le savoir sémantique concernant des individus. Dans cet article, nous allons explorer le premier des ces 3 Webs, le Web des Données, et voir comment rendre l’information accessible par des machines transformera la manière de trouver l’information.

La quantité d’informations et de services disponibles croit de manière exponentielle. Chaque jour, il devient de plus en plus difficile de trouver l’information que nous essayons de chercher. Le problème est que nous devons apprendre à dire aux machines ce que nous voulons. Pourquoi une machine ne peut pas comprendre quel site, quel tweet récent, quelle photo sur Flickr, quel message sur Facebook, ou quel restaurant nous cherchons sur Internet?

Parce qu’elle ne peut pas. Elle ne le comprend pas et ne pas accéder à la plupart des sources. Il lui manque la compréhension sémantique et le sens commun pour construire des ponts entre l’information.

Il est essentiel que les machines accèdent à un niveau supérieur de compréhension. Au lieu de faire des analyses statistiques sur  la concordance entre une recherche et un document, une machine doit littéralement être capable de comprendre. C’est pourquoi, des bases de données du savoir sont nécessaires pour s’assurer que nous parlons bien la même entité. Des exemples de ces bases de données sont :
<ul>
	<li>Une encyclopédie contenant du savoir permettant de comprendre le sens   et le contexte sémantique d’un terme en particulier. Par exemple,   comprendre que Berlin est une ville, combien de personnes vivent dedans,   et où elle est située.</li>
	<li>Les pages jaunes ou un ensemble de services pour obtenir des   informations plus complexes qui changent régulièrement. Par exemple, la   route entre Berlin et Porto en voiture, la température actuelle de Porto   en degré Celsius.</li>
	<li>Une base de donnée des personnes pour avoir accès, avec un jeu de   règles de permissions, aux informations d’une personne qui pourrait   permettre d’améliorer les systèmes de personnalisation et de   recommandation.</li>
</ul>
<h2>Le Web de Données</h2>
L’idée du Web de Données tire son origine du Web sémantique. Des gens cherchaient à résoudre le problème de l’incapacité inhérente aux machines de comprendre une page web. Au début, le but du Web sémantique était d’annoter de manière invisible les pages web avec un ensemble de méta attributs et catégories pour permettre aux machines d’interpréter du texte et de le mettre en contexte. Cette approche n’a pas fonctionné parce qu’elle était trop compliquée à mettre en œuvre par les personnes sans savoir technique.  Des approches similaires, comme les <a href="http://microformats.org/">microformats</a>, simplifient le processus de balisage et permettent de s’en sortir avec ce problème.

Ces approches ont en commun l’effort d’améliorer l’accessibilité des machines au savoir contenu dans des pages webs qui ont été conçues pour être consultées par des hommes. D’autre part, ces sites contiennent beaucoup d’informations qui ne sont pas pertinentes pour les machines et qui doivent être filtrées. Ce dont on a besoin est une base de données faite pour être consultable par des machines, c’est-à-dire dépouillée d’informations non pertinentes. Mais attention ! Qui a dit que les machines et nous les humains devions partager un seul web ?

L’idée du Web des Données est donc apparue pour contourner les problèmes dus à cette limitation et à l’existence de bases de données structurées colossales réparties dans le monde entier et contenant tous types d’information. Ces données sont la propriété d’entreprises qui les ouvrent de plus en plus. Généralement, une base données contient des informations a propos d’un domaine en particulier, comme les livres, la musique, les données encyclopédiques, les entreprises etc… Si ces données étaient interconnectées (c’est-à-dire pointeraient entre elles comme les sites internet le font), une machine pourrait circuler dans ce web de données « sans bruit » et d’informations structurées pour réunir du savoir sémantique concernant n’importe quel entité ou domaine. Le résultat d’une telle approche pourrait être une base de données gigantesque, totalement gratuite, qui pourrait être les fondements d’une nouvelle génération d’applications et de services.
<h2>Lier des données ouvertes</h2>
Le projet <a href="http://esw.w3.org/topic/SweoIG/TaskForces/CommunityProjects/LinkingOpenData"> Linking Open Data</a>(LOD ou Liaison de Données Ouvertes) soutenu ar le W3C est une approche prometteuse. L’image au-dessus illustre l’ensemble <a href="http://esw.w3.org/topic/TaskForces/CommunityProjects/LinkingOpenData/DataSets"> des bases de données participant au projet</a>. Les jeux de données sont fait de manière à réutiliser des ontologies existantes telles que <a href="http://www.w3.org/TR/wordnet-rdf/">WordNet</a>, <a href="http://www.foaf-project.org/">FOAF</a>, et <a href="http://www.w3.org/TR/skos-reference/">SKOS</a> et à les interconnecter.

Les jeux de données offrent toutes un accès leur base de données et pointent vers des entrées contenues dans d’autres jeux de données. Le projet suit les principes élémentaires qui régissent le World Wide Web : simplicité, tolérance, conception modulaire et décentralisation. Le projet LOD comporte aujourd’hui plus de 2 milliards de triplets RDF, ce qui représente beaucoup d’information (un triplet est une brique d’information constituée d’un sujet, d’un prédicat et d’un objet  et qui permet de représenter les propriétés d’un objet ou ses relations avec d’autres sujets). De plus, le nombre de jeux de données participant au projet croit très vite. On peut accéder aux jeux de données par différents moyens : par exemple, via un navigateur internet sémantique, ou en étant indexés par des moteurs de recherche sémantiques.

Pour avoir un bref aperçu du Web de Data, vous pouvez cliquer sur les liens suivants :
<ul>
	<li><a href="http://cb.semsol.org/company/yahoo">L’entreprise Yahoo</a> sur <a href="http://crunchbase.com/">CrunchBase</a>,</li>
	<li><a href="http://dbpedia.org/page/Berlin">La ville de Berlin</a> ou   <a href="http://dbpedia.org/page/Tetris">le jeu Tetris</a> sur <a href="http://dbpedia.org/">DBpedia</a>,</li>
	<li>Le livre <a href="http://opmi.labs.oreilly.com/product/9780596521677">iPhone : Le manuel   manquant</a> sur <a href="http://oreilly.com/">O’Reilly Media</a></li>
</ul>
Avec toutes les données présentes sur le Web des Données, un savoir qui va du très général au très spécifique est accessible aux machines qui permettra l’avènement d’une nouvelle génération de services. Des requêtes très sophistiquées deviendront compréhensibles par des machines et accessibles à la prochaine génération de moteurs de recherche.

Regardez la vidéo de Tim Berners-Lee <a href="http://www.ted.com/index.php/talks/tim_berners_lee_on_the_next_web.html">lors d’une conférence TED sur le Web des Données</a>. Qu’en pensez-vous ? Vous aussi avez-vous le sentiment d’être noyé par l’information ?

<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="446" height="326" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="wmode" value="transparent" /><param name="bgColor" value="#ffffff" /><param name="flashvars" value="vu=http://video.ted.com/talks/dynamic/TimBerners-Lee_2009-medium.flv&amp;su=http://images.ted.com/images/ted/tedindex/embed-posters/TimBerners-Lee-2009.embed_thumbnail.jpg&amp;vw=432&amp;vh=240&amp;ap=0&amp;ti=484&amp;introDuration=16500&amp;adDuration=4000&amp;postAdDuration=2000&amp;adKeys=talk=tim_berners_lee_on_the_next_web;year=2009;theme=what_s_next_in_tech;event=TED2009;&amp;preAdTag=tconf.ted/embed;tile=1;sz=512x288;" /><param name="src" value="http://video.ted.com/assets/player/swf/EmbedPlayer.swf" /><param name="bgcolor" value="#ffffff" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="446" height="326" src="http://video.ted.com/assets/player/swf/EmbedPlayer.swf" flashvars="vu=http://video.ted.com/talks/dynamic/TimBerners-Lee_2009-medium.flv&amp;su=http://images.ted.com/images/ted/tedindex/embed-posters/TimBerners-Lee-2009.embed_thumbnail.jpg&amp;vw=432&amp;vh=240&amp;ap=0&amp;ti=484&amp;introDuration=16500&amp;adDuration=4000&amp;postAdDuration=2000&amp;adKeys=talk=tim_berners_lee_on_the_next_web;year=2009;theme=what_s_next_in_tech;event=TED2009;&amp;preAdTag=tconf.ted/embed;tile=1;sz=512x288;" bgcolor="#ffffff" wmode="transparent" allowfullscreen="true"></embed></object><img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6159&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>L’économie numérique en 2021 : l’irrésistible fluidité</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/28/a-la-une/economie-numerique-2021/</link>
		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/28/a-la-une/economie-numerique-2021/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 06:25:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Auteur Invité</dc:creator>
				<category><![CDATA[Prospective]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Ecole polytechnique]]></category>
		<category><![CDATA[Economie numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Franck Lirzin]]></category>
		<category><![CDATA[industrie culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphane Reiche]]></category>

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		<description><![CDATA[Franck Lirzin, ancien élève de l’Ecole polytechnique et diplômé de l’Ecole des hautes études en sciences sociales, est ingénieur des mines, actuellement en poste à Marseille, en tant que chef de division développement industriel, et chargé de mission économie industrie auprès du préfet de région.

Stéphane Reiche, ancien élève de l’Ecole polytechnique, est ingénieur des mines, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><em>Franck Lirzin, ancien élève de l’Ecole polytechnique et diplômé de l’Ecole des hautes études en sciences sociales</em><em>, est ingénieur des mines, actuellement en poste à Marseille, en tant que chef de division développement industriel, et chargé de mission économie industrie auprès du préfet de région.</em>

<em>Stéphane Reiche, ancien élève de l’Ecole polytechnique, est ingénieur des mines, également en poste à Marseille, en tant qu’adjoint au chef du service prévention des risques, à la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement.</em>

<em></em><em> Ensemble, ils ont rédigé un mémoire de troisième année dans le cadre de leur formation à l’école des Mines Paristech dont ils nous livrent aujourd’hui la primeur, une lecture indispensable pour y voir plus clair dans les conséquences que pourraient avoir les choix qui s’offrent à nous aujourd’hui en matière d’économie numérique, au sens large.</em></blockquote>
La numérisation des contenus culturels participe à un mouvement général de fluidification des échanges qu’il faut accompagner.
Films, musiques, livres, articles de journaux ou opinions individuelles ont aujourd’hui un point commun : ils peuvent être numérisés, diffusés sur Internet, et consultés sur de nombreux supports (ordinateur, téléphone, téléviseur, balladeur…).

Cette convergence de tous les contenus sur tous les équipements de réception perturbe en profondeur les industries culturelles et les médias et fait entrer en jeu les opérateurs de réseaux et d’autres acteurs de la “nouvelle économie”.

On assiste à un mouvement de fluidification qui voit les intermédiaires disparaître au profit de sites internet, les échanges être quasiment gratuits et beaucoup plus rapides. Certains en pâtissent, d’autres y voient une source de profits.

Nous avons étudié les modèles d’affaires des acteurs de l’économie numérique et n’avons identifié que huit types de financement différents, qui tous existaient déjà dans l’économie traditionnelle :
<ol>
	<li>Paiement à l’unité : boulangerie – iTunes Store.</li>
	<li>Abonnement : carte UGC – accès ADSL.</li>
	<li>Freemium : BDs qu’on peut lire à la Fnac ou emporter – presse en ligne.</li>
	<li>Taxation des échanges : douanes – eBay.</li>
	<li>Publicité : régie publicitaire – Google.</li>
	<li>Profilage commercial : carte de fidélité Carrefour – Gmail.</li>
	<li>Mécénat (financier ou apport en nature) : artiste – Wikipédia.</li>
	<li>Etat : France Télévisions – sécurité des réseaux</li>
</ol>
L’innovation est dans la capacité à les combiner et à les adapter au contexte de l’économie numérique. Il est difficile de faire payer ce qu’on peut trouver par ailleurs gratuitement, sauf à fournir un service à forte valeur ajoutée au consommateur (premium, facilité d’accès, choix étendu) ou à un tiers (publicité et profilage).

Le mouvement de fluidification implique une recomposition des rapports de force et de la chaîne de valeur au sein de l’économie numérique. Certains en profitent, d’autres craignent d’y perdre et tentent de freiner ou d’enrayer cette transition : par exemple, en contrôlant les échanges pour empêcher que les biens culturels puissent être échangés gratuitement, afin de pérenniser des modèles d’affaires menacés.

La fluidification liée à l’économie numérique soulève des questions redoutables :
<ul>
	<li>Comment garantir la qualité des contenus ?</li>
	<li>Comment financer les réseaux ?</li>
	<li>Comment assurer la sécurité du réseau et des échanges ?</li>
	<li>Comment maintenir les valeurs fondamentales de la démocratie comme la liberté d’expression et la liberté d’information ?</li>
</ul>
S’il nous semble illusoire de bloquer un mouvement de fluidification irrésistible, on peut cependant le canaliser.

La qualité des contenus peut être assurée par des modèles économiques comme le freemium, les produits dérivés, la publicité ciblée et le mécénat (financier ou par apport en nature).

Le financement des réseaux est d’abord un problème de négociation entre les gros acteurs et le régulateur et sera résolu tôt ou tard. Les véritables enjeux sont ceux de la sécurité (des pays, des entreprises, des internautes) et de la démocratie : entre une approche consistant à donner aux individus les moyens de leur auto-défense et la tentation d’une supervision centralisée à la Big Brother, la palette des solutions est large et doit pouvoir s’adapter à la culture et aux valeurs démocratiques de chaque pays. Une régulation ne saurait être moins complexe, mouvante, subtile et internationale que son champ d’application.
<p style="text-align: right;"><strong><a href="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/Memoire_economie_numerique_en_2021.pdf">Cliquez ici pour télécharger le mémoire</a> (pdf) et <a href="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/Annexes__economie_numerique_en_2021.pdf">ses annexes</a> (pdf)</strong></p>
<p style="text-align: right;"><em>(image CC-by de <a href="http://www.flickr.com/photos/turyddu/">Viditu</a>)</em></p><img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=5924&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Conférence sur le Brand Content par le Social Media Club</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/27/agenda/brand-content-conference/</link>
		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/27/agenda/brand-content-conference/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 11:24:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fr.readwriteweb.com/?p=6183</guid>
		<description><![CDATA[Le Brand content désigne les contenus créés par ou pour une marque,   directement ou indirectement, et dérivés de son univers. Mini-films, séries, clips,   événements, web-tv, guides, calendriers, magazines,   livres, advertainment, consumer magazines, il   s’agit  d’une forme de publicité qui floute encore un peu plus la distinction  entre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Le Brand content désigne les contenus créés par ou pour une marque,   directement ou indirectement, et dérivés de son univers. Mini-films, séries, clips,   événements, web-tv, guides, calendriers, magazines,   livres, advertainment, consumer magazines, il   s’agit  d’une forme de publicité qui floute encore un peu plus la distinction  entre ce qui relève de la publicité et   ce qui relève des contenus.

Le brand content, fusion entre pub   et contenus, peut ainsi être   distribué et diffusé comme du contenu, financé par une entreprise ou une   marque. Mais pour quel but et quelle efficacité ? Quelle valeur   ajoutée par rapport de à la publicité qui s’assume ? Quelle synergie avec les nouveaux media?

Car les média sociaux sont arrivés, et leur audience, à l’inverse des média traditionnels, même en ligne, et des sites corporate, est en pleine croissance, d’où l’arrivée de brand content générés par les utilisateurs, entrainant   une métamorphose du message et du produit: parfois cheap, plus   ou moins consultés, plus ou moins pertinent, mais souvent plus prescripteurs sur une cible certe étroite mais proche de l’emetteur. Certaines   marques y trouvent de la valeur, certaines entreprises favorisent   cette appropriation de leurs marques : pourquoi et comment y arriver, quels   sont les risques et les opportunités associées?

Rendez vous à La Cantine par Silicon Sentier le 3 novembre   à 19h pour en débattre avec nos intervenants:
<ul>
	<li> <strong>Morgane Labarre</strong>, diplomée du Celsa-ParisIV     Sorbonne, ex community manager de la population “motion     makers” de dailymotion, et auteur d’un mémoire de     recherche sur « La co-création publicitaire entre annonceurs et MotionMaker via Dailymotion : Révolution dans     le marché publicitaire ou nouvelle reproduction d’un     schéma traditionnel ? »</li>
	<li> <strong>Audrey Bartis</strong>, sémiologue,     consultante freelance en Brand Management,     conférencière à l’Institut Français de la Mode et l’Istituto Marangoni.</li>
	<li> <strong>Matthieu Guével</strong>,     Directeur d’étude de     QualiQuanti et co-auteur du livre     “Brand Content: comment les     marques se transforment en     media”, Dunod 2009,  avec  Daniel Bo</li>
	<li> <strong>Alexandre Touret</strong>, co-fondateur     de     l’agence Ilomba</li>
</ul>
Les frais de 10€ serviront aux   différents frais logistiques liés à   l’organisation de cette conférence par le Social Media Club.

Cette conférence aura lieu le <strong>3 novembre 2009 à 19h à La Cantine</strong>, 151 rue Montmartre, 12 Galerie Montmartre, 75002 Paris, elle est soutenue par Orange, Viadeo, Stratégies, et  Silicon Sentier.

<strong><a href="http://fr.amiando.com/smcfrance.html">Inscription sur Amiando »&gt;</a></strong><img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6183&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Vivre à Palomar5 : Je t’aime moi non plus.</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/27/entrevues/vivre-palomar5-je-taime-moi/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 10:44:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Auteur Invité</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Axelle Tessandier]]></category>
		<category><![CDATA[berlin]]></category>
		<category><![CDATA[Deutsche Telekom AG]]></category>
		<category><![CDATA[Palomar5]]></category>

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		<description><![CDATA[Axelle Tessandier participe à l’expérience Palomar5 à Berlin, une initiative inspirée aussi bien des Barcamps, des Thinktanks que des incubateurs de startups qu’elle qualifie de ‘do-tank’. Pour ReadWriteWeb, elle nous raconte cette aventure unique chaque semaine.

Travailler à Palomar implique avant tout y vivre, y rire, y penser, y créer. Tout le temps, en permanence sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-5972" title="axelle" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/axelle.jpg" alt="axelle" width="80" height="80" /><em><a href="http://twitter.com/axelletess">Axelle Tessandier</a> participe à l’expérience Palomar5 à Berlin, une initiative inspirée aussi bien des Barcamps, des Thinktanks que des incubateurs de startups qu’elle qualifie de ‘do-tank’. Pour ReadWriteWeb, elle nous raconte cette aventure unique chaque semaine.</em>

Travailler à Palomar implique avant tout y vivre, y rire, y penser, y créer. Tout le temps, en permanence sur un sujet aussi large que fascinant avec des enjeux énormes. Mon environnement professionnel, que je sois américain, canadien, indien, française, Qu’aimerais-je en faire ? Comment aimerais-je le redéfinir ?

Cette vie à la Fabrique dans ce processus de création permanent est sans aucun doute un des aspects de l’aventure que je préfère et qui la rend passionnante. Je ne crois pas que j’aurais souvent dans ma vie l’opportunité de faire partie d’une telle bulle d’inventivité, qui m’apprend autant sur mes méthodes de travail que sur moi-même.

J’aime cette idée d’intensité sur le projet, de cette deadline du sommet où nous devons présenter concrètement le résultat de nos réflexions sur le monde du travail de demain pour une génération que nous tous résidents nous représentons. Cela fixe une certaine responsabilité en ce qui me concerne.

C’est pour cela que j’ai été impatiente de commencer la semaine 2 à Palomar : Prototyping.… ou comment rentrer dans le vif de sujet avec un premier “Reality check” en fin de semaine, journée durant laquelle notre créativité et nos idées, même les plus dingues sont confrontées , et même parfois heurtées par la réalité. En effet, Palomar n’oublie jamais que nous ne sommes pas là pour partir dans les élucubrations les plus dingues ou pour parler, commenter, discuter pendant des heures, des semaines, des mois.

Nous sommes là pour faire, pour surprendre et dessiner des contours qui ne sont pas encore tracés. En tant que française, je crois que je suis obsédée par cet aspect là, ce qui me conduit parfois à une certaine véhémence au sein du groupe. J’ai été trop souvent confronté en France au manque d’action ou de volonté d’agir. On s’interroge beaucoup au pays des lumières… et on laisse les autres en allumer de nouvelles. Cette frustration guide probablement certains de mes comportements à Palomar .

LE reality check de vendredi représentait don le premier rendez-vous du Camp sur l’avancée de ses travaux. Une série d’experts, d’univers et d’âges différents, tous liés au secteur de l’innovation viendraient donc nous dire ce qu’ils pensaient de nos premiers projets. Les représentants de notre sponsor Deutsche Telekom se faisait aussi plus présent au sein de la Malzfabrik…

Cette semaine, et ce dès lundi 9h, m’a donc mis sous une certaine tension. mais cela n’était pas pour me déplaire. La semaine 1 avait été riche d’enseignements, d’inspirations, d’inputs. Il était temps d’en faire quelque chose. La patience n’est pas la plus grande de mes qualités. J’allais découvrir qu’à Palomar, il faut pourtant apprendre à se gérer soi-même, mais aussi les autres, leur vision parfois éloignée de la vôtre, leurs méthodes qui peuvent vous laisser perplexes.

Créer seul n’est déjà pas aisé. Cela demande de l’implication, de la passion, de la créativité, du temps, des sacrifices. Créer à 30 signifie en plus apprendre à faire des compromis sans se perdre, à accepter de ne pas avoir le contrôle sur tout sans que cela soit un drame,  à calmer un égo qui parfois ne veut pas laisser place à la collaboration, à ne plus dire “mon idée” mais “notre création”. Et cela, pour nous tous.

C’est ainsi que les brainstorms se sont révélés aussi épuisants que passionnants pour moi. Nous étions là pour penser le monde du travail pour une génération Y qui ne se considèrent plus uniquement comme des travailleurs, mais comme des êtres à multiples facettes et envies. j’en avais suffisamment souffert pour être vraiment impliqué dans l’initiative Palomar.

J’avais décidé de m’investir totalement dans un projet qui me tenait à coeur et que j’avais décidé de présenter vendredi aux experts avec deux autres des Résidents. 17 idées allaient leur être présentées :  Les premiers doutes sont donc survenus sur ma capacité d’investissement sur une idée ou une direction qui n’était pas la mienne à 100%. Je voyais certains de mes camarades mettre leurs noms sur 4 ou 5 projets différents.

Comment faisaient-ils, moi qui n’arrivait pas à penser à autre chose qu’une seule et unique présentation, qui y travaillait et y réfléchissait en permanence,devais-je changer de méthode ? ou eux qui ne s’impliquaient pas de la façon qu’il fallait ou que je souhaitais ?

Les premiers doutes, remises en question ont donc été la nouveauté de la semaine 2, et en même temps ils m’apparaissent tellement logiques, nécessaires dans un processus créatif qui s’étale sur 6 semaines. La semaine 3 serait peut-être celle de l’excés de confiance, quand on croit que son idée va révolutionner le monde plus vite que l’invention de l’éléctricité ? Nous verrons bien..

Je retrouvais donc mes réflexes, ceux qui vous apparaissent comme dans un miroir grossissant dans ce genre de contexte. Le premier conflit a eu lieu mardi, autour du “mur d’idées”, endroit sur lequel nous déposons, dès que notre cerveau nous en donne l’occasion, nos premières idées de projets , nos orientations pour réfléchir.

<img title="palomar5-thewall" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/palomar5-thewall.jpg" alt="palomar5-thewall" width="600" height="300" />

Moi qui me suis toujours vu comme une personne chaotique, j’ai cependant besoin d’une structure pour me laisser la liberté totale de l’être. Tout le monde n’était pas d’accord visiblement. Mes camarades et moi allions donc connaître nos premiers cris et désaccords, dans lesquels j’avoue, je n’étais pas la dernière à me jeter, pour ne  pas dire le contraire. Et parfois, il faut savoir perdre la bataille, sans regretter de l’avoir livré. Mon agressivité sur certains de nos brainstorms donnait lieu aux premières explications et aux “Pardon, tout cela n’est absolument pas personnel ou contre toi”… La semaine 2 a donc été une ambiance assez “je t’aime moi non plus”.

La présentation de notre projet a aussi créé au sein de mon groupe de longues nuits, des conversations interminables, des frustrations et des conflits sourds qu’il faut avoir le courage de faire exploser. Mais sur scène vendredi, face à nos “juges experts”, la satisfaction, l’enthousiasme de recevoir leurs feedbacks, leurs conseils, emportait toutes les tensions de la semaine. J’avais donc récolté un nouveau surnom durant cette semaine : “le dragon”… ce à quoi je ne pouvais m’empêcher de répondre “ I am not a dragon, or a very nice one”-”Yes, of course. But still… a dragon” Tout cela se concluait donc par un éclat de rire. Cela finit de toute façon toujours comme cela à Palomar5, quoi qu’il arrive…

Vendredi, le monde extérieur est venu nous rendre visite, nous encourager et parfois nous ramener à la réalité pour certains projets. La fin de la semaine s’achevait sur une note qui nous plaisait . En ce qui me concerne je retiendrais ce que m’a dit l’un des experts : “Push and go further”’

Cela sera le motto de la semaine 3…
<p style="text-align: right;"><em>(Texte : Axelle Tessandier </em>- <a href="http://www.ethicle.com/fr/">ethicle.com</a> — <em>crédit photo : Carolin Seeliger)</em></p><img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6166&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Partis + élections + démocratie participative = loi de l’offre et la demande?</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/27/analyse/partis-elections-democratie-participative-loi-offre-et-la-demande/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 06:44:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alban Martin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[alternatv.fr]]></category>
		<category><![CDATA[coolpol]]></category>
		<category><![CDATA[elysee.tv]]></category>
		<category><![CDATA[Les Créateurs du possible]]></category>
		<category><![CDATA[lesdemocrates.fr]]></category>
		<category><![CDATA[open government]]></category>
		<category><![CDATA[participatif]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec tous ces sites “participatifs” qui fleurissent cet automne au sein des partis politiques (voici une liste proposée par l’express hier, je cite: AlternaTV.fr pour le PCF, le PS ouvrira prochainement“La Coopol”, le MoDem a lancé en février “Les Démocrates”, le réseau d’Europe Ecologie fut particulièrement actif durant la campagne européenne, l’UMP a déjà lancé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<strong>Avec tous ces sites “participatifs” qui fleurissent cet automne au sein des partis politiques</strong> (<em>voici une liste proposée par l’express hier, je cite: AlternaTV.fr pour le PCF, le PS ouvrira prochainement“La Coopol”, le MoDem a lancé en février “Les Démocrates”, le réseau d’Europe Ecologie fut particulièrement actif durant la campagne européenne, l’UMP a déjà lancé “Les Créateurs de possibles” et des personnalités comme Dominique de Villepin ont aussi leur réseau avec “</em><em>Villepincom”</em>) <strong>il est temps d’analyser deux minutes le phénomène</strong> :

<img class="alignnone size-full wp-image-6075" title="pcf" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/pcf.jpg" alt="pcf" width="600" height="401" />

L’expérience de campagne électorale “contributive” d<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Barack_Obama">’Obama</a> a pu inspirer plus d’un parti en vue des élections régionales de mars 2010 en France.

On remarquera à ce sujet que barack Obama n’est plus “aussi” participatif une fois élu qu’il l’était pendant sa campagne (au regard de toutes les initiatives possibles énoncées par sa directrice du programme Open Government Beth Simone Noveck dans son ouvrage <a href="http://cocreation.blogs.com/alban/2009/10/ce-quil-faut-retenir-de-wiki-government-.html"> Wiki Government</a> par exemple): il est d’ailleurs beaucoup plus représenté dans la solitude des hommes de pouvoir qu’il ne l’était pendant sa campagne où il était toujours entouré dans sa communication officielle. <strong>Comme si la démocratie participative marchait bien en période électorale, puis qu’après, on revenait au bon vieux modèle de démocratie représentative !</strong> Voilà de quoi en frustrer plus d’un.

Plus récemment encore, la modification (sans avoir l’impression de rompre un lien ou sans se rendre compte du changement brutal de promesse de fonctionnement sociétal) de desirdavenir.org de site participatif “électoral” à site totalement “top-down” sur le modèle <a href="http://www.elysee.fr/webtv/">d’elysee.tv</a> en période non électorale montre que chez certains hommes politiques, il n’y a pas <strong>eu encore de prise de conscience de changement de modèle démocratique proposé par ces plateformes.</strong>

Dès lors, dans leur fonctionnement actuel, et si cette intuition se confirme (je souhaite avoir tort), on ne pourra malheureusement que <strong>rapprocher ces plateformes de “partis” à des plateformes de formation de communauté de consommateurs</strong> (et non pas de création de liens entre élus et citoyens et de valorisation de l’engagement démocratique) : c’est à dire que les marques ont bien compris qu’il était plus efficace, dans un contexte d’offres et de demandes, de “dialoguer” ou du moins “interagir” avec ses clients, notamment via de nouveaux outils du web 2, pour faire de la fidélisation et de l’acquisition.

En effet, en période électorale, selon Bernard Stiegler et Marc Crepon dans leur ouvrage “de la démocratie participative : fondements et limites”, les partis représentent l’offre, chacun avec un discours autour d’un package de mesures censé attirer les électeurs (la demande) qui se retrouve (ou pas) dans les produits exposés et affinés au gré de la perception de l’opinion public qui “achète” ou pas ce qu’on lui présente (cf tous les sondages d’opinions menés par les partis en période électorale, et autres focus group).

Et dans ce cas, le secteur marchand confirme depuis quelques années qu’il vaut mieux adopter des outils participatifs pour affiner son offre à la demande, plutôt que de faire “son produit” dans son coin en espérant voir juste du premier coup. Sauf que les marques, pour continuer la métaphore, qui :
<ul>
	<li>ne dialoguent pas vraiment sur ces plateformes</li>
	<li>n’indiquent pas à quoi il sert de s’impliquer</li>
	<li>n’entendent pas les clients</li>
	<li>n’incentivent pas la participation</li>
	<li>ne délivrent pas le produit au final</li>
</ul>
se prêtent à un très mauvais bad buzz (pour continuer le rapprochement avec le secteur marchand). Alors, quitte à copier le secteur marchand, autant directement en prendre le meilleur et éviter les erreurs commises par le passé dans ce mode de fonctionnement. Sinon, c’est un lien rompu définitivement entre la marque et ses clients.

Sauf qu’à ce jeu là, dans la vie publique et dans le contexte démocratique, jouer aux apprentis sorciers a des conséquences beaucoup plus graves: on risque tout simplement de rompre le lien et la crédibilité dans la démocratie : imaginez une multitude de citoyens (ayant participé de près ou de loin sur toutes ces plateformes) qui se trouvent déçus par la politique menée de manière totalement “représentative” et pas en adéquation avec les suggestions (ou promesses) formulées via les sites des partis?  Comment avoir envie de donner de son temps à nouveau la fois d’après, voire même tout simplement croire en son acte de vote ? A bon entendeur…<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6074&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Sortie de la première étude sur l’état du piratage des livres Français</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/26/a-la-une/etude-piratage-des-livres-francais/</link>
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		<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 06:44:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ebook]]></category>
		<category><![CDATA[edition]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[piratage]]></category>
		<category><![CDATA[Telechargement]]></category>

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		<description><![CDATA[Auteur de la première étude sur l’offre illégale de livre numérique Français, Mathias Daval a eu la gentillesse de répondre à une interview pour ReadWriteWeb où il nous livre ses impressions et les résultats de son étude sur les débuts du piratage dans le monde de l’édition. Vous pouvez télécharger son étude, une lecture indispensable [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em>Auteur de la première étude sur l’offre illégale de livre numérique Français, <a href="http://edysseus.com/">Mathias Daval</a> a eu la gentillesse de répondre à une interview pour ReadWriteWeb où il nous livre ses impressions et les résultats de son étude sur les débuts du piratage dans le monde de l’édition. Vous pouvez <a href="http://www.lemotif.fr/fr/actualites/bdd/article/664">télécharger son étude</a>, une lecture indispensable pour tous les acteurs du monde de l’édition afin de ne pas aborder ce problème avec les même préjugés et les mêmes mensonges qui ont prévalu lors du débat Hadopi.</em>

<em>Il est à noter, au passage, que les représentants du monde de l’édition n’ayant pas signé les accords Olivennes, notamment pour se réserver le droit d’utiliser les DRM, le secteur de l’édition n’est, du coup, en rien concerné par la loi Hadopi.</em>

<strong>RWW : Le ‘piratage’ de livres pour l’édition Française est-il un phénomène massif ? </strong>

Avec environ 6 000 titres piratés (soit environ 1 % du nombre de titres disponibles à la vente papier), le piratage des livres français reste très mineur à l’égard des autres formes de piratage en ligne, pour la musique ou la vidéo. Toutefois il n’est pas négligeable. Certains éditeurs, notamment d’ouvrages d’informatique, techniques, scolaires et de bandes dessinées, le prennent d’ores et déjà très au sérieux.

<strong>RWW : Que disent les études ‘sérieuses’ quand à l’impact du piratage sur les ventes ? </strong>

L’étude du piratage reste un sujet épineux sur lequel il faut conserver une prudence élémentaire. Les études sérieuses sont donc celles qui n’apportent pas de conclusion définitive, mais des pistes de réflexion. Il est aujourd’hui impossible de prouver l’impact direct du piratage (négatif, ou même positif) sur les ventes de musique, de vidéo, et encore moins de livres. On peut tout au plus considérer qu’il existe une corrélation entre les deux. De ce point de vue, la récente étude “<a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/01/20/a-la-une/rapport-gouvernement-hollandais-conclu-impact-positif-p2p-economie/">Economic and cultural effects of file sharing on music, film and games</a>” commanditée par plusieurs ministères aux Pays-Bas me paraît intéressante, car elle replace le piratage dans un contexte socio-économique plus large.

Une autre piste digne d’être explorée est <a href="http://www.publishersweekly.com/article/CA6661481.html">l’expérience menée aux Etats-Unis par Magellan Media</a> auprès de titres des éditeurs O’Reilly et Random House. Elle montre que, sur les échantillons considérés, les ventes papier ne baissent pas suite au piratage ou à la mise à disposition gratuite des livres numériques. Il faut rester circonspect mais force est de constater qu’on ne peut de façon systématique affirmer, comme c’est le cas de beaucoup dans le secteur de la musique par exemple, qu’un fichier téléchargé = une vente perdue. Je ne peux qu’inciter les éditeurs français à mener des expériences similaires.

<strong>RWW : Il existe un mouvement pour la ‘libération’ du livre, dites-nous en quelques mots.</strong>

Il n’existe pas vraiment un mouvement unifié mais plutôt une multitude d’initiatives parallèles qui mettent en avant la liberté d’accès à l’information et à la culture, dont le livre fait partie. “<a href="http://www.scribd.com/doc/126098/Free-Your-books">Free your books</a>”, par exemple, est un manifeste diffusé sur le web et qui atteint une certaine popularité. Ces initiatives reposent sur des présupposés idéologiques sur lesquels un vrai débat de société mériterait d’avoir lieu, plutôt que de se contenter d’une simple opposition de principe entre anti et pro Hadopi.

<strong>RWW : Quel sont les options qui s’offrent au monde de l’édition ? En cas d’inaction, comme cela a été le cas de l’industrie du disque lors de l’arrivée du mp3, quelles pourraient être les conséquences ? </strong>

On peut résumer les options de façon un peu abrupte : soit le monde de l’édition accepte avec volontarisme le virage numérique comme l’opportunité économique et culturelle qu’il doit être ; soit il le fait en traînant les pieds, voire en franche opposition, auquel cas on ne peut lui présager un avenir radieux ! Le problème, c’est que les enjeux et l’analyse du marché numérique de chacun de ses acteurs (éditeurs, libraires, distributeurs, etc.) sont souvent divergentes pour ne pas dire contradictoires. J’ai l’impression que peu ont une vision globale, chacun reste arc-bouté sur des positions très sectorielles.

Je ne suis pas sûr que le Kindle ou tout autre support de lecture futur joue le rôle exact qu’a joué l’Ipod dans la restructuration du marché de la musique. Les usages de consommation du livre n’ont rien à voir avec ceux de la musique. Toutefois, il ne faut pas négliger les nouvelles habitudes de lecture, spécialement chez les jeunes : l’attachement au livre papier n’est pas aussi évident pour eux. Les éditeurs qui réussiront le mieux seront peut-être ceux qui sauront tirer partie des nouvelles technologies et des réseaux sociaux.

<strong>RWW : L’arrivée des liseuses va-t-elle avoir un impact sur le piratage de livre, et si oui lequel ? </strong>

Il est clair que le développement de l’offre numérique légale, conjointement à l’arrivée de liseuses ergonomiques et bon marché, vont de pair avec une progression du piratage. Il reste pénible de passer des heures à scanner un livre papier, tandis que pirater un fichier numérique déjà existant ne prend que quelques minutes. C’est précisément pour cette raison que les éditeurs doivent développer une offre numérique légale et attractive le plus rapidement possible. Toutefois, comme je l’ai dit, le Kindle n’est pas l’Ipod et il n’y aura pas de basculement massif d’un usage à un autre, mais plutôt une lente substitution.

Le risque de domination économique ne vient donc pas tant d’Apple que d’Amazon et de Google : c’est tout le débat actuel qui secoue le monde de l’édition. Que faire pour éviter l’hégémonie des géants américains ? Il n’y a pas une seule bonne réponse à cette question, mais il est certain que les éditeurs ne peuvent se contenter d’être attentistes.

<strong>RWW : L’édition Française est-elle préparée à faire face à la révolution qui s’annonce? </strong>

L’édition française tient du paradoxe : c’est à la fois, historiquement et culturellement, l’un des patrimoines les plus riches du monde, avec des professionnels et une offre éditoriale de grande qualité. Mais c’est aussi le temple d’une sorte de conservatisme regrettable. De ce point de vue, en dépit de leurs faibles moyens, beaucoup de jeunes maisons ont su trouver leur place dans le marché numérique et ont compris où s’y situait leur intérêt. Le piratage ne leur fait pas peur, bien au contraire.

Et puis il y a un certain nombre de tabous dont on peut difficilement parler avec sérénité. D’abord, ce que beaucoup considèrent comme la surproduction éditoriale : peut-être y a-t-il trop de titres, trop d’éditeurs, et trop d’auteurs ? Chaque année, le nombre de titres augmentent et les tirages moyens baissent. Il est logique que tout le monde ne puisse survivre à une révolution qui est, il faut bien le dire, le premier véritable défi qu’ait connu le monde de l’édition depuis le XVIe siècle ! On ne peut pas dire que c’est un secteur qui ait été particulièrement forcé à se remettre en cause jusqu’ici…

Le deuxième tabou, c’est celui de la distribution : Deleuze, déjà, disait que les véritables clients des éditeurs ne sont plus les lecteurs, comme cela devrait être, mais les distributeurs : d’où une logique de best-sellers, de rotation rapide, etc. Les libraires eux aussi en payent les frais.

<strong>RWW : Est-il réaliste de s’imaginer lutter contre ce piratage ou est-il plus sage de faire avec et de chercher à en tirer profit ? </strong>

La lutte contre le piratage de livres, c’est un peu le tonneau des Danaïdes. Cela veut-il dire qu’il faut rester passif ? Non. Mais plutôt que faire la guerre aux lecteurs, sans doute faut-il consacrer davantage de temps et d’énergie au développement d’une offre légale qui s’avèrera supérieure à l’offre pirate. La gratuité n’est pas tout. Les lecteurs ont d’autres attente, et c’est maintenant que les éditeurs doivent tenter des expériences, défricher le terrain des nouveaux modèles économiques. Certains le font déjà avec succès.

<strong>RWW : Quels conseil donneriez-vous à un jeune éditeur qui se lance ? </strong>

Ayant moi-même tenté l’expérience il y a quelques années, j’aurais beaucoup de conseils pratiques à donner :) Et, en même temps, aucun, ou plutôt un seul : ne jamais perdre de vue la raison qui l’a poussé à devenir éditeur. Et si le numérique peut l’aider à aller dans le sens de cet élan originel, alors tant mieux !
<p style="text-align: right;"><strong><a href="http://www.lemotif.fr/fr/actualites/bdd/article/664">EbookZ — Etude sur l’offre numérique illégale des livres en Français
sur internet en 2009 (pdf)</a></strong>
<p style="text-align: right;"><em>(image CC-by de <a href="http://www.flickr.com/photos/hiperactivo/">kandinski</a>)</em></p><img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6061&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Manuel Diaz, Groupe Reflect : Le marketing online, entre spectacle, supercherie et retour à la marque.</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/24/divers/marketing-online-entre-spectacle-supercherie-retour-marque-interview-de-manuel-diaz-groupe-reflect/</link>
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		<pubDate>Sat, 24 Oct 2009 07:25:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Audrey Bartis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[S’il est un secteur-clé du monde économique que l’on connaît peu ou mal, c’est bien celui des agences de publicité et de communication online. Entre projets confidentiels et méthodologies prospectives, ces agences prennent finalement peu la parole face à un public plus large que celui de ses clients ou de ses pairs. 

 

C’est pourtant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em><img class="alignnone size-full wp-image-6070" title="MANUEL-DIAZ" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/MANUEL-DIAZ.jpg" alt="MANUEL-DIAZ" width="600" height="300" />S’il est un secteur-clé du monde économique que l’on connaît peu ou mal, c’est bien celui des agences de publicité et de communication online. Entre projets confidentiels et méthodologies prospectives, ces agences prennent finalement peu la parole face à un public plus large que celui de ses clients ou de ses pairs. </em>

<em> </em>

<em>C’est pourtant un monde qui est au contact permanent avec les problématiques du Web tel que les utilisateurs et consommateurs le vivent quotidiennement. C’est aussi le milieu qui se place en interlocuteur privilégié (voire unique) entre les internautes, les nouveaux média et les marques de toutes sortes qui s’engagent ou poursuivent l’aventure de l’Internet pour y communiquer et y vendre leurs produits ou services. </em>

<em> </em>

<em>Il nous a semblé important de proposer aux lecteurs de RWWfr une série d’interviews qui va leur permettre d’avoir une approche franche et exploratoire de professionnels de ce secteur passionnant, avant tout peuplé de passionnés.</em>

<em> </em>

<em>En ouverture de cette nouvelle catégorie dédiée à la communication online et aux marques sur le Web, voici l’interview de Manuel Diaz, CEO de Groupe Reflect, agence de marketing interactif et relationnel, fondée en 1997, et basée à Paris. Très loin des courtisaneries que l’on imaginerait d’un métier de services aux entreprises, il y est question de responsabilités, de révolutions culturelles et de saines prises de recul.</em>

<em> </em>

<em>Je tenais à remercier encore Manuel Diaz pour sa disponibilité, sa passion communicative, sa franchise et ses prises de position tranchées. A.B.
</em>

<strong>Audrey Bartis : Pourriez-vous nous faire une rapide présentation de l’agence <a href="http://www.groupereflect.net/" target="_blank">Groupe Reflect</a> ?</strong>

<em>Manuel Diaz : </em>Groupe Reflect a été fondée en 1997, c’est une agence de marketing interactif et relationnel, spécialisée dans l’accompagnement des marques à la rencontre de leur audience.

<strong>Audrey Bartis</strong><strong> : Comment décririez-vous le rapport actuel des marques de vos clients aux média sociaux ?</strong>

<em>Manuel Diaz : </em>Les marques ont été élevées dans une attitude qui est celle imposée par le modèle de la télévision commerciale, c’est-à-dire un modèle axé sur la maîtrise de la parole, celle des lieux de prise de parole, celle de la durée et du contenu des messages. Aujourd’hui, car on a tout de même changé de siècle, à l’ère du digital, du <em>real-time</em>, des réseaux sociaux,  et de l’interconnexion des individus, ce n’est plus un monologue, c’est un vrai dialogue dans lequel les individus passent de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_utilisateur" target="_blank"><em>user-experience</em></a> à la <em>consumer-experience</em>, publiant massivement de l’information sur ces sujets. Donc on passe d’un modèle du « marketing de l’interruption » à celui du « marketing de l’attention » où il faut générer des surfaces d’attention, les fédérer et avoir des vraies proposition de valeurs à faire à ces consommateurs. Il faut être capable de les entendre, de les écouter, de les cartographier, de les comprendre. Les marques doivent être capables de descendre de l’estrade, de rentrer dans la discussion au même niveau que les consommateurs…

<strong>Audrey Bartis</strong><strong> :  Voire de créer un espace qui permette justement ce dialogue…</strong>

<em>Manuel Diaz : </em>Oui, bien sûr, il est très profitable pour une marque de créer l’espace de dialogue, car du coup, il a lieu dans un périmètre circonscrit qu’elle peut <em>monitorer</em>, comprendre, gérer, avec lequel elle peut interagir, non pas dans une attitude de ségrégation, mais dans une attitude de participation. Il vaut mieux éviter d’ignorer cela, de jouer à l’autruche et de laisser cette parole avoir lieu ailleurs, dans les réseaux sociaux traditionnels, tels Facebook ou LinkedIn, où il est très difficile de détecter les messages et d’interagir. On a peu de légitimité, quand on est une marque, à aller s’interconnecter dans ces territoires. Ils sont construits autour de l’individu, pas autour des marques ou des organisations. Une marque ou une organisation ne se transformera jamais en un individu, elle peut avoir en son sein des personnalités suffisamment fortes qui peuvent parler en son nom, mais en général elles sont rares et on leur donne d’autres responsabilités et peu de temps pour faire ce genre de choses. On voit tout de même arriver des fonctions qui ressemblent à cela, que l’on appelle des <a href="http://www.webmarketing-com.com/2009/03/16/3024-community-manager-un-metier-en-3-dimensions" target="_blank">« <em>community manager </em>»</a>, avec cette nouvelle fonction que les américains appellent le <a href="http://socialmediainfluence.com/2009/02/23/guest-column-time-for-a-chief-community-officer/" target="_blank">« <em>chief community offcier </em>»</a>, qui est pour moi la vision moderne de la direction marketing.

Il y a la direction de la communication d’un côté, qui exprime dans un modèle <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Market_segment" target="_blank"><em>top-down</em></a> les valeurs de la marque et sa prise de parole, et c’est important pour les marques de le faire et de continuer à le faire. D’’un autre côté il y a la direction marketing qui ne peut plus se faire seulement du côté de la marque. Elle doit obligatoirement se faire dans un modèle mixte, avec les consommateurs. La direction marketing va devoir muter vers un marketing communautaire, participatif, car les individus veulent participer dans leur expérience de consommateurs, à la construction de la marque, ou du moins s’identifier à la construction de cette marque, se l’approprier, la prescrire… 98% des consommateurs sont influencés par l’avis d’autres consommateurs dans leur décision d’achat en ligne, donc le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Contenu_g%C3%A9n%C3%A9r%C3%A9_par_les_utilisateurs" target="_blank">« <em>user generated content </em>»</a> est un élément extrêmement important. Il faut en faire quelque chose de positif et de puissant, et non pas essayer de l’ignorer.

C’est aussi la différence que nous faisons ici entre du «<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Buzz_%28marketing%29" target="_blank"> buzz</a> » et de l’<a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2009/09/attention-marketing-le-livre-blanc.html?agence" target="_blank">“attention marketing”</a>. Le buzz est généralement quelque chose de subi par la marque, et d’ailleurs je suis toujours estomaqué qu’il y ait des « agences de buzz », car personne n’a trouvé la recette du buzz ! ça on peut le dire en « on » dans l’interview ! …

<strong>Audrey Bartis</strong><strong> :   Oui, je suis tout à fait d’accord, et c’est un sujet très important. Ça fait partie des sujets que je voudrais aborder avec vous, parce qu’on est dans un moment où ce mot-là prend beaucoup de place, alors que l’on vend quelque chose à des annonceurs qui est toujours flou et sur lequel on n’a aucune prise… Avant de reparler du buzz, comment pourriez-vous synthétiser les différentes étapes  d’acceptation ou de transformation de culture de vos clients, depuis 1997 ? Quelles sont les grandes ères d’attitude des marques par rapport aux médias sociaux, aux concepts d’attention marketing, de buzz marketing et autres ?</strong>

<em>Manuel Diaz : </em>je vois quelques grandes ères. La première a été celle du choc provoqué par la communication directe. En fait, le digital, et l’internet en particulier, a provoqué un choc extraordinaire chez les décideurs et les managers qui se sont dit : « mais, si j’ai une adresse email, les gens vont pouvoir m’écrire sans passer par ma secrétaire ? ». Il ne faut pas oublier qu’il y a encore peu de temps, on écrivait encore avec une lettre et avec un timbre que l’on colle, qu’elle était triée par la secrétaire, redistribuée ou pas au destinataire ou à d’autres personnes et que l’on recevait, ou pas, une réponse fade et formatée parce qu’il était difficile d’accéder directement à l’individu que l’on visait. Ça, l’interconnexion des individus que propose nativement l’internet, ça a été un premier choc.

Le deuxième choc, donc la deuxième ère, c’est la question de la transposition de la communication traditionnelle en ligne. En gros, entre 1997 et 2000 on a vu la majorité des entreprises demander une réplique conforme de leurs plaquettes papier sur le web. D’ailleurs, je le confesse, Reflect, le nom de notre agence, vient de là : « construire le reflet de la communication sur le Web ». C’était l’ère du « me-too » et ça a consommé beaucoup de moyens, car les technologies qui nous paraissent aujourd’hui banales, comme celles pour mettre à jour du contenu ou faire du design, n’étaient pas encore là, donc les agences faisaient des copies de plaquettes et passaient leur temps à entretenir cette copie de la communication traditionnelle.

Et puis le Web est devenu un vrai médium d’interaction, et c’est à cette même époque qu’il est devenu un support animé, c’est l’ère du Flash, …

<strong>Audrey Bartis : A quelle époque situez-vous cette évolution de l’internet comme médium d’interaction?</strong>

<em>Manuel Diaz : </em>Vers 2000. On est alors passé à ce que j’appelle le « Web spectaculaire ». C’est un Web-spectacle qui s’est parfois pris pour du cinéma ou de la télé. On n’était plus dans la copie conforme des medias traditionnels, on avait compris que ça pouvait s’animer. On était dans ce qu’on appelait le « multimédia » (un mot horrible, mélange informe de trucs bizarres !). On est donc passé à un Web spectaculaire, toujours dans une logique top-down, interruptive. Le spectaculaire devait produire du bouche-à-oreille, qui à l’époque se passait par mail, et faire du trafic. Donc, l’idée, c’était : plus la marque est spectaculaire, plus on parle d’elle.

Le problème, c’est que ce n’est pas du tout <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Retour_sur_investissement" target="_blank">ROIste</a>. Ça fait de la visite, mais ça ne fait pas de business à proprement parler. Ça fabrique de l’audience, mais c’est surtout intéressant quand on est un média, car on monétise son audience par de la publicité qui vient interrompre le contenu éditorial. Sur un site Web, ça fabrique de l’audience, mais ça n’a pas d’effet garanti ou mesurable sur les ventes. L’explosion de la « bulle internet », a aussi poussé le Web à devenir beaucoup plus ROIste, à fabriquer de l’<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Value_added" target="_blank"><em>added-value</em></a> sur le business.

Très vite, on a tué ce Web spectaculaire pour passer dans l’ère du Web Marketing, et c’est tant mieux. Littéralement, le marketing, ça signifie « la mise en marché », et dans l’ADN du Web et du digital il y a la preuve de l’efficacité business.

Dès les années 2000, on nous a demandé de ne pas faire exclusivement du spectaculaire, et c’est très bien, parce que notre positionnement est très axé sur le marketing.  Le Web a versé dans autre chose, vers 2003 : une approche ultra marketing, notamment avec les grands programmes de CRM, car le Web est un outil parfait pour faire du <a href="http://www.e-marketing.fr/xml/Definition-Glossaire/6195/Profiling/" target="_blank"><em>profiling</em></a>, pour fabriquer de la connaissance client.

Avec le Web2.0, en 2003–2004, est arrivé ce Web qui tient ses promesses des origines, c’est-à-dire être un support démocratique qui permet aux gens de prendre la parole, de la « viraliser », de la rendre visible à d’autres et d’être un véritable lieu de discussion. Jusque-là, le coût d’accès à la discussion était très élevé, car il fallait des compétences technologiques, il fallait des moyens financiers. Quand on voulait propager sa parole, il fallait être une entreprise qui faisait appel à une agence pour fabriquer un site Web. L’ère des technologies ayant avancé, on est passé à un Web beaucoup plus participatif, concentré sur le discours, et donc beaucoup plus marketing. Je considère qu’internet a commencé à tenir ses promesses à partir du “web2.0″, quand il a permis à chaque individu de propulser son contenu en ligne à moindre coût et avec assez peu de compétences technologiques.

<strong>Audrey Bartis :  Justement, je voudrais revenir à l’étape que vous avez appelé le « Web spectaculaire », où on produisant de très beaux sites en Flash qui coûtaient des fortunes… On ne peut pas dire que ça continue aujourd’hui? C’est un sujet très intéressant dont on ne parle pas, ou peu, mais le Web spectaculaire, pour les marques et les annonceurs, c’était peut-être la partie la plus rassurante du Web, à un moment donné. C’était celle qui était la plus proche de leur culture originelle, c’est-à-dire de la culture publicitaire issue des années 80, où des D.A. surdimensionnés de l’ego faisaient de très belles campagnes à des prix hallucinants… A ce moment-là, il y avait encore des passerelles culturelles entre les agences Web qui proposaient des choses très belles, très visuelles avec un contenu très riche du point de vue des messages de communication, et les marques. J’imagine, et je sais aussi par expérience, qu’à un moment où on est passé de cette ressemblance rassurante du Web avec ce que les marques connaissaient, à quelque chose de radicalement oppose, il y a eu un véritable choc…</strong>

<em>Manuel Diaz : </em>Oui, clairement, il y a eu là une rupture qui a été violente parce que rapide et profonde. Quand on remet les choses en perspective, on s’est construit sur un modèle de <em>me-too</em>, c’est à dire une réplique de la télévision sur le Web, ce qui a donné les banners publicitaires. Publier un banner sur un site web, c’est avoir la même attitude que d’interrompre un programme télé avec une publicité. Le banner, c’est le <em>me-too</em> de la culture télé transposée à l’Internet. Le coût du banner se calcule à l’impression, donc au nombre de vues. On a complètement perverti le système, car la promesse initiale du Web c’était de prendre la parole. Comme on n’était pas encore capable de le faire technologiquement, on est passé par cette phase transitoire du modèle télévisuel, où les gens arrivaient avec leur culture traditionnelle du GRP, de la pub télé, de l’audience, de l’auditeur unique. ils ont fondé un système monétique sur le nombre de vues, c’est à dire le banner.

Il y a eu une rupture violente quand on est passé au web2.0. Compte tenu du fait que la parole se démocratise sur internet, il ne faut plus faire de <em>me-too</em> de la télévision, on n’est plus à l’ère du D.A. survitaminé, du spectaculaire mais à l’ère de la discussion. On a fait comprendre aux marques qu’elles n’étaient plus les seules à parler, quel choc ! Tout va très vite, c’est du temps réel. On le voit bien avec Twitter en politique, par exemple : une information peut se disséminer à une vitesse folle, et comme le Web a une mémoire qui s’indexe dans Google, on ne peut plus tricher, il n’y a plus de <em>off</em> ou de <em>on</em>, c’est très difficile de ne pas laisser de traces.

Surtout on doit repenser le modèle économique. Le modèle économique n’est plus fondé sur l’audience, il doit être fondé sur l’engagement, sur la façon dont la marque engage son audience, sur la façon dont elle la transforme soit en des porte-voix qui vont disséminer eux-mêmes l’expérience satisfaisante qu’ils ont eu avec la marque, soit en ventes, soit en intelligence client pour alimenter mon <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/CRM" target="_blank">CRM</a> et mieux cibler son audience. Dans tous les cas les marques sont redescendues d’un étage et ont du repenser un nouveau modèle économique. La preuve, pour reprendre mon image sur la publicité, c’est qu’on est passé d’un modèle de C.P.M. (coût par mille) à un modèle de C.P.A. (coût par acquisition). Le modèle économique du digital aujourd’hui va vers des actions business « traquables », claires, nettes et précises. On fabrique de l’acquisition dans des programmes de CRM, dans les ventes. La grande révolution de Google, d’ailleurs, c’est d’avoir grandement aidé à cela, en introduisant le C.P.C. (coût par clic) qui est l’intermédiaire entre le C.P.M. et le C.P.A.. Le C.P.C. c’est « tu ne payes que si l’internaute a cliqué », mais ils ne sont pas allé jusqu’au bout du C.P.A. qui permet de ne payer que si la personne qui a cliqué a acheté. C’est Google qui a pris la main de l’ancien Internet pour fabriquer le nouveau, en permettant cette transition.

<strong>Audrey Bartis :  Toujours à propos de ce Web spectaculaire, il y a toujours aujourd’hui des agences qui font de très beaux sites en Flash, malgré tout. C’est d’ailleurs majoritairement ce qui est proposé par les grosses agences traditionnelles qui ont industrialisé ce rapport spectaculaire au Web. Du coup, ne peut-on pas dire qu’il existe deux Webs : un où les consommateurs vont aller récupérer des infos sur la marque, et où les annonceurs produisent des contenus visuels et éditoriaux joliment designés, et l’autre composé des media sociaux et des outils communautaires ? En fait, il n’y aurait pas simplement une évolution, il y aurait aussi la subsistance de ce Web spectaculaire depuis 2000…?</strong>

<em>Manuel Diaz : </em>oui, c’est vrai. Je pense que ça rejoint une question que l’on s’est longtemps posé quand l’internet a commencé à faire du business, avec l’arrivée d’Amazon, d’Ebay,…  Avec l’arrivée d’Amazon, ce qui a inquiété, c’était que les gens arrêtent de lire des livres, lisent dans leurs écrans, et de ne plus vendre de papier. L’histoire a montré qu’on n’a jamais vendu autant de papier que depuis l’existence du Web, on n’a jamais autant vendu de vrais livres. Pourquoi ? parce que l’Internet aiguise les appétits, et que ce n’est pas quelque chose qui se substitue à une attitude de consommation, mais qui l’enrichit…

<strong>Audrey Bartis :  Voire même qui développe de nouvelles attitudes…</strong>

<em>Manuel Diaz : </em>Oui, exactement. On a besoin de communication <em>corporate</em>, donc on a besoin de sites soignés, jolis, qui délivrent des messages, un univers, et c’est le travail d’une marque de s’en charger. Mon sentiment, c’est que le Web participatif ne se substitue pas au travail <em>corporate</em> de la marque et à sa prise de parole, mais en revanche il ne se suffit plus à lui-même, c’est juste le socle minimum. Ce serait comme ne pas avoir le téléphone ou une adresse email aujourd’hui, c’est le niveau 0 de la communication digitale que d’avoir un site <em>corporate</em> en <em>rich media</em>, avec de la vidéo, et qui organise la dissémination de son information. C’est-à-dire que le site de la marque doit permettre aux visiteurs de récupérer les contenus pour les disséminer. Comme ça ne suffit plus, il faut aller plus loin dans des niveaux d’engagement, d’attention, de discussion.

Je rappellerai simplement que « communication » veut dire étymologiquement «ensemble vers la victoire » (« com », en grec, veut dire « ensemble » et « nike » veut dire « victoire »), et si on revient à cette étymologie, on comprend que  la dimension « victorieuse » de la communication des marques a bien été exploitée, mais que l’on avait oublié le « ensemble ». Les marques ont passé beaucoup d’années dans la conquête de la « victoire » et pas assez dans le « ensemble » que permettent les media sociaux.

Je pense qu’on a effectivement deux Webs qui cohabitent, mais ils vont devoir se mélanger, se métisser, et ça va être très intéressant de voir quelles sont les marques qui vont avoir la capacité de saisir cela comme une opportunité, et celles qui vont voir comme un danger la libération de la parole et qui vont se faire bousculer par cette inévitable lame de fond.

<strong>Audrey Bartis :   justement, j’imagine que chez Groupe Reflect vous avez des clients de secteurs très variés. Avez-vous remarqué si la résistance à cette évolution se manifeste par secteur ou par entreprise ? si vous pouviez faire un classement, quels ont été les secteurs les plus rapides, les plus réactifs depuis le début de ces révolutions successives ?</strong>

<em>Manuel Diaz : </em>Dans les secteurs les plus réactifs, il y a eu inévitablement les Télécoms, parce que l’internet était un business possible pour eux. Ils savaient que cela allait converger à un moment, et qu’il fallait inventer des business models, ils ont été très réactifs là-dessus…

<strong>Audrey Bartis : Est-ce qu’il n’y a pas non plus une question de culture interne ? les Télécoms ont une culture technologique forte…</strong>

<em>Manuel Diaz : </em>Si, bien sûr. C’est vrai qu’il y a un cycle de recherche et de conception qui est beaucoup plus court chez ces gens-là que dans des marques qui vendent de l’image ou de l’histoire et pour lesquelles changer c’est se corrompre, ce n’est pas s’adapter. Génétiquement il y a un avantage…

<strong>Audrey Bartis :  Comme dans le secteur de l’automobile…</strong>

<em>Manuel Diaz : </em>L’automobile, c’est le deuxième secteur qui a été le plus réactif. Dans ce secteur, on a très vite compris l’intérêt de ces évolutions…

<strong>Audrey Bartis :  Pour l’automobile aussi, il y a une question de culture et de cycles, puisque chaque projet dure entre 7 à 10 ans, peut être moins aujourd’hui, et qu’il existe une réelle pensée prospective mise en application, une vision à long terme…</strong>

<em>Manuel Diaz : </em>Oui, tout à fait, d’abord les Télécoms, puis l’automobile, et ensuite les médias. Ils ont bien compris les enjeux et ont tenté plein de choses, mais malheureusement pour eux, ils ont rarement trouvé le modèle économique et sont encore dans le prototypage. Ils ont accueilli cela comme un choc, comme quelque chose qui allait de toutes façons se passer, donc il fallait tester des choses, mais il y a eu un double choc. Plus on libérait la parole, plus le contenu était disponible et nombreux, plus il perdait en valeur. Or, comme ils vendent précisément du contenu, leur modèle économique était en train de s’écrouler. Je trouve que les médias se sont beaucoup adaptés, même si le bémol est de ne pas avoir encore trouvé le modèle économique. Cela dit, certains y travaillent plus que d’autres.

<strong>Audrey Bartis :  En ce qui concerne les médias, cette évolution s’est vraiment faite contrainte et forcée, et plutôt dans une logique d’acceptation de la défaite…</strong>

Ensuite, pour parler des secteurs qui ont eu le plus de réticences, il y a le luxe. Comme je disais tout à l’heure, ce sont des gens qui vendent de l’image et de l’histoire, qui ont toujours maîtrisé la parole, qui ont parfois même réécrit l’histoire de la marque pour la vendre, donc le fait d’être dans une cohabitation de prise de parole était extrêmement paniquant. Quand l’essentiel du prix du produit c’est la marque et l’image, ces évolutions du Web touchent au business model de la marque de luxe. Ils sont donc tétanisés face à cette révolution.

<strong>Audrey Bartis :   Au-delà du business-model, il y a aussi une question de culture. Bien évidemment les deux sont liés et ne font qu’une seule et même chose mais on peut la prendre par les deux bouts : d’un côté par le modèle économique issu, et de l’autre par la culture d’origine. </strong>

<strong>Dans le secteur du luxe, la culture du secret est très importante et cela ne colle pas avec la culture communautaire du Web actuel. Dans les vingt dernières années, le luxe est passé d’une logique de créativité ou de tradition à une logique d’image. Donc ils ont été les plus preneurs du site spectaculaire, et d’ailleurs c’est le secteur qui en consomme le plus aujourd’hui. Et puis il y a aussi une culture de la matérialité qui pose un vrai problème dans le monde digital, malgré tout. </strong>

<strong>Quand on parle d’une marque de luxe, il y a forcément un rapport au toucher de la matière. Au-delà de l’image, il y a de l’expérience. À propos du sujet de l’expérience, il y a aussi la question de l’espace de vente, puisque, comme je le lisais la semaine dernière, les ventes sur Internet augmentent de 25% par an, je me suis demandée comment ce secteur va s’adapter à cette nouvelle donne… Toutes les marques de mode et de luxe ont dépensé des sommes folles en espaces de vente, puisque c’est le lieu de l’expérience avec le produit mais aussi et surtout le lieu de déploiement de la marque. </strong>

<strong>Au moment où la révolution internet battait son plein, et où tous les autres secteurs se lançaient dans l’aventure, ils ne voulaient pas en entendre parler et investissaient dans <em>l’<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Experience_design" target="_blank">experience design</a></em> pour leurs espaces de vente. A cette époque, la communication sur l’internet était presque un sujet tabou et on voyait beaucoup de marques mener la politique de l’autruche. Toutes ces marques investissaient alors dans quelque chose de radicalement opposé au Web, à savoir l’expérience physique du consommateur sur le lieu de vente…</strong>

<em>Manuel Diaz : </em>Je pourrais apporter un autre facteur complémentaire à cette analyse, c’est le temps. Une marque de luxe s’est souvent construite en opposition à l’industrialisation ou à la grande distribution, qui distribue vite au plus grand nombre de personnes possibles, en un maximum de lieux possibles. Le luxe, lui, construit une partie de la valeur de son business sur le fait qu’il prend son temps, qu’ils fabriquent lentement, plutôt des séries limitées que l’on ne pourra pas retrouver, donc un modèle de rupture par rapport à l’industrialisation. Là, on est dans un choc avec l’internet où c’est du temps réel, où tout va très vite, on doit pouvoir acheter très vite, être livré immédiatement, même pour un produit exceptionnel, et le temps a été un élément supplémentaire dans l’opposition du luxe par rapport au digital.

<strong>Audrey Bartis :  En fait, on pourrait même dire que le luxe est resté ce qu’il est et que c’est l’industrialisation qui a été conçue en réponse ou en opposition au luxe. Dans ce désir généralisé de démocratisation qui s’étend sur une période très longue de notre histoire, les marques de luxe se contentent de rester elles-mêmes. Je pense notamment à Hermès et à Vuitton qui ont des stratégies très différentes. Hermès a une façon d’évoluer lentement mais sûrement sur l’Internet…</strong>

<em>Manuel Diaz : </em>Chez Hermès, ils se sont ouverts assez rapidement au digital, ils ont eu très rapidement un site de vente de produits en ligne, là où on attend encore une marque comme Chanel. Chanel et Hermès sont deux grandes maisons, on sent qu’Hermès le fait petit à petit, ils ont un site de ecommerce qui ne vend pas tous les produits, mais ceux sur lesquels il y a peu de déception possible, comme les ceintures, les écharpes…

<strong>Audrey Bartis : C’est le concept de la « orange box », la boîte à cadeau du site ecommerce d’Hermès aux États-Unis, et aujourd’hui, ils ont un très joli site plus « image de marque » qui est très bien pensé du point de vue de l’identité de la marque. Quand on fait un rapide comparatif Vuitton / Hermès, pour Hermès il y a une logique de marque plus que de marketing, c’est une marque très fortement gérée, de la création jusqu’aux messages, tout est géré en amont par des personnes qui sont porteuses de la marque, et du côté de Vuitton, on a une stratégie radicalement différente, une démocratisation des produits et de la marque, ils utilisent d’ailleurs des outils plus démocratiques (Facebook, Twitter). Quand on compare les deux, on peut se demander si pour un secteur aussi rétif au concept de participation et de communauté, il n’y aurait pas quelque chose à faire avec un retour à la marque. C’est-à-dire un rapport à plus long terme avec l’internet, pas dans un rapport de panique face aux nouveaux outils, en les utilisant sans savoir pourquoi ou comment. Dans le cas d’Hermès, ils utilisent les outils lentement, mais sûrement, en plaçant toujours la marque en amont, en cherchant à faire coïncider leurs valeurs et les discours spécifiques de la marque avec des outils…</strong>

<em>Manuel Diaz : </em>C’est ça la bonne démarche. Tout d’abord, toutes les marques ne peuvent pas être des « love-marques », quelques-unes y arrivent, on ne sait pas trop comment. Certaines marques traditionnelles, comme Coca-Cola et d’autres, y arrivent avec de l’histoire et beaucoup d’argent, d’autres y arrivent très vite, avec quasiment aucun investissement publicitaire, notamment des marques digitales, comme Google ou Twitter… Il n’y a pas de recette pour devenir une « love-marque ». La seule chose que l’on peut constater depuis une petite décennie, c’est que celles qui le deviennent sont celles dont les consommateurs peuvent s’emparer. Alors que par le passé, c’était des marques qui étaient inatteignables, qui faisaient rêver, qui étaient dans le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Storytelling_%28technique%29" target="_blank"><em>stroy-telling</em></a>, dans l’histoire. Donc il y a une sorte de rupture avec le concept de désir inatteignable, quand aujourd’hui la grande tendance c’est de pouvoir s’approprier les marques. Les gens sont devenus beaucoup plus acteurs, ils sont moins passifs. Ensuite, effectivement, la bonne démarche, c’est de ne pas raisonner par les outils, surtout dans le monde du digital et de l’internet qui fabrique des outils à la minute, à la seconde. Aujourd’hui, il y a trop de marques qui vont aller sur Facebook ou sur Twitter simplement pour utiliser ces outils et ne pas paraître <em>has-been</em>. Il y a en fait assez peu de marques qui réfléchissent à leurs patrimoines de marque, à leurs valeurs, et à la façon dont ils doivent s’approprier ou écarter certains outils qui ne seraient pas en phase avec leur identité, leur expérience consommateur, leurs produits…

C’est comme en politique. Pendant une campagne, si on veut être élu aujourd’hui, il faut être hyper présent, viral, occuper le terrain, participer à la discussion, comme lors de la campagne d’Obama dont la stratégie était l’ouverture permanente. Quand on a atteint le pouvoir, on ne peut plus ouvrir, parce que quand on est au gouvernement, on dit ce qui va inspirer la presse et la discussion doit se faire ailleurs. On est alors émetteur d’un message supposé juste, et la discussion ne peut plus avoir lieu à cet endroit du pouvoir, mais ailleurs. Il y a donc des modèles qui doivent écarter certains outils. Je ne vois pas comment aujourd’hui, en dehors des besoins de dissémination de l’information, un gouvernement pourrait avoir des discussions en son sein, sur sa propre plateforme. Il n’y a d’ailleurs aucun débat sur <a href="http://www.whitehouse.gov/" target="_blank">whitehouse.gov</a>, tout a lieu sur Twitter, dans YouTube, ou Facebook, parce qu’ils n’ont pas la responsabilité du contenu hébergé, ils n’ont pas à gérer la modération… Donc, si on raisonne par secteur d’activité ou par industrie, on se rend compte qu’au milieu de la myriade d’outils qui existent, il faut toujours repenser à son identité, à ses origines, à son histoire, les propositions de valeurs que l’on a à faire, ses buts en matière de business et ensuite on trie les outils. Aujourd’hui il y a trop de gens qui sont dans une attitude de réflexe de Pavlov qui consiste à sauter sur tous les outils qui passent, à partir du moment où l’on en parle, pour occuper le territoire, et le but c’est plus de faire du bruit que de construire du sens…

<strong>Audrey Bartis :   … et on revient à la question du buzz, parce que le sujet qui a pris le plus d’ampleur dans nos métiers, ce qu’il y a de plus visible en tous les cas, c’est le concept de buzz marketing. D’ailleurs, le buzz marketing ne se place pas du tout dans l’optique d’un retour à la marque, c’est même l’opposé…</strong>

<em>Manuel Diaz : </em>Absolument. le buzz marketing, pour moi, c’est “comment rajouter du bruit au bruit?”, c’est l’adage de la cacophonie. D’autant plus dans un contexte de naissance que l’on ne maîtrise pas, où l’on ne sait pas dire de façon systématique ce qui fonctionne ou pas, c’est-à-dire que l’on n’a pas stabilisé la recette…

<strong>Audrey Bartis :  À votre avis, pourquoi ?</strong>

<em>Manuel Diaz : </em>Parce que c’est très difficile, et honnêtement, j’espère qu’on ne percera jamais le secret, parce que cela voudrait dire que les gens sont prévisibles. C’est pour cela que je dis que les agences de buzz sont une vaste supercherie, parce que l’on vend quelque chose de tangible qui est en réalité profondément intangible. C’est de l’opportunisme, certains en font du business, pourquoi pas, mais soyons clairs, on a une responsabilité quand on est une agence, c’est le devoir de conseil, comme toutes les prestations de service. Ne racontons pas n’importe quoi à nos annonceurs qui investissent leur argent…

<strong>Audrey Bartis :   … et mettent en jeu la stratégie de leurs entreprises, leur crédibilité, leurs emplois, …</strong>

<em>Manuel Diaz : </em>Le buzz n’est ni un business-model, ni une méthodologie, c’est un des outils de la boîte à outils de l’internet, et on ne sait pas comment il fonctionne, qu’est-ce qui le constitue, ce qu’il fait qu’il fonctionne ou pas.

<strong>Audrey Bartis :  Alors pourquoi un tel engouement auprès des annonceurs, à votre avis ? Uniquement la peur d’être <em>has-been</em>, justement ?</strong>

<em>Manuel Diaz : </em>C’est la conjonction de deux choses essentielles, cette peur de devenir <em>has-been</em>, ce besoin d’être à la mode en s’intéressant à un sujet dont tout le monde parle, mais c’est surtout de l’exposition gratuite, ne soyons pas hypocrites. C’est de l’économie sur des achats d’espaces, et si une opération de buzz digital est un énorme succès, les médias le reprennent et c’est autant d’espaces publicitaires qui ne sont pas achetés, donc on va dire que c’est aussi une opportunité de marque.

<strong>Audrey Bartis :  Cela dit, il y a tout de même des effets positifs au buzz marketing, notamment la naissance d’une nouvelle esthétique et d’une créativité très forte empruntée aux internautes, un sang neuf qui commençait fortement à manquer dans les agences de publicité…</strong>

<em>Manuel Diaz : </em>Le buzz marketing a des vertus, bien sûr, ça a permis l’émergence de nouveaux talents, ça a révélé des créatifs qui n’avaient pas la chance d’être dans la lumière jusqu’à présent, ça a permis à des gens de rencontrer leur audience ou de trouver un métier parce qu’ils ne savaient pas mettre de mots sur leur savoir-faire, c’est certain. Ce que je dis, c’est qu’on ne peux pas construire un business sur du buzz, ni quand on est une agence, et encore moins quand on est un annonceur. Baser une stratégie sur du buzz, c’est de l’hérésie, c’est être irresponsable ou inconscient.

<strong>Audrey Bartis :  Dans le cadre de votre activité, avez-vous vu des annonceurs revenir de ces stratégies de buzz ?</strong>

<em>Manuel Diaz : </em>Oui, car on a beaucoup d’exemples positifs de campagnes de buzz, mais aussi beaucoup d’exemples très négatifs, mal préparés… ce qui est la première responsabilité d’une agence, c’est la conduite du changement, la pédagogie auprès de ses clients, et beaucoup d’agences l’oublie. Avant de monétiser la réalisation, il faudrait penser à monétiser la conduite du changement. C’est beaucoup plus compliqué et ça demande plus de courage, mais c’est mon avis personnel. Fort heureusement, il y a tout de même beaucoup d’agences qui continuent à faire ce travail de fond, de pédagogie et d’accompagnement.

Il y a donc beaucoup d’exemples négatifs qui ont fait réfléchir les annonceurs sur le buzz comme étant quelque chose de risqué, et on revient aux fondamentaux du marketing. Il est parfois nécessaire d’allumer des opérations de buzz, au milieu d’une stratégie générale avec de vraies propositions et de vrais objectifs business, mais on a arrêté l’engouement du buzz pour le buzz sans vraiment savoir à quoi ça allait servir, ou quel profit ça allait générer pour l’annonceur qui paye pour cela. On revient aux notions fondamentales du marketing traditionnel, qui s’enrichissent de nouvelles attitudes et de nouveaux outils. Le marketing traditionnel avait fabriqué le R.O.I., la <a href="http://www.marketingteacher.com/Lessons/lesson_customer_life_cycle.htm" target="_blank">C.L.V.</a> (custumer life cycle value), on a introduit une nouvelle valeur que l’on appelle le R.O.A. (return on attention) qui mesure de façon tangible, avec des données claires et pas des recettes d’apothicaires, la surface d’attention que la marque génère, et on mesure la nature de cette attention. Est-elle positive, neutre ou négative ? avons-nous de vraies propositions de valeurs à adresser pour corriger les écarts ou participer au dialogue ? C’est une manière de re-travailler les apports du buzz dans une approche business au service des entreprises. On passe d’un phénomène de mode à une tactique marketing.

<strong>Audrey Bartis :   Vous prônez donc aussi ce retour à la marque dont je vouus parlais plus tôt, dans une logique de respect de l’identité de la marque ? et dans une correspondance entre les outils, la façon de déployer le message, les messages et les valeurs de la marque ?</strong>

<em>Manuel Diaz : </em>C’est notre approche centrale, de se baser toujours sur ce qu’on appelle la « plateforme de marque » qui est l’assise de la marque. Ensuite, on accompagne la marque à être dans son temps, sans corruption avec sa plateforme de marque, parce que sinon il y a une distorsion des messages qui créent des problèmes de crédibilité, des retours de flammes.  Il faut donc prendre les choses par le bon bout. On a d’ailleurs sorti le baromètre mensuel de l’attention marketing, qui classe les marques selon le niveau d’attention qu’elles génèrent, et qui est disponible sur <a href="http://www.attention-rate.com/" target="_blank">attention-rate.com.</a> Il dit aux marques le niveau d’attention qu’elles génèrent en ligne, considérant le Web comme un paysage fidèle de la consommation, puisqu’on a désormais assez d’individus connectés pour sublimer n’importe quel panel de consommateurs. C’est même plus fidèle à la réalité que des panels de consommateurs. On met en regard le degré d’investissement publicitaire des marques, et on voit à quel point il n’y a pas de corrélation directe entre leur niveau d’investissement publicitaire et la surface d’attention qu’elles génèrent chez le consommateur. La première marque de ce classement, en ce moment, c’est Twitter, et l’investissement publicitaire de Twitter, c’est 0 euro. C’est passionnant de se rendre compte qu’une marque peut être aussi forte sans avoir investi un seul euro dans sa publicité. La marque Google doit être la deuxième ou la troisième de ce classement.<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6056&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Les débuts difficiles de la blogosphère Gabonaise</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Oct 2009 06:39:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Auteur Invité</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cet article a d’abord été publié sur le blog du Committee to Protect Journalists par le blogueur malgache Andriankoto Ratozamanana le 2 octobre  2009. Traduit par Jean Bernard Toko et publié avec l’autorisation du site. 

L’élection du président Ali Bongo a depuis été validée par le Conseil constitutionnel du Gabon. 
“Voici quelques semaines que j’ai [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><em><img class="alignleft" src="http://www.gravatar.com/avatar/07f2224e6877e01c9bae6f2b8e171e60?s=75&amp;d=http%3A%2F%2Fwww.gravatar.com%2Favatar%2Fad516503a11cd5ca435acc9bb6523536%3Fs%3D75&amp;r=G" alt="" width="75" height="75" />Cet article a d’abord été publié sur le blog du <a href="http://cpj.org/blog/2009/10/gabons-bloggers-struggle-to-take-hold.php">Committee to Protect Journalists</a> par le blogueur malgache <a href="http://globalvoicesonline.org/author/andriankoto-ratozamanana/">Andriankoto Ratozamanana</a></em><em> le 2 octobre  2009. Traduit par <a href="http://fr.globalvoicesonline.org/author/jean-bernard-toko/">Jean Bernard Toko</a> et publié avec l’autorisation du site. </em>

<em>L’élection du président <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ali_Bongo">Ali Bongo</a> a depuis été validée par le Conseil constitutionnel du Gabon. </em></blockquote>
“Voici quelques semaines que j’ai quitté le Gabon. Cela va faire deux mois depuis qu’ont eu lieu les élections pour le choix d’un successeur à Omar Bongo, qui a gouverné pendant 41 ans le quatrième pays producteur de pétrole d’Afrique. Des questions ne sont toujours pas clarifiées sur le nombre de bulletins de vote et le nombre de victimes tuées dans les violences post-électorales.

Jusqu’à cet été, je ne savais pas grand chose sur le Gabon, sauf quelques informations superficielles : que c’est un pays de 1,4 million d’habitants avec un PIB correspondant à celui du Portugal. Les choses ont changé le 3 juillet lorsque Lova Rakotomalala et moi, deux blogueurs de Madagascar, avons reçu un courrier électronique d’<a href="http://globalvoicesonline.org/author/alice-backer/">Alice Backer</a>, ancienne responsable du <a href="http://globalvoicesonline.org/lingua/">projet Lingua</a> et de <em>Global Voices en  français</em>, nous proposant de couvrir l’élection présidentielle du Gabon, prévue pour le 30 août [les liens suivant sont en anglais, français, ou malgache].

J’ai accepté parce que j’avais besoin d’air frais. Après tout, comme blogueur de <a href="http://mg.globalvoicesonline.org/"><em>Global Voices en malgache</em></a>, j’avais déjà vécu  une expérience amère de la crise politique qui a déchiré mon pays, Madagascar, une île de l’océan Indien. Avec la plate forme de crise <a href="http://foko.ushahidi.com/">Foko-Ushahidi</a>, qui permet aux simples citoyens d’envoyer par SMS des informations en temps réel, avec des informations publiées sur <a href="http://twitter.com/search?q=%23Madagascar">Twitter</a>, et des sites internet locaux tels que <a href="http://www.topmada.com/"><em>Topmada,</em></a> <a href="http://globalvoicesonline.org/author/lova-rakotomalala/">Lova</a>, moi et d’autres blogueurs malgaches avions aidé à couvrir tous les aspects de la crise qui se déroulait. Ces témoignages ont  même été cités par<a href="http://rakotomalala.blogspot.com/2009/03/all-that-tweets.html"> les médias internationaux</a> étant donné que les médias traditionnels malgaches <a href="http://cpj.org/blog/2009/07/in-madagascar-media-torn-along-partisan-lines.php">étaient divisés par des querelles partisanes</a>.

Le Gabon, de son côté, n’est pas connu comme un pays à la pointe de la technologie. Moins de 6 % de la population a accès à Internet, selon <a href="http://www.internetworldstats.com/africa.htm#ga">InternetWorldStats</a>. Alors qu’à Madagascar, la vive opposition de la population à la fermeture par notre ancien président <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Ravalomanana">Marc Ravalomanana</a> de la chaine de télévision<em> Viva</em> a finalement provoqué son renversement, la censure des médias semble être la norme au Gabon depuis de nombreuses années, selon les organisations pour la liberté de la presse.

Néanmoins,en laissant l’hiver austral, les températures froides de Madagascar pour l’air chaud et humide de la capitale du Gabon, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Libreville_%28Gabon%29">Libreville</a>, au bord de la mer, juste au-dessus de l’Équateur, je savais que ces élections seraient historiques à cause du rôle sans précédent que joueraient les nouvelles technologies de la communication.

Vingt-trois candidats étaient en lice et plusieurs ont  fait campagne sur leur site internet tels que <em><a href="http://www.ali9.org/">Ali9</a></em>, <em><a href="http://www.mamboundou.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=46&amp;Itemid=27">Mamboundou</a></em>, <em><a href="http://www.andrembaobame.com/">AndreMbaObame</a></em> ou <em><a href="http://moubamba.com/">Moubamba</a>.</em>

Les candidats ont été également mené activement campagne sur<a href="http://globalvoicesonline.org/2009/07/31/gabon-presidential-candidate-uses-social-media-in-historic-election/"> les réseaux sociaux en ligne</a>. L’un des candidats, par exemple, le journaliste franco-gabonais Bruno Ben Moumbamba, a été parmi les plus actifs sur <a href="http://www.facebook.com/pages/Bruno-Ben-Moubamba/98875962260#/pages/Bruno-Ben-Moubamba/98875962260?v=info&amp;viewas=505924258">Facebook</a>, <a href="http://www.flickr.com/photos/brunobenmoubamba/sets/">Flickr</a>, <a href="http://www.youtube.com/user/brunobenmoubamba">YouTube</a> et <a href="http://search.twitter.com/search?q=gabon">Twitter</a>. Ali Ben Bongo, candidat du parti au pouvoir, s’est distingué pendant sa campagne en envoyant à deux occasions différentes un texto personnel à tous les abonnés des trois principaux opérateurs mobiles au Gabon, <a href="http://www.ga.zain.com/">Zain</a>, Libertis et <a href="http://www.moov.ga/">Moov</a>.

Dans de nombreux bars (couramment appelé “maki”) du centre-ville de Libreville  appelé Louis-ville, des personnes discutaient de tout autour d’une bière locale “<a href="http://www.dooyoo.co.uk/drinks/regab/1008615/">Regab</a>” et des plats de poisson braisé. Ali Bongo détenant le monopole des médias d’État, la plupart des stations de radio locales se sont orientées vers des émissions religieuses et de divertissement, et la poigné de stations de télévision partisanes étant contrôlées par l’élite politique, économique et religieuse, la plupart des Gabonais se sont tournés vers les médias internationaux pour avoir des informations objectives. Malheureusement, la couverture de l’électin par la presse écrite et les médias audiovisuels a été limitée par <a href="http://cpj.org/2009/09/gabon-election-marred-by-media-censorship.php">la censure</a>, l’intimidation et <a href="http://cpj.org/2009/09/gabonese-media-under-attack-since-election.php">la violence contre les journalistes</a>.

Lorsque je suis arrivé à Libreville, j’ai rapidement constaté que les gens étaient réticents à exprimer librement leurs opinions en public devant quelqu’un qu’ils ne connaissaient pas. Même le coiffeur que je suis allé voir  pour mes cheveux a poliment refusé de partager ses opinions sur les élections lorsque je lui ai posé la question, alors que la télévision dans son salon passait un reportage de <em>Afrique24</em> sur les élections au Gabon. Bizarre !

Beaucoup de jeunes gens que j’ai rencontrés n’ont pas semblé très intéressés par Internet. En fait, les plus instruits m’ont dit qu’ils utilisent le Web exclusivement pour vérifier le courrier électronique et tchater ou visiter les sites de rencontres. D’autres semblaient motivés par l’idée de création de blogs mais voulaient être payés pour le faire. Néanmoins, avec un soutien, quelques personnes ont fait leurs premiers pas en utilisant le Web comme média social, et une poignée de nouvelles voix de citoyen émerge lentement. Le journaliste et militant <a href="http://cpj.org/2009/09/gabonese-media-under-attack-since-election.php">Gaston Asséko</a> a partagé <a href="http://www.youtube.com/watch?v=Tea3tBx94-4">son expérience</a> du jour des élections, sur YouTube. Roger Edima Mavoungou Wilson, un professionnel de la communication, a ouvert <a href="http://wakawaka.posterous.com/">un blog</a> et est actif sur <a href="http://twitter.com/rogermavtitipo">son compte Twitter</a>. Régis Ngoma, un comédien gabonais, a même ouvert u<a href="http://www.youtube.com/user/NewFFTV#play/all/uploads-all/0/EdR-OxBFDio">ne chaine sur YouTube</a> qui critique les élections.

Quoi qu’il en soit, nous avons eu beaucoup de difficultés à rédiger nos articles. Je me souviens de l’impossibilité dans laquelle je me suis trouvé de rédiger un texte quand les opérateurs de téléphonie mobile<a href="http://www.lemonde.fr/afrique/article/2009/09/03/gabon-ali-bongo-elu_1235225_3212.html"> ont suspendu le service SMS</a> lors des élections. En conséquent, un projet plate-forme de crise en ligne, initié par un mouvement de la diaspora gabonaise basé en France appelé <a href="http://www.lesangesgardiensdugabon.com/">Les anges gardiens du Gabon</a> sur la plate frme  <a href="http://www.lesangesgardiensdugabon.com/ushahidi/main">Ushahidi,</a> n’a jamais pu voir le jour. Néanmoins, les médias sociaux ont facilité le flux d’informations entre la diaspora gabonaise et ceux vivant sur place au Gabon. Selon le compteur <a><em>Twirus</em></a> le mot clé Gabon s’est placé <a href="http://farm3.static.flickr.com/2637/3892021091_4c3a7846f0_b.jpg">en tête des tags</a> sur le Twitter francophone  après l’annonce des résultats.

Des doutes persistent sur les résultats des élections présidentielles et durant <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/africa/8280079.stm">le recomptage des bulletins de vote</a>, les journalistes ont été sous pression. [Durant le recomptage], un caricaturiste et blogueur gabonais, <a href="http://dipoula.paquet.li/">Patrick Essono</a>, <a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5if8WhtfSYDBOes8KA80W8idmWuqg">a été détenu</a> pour avoir représenté deux policiers dans ses dessins. La veille, le rédacteur en chef du quotidien national d’Etat <a href="http://union.sonapresse.com/"><em>l’Union</em></a><strong><em>,</em></strong> Albert Yangari, <a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iaRp9RJBA0XYNMBGPgR0twJB6Wuw">a subi un interrogatoire</a> pour avoir publié un interview des habitants de Port-gentil, qui déclaraient que plusieurs personnes avaient été tuées<a href="http://english.ntdtv.com/ntdtv_en/ns_me/2009-09-08/250441782933.html"> pendant les violences post électorales</a>, en nombre supérieur <a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hH3HSWyLEQbppOB7dw00P9kOh38g">à celui annoncé officiellement</a> par le gouvernement. [Durant la première semaine d’octobre ], on a signalé que la maison de Jonas Moulenda, le journaliste qui avait fait l’interview,  <a href="http://www.gaboneco.com/show_article.php?IDActu=15134">a été perquisitionnée</a> par la police et qu’il a reçu <a href="http://www.channelafrica.org/portal/site/ChannelAfrica/menuitem.0440eb803775db47ee41ee41674daeb9/?vgnextoid=928960fb1eb04210VgnVCM10000077d4ea9bRCRD&amp;vgnextfmt=default">des menaces de mort</a>.
<blockquote><a title="Global Voices "><img style="margin: 3px 0pt;" src="http://img.globalvoicesonline.org/Badges/lingua/linguabadge-fr.png" alt="Global Voices " align="right" /></a> Cet article <a onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/fr.globalvoicesonline.org');" href="http://fr.globalvoicesonline.org/2009/01/26/1614/">a été publié</a> sur GlobalVoices.
Il est sous licence CC-by-3.0
<a href="http://www.flickr.com/photos/f7oor/879616887/sizes/o/">image</a> d’ouverture en CC-by par <a href="http://www.flickr.com/photos/f7oor/">pashasha</a></blockquote><img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=5988&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Réfléchir plus pour gagner plus</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Oct 2009 15:43:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sophie Boudet-Dalbin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Minc]]></category>
		<category><![CDATA[licence globale]]></category>
		<category><![CDATA[mécénat global]]></category>
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		<description><![CDATA[Hier a eu lieu à la Maison de la Chimie, le colloque Ecrans, réseaux, contenus — Les questions clés pour 2010 , organisé par NPA Conseil.

Le président de MPA Conseil, Alain Minc, a réaffirmé son soutien à la loi Hadopi, tout en précisant qu’il ne voyait pas comment cela pouvait avoir l’effet escompté. Sans être [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Hier a eu lieu à la Maison de la Chimie, le colloque <a href="http://www.npaconseil.com/index.php?menu=colloques">Ecrans, réseaux, contenus — Les questions clés pour 2010 </a>, organisé par <a href="http://www.npaconseil.com/">NPA Conseil</a>.

Le président de MPA Conseil, Alain Minc, a réaffirmé son soutien à la loi Hadopi, tout en précisant qu’il ne voyait pas comment cela pouvait avoir l’effet escompté. Sans être avare de contradiction, il a déclaré “Non au vol à l’étalage !”. Cette comparaison entre les règles des mondes physique et numérique est révélatrice de la confusion qui règne actuellement chez nos industriels et décideurs politiques.

L’incertitude face à l’avenir était également très marquée dans l’intervention d’Alain Minc. Ainsi — d’où certainement le titre de ce colloque — il a fait part à l’auditoire de ses interrogations quant au futur des industries du contenu à l’ère du numérique. Il a très justement souligné le fait que des modèles gagnants apparaissent. Mais seront-ils durables ? Ne sont-ils pas voués à être fugitifs ?

Il a ensuite évoqué la possibilité de mettre en place une taxe sur l’abonnement des internautes, de type <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_globale">licence globale</a> ou <a href="http://www.ecrans.fr/Creation-et-Internet-Le-PS-propose,6442.html">contribution créative</a>, pour financer la création. Selon lui, il est très facile de trouver une manne financière. Mais comment la redistribuer ? À qui ? Dans quel but ?

Ensuite, s’agissant de l’avenir de la publicité, Christian Polge, président de Coca Cola France, a montré que certains industriels pouvaient se poser de bonnes questions, à savoir : Quels sont les nouveaux publics, les nouvelles attentes ? Il a ainsi déclaré “Quand on n’a pas compris le changement de comportements des jeunes d’aujourd’hui, on a rien compris”.

Pour Coca Cola France, il en est ressorti que leur campagnes de pub ne sont plus concentrées sur les grands médias mais se font plus atomisées. Dans la société de conversation, à l’ère d’Internet, c’est le consommateur qui est le média de demain. Les annonceurs ne semblent donc pas préoccupés outre mesure par ce que les industries culturelles et médiatiques craignent aujourd’hui : la perte de contrôle sur le temps de cerveaux disponibles.<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6142&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Eric Wahlforss, SoundCloud API : “le point de basculement est pour bientôt”</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Oct 2009 06:38:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Dorra</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[berlin]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Wahlforss]]></category>
		<category><![CDATA[London]]></category>
		<category><![CDATA[Musichackday de Londres]]></category>
		<category><![CDATA[soundcloud]]></category>
		<category><![CDATA[Twitter Inc]]></category>

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		<description><![CDATA[Eric Wahlforss est le co-fondateur de la start-up berlinoise SoundCloud.

SoundCloud est une solution pour résoudre les difficultés des artistes, labels et autres professionnels de la musique à recevoir, envoyer et distribuer leur musique,  de manière privé ou publique.

Autrement dit, il s’agit du Flickr de la musique.

SoundCloud parie énormément sur son API web ouverte comme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<a href="http://twitter.com/ericw"><img class="alignnone size-full wp-image-6035" title="Eric.Wahlforss" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/Eric.Wahlforss.jpg" alt="Eric.Wahlforss" width="600" height="300" />Eric Wahlforss</a> est le co-fondateur de la start-up berlinoise SoundCloud.

<a href="http://soundcloud.com/">SoundCloud</a> est une solution pour résoudre les difficultés des artistes, labels et autres professionnels de la musique à <strong>recevoir, envoyer et distribuer leur musique,  de manière privé ou publique.</strong>

Autrement dit, il s’agit du Flickr de la musique.

SoundCloud parie énormément sur son API web ouverte comme moyen de devenir <em>la</em> plateforme d’échange musicale du web.

Je l’avoue, j’ai donc d’abord eu l’idée d’interviewer Eric pour enrichir la stratégie d’API Web <a href="http://ils.sont.la/coaching-web">d’un client en stratégie web</a>. Mais impossible de garder ça pour moi :-)

Cette interview inédite nous permet de saisir l’état d’esprit d’<strong>une jeune entreprise qui cherche à rendre leader son API</strong>, conçue dans les règles de l’art.

<strong><em>Julien : </em></strong><em>Vous semblez avoir tout prévu pour votre API : oAuth, authentification de base dans le bac à sable [</em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Sandbox_(software_development)"><em>sandbox</em></a><em>], une </em><a href="http://soundcloud.com/api/console"><em>console de test super-cool</em></a><em>, etc. Aviez-vous vraiment un plan parfait ? </em>

<strong>Eric :</strong> Notre API a été une pierre angulaire importante de notre plateforme dès le démarrage, donc oui, nous avions des plans plutôt ambitieux pour notre API dès le début. Mais bien s√ªr, les premières versions étaient loin d’être parfaites, et beaucoup de choses n’étaient pas en place ou même fonctionnelles.

Notre première version de l’API est sortie au printemps 2008 au cours de notre beta privée, et nous avons fait des itérations continues depuis. Nous continuons de sortir de petites (et de plus grandes) mises à jour sur un rythme presque hebdomadaire.
<h2>Construire une API par étape</h2>
<strong><em>Julien</em> :</strong><em> Quelles sont les erreurs que vous avez faites en implémentant votre API, que vous ne ferez plus, mais que vous voyez les autres faire ? </em>

<strong>Eric :</strong> Nous avons démarré tôt avec <a href="http://oauth.net/">oAuth</a> (2007), et malgré que cela soit une excellente technologie, de plus en plus utilisée, nous avons perdu beaucoup de temps au début à cause de bugs et de spécifications peu claires.

Malgré cela, si je devais construire un API aujourd’hui, je n’hésiterais pas à utiliser oAuth pour la couche d’authentification. Je ne peux pas vraiment comprendre le besoin d’inventer son propre système avec des clefs personnalisées, ou ce genre de chose que je vois certaines startups faire. La chose la plus importante que oAuth fait, c’est de cacher la complexité pour l’utilisateur final : aucun partage de clés ou mots de passe spéciaux.

Par ailleurs, certaines startups ne voit pas la puissance qu’il y a dans l’itération et les améliorations par petites étapes de leur API, et essayent de concevoir quelque chose de parfait dès le premier jour.

Le problème, bien s√ªr, c’est qu’il ne vous est pas possible de prévoir toutes les différentes façons dont votre API sera utilisée. Il est donc beaucoup plus efficient en terme de ressources de simplement développer de nouvelles extensions basées sur les demandes de fonctionnalités des développeurs (c’est principalement notre façon de faire actuellement).

Une autre chose est la maxime commune qui dit “mangez votre propre API” [de l’expression américaine <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Eating_one's_own_dog_food">to eat his own dog food</a>], qui implique que vous devriez l’utiliser pour votre propre application.

Nous l’avons fait au début, mais il s’avère que nos besoins pour notre API privée (soundcloud.com) étaient très différents des besoins publiques, et spécialement au fur et à mesure que la plate-forme évoluait.

Et donc rester compatible et utiliser notre propre API malgré tout a commencé a nous ralentir. Et après quelques mois cela ne semblait plus aller de soi. Il nous fallait donc briser cette habitude et créer notre propre API privée pour les choses que nous faisons sur le site.

Je ne recommanderais plus la stratégie “mangez votre propre API” dorénavant.  C’est beaucoup trop “idéologique” et ne vous aidera pas à lancer votre projet.

<strong><em>Julien :</em></strong><em> Si je comprends bien, vous avez ajouté vos propres caractéristiques privées seulement quand vous avez senti que votre API publique était une contrainte pour la webapp SoundCloud elle-même. </em>

<em>Quelque chose que nous voyons beaucoup, y compris aujourd’hui, est exactement à l’opposé : une API publique extraite d’une application déjà construite. Les fonctions offertes au public sont choisies dans un ensemble privé plus grand. </em>

<em>Dans tous les cas, comment décide-t-on de ce qui doit être public, ce qui devrait être privé? Que dirais-tu à quelqu’un en charge d’une application web à ce sujet? </em>

<strong>Eric :</strong> En réalité, je le ferais un peu différemment de la manière dont nous l’avons fait — et donc plutôt comme vous l’avez mentionné, je créerais simplement en premier une API privée et ensuite je mettrais en place un <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Namespace">namespace</a> totalement distincts pour l’API publique.

L’application web devrait avoir sa propre API privée. Et l’API publique devraient être conçue pour des gens qui construisent des choses au-dessus de la plate-forme (ce qui est un besoin tout à fait différent si cela doit être généralisé)
<h2>Séduire les utilisateurs de l’API, alias “les devs”</h2>
<strong>Julien :</strong><em> Est-il facile de recueillir les réactions des utilisateurs de l’API, c’est à dire les développeurs ?</em>

<strong>Eric :</strong> La plus grande difficulté a peut-être été de pousser les développeurs à créer réellement quelque chose au-dessus de notre plate-forme. Je pense que maintenant nous sommes enfin au-delà de cette étape — les gens se rendent compte à quel point la plate-forme est utile et puissante, et nous avons de nombreux projets passionnant en cours.

Nous avons été très réceptifs aux retours à tous les niveaux, pas seulement pour notre API. Donc, nous essayons toujours d’écouter attentivement et de s’adapter aussi vite que nous le pouvons aux besoins des développeurs, dès que nous voyons plus d’une personne demander quelque chose.

Bien s√ªr au fur et à mesure que la plate-forme se développe, nous perdons un peu de notre agilité, car nous devons nous assurer de rester en rétro-compatible et ainsi de suite.

<strong><em>Julien :</em></strong><em> Cela m’amène à  la question de la gestion des versions ! </em>

<em>Alex Payne de Twitter m’a dit que c’était une de leur principale erreur avec leur API, ne pas avoir versionné depuis le départ. </em>

<em>Avez-vous réussi cela dès le début? Quelle est votre approche du problème des versions face à la rapidité de l’évolution de votre API? </em>

<strong>Eric :</strong> Jusqu’à présent, les ressources de base ont été relativement stables, nous n’avons pas vraiment vu la nécessité de supprimer quoi que ce soit de l’API, mais plutôt de lui ajouter de nouveaux attributs et ressources.

Notre plan a été depuis longtemps de gérer les versions, avec le point d’entrée racine étant systématiquement un alias vers la dernière version. Alors, oui, nous finirons par versionner l’API. Mais nous n’avons toujours pas atteint /1.0/ :)

<strong><em>Julien :</em></strong><em> Y a-t-il des moments où vous avez senti que le paradigme </em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Representational_State_Transfer"><em>RESTful</em></a><em> constituait une limitation (face à des choix plus complexes/complets comme SOAP) ? </em>

<strong>Eric :</strong> Parfois nous avons l’impression que nous avons à faire entrer au chausse-pied dans un paradigme REST quelque chose qui ressemble davantage à un appel de méthode.

Mais généralement la conception orientée ressource fonctionne vraiment bien. La majeur partie de ce que nous faisons via l’API est du CRUD [<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Create,_read,_update_and_delete">Create, Read, Update and Delete</a>], après tout.

Parfois, nous avons sacrifiée une partie de notre approche REST pour plus de commodité et pour limiter la quantité d’appels faisant des allers et retours dans les tuyaux.

<strong><em>Julien :</em></strong><em> Vous semblez essayer avec force de réduire les obstacles à l’adoption de l’API. Votre console par exemple, est vraiment, vraiment très bien. Elle a même une authentification de base pour effectuer des tests sans oAuth. </em>

<em><img class="alignnone size-full wp-image-6031" title="SoundCloudAPIConsole" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/SoundCloudAPIConsole.jpg" alt="SoundCloudAPIConsole" width="600" height="400" />
</em>

<em>A votre avis et avec l’expérience, quels sont les principales barrières techniques qui doivent être supprimées pour une large adoption par les développeurs de l’API ? </em>

<strong>Eric :</strong> Nous avons vu que oAuth est la plus grande barrière dans notre cas. Et donc avoir des wrappers de haute qualité pour l’API et une documentation complète disponibles pour tous les languages importants est la clef pour abaisser les barrières.

Je veux vraiment que les utilisateurs puissent écrire [en Ruby] ” <em>gem soundcloud; Track.new(:title=&gt;‘my  track’)</em> ” [pour créer une nouvelle piste sur SoundCloud]… Cela doit être aussi simple que ça, vraiment.

<strong>Julien :</strong><em> Quelle est l’utilisation la plus surprenante de l’API, l’utilisation qui vous a fait dire : “Je n’aurais jamais pensé à ça!” </em>

<strong>Eric :</strong> Et bien, nous avons eu une application assez cool appelée SoundDrop, réalisée au cours du <a href="http://london.musichackday.org/">Musichackday de Londres</a>, cet été.

Il s’agit essentiellement d’un service qui prend ce qui est dans votre DropBox SoundCloud et génère un mix personnalisé à partir de ça, en mettant en évidence les parties les plus “intéressantes” des pistes, en utilisant les APIS <a href="http://echonest.com/">Echonest</a> et SoundCloud. C’est assez cool! <a href="http://blog.soundcloud.com/2009/07/23/heres-sounddrop/">Voici une vidéo de SoundDrop sur notre blog</a>.

<img class="alignnone size-full wp-image-6029" title="citysounds.fm" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/citysounds.fm.jpg" alt="citysounds.fm" width="600" height="319" />

Autre chose créée au cours du Hackday a été <a href="http://citysounds.fm">citysounds.fm</a>, qui vous permet d’écouter la musique de milliers de villes à travers le monde (et en quasi-temps réel, car le site scanne les derniers ajouts). Cela leur a pris 15 heures a construire et le site a reçu plus de 100.000 visiteurs uniques au cours des premières semaines d’existence !

Durant le <a href="http://berlin.musichackday.org/?page=Submissions">second Musichackday</a> à Berlin, j’ai aussi aidé à hacker sur le projet <a href="http://tracksonamap.com">TracksOnMaps</a>.

<img class="alignnone size-full wp-image-6032" title="TracksOnMaps" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/TracksOnMaps.jpg" alt="TracksOnMaps" width="600" height="408" />
<h2>Le point de basculement…</h2>
<strong><em>Julien :</em></strong><em> Quel a été le point de basculement en terme de développeurs qui utilisent effectivement l’API pour construire quelque chose? </em>

<strong>Eric :</strong> Je crois que le point de basculement a été récemment, une fois que nous avons intégré dans notre équipe un responsable partenariat à temps plein sur l’API. Il a parlé de façon très systématique à toute l’industrie des logiciels de musique et autres entreprises/sites sur la mise en place d’intégrations — et beaucoup ont répondus positivement.

En termes de choses implémentées, je pense que nous n’avons toujours pas vu le point de basculement… mais je peux vous promettre que c’est pour bientôt…

<strong><em>Julien :</em></strong><em> Venez-vous de trouver la formule magique pour inciter les développeurs à s’investir sur l’API? :-) </em>

<strong>Eric :</strong> Les Musichackdays ont également énormément contribué à donner l’envie aux développeurs de construire des choses, et ils font donc clairement partie de la formule.

<a href="http://ils.sont.la/a-propos"><em>Julien Dorra</em></a><em> est coach en stratégie web.</em>
<p style="text-align: right;"><em>(photo CC-by de <a title="Link to pellesten's photostream" rel="dc:creator cc:attributionURL" href="http://www.flickr.com/photos/pellesten/">pellesten</a>)</em></p><img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6028&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/23/a-la-une/eric-wahlforss-soundcloud-api-point-de-basculement-est-bientt/feed/</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
		<title>RSF : “Il faut être extrêmement vigilant quant à l’application de la loi”</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/22/analyse/rsf-faut-tre-extrmement-vigilant-quant-lapplication-de-loi/</link>
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		<pubDate>Thu, 22 Oct 2009 19:39:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Auteur Invité</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que Reporter Sans Frontière vient de sévèrement faire chuter la France dans son classement annuel sur la liberté d’expression dans le monde, l’association lance un message d’alerte quelques heures après l’annonce de la décision du conseil constitutionnel de valider la loi Hadopi 2. Voici leur communiqué :

“Nous déplorons sincèrement une telle décision qui marque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<em>Alors que Reporter Sans Frontière vient de sévèrement faire chuter la France dans son <a href="http://www.rsf.org/fr-classement1001-2009.html">classement annuel sur la liberté d’expression</a> dans le monde, l’association lance un message d’alerte quelques heures après l’annonce de la décision du conseil constitutionnel de valider la loi Hadopi 2. Voici leur communiqué :</em>

“Nous déplorons sincèrement une telle décision qui marque un grave revers pour la liberté d’expression sur Internet. Balayant d’un tour de main l’avancée historique de sa décision du 10 juin 2009, le Conseil constitutionnel entérine le principe de suspension de l’accès à l’Internet prononcée lors d’une procédure expéditive. C’est oublier complètement un droit fondamental à la base de notre démocratie : la liberté d’accéder à l’information. Il faudra donc être extrêmement vigilant dans l’application de la loi”, a déclaré Reporters sans frontières.

“La loi HADOPI 2 donne l’illusion de garanties judiciaires, pourtant déclarées indispensables le 10 juin dernier. Or, le contrôle du juge n’est qu’un rideau de fumée destiné à masquer le caractère administratif et automatique d’un juge unique, se prononçant sans débat et sans obligation de motivation”, a ajouté l’organisation.

Sans même évoquer les nombreux défauts d’application de cette loi, il suffit de rappeler que la sanction prévue — coupure de l’accès Internet — constitue à elle seule une négation de la liberté d’expression et d’information sur Internet. Elle n’est ni adaptée, ni nécessaire à l’objectif poursuivi de protection des droits d’auteur. D’autres possibilités comme la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_globale">licence globale</a> auraient davantage protégé ces droits-là où cette loi ne leur donne aucun avantage. La loi ignore toutes les possibilités techniques de téléchargement illégal que la coupure Internet n’empêchera absolument pas face à des internautes avertis. La loi manque sa cible, là où d’autres solutions l’auraient touchée.

La nouvelle infraction de “négligence caractérisée” (au demeurant non définie de telle sorte que le législateur manque à sa compétence et viole le principe de prévisibilité de la loi), fait peser sur chaque utilisateur une obligation totale de sécurisation de sa ligne. Cette décision sonne le glas des réseaux Wifi dans les lieux publics. Craignant un piratage de sa ligne, et d’être accusé de téléchargement illégal, et donc, de tomber sous le coup de la loi, l’internaute devra-t-il abandonner l’Internet sans fil ?

Enfin, il semblerait que les députés français aient influencé leurs homologues européens puisque ces derniers ont reculé sur l’amendement 138 qui consacrait le droit à Internet comme fondamental en supprimant l’obligation de garanties judiciaires.<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6107&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Navigation dans le web des données (partie 1)</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/22/analyse/navigation-dans-web-des-donnes-partie-1/</link>
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		<pubDate>Thu, 22 Oct 2009 15:15:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Cynober</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Prospective]]></category>
		<category><![CDATA[LinkedData]]></category>
		<category><![CDATA[tim berner lee]]></category>
		<category><![CDATA[visualisation de données]]></category>
		<category><![CDATA[web des données]]></category>
		<category><![CDATA[web sémantique]]></category>
		<category><![CDATA[web²]]></category>

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		<description><![CDATA[Que cela soit le web² de Tim O’Reilly ou le web sémantique de Tim Berners Lee, les spécialistes s’accordent aujourd’hui à dire que notre web de pages, se transforme petit à petit en web des données. Chaque personne, chaque objet, véhicule déjà dans son sillage des données, le web², tout comme le web sémantique, c’est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">Que cela soit le <a href="http://www.web2summit.com/web2009/public/schedule/detail/10194">web²</a> de Tim O’Reilly ou le <a href="http://www.w3.org/standards/semanticweb/">web sémantique</a> de Tim Berners Lee, les spécialistes s’accordent aujourd’hui à dire que notre web de pages, se transforme petit à petit en web des données. Chaque personne, chaque objet, véhicule déjà dans son sillage des données, le web², tout comme le web sémantique, c’est la vision d’un web où, non pas les pages, mais directement les données sont connectées à l’échelle du web.</p>
<p style="text-align: justify">Même si nous avançons jour après jour vers ce fameux web des données, il existe encore de nombreuses zones d’ombres. Que cela soit la propriété privée, les droits d’auteurs, ou l’augmentation des débits sur les réseaux, de nombreuses questions se posent, ou devrais-je dire: « devront se poser un jour ». Car à l’heure actuelle le web² ou web des données est encore un doux rêve. Aujourd’hui je vous propose dans cet article de prospective de nous pencher sur une problématique bien plus pragmatique: comment  naviguer dans un web de données?</p>

<h2>Nous ne naviguons plus sur la même toile</h2>
<p style="text-align: justify">Car il faut savoir d’où l’on vient pour comprendre ou l’on va: commençons par une petite rétrospective. Dans les premiers jours du web les pages et les données étaient plutôt copines puisqu’elles se confondaient. L’on développait directement des pages HTML, sans base de données. Très vite le divorce: les données sont enfermées dans des bases, et le rôle du HTML se retrouve limité à présenter ces données aux navigateurs webs. <strong>La valeur des sites web réside alors dans l’accumulation de données,</strong> soigneusement protégées et diffusées de manière très contrôlées, car bien souvent directement monétisées:</p>

<div style="text-align: center"><img class="size-full wp-image-6081 alignnone" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/data1.0.png" alt="data1.0" width="499" height="329" /></div>
<p style="text-align: justify;clear:both"></p>
<p style="text-align: justify">Arrivée du web 2.0: 1er effet kisscool. Des millions, puis des centaines de millions, puis un milliard d’utilisateur produisent des données. Le marché est plutôt simple: les sites web permettent l’échange de données entre les internautes et en contrepartie <strong>les sites continuent de remplir leurs bases de données</strong>, augmentant ainsi leur valorisation. Finalement la relation entre données et pages webs reste quasiment inchangée : les utilisateurs créent des données pour un site, pour une base de données, et ces données sont ensuite affichées sur ce même site à travers ses pages webs. Tim O’Reilly déclara à l’époque: « les données sont l’Intel Inside du 2.0 » :</p>

<div style="text-align: center"><img class="size-full wp-image-6082 alignnone" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/data2.0.png" alt="data2.0" width="498" height="328" /></div>
<p style="text-align: justify;clear:both"></p>
<p style="text-align: justify">Arrivée du web 3.0: 2ème effet kisscool. Les sites webs se sont rendus compte que leurs données avaient beaucoup plus de valeurs quand elles étaient associées avec celles du voisin. Vous connaissez les mashups? C’est peanuts à côté de ce qui nous attend avec le web des données. L’interconnexion de ces bases de données, précieusement gardées depuis la création du web, pourrait bien créer quelques changements. A cela s’ajoute notre milliard d’utilisateurs qui revendiquent la propriété et le contrôle des données qu’ils produisent, et vous obtenez quelque chose comme ça:</p>

<div style="text-align: center"><img class="size-full wp-image-6083 alignnone" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/data3.0.png" alt="data3.0" width="499" height="328" /></div>
<p style="text-align: justify;clear:both"></p>
<p style="text-align: justify">La constante: dans cet environnement les pages web permettent toujours de visualiser les données. Petit changement: elles permettront bientôt de visualiser des données provenant d’autres sites ou directement des internautes. La valeur des sites web ne réside plus uniquement dans leur base de données mais aussi dans leur <strong>capacité à enrichir leurs données et à les visualiser</strong>.</p>

<h2>La visualisation de données fait sa révolution</h2>
<p style="text-align: justify">Le web², tout comme le web sémantique, c’est le passage d’un web de documents vers un web de données. Alors si aujourd’hui nous avons l’habitude de « lire des pages web », nous remplacerons peut être bientôt la même activité par un autre terme: celle de « visualiser des données ». Et il ne s’agit pas là de fournir des outils aux fans de chiffres et de statistiques, nous parlons ici de visualisations couvrant tout type de données. Que cela soit le profil d’une personne, le trajet d’un voyage, la consommation électrique de votre maison ou la localisation de votre voiture dans un parking, toutes ces données ont besoin de visualisations spécifiques.</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/10/22/analyse/navigation-dans-web-des-donnes-partie-1/"><p><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></p></a>les données aujourd’hui</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/10/22/analyse/navigation-dans-web-des-donnes-partie-1/"><p><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></p></a>leurs visualisations dans quelques années</p>
<p style="text-align: justify">Comme nous l’avons vu dans la première partie de cet article, les données et leur visualisation vont devenir des éléments indépendants. Je vois à cela trois raisons principales. Tout d’abord la multiplication des terminaux: à partir de données identiques nous devons créer aujourd’hui des visualisations différentes (ordinateur, mobile, voiture, …). D’autre part présenter des données de différentes manières permet de souligner des points particuliers ou de s’adresser à des publics différents. Et enfin car les données sont de moins en moins cloisonnées à un seul site web, LinkedData et APIs augmentent le besoin de visualiser les données brutes qui circulent partout sur le web. Nous assistons donc à la fois à une <strong>augmentation des contenus échangés</strong> mais aussi à une <strong>multiplication des moyens de les visualiser</strong>. Si le web 3.0 est le web des données il semble aussi nécessairement être celui de la visualisation de données.</p>
<p style="text-align: justify"><img class="alignnone size-full wp-image-6091" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/local_data_visualization.png" alt="local_data_visualization" width="498" height="70" /></p>
<p style="text-align: justify;clear:both">La visualisation de données a beaucoup changé ces dernières années. Nous sommes passé d’une vision très Arty, ou il s’agissait de faire <a href="http://www.visualcomplexity.com/vc/">du beau avec des données</a>, à une vision bien plus pragmatique, où il s’agit de <a href="http://flowingdata.com/">révéler au maximum la richesse des données</a>. Ainsi la visualisation de données est devenu <a href="http://vizlab.nytimes.com/">un vrai facteur de différenciation</a> pour les professionnels du contenu. Le <a href="http://vizlab.nytimes.com/">New York Times</a>, la <a href="http://www.innovativeinteractivity.com/2009/01/18/bbc-news-uses-data-wisely-in-mapping-uk-teen-murder-toll/">BBC</a>, ou <a href="http://www.usatoday.com/sports/golf/pga/tiger-watch.htm">USA Today</a> ont développés des outils interactifs pour visualiser leurs données. Ces nouveaux besoins créent alors de <a href="http://www.pearltrees.com/rww/map/1_67891/">nouveaux business</a>. Un exemple avec <a href="http://www.rhizalabs.com/">rhiza</a> qui propose de <strong>transformer les données du monde en connaissances</strong>.</p>
<p style="text-align: justify">Quand on se penche sur le processus de création de ces visualisations on s’aperçoit que beaucoup sont encore développées d’une façon très 1.0. C’est par exemple le cas du <a href="http://it.usaspending.gov/">Federal IT Dashboard</a>: il y présente ses propres données d’une manière très statique. Ensuite nous avons l’école 2.0 avec <a href="http://timetric.com/">timetric</a>, <a href="http://www.icharts.net/">iCharts</a> et <a href="http://www.swivel.com/">swivel</a> où la communauté importe ses données et crée les visualisations correspondantes. Et enfin on peut facilement imaginer ce que donnerait une visualisation de données 3.0: on trouverait des services de visualisation se basant sur des schémas de données ou des ontologies. Une visualisation devient alors compatible avec plusieurs datatsets et un dataset devient explorable à travers plusieurs visualisations.</p>

<img class="alignnone size-full wp-image-6093" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/remote_data_visualization1.png" alt="remote_data_visualization" width="500" height="70" />
<p style="text-align: justify;clear:both">Les cas d’indépendance entre données et visualisations ne datent pas d’aujourd’hui. Depuis l’apparition des premières APIs, qui délivrent des données brutes, nous avons vu émerger de nouveaux types de visualisation. Le terme mashup était utilisé à l’époque pour la moindre <a href="http://www.housingmaps.com/">intégration avec Google Maps</a>. Aujourd’hui même la pizzeria du coin affiche ses coordonnées géographiques via Google Maps. Google Maps est ainsi devenu le premier service de visualisation de données géographiques.</p>
<p style="text-align: justify">Visualiser des données caractérisées par deux éléments: latitude et longitude, est relativement simple. Mais le web grandissant, et les besoins de visualisation étant de plus en plus précis, de nouveaux services de visualisations de données sont apparus. Ce qui est <a href="http://labs.timesonline.co.uk/blog/2009/06/05/what-britain-eats-three-decades-of-grocery-shopping/">étonnant</a> c’est de voir comment la création de ces outils de visualisation est crowndsourcé. Aujourd’hui il vous suffit de mettre en ligne vos données, <a href="http://www.ted.com/index.php/talks/tim_berners_lee_on_the_next_web.html">comme le recommande Tim Berners Lee</a>, pour voir apparaitre une multitude de visualisations qui répondent à des besoins différents.</p>
<p style="text-align: justify">La maigre <a href="http://www.data.gov/">mise en ligne de données gouvernementales</a> aux US a produit des visualisations tout à fait spectaculaires. Devant le succès du concours <a href="http://sunlightlabs.com/contests/appsforamerica/apps/">Apps for America</a> la <a href="http://www.sunlightfoundation.com/">sunlight foundation</a> a décidé de lancer le deuxième volet: <a href="http://sunlightlabs.com/contests/appsforamerica2/apps/">Apps for America 2, le retour</a>. Ce sont donc plus de 80 services de visualisations différents qui ont été crée. Dans mes préférés l’on retrouve <a href="http://data-gov.tw.rpi.edu/wiki/Main_Page">The Tetherless World</a> qui après avoir traduit au format LinkedData la plus part des sources de données, propose <a href="http://data-gov.tw.rpi.edu/wiki/Demos">quelques prototypes de visualisation</a> très prometteurs. Il y a aussi <a href="http://www.thisweknow.org/">This We Know</a> qui a réalisé une interface très épurée. Et puis <a href="http://yournearby.com/budget/">Budget</a>, <a href="http://www.usaspendingwatch.net/">USASpendingWatch</a>, <a href="http://govpulse.us/">govpulse</a>. Une source de données, 80 visualisations différentes.</p>
<p style="text-align: justify">L’<a href="http://apiwiki.twitter.com/">API twitter</a> est elle aussi un bel exemple. On ne compte plus les différents moyens de <a href="http://seesmic.com/">visualiser</a>, <a href="http://tweetdeck.com/beta/">filtrer</a> et compiler d’<a href="http://www.neoformix.com/Projects/TwitterStreamGraphs/view.php?q=pearltrees">une mannière</a> ou d’<a href="http://tweetstats.com/">une autre</a> les données provenant de cette API. Et c’est d’ailleurs la visualisation de ces données que pourrait bien <a href="http://digital.venturebeat.com/2009/08/20/twitter-to-roll-out-commercial-accounts-this-year-co-founder-stone-says/">monétiser Twitter</a> dans les mois à venir.</p>
<p style="text-align: justify">
Alors si des données donnent naissance à de multiples visualisations, on pourrait bientôt voir aussi <strong>des visualisations exploiter plusieurs sources de données</strong>.
</p>
<img class="alignnone size-full wp-image-6094" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/lod_500x70.png" alt="lod_500x70" width="500" height="70" />
<p style="text-align: justify;clear:both">En effet ça se complique… ou tout du moins, nous avons à faire à un changement radical d’échelle. Si le <a href="http://linkeddata.org/">LinkedData</a> est un embryon du web des données, nous pouvons commencer à imaginer quels seront les besoins de demain en terme de visualisation de données. En plus de leur capacité à traiter des informations complexes, les services  de visualisation de demain seront capables de traiter une information provenant de sources différentes. Prenons l’exemple de 2 sites internet (A) et (B) partageant,  via de bonnes vieilles APIs, des données relativement semblables.  Dans le web d’aujourd’hui  les API (A) et (B) ne  structurent pas les données autour de standards. Imaginons que l’API (A) ai deux services de visualisations dédiés et l’API (B) ai également deux services: malgré des données semblables, les visualisations sont différentes. Dans le LinkedData, le fait de structurer les données autour de schémas permettra non seulement de <strong>mettre en commun ces visualisations</strong> mais aussi de faire des <strong>visualisations croisées.</strong> Dans notre exemple ce sera alors 4 visualisations qui seront disponibles pour les API (A) et (B) ainsi que la possibilité de créer des visualisations (A+B). Améliorer l’accès à l’information en multipliant les visualisations disponibles, vous pouvez voir  cela comme un autre bénéfice de la portabilité des données.</p>
<p style="text-align: justify">Dans le champ des <a href="http://www.w3.org/">technologies webs</a>, le <a href="http://linkeddata.org/">LinkedData</a> est sans aucun doute l’expérience la plus passionnante de ces dernières années. Elle laisse entrevoir la renaissance de l’<a href="http://nicolas.cynober.fr/blog/240,linkeddata-un-ecosysteme-pour-le-web-semantique.html">écosystème</a> sur lequel sont construits les usages d’aujourd’hui. C’est pourquoi dans la deuxième partie de cet article, à venir  la semaine prochaine, nous nous pencherons sur les problématiques que posent la navigation et la visualisation des données dans le LinkedData.</p>

<div style="float:left"><a id="pt-pearl-1_58225-293" title="click here to see: Browsing the web of data" href="http://www.pearltrees.com/rww/map/1_58225/" target="_blank">
<img style="border:none;vertical-align:top" src="http://www.pearltrees.com/s/embed/masked?treeID=58225" alt="Browsing the web of data" />
</a></div>
<p style="text-align: justify">Pour les curieux, <a href="http://www.pearltrees.com/rww/map/1_58225/">la bibliographie</a> de l’article est disponible sous forme de pearltree. Vous y retrouverez 93 sources réparties dans des thématiques tel que <a href="http://www.pearltrees.com/rww/map/1_70009/">l’art de la visualisation de données</a> ou <a href="http://www.pearltrees.com/rww/map/1_62962/">la visualisation de données externes</a>.</p>

<p style="text-align: justify">
[<a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/10/30/analyse/navigation-dans-web-des-donnes-partie-2/">PARTIE 2</a>]
</p>

[inline] 
<script src="http://www.pearltrees.com/embed/pt-embed.js" type="text/javascript"></script> 
[/inline] 
[inline] 
<script type="text/javascript">ptInitTree('pt-pearl-1_58225-293',1,6478,1,58225,1);</script> 
[/inline]<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6080&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/22/analyse/navigation-dans-web-des-donnes-partie-1/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>17</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Une enquête sur les pratiques culturelles des français révèle que les jeunes dépensent plus que les autres</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/22/analyse/une-enquete-sur-les-pratiques-culturelles-des-francais-revele-que-les-jeunes-depensent-plus-que-les-autres/</link>
		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/22/analyse/une-enquete-sur-les-pratiques-culturelles-des-francais-revele-que-les-jeunes-depensent-plus-que-les-autres/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Oct 2009 06:36:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Main</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fr.readwriteweb.com/?p=6044</guid>
		<description><![CDATA[
Billet publié en partenariat avec Statosphère.fr, le blog qui va au delà des statistiques

Une enquête ministérielle réalisée en 2008 nous montre le rapport qu’entretiennent les français avec la consommation de biens culturels. Depuis quelques années, sensibiliser les jeunes générations vis-à-vis des prétendus ravages du téléchargement illégal semble représenter une urgence pour nos multiples ministres de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: right"><img class="alignleft size-full wp-image-6045" title="logo_statosphere" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/logo_statosphere.jpg" alt="logo_statosphere" width="268" height="37" /><em>Billet publié en partenariat avec <a href="http://statosphere.fr/">Statosphère.fr</a>, le blog qui va au delà des statistiques</em></p>
</blockquote>
Une <a href="http://www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr/08resultat.php"><strong>enquête ministérielle réalisée en 2008</strong></a> nous montre le rapport qu’entretiennent les français avec la consommation de biens culturels. Depuis quelques années, sensibiliser les jeunes générations vis-à-vis des prétendus ravages du téléchargement illégal semble représenter une urgence pour nos multiples ministres de la culture : ces derniers clament l’approche pédagogique du projet de loi Création et Internet et demandent une régulation des échanges de musique ou de films afin d’éviter un sérieux risque d’asphyxie.

Les présumés coupables sont les plus jeunes générations, véritable cœur de cible pour l’industrie musicale. Or, c’est dans l’attente du verdict du Conseil Constitutionnel au sujet d’une énième mouture de la loi HADOPI que l’analyse de cette étude nous offre un éclairage pour le moins singulier. Car, si l’étude révèle que le téléchargement est effectivement beaucoup plus répandu chez les 15–19 ans, elle témoigne également de la forte prédisposition de ces mêmes jeunes à dépenser leur argent pour des biens culturels pour le moins coûteux.

D’abord, les quelques éléments habituels pour ce type d’enquête :
<ul type="disc">
	<li><a href="http://www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr/08questionnaire.php">Le   questionnaire</a></li>
	<li><a href="http://www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr/08methodologie.php">La   méthodologie</a></li>
	<li><a href="http://www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr/08resultat.php">Les   résultats</a></li>
</ul>
Compte tenu de l’immensité de l’enquête abordant une multitude de thèmes sans rapport direct avec le sujet qui nous intéresse, voici donc une analyse orientée essentiellement sur trois axes : la consommation de musique, la consommation de vidéo et les sorties au cinéma. On observera en particulier les pratiques des 15–19 ans, bouc-émissaire dans cette lutte contre le téléchargement illégal.

<strong>1/ La consommation de musique</strong>
<p style="text-align: center"><strong><img class="alignnone size-full wp-image-6046" title="a" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/a.gif" alt="a" width="600" height="354" /></strong><em>
Nombre de CD achetés au cours des 12 derniers mois (<a href="http://www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr/08resultat_chap5.php">source</a>)</em>
<ul type="disc">
	<li><strong>Les jeunes de 15–19 ans achètent autant ou plus de CD que   leurs aînés</strong>.
Deux tiers des jeunes de 15–19 ans déclarent avoir acheté au moins un CD   dans l’année. C’est à peu prés équivalent chez les 20–24 ans, 25–34 ans   et 35–44 ans. Il s’agit même un excellent score pour les 15–19 ans   puisqu’ils sont +16% au dessus de la moyenne de l’échantillon   globale.</li>
	<li><strong>Les jeunes de 15–19 ans sont parmi ceux qui téléchargent le   plus, et en particulier de la musique sur Internet</strong>.
Ils sont 61% à télécharger en général, et 56% à télécharger de la musique   en particulier. Par ailleurs, parmi les personnes ayant déjà téléchargé,   ce ne sont pas les plus jeunes qui téléchargent le plus de musique,   films, séries, vidéos mais les 20–24 ans.</li>
	<li><strong>Les jeunes de 15–19 ans sont plus nombreux à acheter de la   musique sur Internet que la moyenne des français.
</strong> Ils sont   +4% au dessus de la moyenne. Ils sont également plus d’un tiers à acheter   ou commander en ligne, et plus d’un quart à vendre ou acheter sur eBay.   Autre statistique pour le moins inattendue : les 15–19 ans correspondent   également à la tranche d’âge la plus encline à emprunter des CD en   médiathèque.</li>
	<li><strong>Les jeunes de 15–19 ans utilisent principalement leur   ordinateur pour écouter des CD.
</strong> En effet, concernant   l’usage de l’ordinateur hors Internet, c’est l’écoute de CD qui arrive en   tête (75%), puis l’écoute de musique téléchargée. Il est également   intéressant de noter que les 15–19 ans et les 20–24 ans sont des adeptes   de la création musicale sur ordinateur, et ce, bien plus que toutes les   autres tranches d’âge, +10% au dessus de la moyenne de l’échantillon   !</li>
</ul>
<strong>2/ La consommation de vidéo</strong>
<p style="text-align: center"><img class="alignnone size-full wp-image-6047" title="b" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/b.gif" alt="b" width="600" height="354" /><em>
Ont loué, acheté, enregistré ou gravé au cours des 12 derniers mois (<a href="http://www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr/08resultat_chap4.php">source</a>)</em>
<ul type="disc">
	<li><strong>Les jeunes de 15–19 ans sont parmi ceux qui louent le plus de   DVD.</strong>
Avec les 20–24 ans, environ la moitié d’entre eux sont disposés à payer   la location d’un DVD. Ils sont presque +20% plus nombreux que la moyenne   de l’échantillon globale.</li>
	<li><strong>Les jeunes de 15–19 ans préfèrent acheter leurs DVD plutôt   que de les graver.
</strong> Ils sont en effet 74% à les acheter ce   qui est +11% au dessus de la moyenne. Ils sont en revanche largement   moins de la moitié à pratiquer l’enregistrement de cassette ou la gravure   de DVD. Les 20–24 ans et 25–34 ans sont encore moins nombreux à   enregistrer des cassettes (moins d’1 sur 5). L’enregistrement de cassette   est en priorité l’apanage des plus anciens (55–64 ans et plus de 65 ans).   Inversement, la gravure est mieux maîtrisée par les 15–19 ans et 20–24   ans.</li>
	<li><strong>Plus de la moitié des jeunes de 15–19 ans utilisent leur   ordinateur pour regarder des vidéos.
</strong> Avec les 20–24 ans,   ils sont également les plus nombreux à partager des fichiers sur   Dailymotion ou Youtube. En revanche, parmi les personnes ayant déjà   téléchargé, ce ne sont pas les plus jeunes qui téléchargent le plus des   films, séries, vidéos sur Internet mais les 20–24 ans et les 25–34   ans.</li>
</ul>
<strong>3/ Les sorties au cinéma</strong>
<p style="text-align: center"><img class="alignnone size-full wp-image-6048" title="c" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/c.gif" alt="c" width="600" height="354" /><em>
Fréquentation des salles de cinéma au cours des 12 derniers mois (<a href="http://www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr/08resultat_chap4.php">source</a>)</em>
<ul type="disc">
	<li><strong>Sur 10 jeunes de 15–19 ans, 9 vont au cinéma au moins une   fois par an.</strong>
C’est la plus grosse proportion dans une tranche d’âge puisque sur   l’ensemble de l’échantillon ils ne sont presque que 6 sur 10. Encore   mieux : ils sont près des deux tiers à aller au cinéma au moins une fois   tous les deux mois. Idem pour les 20–24 ans. Inversement, les plus de 55   ans sont plus de la moitié à ne jamais aller au cinéma dans   l’année.</li>
	<li><strong>Deux tiers des jeunes de 15–19 ans préfèrent le cinéma pour   sortir le soir.</strong>
La tendance est sensiblement la même parmi les 20–24 ans. Pour ces deux   tranches d’âge, c’est presque deux fois plus que la moyenne de   l’échantillon. Seule la sortie chez des amis surpasse la sortie au cinéma   chez les 15–19 ans.</li>
</ul>
Depuis plusieurs années, notamment avec l’avènement de la loi DADVSI (ancêtre de notre future ex-HADOPI), la propagande bat son plein. Alors que Frédéric Mitterrand aime à faire des allusions à répétition sur son invétéré pirate de fils, l’opinion publique finit bon an mal an par supposer qu’il devient indispensable d’organiser autrement le marché de la musique et qu’il faut trouver des solutions incitatives pour que les jeunes reviennent acheter des disques en magasin. Et notre ministre de la culture de marteler que la loi Création et Libertés jouera un rôle pédagogique indéniable sur les jeunes…

Or, même si l’étude trahit une certaine méconnaissance du sujet traité en mélangeant maladroitement des pratiques légales avec des pratiques illégales (par exemple, pourquoi mettre Dailymotion ou Youtube dans le même panier que eMule ?), ou des pratiques modernes avec des pratiques d’un autre temps (qui, aujourd’hui, enregistre encore des cassettes ?), nous constatons que les jeunes de 15–19 ans achètent plus de musique sur Internet que la moyenne des français, mais aussi plus de CD et plus de DVD. Ils vont aussi bien plus souvent au cinéma. Dès lors, comment imaginer qu’une riposte graduée dont l’action principale serait de couper la connexion Internet aux plus jeunes pourrait sortir une industrie du disque et du cinéma en pleine décrépitude ?<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6044&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Bienvenue à Palomar5</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/21/agenda/bienvenue-palomar5/</link>
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		<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 11:26:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Auteur Invité</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Axelle Tessandier]]></category>
		<category><![CDATA[berlin]]></category>
		<category><![CDATA[Deutsche Telekom AG]]></category>
		<category><![CDATA[Dominik Wind]]></category>
		<category><![CDATA[Hans Raffauf]]></category>
		<category><![CDATA[Jonathan Himme]]></category>
		<category><![CDATA[Mathias Holzmann]]></category>
		<category><![CDATA[Palomar5]]></category>
		<category><![CDATA[Simon Wind]]></category>

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		<description><![CDATA[Axelle Tessandier participe à l’expérience Palomar5 à Berlin, une initiative inspirée aussi bien des Barcamps, des Thinktanks que des incubateurs de startups qu’elle qualifie de ‘do-tank’. Pour ReadWriteWeb, elle nous raconte cette aventure unique chaque semaine.

« Palomar5 recherche 30 jeunes esprits créatifs du monde entier pour imaginer  et réinventer pendant 6 semaines à Berlin le monde [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-5972" title="axelle" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/axelle.jpg" alt="axelle" width="80" height="80" /><em><a href="http://twitter.com/axelletess">Axelle Tessandier</a> participe à l’expérience Palomar5 à Berlin, une initiative inspirée aussi bien des Barcamps, des Thinktanks que des incubateurs de startups qu’elle qualifie de ‘do-tank’. Pour ReadWriteWeb, elle nous raconte cette aventure unique chaque semaine.</em>

« Palomar5 recherche 30 jeunes esprits créatifs du monde entier pour imaginer  et réinventer pendant 6 semaines à Berlin le monde du travail du futur pour la nouvelle génération digitale»…

Je ne connaissais pas Berlin, ni qui était Palomar5, mais 5 minutes après avoir lu ces lignes via Twitter (Je vais finir par faire un t-shirt « Twitter has changed my life »…), Comme plus de 680 personnes, j’envoyais ma candidature. La visite du site finissait de me convaincre. Le projet Palomar5 avait été imagine par une équipe jeune, Dominik Wind, en charge du choix des candidats étant le plus agé du haut de ses 30 ans. Hans Raffauf, 24 ans, Mathias Holzmann, 23 ans, Simon Wind, 27 ans et Jonathan Himme, 25 ans  complétaient l’équipe de départ. En France, cela aurait été impossible, j’en suis absolument convaincue.

Ensemble ils ont réussi à convaincre des investisseurs tels que Deutsche Telekom du bien fondé d’un tel projet : Réunir 30 personnes représentatives de la génération Y, venant de background et cultures différentes, avec des parcours éclectiques, pour penser un monde correspondant à l état d esprit d’une génération qui a intégrer les nouvelles technologies comme une seconde nature.

Leur point commun ? L’ouverture d’esprit, un esprit passionné et créatif et une envie de changer le monde…

Changer le monde.. rien que cela ? Oui, si cela signifie bousculer le système, transformer ses règles, et dessiner les contours d’un monde du travail bien loin de celui qu’ont connu les générations précédentes : Tout est à faire. Nous allions passer 6 semaines ensemble, semaines qui se termineraient par une conférence de deux jours pour présenter non pas nos idées, mais leur prototype. En effet, Palomar5 n’est pas un think tank de plus, mais un véritable  « do –tank », inventé pour proposer des solutions immédiatement applicables.

J’avais l’impression que le projet avait été crée pour moi tant ma vie professionnelle depuis trois ans avait été source de frustration et d’insatisfaction.  Après des études d’audiovisuel et de droits de médias à la Sorbonne et à University College London, j’avais embrassé un monde du travail qui ne m’avait jamais rendu heureuse. Travailler dans un même espace de 9h à 19h dans le respect d’une hiérarchie établie et hermétique au changement ; même dans un environnement comme celui des médias avait fini par détruire totalement mon enthousiasme pour un domaine pour lequel j’avais fait cinq ans d’études…

Je décidais donc au début de l’année 2009 de prendre mon courage à deux mains et de sortir du tunnel, j’avais 27 ans et déjà l’angoisse d’aller au bureau le lundi. Je quittais mon emploi chez un distributeur de VoD, et m’ouvrais à des domaines auxquels je n’avais jamais eu le temps de m’intéresser et que mon environnement professionnel ne m’avait pas donné l’opportunité d’explorer. Car un job c’est, paraît-il,  avant tout, des études supérieures qui valident des « connaissances » pour un domaine donné pour une mission particulière… Quel non-sens.

Je commençais donc mon exploration du Web et devenais une vraie geekette accro aux informations multiples, à l’infini possibilité d’un outil dont l’aspect « multitask » est la grande qualité. Je m’investissais dans des projets qui avaient un sens pour moi, au sein de WWF, World Wild life Fund, et au fur et à mesure des mois m’organisait une vie qui finalement me ressemblait. Travailler sur différents projets, ayant pour seul point commun de me passionner, que ce soit pour l’association Internews qui s’atèle à développer un journalisme local dans des pays en quête d’une information digne de ce nom ou pour des projets « green » ; tout cela en utilisant ma nouvelle « expertise » web ou sur le contenu. Juste par passion, envie et pratique.

J’étais passée du statut de travailleur à être humain à multiples dimensions et j’adorais ça. M’inviter à réfléchir à cette évolution au sein du monde de travail conventionnel pendant 6 semaines m’apparaissait comme une chance inouïe et à une superbe coïncidence dans un process que j’avais engagé quelques mois auparavant.

Je recevais courant septembre la réponse… « Welcome to Palomar5 »…j’avais été sélectionné pour faire partie des 30 résidents. Ma curiosité ne faisait qu’augmenter mon excitation pour le projet. Je recevais mes billets et  décollais donc pour Berlin le 9 Octobre. Très vite, j’allais découvrir qu’effectivement, être un membre de ce projet était une véritable chance. Une dizaine de nationalités, indienne, allemande, américaine, mexicaine, australienne.. Tous entre 20 et 30 ans… des designers, des créateurs de starts-up de 22 ans, un écrivain, une « performeuse », des inventeurs, des innovateurs. Cinq minutes après mon arrivée à la « Malzfabrik », ancienne usine de 2000m2 au design totalement réinventé par l’équipe de Palomar dans lequel nous allions vivre, travailler, rire, apprendre sans véritable frontière entre chacune des ses activités, j’étais déjà fascinée par l ‘énergie, le talent des gens autour de moi.

<a href="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/palomar5.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-5962" title="palomar5" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/palomar5.jpg" alt="palomar5" width="600" height="413" /></a>

Ces 6 semaines allaient être passionnantes. Je portais pendant 2 jours, comme chacun de mes colocataires un bleu de travail Palomar pour nous plonger directement loin de notre univers habituel, nous immerger dans la bulle, réinventer notre propre façon de penser.

La première semaine, la semaine « inspiration » vient de s’achever. Elle a été intense. Nous avons eu la chance de rencontrer des artistes, des agences d’innovation, des designers, des responsables des ressources humaines de gros groupes tels que BMW ou Deutsche Telekom pour comprendre le fonctionnement d’un environnement corporate qui sait qu’il doit se réinventer. Nous avons aussi expérimenté des nouvelles méthodes de création telles que celle de FrogDesign, lecture et atelier qui m’ont particulièrement plu.

Ce week-end a été le premier moment de temps libre après une semaine où nous avons « travaillé » quasiment 24h sur 24h .. et j’ai hâte de recommencer dès lundi…C’est un peu le motto ici « Work could be so fun. »

En route pour la deuxième semaine.. « Prototyping ».

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		<title>Alex Payne, Twitter API : “Nous voulons être le bus des messages du web”</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/21/a-la-une/alex-payne-twitter-api-nous-voulons-tre-bus-des-messages-du-web/</link>
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		<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 06:37:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Dorra</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Alex Payne]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Julien Dorra]]></category>
		<category><![CDATA[Twitter Inc]]></category>

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		<description><![CDATA[Alex Payne est le “lead” de l’équipe qui développe l’API de Twitter.

Il est au cœur des enjeux que traverse aujourd’hui Twitter : la croissance incroyable des applications et des sites utilisant Twitter est le résultat direct du travail de son équipe.

La possibilité pour les iraniens de contourner le blocage de Twitter.com en tweetant depuis d’autres [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<a href="http://twitter.com/al3x"><img class="alignnone size-full wp-image-6038" title="alex.payne" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/alex.payne.jpg" alt="alex.payne" width="600" height="335" />Alex Payne</a> est le <em>“lead”</em> de l’équipe qui développe l’<a href="http://apiwiki.twitter.com/">API de Twitter</a>.

Il est au cœur des enjeux que traverse aujourd’hui Twitter : la croissance incroyable des applications et des sites utilisant Twitter est le résultat direct du travail de son équipe.

La possibilité pour les iraniens <a href="http://www.buzzmachine.com/2009/06/17/the-api-revolution/">de contourner le blocage de Twitter.com</a> en tweetant depuis d’autres sites, c’est aussi grâce à son équipe.

L’API de Twitter est le meilleur des cas possible en terme d’une API Web ouverte : utile, utilisable et <strong>réellement utilisée</strong>.

Je l’avoue, j’ai donc d’abord eu l’idée d’interviewer Alex pour enrichir la stratégie d’API Web <a href="http://ils.sont.la/coaching-web">d’un client en stratégie web</a>. Mais impossible de garder ça pour moi :-)

Cette interview inédite apporte un éclairage concret sur la création de l’API de Twitter, son succès et ses ambitions.
<h2><img class="alignnone size-full wp-image-6019" title="InSTEDD" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/InSTEDD.jpg" alt="InSTEDD" width="600" height="175" /></h2>
<h2>“The message bus of the web”</h2>
<strong><em>Julien :</em></strong><em> Quelle est l’utilisation la plus surprenante de l’API, l’usage qui vous a fait dire “Je n’aurais jamais pensé à ça!” </em>

<strong>Alex :</strong> Le plus surprenant pour moi a été <a href="http://instedd.org/twitterbots">le travail que InSTEDD a fait</a> en utilisant Twitter comme un mécanisme de communication pour le travail humanitaire, à la fois bon marché et étendu.

Je m’attendais à des applications de type clients, de visualisation, de data mining, et ainsi de suite, mais de voir Twitter et notre API utilisés pour du secours a certainement été une agréable surprise.

<strong><em>Julien :</em></strong><em> Il s’agit d’une utilisation très intéressante : Twitter comme une infrastructure essentielle. </em>

<em>Ce que j’aime ici, c’est la façon dont l’API leur permet de prototyper les processus de communication d’urgence. </em>

<em>Faire des itérations est si rare quand il s’agit de réseaux de communication, c’est de grande valeur ! (parce que nous aimons tous les prototypes et les itérations, cela va sans dire :-)</em>

<em>Mais c’est beaucoup de responsabilité pour Twitter. Et il semble que les gens demandent de plus en plus sur ce point. </em>

<em>Comment voyez-vous cette responsabilité, faisant partie de l’équipe qui a construit l’infrastructure sur laquelle s’appuient autant d’outils? </em>

<strong>Alex :</strong> C’est une lourde tache à surmonter, mais nous sommes à la hauteur.

Nous savons qu’il y a a tout sorte de chose qui se passe sur Twitter, depuis de la communication d’urgence jusqu’à des transactions commerciales essentielles.

Et nous faisons de notre mieux pour fournir une plate-forme stable, à haute performance, pour ces messages.

Nous avons fait un investissement considérable dans notre infrastructure, d’un point de vue opérationnel, d’un point de vue développement logiciel, et d’un point de vue compétence.

<strong><em>Julien : </em></strong><em>Comment réagissez-vous face à ce défi en tant que personne ?</em>

<em>Par exemple, que ressentez-vous personnellement par rapport à l’API au sujet du </em><a href="http://www.google.com/search?q=site%3Atwitter.com+no+maintenance"><em>mème #nomaintenance</em></a><em> [après l’élection en Iran] ou d’autres signes de Twitter devient de plus en plus perçu comme un service public ? </em>

<strong>Alex : </strong>Je pense que c’est ce que nous voulons.

Nous voulons que Twitter soit le bus de messagerie du web, “<em>the message bus of the web</em>”, et je pense que nos utilisateurs et les développeurs doivent avoir la plus haute exigence vis-à-vis de notre service.

Nous avons besoin de cette pression pour nous guider.

<img class="alignnone size-full wp-image-6020" title="nomaintenance" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/nomaintenance.jpg" alt="nomaintenance" width="600" height="263" />

<strong><em>Julien : </em></strong><em>Comment pensez-vous que l’on puisse planifier une API pour qu’elle produise des “usages surprenants” ?</em>

<strong>Alex: </strong>Fournissez simplement autant de données, autant de méthodes et un accès aussi large que possible.

Laissez les développeurs faire tout ce qu’un utilisateur peut faire, et de bons projets émergeront.

Ne traitez pas votre API comme une caractéristique secondaire; lancez systématiquement les nouvelles fonctionnalités avec des méthodes correspondantes dans l’API.
<h2>L’erreur à ne pas commettre…</h2>
<strong><em>Julien : </em></strong><em>Quelles sont les erreurs que vous ne referez pas, mais que vous voyez les autres faire encore et encore ! Je pose cette question en pensant à </em><a href="http://www.slideshare.net/al3x/designing-your-api"><em>cette présentation</em></a><em> plus ancienne.</em>

<strong>Alex : </strong>Versionner, versionner, versionner. Je ne concevrais jamais plus une API web sans gérer les versions depuis le premier jour !

De nos jours, je pense aussi qu’il est fou de ne pas fournir <a href="http://oauth.net/">OAuth</a> dès le départ si vous partez de zéro.

Nous n’avions pas cette possibilité [OAuth n’étant pas finalisé] quand nous avons commençé à fournir notre API, mais je pense qu’un type ou un autre d’authentification basé sur un échange de jeton [token] est la chemin à prendre.

<strong><em>Julien : </em></strong><em>Je peux imaginer que ne pas avoir de gestion des versions peut mener à des situations inconfortables pour les développeurs, parce que vous changez des choses, et que cela casse le fonctionnement de leurs applications.</em>

<em>Comment cela est-il devenu de plus en plus bloquant ? Est-ce que cela vous restreint, en tant qu’équipe gérant l’API ?</em>

<strong>Alex : </strong>Cela est devenu bloquant au fur et à mesure que les applications Twitter ont migrées du web, où les mises à jours et les modifications rapides sont faciles, vers les téléphones et même le matériel embarqué, qui dans certains cas ne peuvent être mis à jour uniquement qu’en re-flashant.

L’absence de de gestion des versions nous sans aucun doute empéchée de faire des changements plus drastiques.

<strong><em>Julien : </em></strong><em>Mais pourquoi n’était-il pas possible de simplement d’ajouter /1.1/ dans l’URL, de retomber sur une version gelée si la version n’était pas précisée — et de démarrer la gestion des versions de cette manière ? </em>

<strong>Alex : </strong>Nous voulons que les auteurs de clients soient explicites dans leur code à propos de la version qu’ils utilisent.

<img class="alignnone size-full wp-image-6021" title="Twitter-oAuth" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/Twitter-oAuth.jpg" alt="Twitter-oAuth" width="600" height="332" />
<h2>A propos de OAuth</h2>
<strong><em>Julien : </em></strong><em>En tant qu’utilisateur, j’adore OAuth. C‚Äôest une bien meilleure solution que de donner son login et son mot de passe à un tiers !</em>

<em>Mais le processus d’authentification très basique a fait parti du succès de l’API de Twitter, en abaissant fortement la barrière d’implémentation quand il s’agissait de construire des applications ou des flux de données authentifiés.</em>

<em>Avec le recul, vous aviez raison de démarrer sur la simplicité pure, puis d’ajouter plus de sécurité en second. </em>

<em>Comment trouve-t-on cet équilibre ?</em>

<strong>Alex : </strong>Je pense que Basic Auth [l’authentification historique de Twitter] est certainement plus simple pour les développeurs (et, dans certains cas, pour les utilisateurs) pour démarrer.

Nous allons essayer de conserver cette faible barrière à l’entrée en fournissant un proxy de Basic Auth vers OAuth pour les usages de développement local, et en fournissant un moyen d’explorer les méthodes de l’API Twitter via le web (une console de test).

<em>[Note : un bon exemple de console de ce type est </em><a href="http://soundcloud.com/api/console"><em>la console de test de SoundCloud</em></a><em>]</em>
<h2>La communauté des développeurs</h2>
<strong>Julien : </strong><em>A-t-il été facile au départ de recueillir les retours des utilisateurs de l’API, alias les développeurs ?</em>

<strong>Alex : </strong>Oui, complètement. Nous avions une communauté bien plus petite quand j’ai commencé à passer du temps sur notre API, mais ils s’exprimaient et étaient actifs. Les fondations de notre API ont grandies en réponse à leurs besoins et à leurs préférences.

<strong>Julien : </strong><em>Quelle a été le retour, la demande la plus surprenante ?</em>

<strong>Alex : </strong>A mesure que nous grandissions, j’ai été surpris d’à quel point notre communauté de développeurs a grandi avec nous.

Il y a deux ans, nous n’aurions jamais eu besoin de <a href="http://groups.google.com/group/twitter-api-announce/browse_thread/thread/98f4c4d13954e8bf">méthodes de l’API qui renvoient d’énormes listes dénormalisées d’ID utilisateurs</a>, par exemple.

Les développeurs pouvaient se débrouiller avec un peu de pagination. Il a été surprenant et gratifiant de voir que nos développeurs “montent en échelle” avec nous.

<strong>Gérer et faire converger deux APIs </strong>

<strong><img class="alignnone size-full wp-image-6022" title="TwitterSearch" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/TwitterSearch.jpg" alt="TwitterSearch" width="600" height="253" />
</strong>

<strong><em>Julien : </em></strong><em>Le problème de la fusion de deux APIs est quelque chose auquel vous devez faire face, avec l’API de recherche…</em>

<em>Vous contentez-vous de faire des itérations pour atteindre une certaine cohérence? Ou pensez-vous qu’il y a une bonne façon d’intégrer l’API de recherche — et même de converger avec des APIs extérieures-mais-amies comme </em><a href="http://bit.ly/"><em>bit.ly</em></a><em> ? </em>

<strong>Alex : </strong>Je pense qu’en fournissant des APIs cohérentes et bien documentées, nous pouvons satisfaire tout le monde. Plus nos conventions sont fortes, plus il est facile de se familiariser avec notre API.

C’est notre objectif et nous faisons participer notre communauté de développeurs autant que possible pour être s√ªr que nous fournissons ce que les gens veulent.

Nous sommes assez clairs sur ce que nous devons faire pour l’API de recherche. C’est une API très puissante, mais heureusement elle est aussi très simple à utiliser.

L’intégration, dans ce cas, consiste en grande partie à s’assurer que les données que vous obtenez sont les même quelle que soit l’API que vous utilisez.

En termes d’intégration avec les API externes, il s’agit surtout de diriger les gens dans la bonne direction. Nous faisons en général très peu de facilitation sur ce point; les auteurs des clients trouvent d’autres APIs qui fonctionnent bien avec nos APIs, et l’info circule.
<h2>Nous aimons REST</h2>
<strong><em>Julien : </em></strong><em>Y a-t-il eu des moments où vous avez ressenti que le paradigme </em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Representational_State_Transfer"><em>REST</em></a><em> était une limitation — par rapport à des choix plus complexes ou complets comme SOAP ?</em>

<strong>Alex : </strong>Non, pas vraiment.

Nous avons eu des demandes occasionnelles de fournir du SOAP ou un autre transport lourds, mais la plupart des développeurs semblent heureux de travailler avec une API RESTful.

Ce serait même plutôt le contraire, notre API va devenir encore plus RESTful à mesure de son évolution. Nous n’exploitons pas tous les avantages que le modèle REST a à offrir, pour le moment.

<strong><em>Julien : </em></strong><em>Les critiques disent fréquemment que beaucoup d’APIs web ne sont pas du tout du vrai REST. C’est un débat similaire au débat ou à la confusion autour des web app MVC.</em>

<em>Avez-vous ce sentiment que l’API twitter n’est pas vraiment RESTful, mais que votre objectif est de tendre vers une vrai implémentattion RESTful ?</em>

<strong>Alex : </strong>Je pense que certaines méthodes dans l’API Twitter sont plus proches de la définition académique de REST (dans lequel les ressources sont exposées comme des noms pluriels qui sont modifiés par des verbes sous forme de méthodes HTTP).

Mais beaucoup des méthodes plus récentes ne le sont pas.

Notre objectif est de normaliser les noms de nos méthodes selon les conventions RESTful.

<a href="http://ils.sont.la/a-propos"><em>Julien Dorra</em></a><em> est coach en stratégie web.</em><img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6017&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Le hacking devient-il mainstream ?</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/20/a-la-une/hacking-devientil-mainstream/</link>
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		<pubDate>Tue, 20 Oct 2009 06:30:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouveau]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Usages]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
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		<category><![CDATA[dorkbot]]></category>
		<category><![CDATA[Hacking]]></category>
		<category><![CDATA[Publicité]]></category>
		<category><![CDATA[tendance]]></category>
		<category><![CDATA[Volkswagen AG]]></category>

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		<description><![CDATA[L’esprit Hacker était déjà devenu Hype en investissant le Palais de Tokyo, le voilà sur le point de devenir mainstream: quand la publicité récupère un courant culturel underground, c’est le signe qu’il est en passe d’inonder la société toute entière.

Visiblement ‘inspiré’ par les Dorkbots dont le motto est “des gens qui font des trucs bizarre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img class="alignnone size-full wp-image-6011" title="2600" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/2600.jpg" alt="2600" width="600" height="300" />L’esprit Hacker était déjà devenu Hype en <a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/06/26/divers/hacking-institutions-une-interview-de-philippe-langlois-du-tmplab/">investissant le Palais de Tokyo</a>, le voilà sur le point de devenir mainstream: quand la publicité récupère un courant culturel underground, c’est le signe qu’il est en passe d’inonder la société toute entière.

Visiblement ‘inspiré’ par les <a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/02/24/divers/dorkbot-des-gens-qui-font-des-trucs-bizarres-avec-de-lelectricite/">Dorkbots</a> dont le motto est “des gens qui font des trucs bizarre avec de l’électricité”, voilà que Volkswagen lance un site nommé <a href="http://www.thefuntheory.com/">TheFunTheory.com</a> qui en reprend intégralement l’esprit.

Le site est “dédié à l’idée que quelque chose de rigolo et simple est la meilleure façon de changer, en mieux, le comportement des gens. Pour vous, pour l’environnement, ou pour n’importe quoi, à partir du moment où c’est pour le mieux”.

Volkswagen lance <a href="http://www.thefuntheory.com/?q=rolighetsstipendiet">un concours doté de 2500€</a> pour recueillir les meilleures réalisations, et pour donner le ton, met en avant trois réalisations très inspirées de l’<a href="http://www.arte.tv/fr/Echappees-culturelles/cultures-electroniques/1426300.html">esprit Dorkbot</a>. Bon… Pas sûr que l’incentive financière soit vraiment dans l’esprit originel du hacking, mais il faut savoir faire des concessions pour passer dans le  mainstream, j’imagine…

Au même titre que la <a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/09/02/prospective/twobits-impact-culturel-du-logiciel-libre/">culture du Libre</a>, celle du hacking — assez (très) proche, après tout — est visiblement sur le point de passer dans la culture de masse, au point d’en faire le thème de <a href="http://www.paperblog.fr/2383886/le-prochain-aperos-du-jeudi-hackers-attitude-le-jeudi-19-novembre-2009-paris-11eme/">soirées branchées</a> dans lesquelles on ne trouve <a href="http://lesaperosdujeudi.pourquoitucours.fr/liste.php">pas un seul hacker</a>…

Merci Volkswagen ?

Vous en pensez quoi, les hackers ? (oui, il y en a plein qui nous lisent ;-)

<a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/10/20/a-la-une/hacking-devientil-mainstream/"><p><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></p></a> <a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/10/20/a-la-une/hacking-devientil-mainstream/"><p><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></p></a> <a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/10/20/a-la-une/hacking-devientil-mainstream/"><p><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></p></a>
<p style="text-align: right;"><em>(photo CC-by de <a href="http://www.flickr.com/photos/titanas/">Titanas</a>)</em></p><img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=5975&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Le journalisme de données, les données ouvertes, et la dictature de la transparence</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/19/a-la-une/data-journalism-journalisme-de-donnee-ouvertes-dictature-transparence/</link>
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		<pubDate>Mon, 19 Oct 2009 06:47:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Arbor Networks Inc]]></category>
		<category><![CDATA[Craig Labovitz]]></category>
		<category><![CDATA[data.gov]]></category>
		<category><![CDATA[edemocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Lawrence Lessig]]></category>
		<category><![CDATA[Marshall Kirkpatrick]]></category>
		<category><![CDATA[transparence]]></category>

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		<description><![CDATA[Jeudi dernier, le Point annonçait la fin du P2P, graphique à l’appui, montrant quatre belles courbes tendant inexorablement vers le zéro, censées mesurer l’activité du P2P sur le réseau internet.



La chute semble brutale et inévitable, passer d’une mesure de 3 à 0,5 en 2 ans ne peut rien annoncer de bon pour ce que l’on [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Jeudi dernier, le Point <a href="http://www.lepoint.fr/actualites-technologie-internet/2009-10-15/echange-de-fichiers-le-peer-to-peer-en-declin-les-pirates-preferent-le-streaming/1387/0/386175">annonçait la fin du P2P</a>, graphique à l’appui, montrant quatre belles courbes tendant inexorablement vers le zéro, censées mesurer l’activité du P2P sur le réseau internet.

<img class="alignnone size-full wp-image-5928" title="p2p" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/p2p.jpg" alt="p2p" width="600" height="274" />

La chute semble brutale et inévitable, passer d’une mesure de 3 à 0,5 en 2 ans ne peut rien annoncer de bon pour ce que l’on mesure, à moins que ce soit du cholestérol, car après tout, que mesure-t-on sur cette courbe ?

Les scientifiques on l’art de pondre des graphiques sur tout et n’importe quoi, mais ils ont également un talent certain pour partir du principe que vous savez lire un graphique. A leur décharge, il faut dire qu’habituellement, ils ne communiquent qu’entre eux, et qu’ils savent, eux, lire un graphique.
<h2>My graphic is rich (and taylored)</h2>
Commençons par les abscisses (l’axe horizontal, souvenez-vous), on y lit des dates, un grand classique pour représenter l’évolution d’un phénomène dans le temps, et c’est probablement ce qui a piégé le journaliste du Point (et plein d’autres) : une apparente simplicité. On a tous vu des graphiques de ce genre pour mesurer tout et n’importe quoi, à commencer par un indice boursier, tous les soirs à la télévision.

Si ce graphique mesurait le cours d’une action, il serait grand temps de vendre et d’encaisser ses pertes. Mais voilà, il ne mesure pas du tout cela.

Passons rapidement sur les légendes, qui semblent indiquer les ports utilisés pour la mesure du trafic. Le port 6881 est d’un usage courant pour des application P2P, là où le port 80 est couramment utilisé pour le web. Vous n’y comprenez rien ? Ce n’est pas bien grave, car cela n’a pas beaucoup de conséquences ici.

C’est les ordonnées qui posent problème. “Weighted Average Percentage”. Ouille. On ne mesure donc pas une valeur absolue mais un pourcentage. Là, quiconque ayant un petit bagage scientifique devrait tiquer et se demander : “un pourcentage de quoi ?”.

C’est en effet là que le bat blesse : la seule et unique chose que ce graphique montre, c’est qu’il y a deux ans, le P2P représentait une proportion bien plus importante du trafic internet qu’aujourd’hui. En aucun cas il ne montre que le trafic relatif au P2P baisse.

Pour le savoir, il faudrait prendre en compte l’évolution global du trafic internet et mettre les deux en parallèle (d’où le “un pourcentage de quoi”).

C’est assez facile à faire. Arbor Networks, qui n’a pas spécialement cherché à induire qui que ce soit en erreur, et qui est à l’origine de l’étude en question, ne s’en cache pas. Pour Craig Labovitz, Chief Scientist chez Arbor : “Le trafic global sur internet s’accroit annuellement de 35 à 45 pourcent”, et “la perte de ‘parts de marché’ du P2P peut s’interpréter comme le fait que le trafic en P2P ne s’accroit pas à la même vitesse”.

En clair, l’explosion du trafic sur internet ces deux dernières années n’est pas due au P2P mais à des usages comme le streaming audio et vidéo, le P2P, lui, n’est pas en déclin pour autant.
<h2>De la transparence</h2>
L’article du Point s’est donc totalement planté, mais est-ce un drame pour autan ? A mon sens, non. D’une part parce que l’on ne peut décemment pas demander à un journaliste qui a une formation en sciences politiques d’avoir les compétences pour interpréter un graphique qui, sous une apparente simplicité, se révèle assez complexe. D’autre part parce que, l’on ne cesse de vous le répéter, ne croyez pas bêtement ce que vous lisez sur internet, ou dans les journaux, d’ailleurs (la preuve), ni même à la télé (hé oui). Enfin, parce que l’auteur de l’article n’a certainement pas cherché à faire de la désinformation, il a simplement cherché à confirmer une intuition,  celle que la loi Hadopi ne sert absolument à rien. Difficile de lui en vouloir.

Ce graphique illustre cependant à merveille la différence entre une donnée brute traitée par un journaliste et la même traitée par un “expert”. L’un va vous faire une interprétation erronée, et l’autre vous pondre 10 feuillets là où deux suffiraient et vous parsemer le tout de fautes d’orthographes.

Une donnée brute n’est pas une information en soit, c’est juste une donnée brute, et l’interprétation d’une donnée brute est un exercice qui peut s’avérer particulièrement compliqué, d’autant que cela peut souvent avoir l’air simple.

Ajoutez à cela qu’il est très facile d’induire en erreur celui qui lit un graphique : prenez cet ensemble de données : 1, 2, 3, 4, 5, 6, réparties sur 6 ans entre 1973 et 1978. Imaginons que ce soit l’évolution du prix du baril de lait de lama, ou n’importe quoi, cela n’a guère d’importance.

<img class="alignnone size-full wp-image-5930" title="petrol2" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/petrol2.jpg" alt="petrol2" width="600" height="212" />

Maintenant, confiez cette illustration à un graphiste qui fait du zèle où à quelqu’un de malhonnête qui veut vous induire en erreur et exagérer l’augmentation de ce prix.

<img class="alignnone size-full wp-image-5931" title="petrol" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/petrol.jpg" alt="petrol" width="600" height="300" />

Vous voyez la différence ? Dans le premier graphique, la barre représentant l’année 1978 est exactement 6 fois plus importante en surface que celle qui représente 1973. Le prix est passé de 1 à 6, normal. Dans le second graphique, on ne mesure plus une surface, mais un volume, car c’est plus joli de faire une illustration avec un graphique représentant un baril de lait de Lama plutôt qu’une barre moche issue d’Excel. Mais la différence est de taille. En 1973, on a un volume de π x r^2 x h, et vu notre illustration, non seulement h évolue (c’est ce que l’on mesure après tout), mais <em>r</em> aussi, qui passe de 9 pixels en 1973 à 56 pixels en 1978. Ajoutez que ce facteur parasite se voit attribuer une puissance de deux, on passe d’un volume de 1 à 253 plutôt que de 1 à 6. Et je vous fait grâce de l’effet visuel induit par le reflet du baril, très “2.0”.

Allez, avouez que vous ne lirez plus jamais — si jamais cela vous arrive — un rapport annuel avec le même œil, car oui, ils engagent à prix d’or des types comme moi pour faire parler leurs chiffres.
<h2>De la démocratie</h2>
Data.gov a sonné le départ d’une démocratie plus transparente, et après quelques hésitations, le gouvernement américain, lui même concurrencé par des initiatives comme la Sunlight Foundation, <a href="http://www.wired.com/politics/onlinerights/magazine/17-07/mf_cio">semble décidé à avancer</a> plus vite encore vers la fourniture de données brutes aux citoyens.

Mais le fait de disposer de données et de les afficher dans différents graphiques n’apporte pas pour autant une valeur scientifique au graphique en question, et l’interprétation d’un graphique requière des compétences qui semblent à l’évidence absentes des formations en sciences politiques.

Nous pourrions aller vers le grand n’importe quoi si rien n’est fait pour avertir le plus grand nombre de la difficulté qu’il peut y avoir à interpréter un graphique. En ce sens, la transparence pourrait bien se transformer en dictature de la transparence. Une dictature du chiffre, une course à la simplification à outrance.

Ceci dit, soyons réalistes un moment, même si la France ne s’embarquera probablement pas dans un data.gov, les initiatives telles que Nosdeputes.fr vont se multiplier, et à moins de sombrer dans la dictature, la vraie, le pays sera entrainé dans ce mouvement, qu’il le veuille ou non.

Que l’on soit pour ou que l’on soit contre, c’est ce vers quoi se dirigent toutes les démocraties du monde, aussi surement que la dématérialisation des bien culturels impactera durablement la Culture : c’est là l’autre grande conséquence du numérique sur la société (si tant est que la Culture et la politique soient les deux éléments les plus importants d’une société, ce qui n’est, je vous le concède volontiers, qu’un point de vue). Libre à vous de regretter le vinyl, l’avenir de la démocratie, c’est le numérique.

Il est dès lors urgent d’apprendre à interpréter les chiffres et à questionner leur représentation, il est impératif d’intégrer dans les rédactions des compétences complémentaires pour aborder un type de journalisme, appelé à prendre de plus en plus d’importance demain : le ‘data journalism’, un journalisme qui consiste à faire parler les chiffres, car à l’avenir, les états et les politiques en produiront en quantité, et l’on risque aussi bien d’être submergés que d’être floués.
<h2>Il est urgent de former au journalisme de données</h2>
Une chose est claire : la formation initiale des journalistes ne les prépare pas du tout à aborder ce tournant dans leur métier, et il semble impératif de corriger cela au plus vite car cette composante de leur travail est appelée à prendre une importance sans cesse grandissante.

Marshall Kirkpatrick faisait lui même <a href="http://www.readwriteweb.com/archives/what_can_you_do_with_government_data.php">un petit exercice de journalisme de données</a> il y a quelques mois afin de démontrer son intérêt pour le journalisme politique.

Le système pénitentiaire américain est quelque peu curieux pour nous mais, en gros, il est massivement privatisé, confié à des sociétés cotées en bourse, contraintes, du coup, à afficher des résultats financiers en hausse constante, et donc, par ricochet, à trouver de plus en plus de prisonniers, d’où la frénésie incarcératrice que les Etats Unis connaissent depuis pas mal de temps.

Le système rapporte beaucoup d’argent, et du coup a un véritable pouvoir de lobbying, d’autant plus que là bas, on élit tout et n’importe quoi (députés, sénateurs, mais aussi juge et shériff), que les élections coûtent cher et que les élus sont constamment à la recherche de fonds pour leurs campagnes.

La proposition de réforme du système carcéral récemment introduite par l’administration Obama est peut être, dès lors, une bonne nouvelle pour la démocratie américaine, mais pour le business des prisons, c’est une catastrophe financière en puissance. Mais les politiciens sont ils plus sensibles aux progrès de la démocratie ou à celui du cours de bourse des prisons ?

C’est ce qu’a tenté de montrer Kirkpatrick en affichant sur une carte le nombre de prisonniers par état, et donc le chiffre d’affaire du business de la prison, et en comparant cela aux votes des sénateurs.

<img class="alignnone size-full wp-image-5932" title="prison" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/prison.jpg" alt="prison" width="600" height="346" />

Surprise, ce sont les sénateurs opposés à la réforme carcérales qui sont les élus des régions à plus forte population carcérale.

Ce genre de graphique mériterait d’être plus amplement discuté, et l’a d’ailleurs été aux Etats Unis, mais il préfigure bien une partie du journalisme d’investigation de demain, celui qui ira fouiller dans les chiffres pour tenter d’en faire ressortir du sens. Un métier d’avenir au vu de la quantité de chiffres qui seront disponibles dans les années qui viennent.

On comprend mieux, dès lors, la levée de boucliers de nombreux politiques contre la transparence en politique, et le message d’alarme de certains de ses plus fervents défenseurs, comme Lawrence Lessig, sur le fait que <a href="http://www.tnr.com/article/books-and-arts/against-transparency">la transparence n’est pas si simple que cela</a>, et qu’elle s’avère, elle aussi, avoir sa part d’ombre.

Transparence et simplicité ne vont pas de pair, loin de là, et c’est probablement là le plus grand défi qu’auront à affronter les partisans de la transparence. Un double défi, car il leur faudra se battre d’un coté contre ceux qui ont tout à perdre d’une plus grande transparence de la démocratie, et ils sont nombreux, et ceux, souvent dans leur propre camps, qui croient voir du sens partout. Curieusement, la bataille la plus critique, celle dans laquelle s’est d’ailleurs engagé Lawrence Lessig récemment, se fait contre son propre camp. Contre ceux qui voudraient voir du sens partout. Car la bataille contre ceux qui préfèreraient rester dans le confort douillet de l’obscurité et du secret est gagnée d’avance, et les tentatives du camp d’en face seront aussi vaine que l’a été Hadopi.

<a href="http://www.datamasher.org/">Datamasher</a> est un excellent exemple des limites de la transparence à tout va. Le site permet de ‘mapper’ sur une carte des données issues de Data.gov ou de la Sunlight Foundation, en effectuant des opérations mathématiques entre deux groupes de données. Vous pouvez par exemple diviser le pourcentage de la population atteint d’obésité par le taux moyen d’incarcération, et si vous êtes suffisamment inspiré, y trouver un sens.

Alors, par où commencer ? Probablement par un peu de lecture : <a href="http://www.edwardtufte.com/">Edward Tufte</a> a écrit ce que beaucoup considèrent comme l’orthographe et la grammaire de la représentation graphique de données numériques. Une demi douzaine de livres en tout, dont deux capitaux,  <a href="http://www.edwardtufte.com/tufte/books_vdqi">Visualisation de données quantitatives</a> et <a href="http://www.edwardtufte.com/tufte/books_visex">Explications visuelles</a>. Une lecture indispensable avant de tenter de lire dans un graphique comme dans du marc de café.<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=5927&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Adieu Francis</title>
		<link>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/17/agenda/adieu-francis/</link>
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		<pubDate>Sat, 17 Oct 2009 10:56:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Francis Muguet]]></category>
		<category><![CDATA[Hadopi]]></category>
		<category><![CDATA[Richard Stallman]]></category>

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		<description><![CDATA[Francis Muguet, connu des plus jeunes pour avoir co-inventé, avec Richard Stallman, le mécénat global, l’une des alternatives à la licence globale et bien sûr à Hadopi, nous a quitté cette semaine.

Sa dernière contribution à la lutte contre Hadopi aura été sa participation au livre “La bataille d’Hadopi”, dont la présentation au public aura lieu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img class="alignnone size-full wp-image-5915" title="francismuguet" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/francismuguet1.jpg" alt="francismuguet" width="600" height="300" />Francis Muguet, connu des plus jeunes pour avoir co-inventé, avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Stallman">Richard Stallman</a>, le <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/09/09/le-mecenat-global-alternative-a-hadopi_1238166_651865.html">mécénat global</a>, l’une des <a href="http://www.dailymotion.pl/video/x99quz_itw-muguet-vers3_news">alternatives</a> à la licence globale et bien sûr à Hadopi, nous a quitté cette semaine.

<img class="alignleft" src="http://media.paperblog.fr/i/237/2376076/bataille-hadopi-livre-presente-fouquets-L-1.jpeg" alt="" width="134" height="188" />Sa dernière contribution à la lutte contre Hadopi aura été sa participation au livre “La bataille d’Hadopi”, dont <a href="http://www.ilv-bibliotheca.net/blog/index.php?post/2009/10/04/%22La-bataille-Hadopi%22-le-nouveau-livre-d-InLibroVeritas">la présentation au public</a> aura lieu le 29 octobre prochain au Fouquets à 18h.

Le livre sera dédié à sa mémoire, et cette présentation au public sera une occasion de rendre hommage au travail d’un homme qui n’a jamais cessé de se battre pour les libertés sur Internet.

Le combat de Francis date en effet de bien avant l’arrivée d’Hadopi, pionnier de <a hreflang="fr" href="http://www.biomedcentral.com/openaccess/archive/?page=features&amp;issue=17">l’accès libre et ouvert aux contenus</a>, il a également cofondé la <a hreflang="fr" href="http://www.sard-info.org/">SARD</a> et représenté la France dans de nombreuses institutions internationales, se déplaçant un peu partout sur la planète pour évangéliser les idées reprises par ceux que vous pouvez lire chez Numérama, PCimpact, Ecrans.fr, Korben, ReadWriteWeb, ainsi que tous ceux qui ont fait entendre leur voix ces dernier temps contre le contrôle et la censure de l’internet.

Au nom de ReadWriteWeb et de son équipe, nous présentons nos condoléances à sa fille Flore ainsi qu’à toute sa famille. Nous sommes tous un peu orphelins aujourd’hui et partageons leur peine.<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=5912&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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